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Nimbin!!

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« Salut David, ai un appart gratos à surfer paradise, j’héberge 4 suédoises…. Et toi tu fais quoi??? » Voilà grosso modo le SMS que Tom m’a envoyé vendredi soir dernier alors que je regardais les vols en partance de Sydney pour la Nouvelle-Zélande. Je me suis d’abord simplement dit: « putain ce Tom il a toujours les bons plans »

Puis je me suis mis à regarder les vols en partance de Brisbane. 1h heure après son message, je répondais….

« Moi ça va, juste fini le boulot, je me mets en route pour chez toi demain matin, serait là-bas lundi dans la journée. »

C’est pour quoi si vous aviez emprunté la M1 entre Sydney et la Gold Coast vous auriez aperçu une sorte de boule noire qui se déplaçait péniblement sur ses accotements, c’était moi qui m’étais enroulé dans la bâche de ma tente pour me protéger d’une des nombreuses averses qui tentait de faire échouer ma quête à la Suédoise.

Heureusement Jésus a envoyé 2 de ses agents spéciaux pour me sauver de ce pétrin. Kevin et Jonhattan, tous 2 agés de 20 ans et futurs pasteurs et comme si ça suffisait pas, ils se sont également permis d’être suisses…. non mais je vous jure, dès fois les gens…

Bon bref, c’est chaleureusement et au sec que ces 2 charmants jeunes hommes m’ont accueilli à bord de leur Jucy vert pomme….. Je resterais confortablement installé à l’arrière pendant près d’1 heure et demi qui sera animé par une grande conversation théologicophilozozophale….. Avant de me laisser partir, ils m’ont gracieusement demandé si ils pouvaient prier pour moi, ça avait l’air de leur tenir tellement à cœur que j’ai accepté avec plaisir. Ce que j’avais pas compris, c’est qu’ils allaient le faire là ici, maintenant…. Avant même que je réalise la scène…

J’avais 1 main helvétique posée sur chacune de mes épaules bourguignonnes….

La guerre des fondues est déclarée….

Et alors que l’on était entourés par des dizaines de touristes interloqués, mes 2 gugusses demandaient à ce même Jésus de bien vouloir m’accueillir parmi les siens… C’est vrai que comme je savais pas trop où dormir ce soir là, ça aurait été bien s’il avait pu me dépanner, mais comme on le verra plus tard, apparemment il avait d’autres plans pour ce soir .

Dans une ultime poignée de main, Kevin me prévient que Jésus et moi, nous nous trouverons en Nouvelle Zélande …. Inchallah lui répondis je….

Comme susurré précédemment, Jésus ne vint pas et je dus alors planter ma tente sur la pelouse de l’hippodrome….. Confortable et calme, le seul inconvénient est que je dois alors décamper avant le lever du jour si je veux pas risquer une amende.

4h30 du matin, je suis alors prêt à repartir. Je devrais marcher 5 kilomètres avant de trouver un bon spot. 9H30 soit 5 heures 5 km et 3 averses plus tard… Un type au loin me regarde, m’observe tout en sirotant son ce que j’imagine être un délicieux nectar divin….. et chaud….. AH j’en veux!!

Après plusieurs minutes d’épiage intensif, l’être inconnu se décide à se diriger vers moi dans un élan de bonne politesse, je m’en vais à sa rencontre….

—Hello ouere are you go hing????

___ euh Ail dou note no verri ouelle, some ouere heupe norfe….,,,you???

_____pareil, j’en sais rien, j’erre vers le nord

——si tu veux , j’ai des suédoises et un appart à surfers paradise???? ça te dit??

—–ouais mais d’abord on va à Nimbin

——COOOOOOOOLLLLL!!!

Nimbin est un petit village d’une centaine d’habitant, perdu dans une forêt tropicale gigantesque et humide, la brume se confond avec les émanations de la consommation des produits locaux. Au dessus des lois et des concepts traditionnels de nos sociétés. Coloré, calme et apaisant, à seulement quelques kilomètres des plages bondées, ce village est une sorte de parenthèse spatio-temporelle, où il semblerait que même le climat ait décidé de la jouer cool. Et nous c’est là-bas qu’on va …. Hippies, pipes, ourah…..

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Quelques 400 kilomètres plus tard, Mickaël et moi qui sommes devenus en quelques heures, les meilleurs amis du monde, nous retrouvons avachis à une terrasse de café, écoutant la musique, discutant, fumant la weed locale, profitant de l’atmosphère très particulière de cette bulle …. Le soir arrive et nous sommes propulsés dans une soirée à la salle des fêtes où s’enchaîneront plusieurs groupes de musique. L’ambiance est top!!!!

Puis quand arrive le moment où je ne me rappelle plus m’être déjà rencontré, nous prenons la route brumeuse et obscure de la forêt pour chercher un endroit où planter la tente……… Apparemment Mickaël a trouvé car alors que je me réveille sur le siège passager dans un endroit charmant, j’aperçois sa tente et entends ses ronflements….

Le ciel est bleu, les Suédoises pas loin et devant moi la vie….. qui ma foi est plutôt belle…

Par contre, pas de nouvelles de Jés.., je vous tiens au jés…. , au jus

Australie, le bilan !

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Lorsqu’il y a 359 jours j’ai débarqué à l’aéroport de Melbourne, je venais en Australie sans grande excitation. L’ idée de fouler ce pays qui débordait de packagers tout neufs ne m’enthousiasmait pas plus que ça. Je me disais que ce serait juste un bon endroit pour renflouer mon porte feuille. Puis petit à petit, sans m’en rendre compte, grâce à la providence et aux infinies opportunités que cachent cette terre d’aventure, je me suis laissé séduire.

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Jamais un territoire ne m’avait autant ému que ces grands déserts qui se cachent en son centre, je me rappelle cette euphorie indescriptible que provoquaien t en moi cette solitude et cet isolement, alors que je traversais seul en stop ces contrées hostiles. De l’eau, un peu de nourriture, de la musique, le ciel infini et une tente suffisaient à me combler d’un bonheur incompréhensible. Beaux, je ne dirais pas ça des ces paysages. Simples et inquiétants seraient plus juste, ayant le pouvoir de remettre ma condition d’humain à sa place, une leçon d’humilité. Je me rappelle de ces nuits, seul, dans le bush, avec les dingos comme compagnie, hurlant tels des loups au loin. Je me rappelle cette émotion en voyant une rivière, un lagon, après des semaines de sécheresse, cette prise de conscience de la valeur de l’eau, ce respect pour les natifs qui avaient su s’adapter à cet environnement, une certaine admiration pour les pionniers, qui avaient quitté ou fui leur pays pour par exemple s’expatrier à Coober Peddy et y chercher de l’opale. Je me souviens aussi de cette sensation étrange un soir, après avoir roulé plusieurs heures à travers une zone aride, j’arrivais à Broken hill et y trouvais la ville de Lucky luke, pleine de saloons et de casinos, avec des gens, des magasins, des écoles, des maisons de retraite, des parcs verdoyants…..mais rien à des centaines de kilomètres, une ville dont il n’est pas possible de s’échapper, la seule issue étant l’avion ou des heures interminables de route pour rejoindre un autre village, une autre ville qui seront tout autant isolés…. Une ville comme tant d’autres dans ce pays, qui a jailli du néant et a existé seulement pour ce que son sous sol contenait..
C’est en souriant que je repense à cette équipe de galériens que nous formions à Shepparton, Coco, Kim, Lili, Lory, Ben, Erika, Frankie, Mickael et Capu, de la cueillette d’aubergines et de courgettes pour 30 dollars la journée, puis vint le tour des pêches, des pommes et des poires, nettement plus lucratives… mais touchés par la grâce que fournit l’audace, certains d’entre nous auront la chance d’être sélectionnés pour bosser dans l’usine du coin pendant quelques semaines…. c’est le moment où j’ai pu me faire arracher cette dent qui me faisait tant souffrir depuis des semaines.
Je me rappelle cet émerveillement en arrivant à Mataranka, bourgade qui marque le début de la zone tropicale, devant les fleurs, les oiseaux, ces arbres gigantesques…. de la verdure et de l’eau en abondance… quel bonheur, quelle émotion …. quelle chance!!! Quelle surprise de tomber sur Kim, Lili et Coco au milieu du désert alors que je faisais du stop en solo, puis quelle galère de tomber en panne 12 kilomètres plus loin.
Puis je me rappelle, à Darwin quand nous devions respecter tout un tas de règles pour rentrer a la maison, à bord de ce zodiac pas étanche alors que nous habitions sur un bateau à flot, dans une baie où grouille le crocodile de mer.
Je me souviens ces 24 heures d’attente avec Tom, sur le bord de la route, le pouce tendu à Halls creek, pas très loin où se sont passés les événements qui ont inspiré le film d’horreur culte australien “Wolf creek”
Je me souviens ces semaines passées à cuisiner pour les cowboys dans ce ranch gigantesque des kimberleys, mes seuls amis une émeu Watson, une labrador Peggy, et 2 jeunes cochons, Brown and Shwartz, avec qui j’allais me promener lors de mes pauses d’après-midi.
Puis, il y a eu Derby, j’y ai travaillé 7 semaines comme cuisto avec Maëlle, avant de m’apercevoir que je me faisais arnaquer et de les planter brutalement pour rejoindre l’équipage de Folly D, un sloop de 13m40 que j’ai aidé avec Job, a convoyer le long de la côte ouest jusque Fremantle. Accompagné par les baleines et les dauphins, j’y aurais admiré tout un tas d’animaux marins dont un superbe requin. En cours de route, j’ai rencontré Pascalle, une française paraplégique …. et qui fait du surf.
http://www.youtube.com/watch?v=PkLgSPbWVIw
Après ce trip incroyable j’entamerais une procédure prud’homale contre les escrocs de Derby qui se terminera 2 mois plus tard au téléphone sur la plage de Bondi Beach.
Après 16 mois d’été enfin arrive le printemps, qui dit printemps dit apéro et c’est alors que me vient l’idée de rencontrer les auditeurs d’Allo la planète qui seront sur ma route, et c’est alors que j’aurais le privilège de rencontrer Aude, Amine et Chloé pour un bingo torride. Durant mes 3 semaines passées à Perth j’ai bossé comme poissonnier, cuisinier, plongeur, serveur….. Puis intervient une folie personnelle qui m’a envoyé vers le Japon et les États unis pour une période de 3 semaines, un voyage incroyable à surfer sur la vague du temps. En plus cette aventure m’aura permis de faire la rencontre de Marc Gregor et Laura a Ann Arbor du chat photographe et Toufik à Tokyo, oui oui grâce a ALP.
A mon retour à Melbourne, j’y retrouve 3 vieux amis Pierrot, Jérôme et Sophie, rencontre encore de nouvelles têtes, Ilanit et Marie. Puis un fabuleux road trip m’aura conduit jusqu’à Sydney où j’ai eu la chance incroyable de bosser tout décembre en cuisinier freelance sur Sydney et dans les blue mountains pour finir en apothéose le soir du réveillon.

En arrivant à Melbourne, après 1 an de pérégrinations aventureuses entre l’Europe et l’Asie, inutile de préciser, que j’étais à sec, mon compte affichait 500 euros, 1 an plus tard, après avoir vécu toutes ces aventures et bien d’autres…… mon compte et moi sommes prêts pour de nouveaux challenges….
L’  Australie, oui c’est fini, oui ça me fait quelque chose,  mais je me tourne vers une autre partie du monde….. et ça s’annonce explosif !!!!
Merci à tous, thank you so much!!!!

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Wicked and psydneydellique

Bush, wombat, montagnes , geckos , côtes, falaises , plus Sydney moins que Melbourne , Canberra et kangourous, koalas koapalas et même des koailleurs, une Bat avec l’ accent italien, un varan se barrant , GOGOGOana, mouche qui peut , cascades d eau et de lutin, du bitume et de la gadoue poussiéreuse, de la rando et du shopping, des rencontres des retrouvailles, sans musique mais en chanson , du sophiroll ,des campings et des forêts tropicales, , des plages de sable blanc et des sentiers escarpés, apero et gueule de bois , des penguins , la pluie puis le beau temps, des animaux des fois même vivant
tout çà , et pas un ornithorynque!!!Image

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A fremantle à la voile !

Des dauphins, des baleines, un requin marteau, un voilier et son capitaine, un travesti hollandais ,du stop, du vélo, de la rando, des fleurs,  un serpent, du snorkeling, des couchers, des levers de lune et de soleil, des pélicans, un lac rose, des eaux émeraudes, des crabes, des requins pelles, des raies, des fugus , des stromatolites, des pâtes  sur la plage de coquillages , a bord du homard thermidor, des tempêtes et du beau temps……. la routine quoi !!!!

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.662053893807424.1073741848.334038009942349&type=1&l=07cf83c5a0

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Derby !

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Bonjour à vous !!! Je vous avais laissés  dans un suspense, que certains , a juste titre, ont jugé de mauvais goût,  je m en excuse. Et je m’ empresse de faire la lumière sur cet épisode plus triste que glorieux. Je commencerais par quelques lignes concernant le droit du travail australien afin que la suite soit plus claire.
Si vous êtes  ressortissant de l un des pays suivants :
Belgique
Canada
Cyprus, Republic of
Denmark
Estonia
Finland
France
Germany
HKSAR*
Ireland, Republic of
Italy
Japan
Korea, Republic of
Malta
Netherlands
Norway
Sweden
Taiwan
United Kingdom
Et si vous avez entre 18 et 30 ans révolus , alors vous avez les 2 critères principaux pour être éligible au programme visa vacance/travail en Australie et dans la plupart des pays cites ci dessus.
Ce visa (417) est valable 1 an a compter de la date d’ entrée sur le territoire et vous autorise a travailler et/ou étudier et bien sûr voyager a travers le pays. Pour plus d infoshttp://www.immi.gov.au/visitors/working-holiday
Lorsque vous êtes embauché sous les conditions de ce visa, vous avez a quelques différences près les mêmes droits que les citoyens du pays.
En Australie les différences  majeures sont :
1)L’ impossibilité de travailler plus de 6 mois pour  la même compagnie
2) Le taux d imposition.
En effet, le détenteur du visa 417 plus connu sous le nom de backpacker, est imposé à un taux fixe de 32,5% dès le premier dollar empoché, alors que le résident ou citoyen lui est imposé à partir de 18000 dollars annuels à un taux débutant a 13,5%.
Environ 30% entre 30000 et 60000 annuels
pour ensuite plafonner aux environs de 40% au delà .
Contrairement au système français,  l’ australien est simple est limpide, un gosse de 7 ans serait capable de comprendre une fiche de paie et une déclaration d’ imposition.
L’ impôt unique est pris a la source.
La paie est souvent versée de façon hebdomadaire , multipliée par le nombre de semaines ,elle donne une estimation du revenu annuel et donc du taux d inposition ce taux est directement deduit du salaire par l employeur qui doit ensuite payer le centre des impots.
Une fois par an ,le contribuable rempli une declaration de revenu afin d indiquer reellement son salaire annuel. Sur ce fait une reajustation est etablie.
Alors soit il doit payer plus, ou bien souvent, si il n a pas travailler toutes les semaines de l’ année il reçoit l’ excédent paye.
Simple et efficace.
Pour les backpackers , c est encore plus simple. Mais alors qu ils ne jouissent d aucune protection sociale et santé, n ont pas d enfants a l’ école, ils payent 2,3 fois plus d’ impôts que l australien moyen…..?????
En théorie, on est censé récupérer une partie de ces taxes….. et il est facile de passer pour ‘résident for tax purpose” mais c’ est illégal.
De plus , l employeur est censé verser +9% du salaire a une caisse de retraite ‘superannuation” , cette superannuation vous est restitue lorsque vous quitter définitivement le pays.
Concretement, si vous etes un backpacker, qui marchait dans les clous, c est 41,5 pour cent du salaire que l employeur preleve et ais cense paye au gouvernement ou la caisse de retraite.
La plupart le font mais certains……vous volent….
Commencez a comprendre???
Alors sans transition…. Back to the story.
Apres 5 semaines dans ce gigaranch a bosser 14 heures par jour sans aucun jour de conge , je revais de vacances de liberte et d ocean….
Je m appretais donc a me diriger vers Exmouth ou “le snorkeling” dans la barriere de corail est repute. Je me prelassais deja a l idee de passer quelques semaines sur une plage doree a manger des noix ce coco en attendant ma pochaine mission lucrative.
Seulement, le destin avait d autres plans.
Un email, recu au petit matin precedant mon depart de Mount House, m apprenait que le petit restaurant sur la jetee de Derby cherchait a me contacter. J ais donc appeler , et ils m on fait une proposition difficile a refuser, du fait de la providence qui l accompagnait et de la lucrativite proposait.
On me proposait un poste de chef, 25 dol de l heure, 60 heures par semaines garanties, logement et nouriture gratuite. Le genre de boulot et de resto que je deteste, mais je me suis dit que 2 ou 3 mois dans ces conditions m autoriseraient quelques beaux voyages.
Un entretien est donc convenu le lendemain.
Des notre premier contact, je repere de suite le cote ”marchande de tapis” de Gaspard ( lets call him this way) typique des gens malhonete. Mais la location du resto est superbe et sa femme aussi.
Je commence le lendemain 9h.
Je ne vous ennuierais pas avec toutes sortes de deatails aussi futiles qu inutiles, mais plus je les cotoierais, plus leur malhonete sera flagrante a mes yeux.
Je me dis alors tout naturellement, que ils arnaquent leurs clients, soudoient les organismes locaux et gouvernementaux, essaient de voler le moindre cents a nimporte qui…..
Pourquoi en serait il different a l egard de leur staff…..
Alors j ai garde les yeux bien ouverts, et plusieurs signes m ont mis la puce a l oreille qu ils ne payaient les taxes deduites de nos salaires.
Apres 4 semaines , je n avais toujours signe aucun contrat , ni recu aucune fiche de paie ,ni aucun document, mais toutes les semaines, ils prelevaient un tiers de mon salaire, soit 500 dollars (2000 dollars par mois).
A la fin de chaque journee de travail ,je marquais le nombre d heures travailles sur un cahier , stocke dans la cuisine ,sous le microonde….
Lorsque je fis ma demande pour obtenir une fiche de paie pour les paiement effectues.
D abord surpris , ils me repondirent:
1) les australiens n ont pas de fiches de paie
2) ce cahier ,tout pourri et huileux ne contenant aucune information, est un document legal et officielle que tu devras garder.
En temps normal je pense que ca m aurait bien fait marrer avant que la colere ne me monte au nez.
Mais , heureusement j ai ete plus malin, et ait jouer la credulite.
—— ah bon? Ah ok! Merci.
Mais ,ils m avaient menti, ils me volaient, je le savais et j allais commencer a m organiser.
J ai donc pris des infos a ce sujet , contacter les organismes responsables, les ait denoncer pour tax evasion….et ais minutieusement pris connaissances de mes droits.
Mon collegue a qui ils n ont tenu aucune des promesse qu ils lui avait ete faite, a decide de chercher un autre boulot et de suivre ma demarche.
Ces demarches, sont longues et fastidieuse et peuvent paraitre decourageantes a premier abord, mais ma fierte a ete touchee, alors je ne lacherais rien.
2 semaines plus tard, Bobby, mon collegue a trouve un autre job et donne son preavis… 6 jours.
C est le premier coup de massue pour ces 2 cretins qui croyaient que l on etait amorphe.
Quelques jours plus tard, Gaspard me demande pourquoi Bobby voulait partir, je lui repond qu il ne leur faisait pas confiance , qu il etait decu des promesses non tenue….et que j etais sur la meme voie..
2eme coup de massue….
Alors que je suis le seul staff restant ( les serveuses et le plongeur ayant quitte les lieux plus prematurement), je les menace de partir sur le champ si Bobby et moi n obtenons pas nos fiches de paie.
Apres une crise d hysterie de sa part, il ne lui faudra alors que 30 minutes pour remplir et imprimer les documents.
Si simple, pourquoi ne l a t il pas fait plus tot???
Je leur dit que je suis en contact avec differents organismes et que je vais verifier les numero et les noms indiques.
Surpris et paniques , ils realisent que les backpackers ont des droits , des yeux et des oreilles.
Le jour meme , ils passeront une annonce pour chercher un autre cuisinier.Ils proposent 40 dollars de l heure.
Quelques jours plus tard, apres investigation, je trouve le contact de gens ayant travailler ici quelques mois auparavant. Et la patatra , ils n ont toujours pas recu les papiers promis.
Plus aucun doute, ils nous volent.
Dans le meme temps, je vois une annonce d un capitaine qui cherche un equipier pour descendre son voilier dans le sud de l Australie.
Providence, hasard ou destin , je vais realiser le fantasme de millions de travailleurs exploites.
Entre colere , bonheur et soulagement, je branche mon dictaphone, entre dans le restaurant. File en trombe jusqu au bureau, et demande une explication, ils me debiteront toutes sortes de faceties halucinatoires, prouvant vraiment qu il prennent les gens pour des abrutis.
Je leur dit que je travaillerais ce soir si mes fiches de paie sont a jour et peut etre alors j envisagerais de revenir demain.
Mes fiches de paie a jour, je ferais un service irreprochables voire tres zele…..
Le lendemain matin , apres une soiree bien arrosee avec mes complices du coin, je serais sur la route , direction Exmouth, ou Dave et Job m attendent a bord de “folly D’ qui nous envoilera juque Perth.
3 jours apres mon depart ,etait cense avoir lieu une grande soiree buffet/concert avec une centaine de convives….Gaspard et Cunegonde seuls,ont du annule , et j en suis fier et ravi.

2 jours plus tard, la veille du buffet ,je planterais un clou dans leur echine dechiree en envoyant un sms precisant combien ils me doivent et quand et je compte etre paye.
Ils ne me repondront qu une semaine plus tard en me sommant de leur donner une adresse pour m envoyer mon du et un ”court summon”(convocation au tribunal).
Apres verification, ils ne peuvent , a moins d un mensonge, pas me trainer en justice, mais ils esperent sans doute me decourager de leur reclamer ce qu ils me doivent. Car l audience , si audience Il y a, aura lieu a Broome et il compte sur le fait que je ne reparcours pas plusieurs milliers de km pour ca…..ils se trompent
Je leur repondrais donc quelquechose comme:

“Bonjour , Kevin, comment ca va? Ca bosse? Je me rejouis de cette convocation au tribunal, qui me donnera l occasion de recuperer la paire de chaussette oubliee a l hotel, de plus j ai ouie dire que le palais de justice de Broome etait finement decore. Comme tu ne le sais peut etre pas, pour des raisons medicales, l avion m est fortement deconseille, mais pour une raison aussi importante qu une audience judiciaire, il va de soit qu exception sera faite, je devrais donc voyager sous assistance medicale.
Ce qui m embete le plus c est l impossibilte d honorer mon nouveau contrat de travail a perth, ce qui represente un gros manque a gagner financier..
Comme , a moins d avoir inventer de nouvelles faceties , tu nas aucune raison de me trainer en justice, je me dois de t avertir qu aus cas ou il s agirait de simples menaces …..C est moi qui t attaquerais et demanderais reparation.
ET sache qu aus cas ou un proces aurait lieu, tu nas aucune chance de gagner.
Alors????”

Depuis aucune nouvelle, ils m ont raccroche au nez plusieurs fois et ne repondent pas aux SMS, de meme pour les collegues dand le meme cas.
Ils se terrent comme les rats qu ils sont, mais on va les debusquer .
Ca fait maintenant 21 jours que je suis abord de “Folly D”, les conditions meteos non favorables, nous ont ralenti , et je vous ecrit depuis la ravissante bourgade de Geralton, on nous allons rester coince pour au moins 7 jours en raison de tempetes annoncees.
Mais en attendant il fait beau , et je suis ravi d avoir quitter l hiver tropicale , certes tres agreable, pour un joli printemps tempere.Je retrouve enfin apres plusieurs mois de desert et de foret tropicales la simple verdure des pres, les couleurs des pissenlits et autres fleurs printanieres, des chants d oiseaux et des odeurs familieres , si je ferme les yeux ,j ai l impressiion d etre a la maison.
Et vous c est ou et comment chez vous???

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Mount house cattle station

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Ca y est Mout house c est fini !!!!! Si personne n’ a eu de nouvelles depuis un petit moment c’ est parce que j étais du genre occupé. A quoi donc me demanderez vous ? Eh bien je viens de vivre une expérience unique au cœur d’ un des endroits des plus reculé d’ Australie. Moi qui avait envie de voir comment vivaient les gens isoles à plusieurs centaines de kilomètres de leurs plus proches voisins.J’ avais donc décidé de chercher du boulot dans une de ces fameuses fermes a vaches que l on trouve dans ce pays continent. J’ ai donc envoyé des candidatures spontanées dans certaines propriétés. Mettant en avant mes capacités a monter à cheval et mes diverses expériences en tant qu homme de ferme mais, pour augmenter mes chances de succès , j’ avais précisé , en tout petit , que je pouvais éventuellement faire la cuisine . Malheureusement , ce sont mes talents relatifs culinaires qui ont joué en ma faveur pour m envoyer , au cœur , des Kimberley , cuisiner pour les employés d une macro ferme. Ces ranch sont connus pour être de taille colossale, mais je ne pouvais pas imaginer que des propriétés puissent atteindre de telles superficies et rendements. Désolé mais je n ai pas le choix , de balancer tout un tas de chiffres pour que vous puissiez vous rendre compte de la gigantisme et de l isolation de l endroit qui m’ aura accueilli durant ces 5 semaines. “Les kimberleys “ est le nom donne à la région Nord de l’ Australie occidentale, 440 milles km carre, soit la taille de la Norvège, soit légèrement plus petit que la France, elle ne compte cependant que quelques 40 milles habitants….ca donne une idée du désert…. La ferme , d’ ou je vous écrit, est située sur la commune de Derby ( 5000 habitants), dont le centre ville est a 3 heures ou 200 kms de route chaotique, connue sous le nom de “Gibb river road” la route du bœuf, en raison des quelques “cattle station” qui la parsèment .Fermée d’ octobre à mars pour cause d inondation cette route est néanmoins un itinéraire touristique pour outbacker chevronné. Darwin est a 20 heures au nord est, Catherine 16h à  l’ est,  broome 7h au sud ouest. Le tropique du Capricorne à quelques centaines de kms au sud.  Le voisin les plus proche est un Roadhoiuse, situé  à 60 kilomètres. L’ endroit de sortie pour les employés qui ne travaillent pas le dimanche, ces derniers , n’ hésitant pas effectuer l’ aller retour pour aller boire un café. L’ école, l’ hôpital, la police, la poste et tous services sont soit a Derby et ses 3 heures de routes ou 45 minutes d avion , soit a Fitzroy crossing, 6 heures de route ou 30 minutes d avion. Mais j y reviendrais plus loin. Mount house station est une ferme familiale, gérée par Cait et son mari, considérée de petite taille ici, elle occupe néanmoins une superficie de 5000 kilomètres carrés, soit la taille moyenne d un département français ( la taille exacte de la Nièvre par exemple ou 50 fois celle de Paris) ,…… Sur ce territoire 30 milles têtes de bétail sont éparpillées, et environ  3000 sont vendues chaque année essentiellement pour les marches  indonésien et malaisien. La plus grand ferme d’ Australie, qui est la plus grande du monde fait 25 mille kilomètres carres et compte 200 milles têtes . Durant la saison humide” le wet” les vaches sont laissées à l’ état quasi sauvage et peu de soins leur sont apportes.  Quand  arrive le dry,  la saison sèche, d’avril a novembre, c’ est le temps du “mustering” qui consiste à rassembler les troupeaux,  les compter,  les trier et faire ce qui doit être fait. Vacciner,  couper les cornes, charger dans les camions etc etc. Pour ce faire, suivant la topographie du terrain on utilise chevaux, moto ou hélicoptère. Ici a mount house, c’ est l hélicoptère qui a la prédilection. Pour ce faire, 2 ou 3 petits appareils sont nécessaires. Les 3 engins volent alors en formation depuis une extrémité d une parcelle, les bêtes effrayées se ruent alors toutes dans la direction opposée, où les attend une barrière en forme d entonnoir géant, elles s’y engouffrent,  , derrière elles  une porte se ferme. Facile et efficace…. Ensuite vient  l’ examination,  le tri,  le choix …. Celles sélectionneuses pour la vente sont alors chargées dans un road train,  qui peut compter jusqu a 4 remorques puis convoyées  jusque Broome,  le port du coin. J’ ai assisté  à  différentes opérations sur ces animaux qui sont d’ une violence choquante et inhumaine surtout de la part de personnes qui disent avoir choisi ce métier pour l’  amour des bêtes.  Mais je reviendrai  plus loin sur le genre de personnes  que ‘j ai pu rencontrer dans cet ilot barbare.  En attendant je vais me pencher sur l’ organisation des différents services. La poste ??  Une fois par semaine un avion atterri  à  une 60 aine de kms  d ici et laisse le courrier et les paquets dans un hangar  dont les propriétaires du coin ont les clefs et vont ramasser leurs affaires.  A tour de rôle,  ils doivent s organiser pour que la piste d’  atterrissage soit “clean” le jour ou l’  avion vient. L’ eau ?? Fort heureusement,  et c’  est ce qui permet aux gens de pouvoir vivre ici,  le sous sol est gorge d eau. Mais pour la pomper,  il faut forer à  plusieurs dizaines de mètres.  Chaque propriété a son propre forage et sa pompe. L’ électricité ??  100 pour cent solaire. La cuisine ?? Tout au gaz.  Pas de chauffage… on est sous les tropiques, mais certaines nuits sont glaciales. L’  école ?? Dans toute l’  Australie,  il existe ce qui est appelé  “the school of the air”,  ces écoles gérées par l’ équivalent de l’ éducation nationale Australienne  sont mises  en place pour les endroits les plus reculés.  De nos jours , les leçons se font par skype qui a remplace la radio. Et quotidiennement , souvent avec l’ assistance d’ une gouvernante à domicile,  les enfants suivent quelques heures de cours. Pour beaucoup d’ entre eux, c’ est leur seule  interaction avec d’ autres enfants et le monde extérieur, jusqu’à l’ âge de 12 ans ou ils sont alors soudainement propulsés dans un pensionnat à plusieurs milliers de kilomètres du cocon familial. Il y bien une école à une centaine de kms d’ici  au sein d’ un camp aborigène, mais c est une école de noirs.  Pas question d’ envoyer les enfants là  bas… Enfin qu’ apprendraient ils ?? à  voler ?? Je précise qu’ ici  le petit Billy, âgé de 6 ans , appelle ses parents par leur prénom. La santé ?? Toutes les propriétés sont équipées d une “medicale box” dont seulement quelques personnes désignées sont capables de l ouvrir après avoir reçue la formation adéquate. Elle contient antibiotiques , matériel chirurgical, morphine, anti-venin et testeur de venin ….. En cas de nécessite c est le Royal flying doctor qui intervient. Ce service créé au début du 20 ième siècle par un presbytérien ( qui voyait loin donc) est un réseau de médecins , chirurgiens et dentistes disposant d’ avion clinique et apte à intervenir dans toutes les zones reculées du territoire. Ils ont des bases un peu partout dans le pays. Ici , nous dépendons de Broome situee a 500 kms ( à vol d’oiseau). Les livraisons ? Un camion passe par la propriété un mercredi sur 2 et amène toute la marchandise pour la cuisine, l’ atelier, le bureau …… L’  essence est stockée dans d’ énormes cuves dont le réapprovisionnement se planifie longtemps à l’avance, et ils en consomment , entre les 2 hélicoptères, l’ avion , les 4+4, le road train, les tracteurs, le fenwick, le camion citerne, les motos., le quad…. Ici, on est pas au top de l’ écologie, et si vous abordez la question , je pense que l’ équivalent en Français de la réponse que vous prenez est… ___l écologie  ??? mais c est pour les PD.. Les animations les plus prisées sont les rodéos ( oui, vous savez l amour des animaux tout ça), qu’ organisent les différentes communes du coin, mais il faut être prêt  à rouler des heures pour y aller. Samedi dernier, il était question pour certains de mes acolytes de se rendre à  fitzroy crossing , à 6 heures de route pour assister a l’ un d’  entre- eux. Les 6 heures aller, et 6 heures retour dans la poussière et les bosses ne les auraient pas arrêtés  si ils n’ avaient pas du commencer le travail a 5 h am le lendemain. Ici, comme un peu partout dans le pays , il n est pas rare de parcourir des centaines de kilomètres pour des choses anodines. Les conceptions de distances des populations dépendent vraiment de la taille des contrées qui les entourent.  Alors qu en Suisse, on ne visite sa famille vivant a 100 km que pour Noël, et encore,  si on fait le pont, ici en Australie , on n’ hé site pas à  conduire 20 heures pour boire une bière avec un pote. J’ exagère,  mais c est l’ impression qui s’ en dégage.  9 personnes travaillent directement avec le bétail,  1 personne dans le bureau,  1 bricoleur,  1 femme de ménage,  1 gouvernante, et bibi…le cuistot qui prépare  le petit dej a 5 h  am, un repas a 8h30,  le déjeuner a 12h30 et le diner a 7h30 et ce , 7 jours par semaine…… ça me fait une moyenne de 14 heures par jour soit 100 par semaine. Et je ne gagne que 130 dol par jour….. Comme vous l’  aurez compris, fier et heureux d’  avoir vécu une expérience incroyable et de m’ être immiscé  au sein de ce secteur d’ activité qui est un des piliers de l’ économie locale, je ne regretterai pas ma venue dans cet endroit,  mais dans le développement de mes relations avec mes semblables humains,  j’ ai déjà vécu mieux.  Ayant déjà écrit sur ce genre d’  êtres,  je ne m’ étendrai  pas de nouveau sur le sujet,  mais comme vous pouvez imaginer,  mon temps ici n’a pas été des meilleurs,  voire  même très difficile. Heureusement, l’  après midi, lorsque j arrivais a me dégager du temps libre,  j’arrivais  à partir quelques heures marcher dans le bush, et je n’  étais pas seul. En effet, en plus de Honey, une labrador très affectueuse, j’avais droit à la compagnie  de Shwartz et Braun, qui sont 2 cochons élevés ici en attendant de devenir pâté, et enfin Miss Watson qui est un émeu domestique. Tous les 5 , nous formions un bien étrange cortège  qui auraient fait rire les voisins , si il y en avait eu.  Je ne sais pas si vous avez déjà eu l occasion de voir le film Australia. On

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Imagevoir le film ,Australia. Sinon je vous y invite , cela vous donnera une idee tres exacte , de la ou j ai vecu.Image

Darwin

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A une cinquantaine de kilomètres  au nord d’ Alice Springs, on passe le tropique du Capricorne et à environ 200 kms  au sud de Catherine,  la végétation verdit  et grandit jusqu’ à  devenir de la forêt tropicale .L’  humidité dans l’ air augmente  et la chaleur devient étouffante, heureusement de nombreux “hot springs” arrosent la région offrant de véritables oasis naturels où  se baigner et admirer les couleurs de la végétation et la faune locale. L eau, d’  un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remettre des kilomètres avalés  dans la poussière. L’ effet psychique d’ un tel endroit lorsque l’ on a passe les dernières semaines dans des lieux secs et hostiles à  la survie est indescriptible. Mais c’ est ici que commence l’habitat des crocodiles. Il en existe 2 sortes. L’  un le Freshwater, n’ est pas dangereux pour l homme, il ne faut évidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite à la confrontation. L’  autre,  c’ est le Salt water crocodile,  ou Estuarina, celui là est vraiment dangereux. Si vous en voyez de près, c’ est parce que lui ‘l a choisi et c’ est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes une proie, et si il a déjà mange,  il vous tue et vous garde pour plus tard. Bref il faut à  tout prix ne pas les croiser,  mais difficile de savoir où  ils se cachent. Les rangers survolent les zones à risques,  placent des piges, des leurres. Mais des accident arrivent  régulièrement. Comme son nom l’ indique,  il vit en mer, mais s’ avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut mesurer jusqu’ à  6 mètres et peser une tonne, rapide comme l’ éclair , ses assauts ne laissent aucune chance à son diner. Protégé, il prolifère,  mais les autorités tentent de le contrôler  . Quand il y en  a trop,  il sont prélevés et amenés  dans une ferme à crocodile où  ils seront transformés en sac a main. Ou alors,  ils les rendent méfiants à l’ humain , les harponnent et les relâchent. Je resterai  3 jours à  Mataranka,  cet oasis surnaturel et envoûtant , je postulerai  même, en vain, a un job. Arrivé à Catherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici.  On passe la journée a se promener et je rencontre en quelques heures seulement, plein de Francais et d’ Italiens à la recherche de boulot…. Je retombe dans l’ ambiance Shepparton du début… Le même soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent , nous filons voir Erika dans sa ferme de pastèques. On tentera en vain de se faire embaucher. On passera 2 jours ici à profiter des sources et du farniente. Puis la route nous rappelle,  direction Darwin… Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , à l instar de milliers de “Backapackers” allemands, francais, norvegiens… Darwin est sur la route du flux migratoire de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde. La municipalité de Darwin et l’ état ont l’ ambition de faire de Darwin une mégalopole de plus d’ 1 million et demi d’ habitants dans les prochaines décennies. Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entouré d’ autres petites localités,  les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des décennies, voire des siècles pour les grandes villes européennes, ici ils veulent le faire en 20 ans. L’ Australie a la folie des grandeurs et en a les moyens . Mais ici , la  recherche de travail est un  business en soi. De nombreux “backpackers” sont attirés par une impression d’ Eldorado économique, qui est certes justifiée, mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans expérience qui déboulent chaque semaine.  Alors des agences, des hôtels se spécialisent dans “emplyment industry” Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donnent  du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprises avec lesquelles ils travaillent qui ont  besoin de main d’œuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez dû  mieux travailler pour garder le job qu’ ils vous ont donné. Mais si vous voulez encore essayer…. c’ est facile…c est 100 dollars. Mon souhait n’ est pas de rester a Darwin,  je compte me rendre a Broome , où  j’ ai un contact avec une compagnie de pêche de perles d’ huitres. A suivre. Mais quant à passer quelques jours ici et découvrir…  Pourquoi pas. Une semaine dans un hôtel basique , en dortoir coûte  180 dollars. Mais j’ ai rencontre grâce au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius. Julius, en échange de quelques heures de travail quotidien, met à disposition sa voiture,  son scooter,  sa moto,  son zodiac et ses 2 bateaux…. Je le rencontre des mon arrivée, le courant passe très bien très vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius. Le bateau sur lequel je suis censé vivre est en pleine mer,  il faut jongler avec les marées pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l’ eau. Les derniers gars, qu il a accueilli  se sont plantés dans le sable a 3 heures du matin. Ils ont appelé Julius à la rescousse,  mais impuissant,  iI n’ a pu que constater la situation depuis la jetée en attendant que la marée monte , libérant ainsi les 2 terrifiés .Ils sont restes 2 heures ainsi à bord de la coquille de noix. Je vous ai parlé  des crocodiles ??? Ici, c’  est contrôlé,  mais le risque est grand et personne ne va à l’eau, lorsque  vous naviguez, attention à ne pas laisser une main par dessus bord,  attention à ne pas accoster , débarquer ou embarquer à  des heures régulières au même endroit. Ce sont des chasseurs et vous êtes une proie, même si vous n’ êtes pas supposé en voir,  il faut toujours garder çà  à l’ esprit.  Voilà les règles de base.  De plus, ici, c est infesté  de “sting box” méduse boite, dont la  brûlure  provoque un arrêt cardiaque et si vous échappez a ça , alors peut être aurez vous la chance de rencontrer un requin. Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins, vraiment très près du bateau. Spectacle magique !! Nous, oui car j ai embarqué  la Coco’s team avec moi. Et comme le bateau est un peu petit,  il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la première fois que je campe en pleine mer…. Tout ça c est bien cool !!! Pour quelques jours, car sur le bateau il n’ y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus au moment du coucher du soleil, les « sands flies’s »  s’en mêlent, et là ça devient l enfer. Ces petites bestioles presque invisibles vous urinent dessus et provoquent de terribles démangeaisons. Si vous ajoutez à ça  l’ humidité de l air,  la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galère. En plus, au lieu de bosser sur l’ un des bateaux et d’ apprendre des choses intéressantes,  Julius nous demande de l’ aider à nettoyer un gymnase le soir. Sympa mais inintéressant.  Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre. Coco et moi, on a trouve un boulot , on est débroussailleurs de bush. Sûrement le travail le plus dur de ma vie. L’ effort physique additionné à la chaleur rendent exténuante  une journée de 7 heures de travail durant laquelle  on absorbe 6 litres d eau chacun.  Heureusement c’ est bien payé,  25 dol par heure,(20 euros). Mais en même temps, on prend vraiment des risques, Coco a , à 2 reprises mis un coup de tête par accident dans 2 nids  de guêpes. Piqué une vingtaine  de fois. Heureusement il est costaud et  elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignées de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles. Enfin il y a les serpents, et là  par contre faut pas déconner ! Ici habitent  des pythons sans danger ,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l’on travaille vêtus des pieds à la tête, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en théorie, on est safe…..mais il faut garder tout ça à l’ esprit… Mais on le vit bien… Samedi on déménage chez le jardinier qui nous loge  sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main à sa femme. Je voulais rester que quelques jours, apparemment ce sera plus long…..

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Mataranka

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C’ est à bord d un camion de dépannage que Kim, Lili , Coco et moi avons débarqué dans la bourgade d Alice Spring. ??? Peut être que certains d’ entre vous se rappellent  d’ eux.  Je les avais rencontrés  dans les rues de Shepparton et invités  à partager notre logement, chez Paulette,  avec le reste de l’ équipe.  Vous situez ? Nous avions ensuite vécu et travaillé  ensemble pendant près de 3 mois, après quoi nous avons pris nos route respectives, eux pour Darwin et moi pour nulle  part. Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que très peu empruntent en raison de son accidentité  et de son isolement, he  bien c’ est ici  que le destin avait décidé que nous devions nous retrouver. Avant d’ aller plus loin,  je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi même, au-stoppeur de mon état , retrouvé sur cette route de fin du monde. La dernière fois,  je vous avait laissé du côte de broken hills,  cette riche ville minière isolée  du monde par des centaines de kilomètres de , de …., ben de rien en fait… Depuis errant de voiture en road train a travers l’ aridité australienne,  j’ ai navigué de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le désert a un côte euphorisant sur tout le monde, mais sur moi , c’ est encore plus efficace que la marijuana. Être seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en attendant plusieurs heures qu’ une voiture vienne à  ma rencontre,  auront été  les ingrédients  d’ un sentiment de liberté des plus fort éprouvés.  Seul au monde, pas de notion de temps, de l’ eau , à manger et ma tente,  pas plus,  pas moins,  pour être heureux et avoir l’ impression d’ être capable de marcher sur les nuages.  A vivre !!!! Puis après plusieurs jours  d’ errance de la sorte,  un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m’  apprêtais à passer une nuit de plus seul avec les étoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse,  une voiture s’ arrête, un grand gaillard en jailli,  écartant les bras,  en me souhaitant d’ores et déjà la bienvenue a bord….  Avec lui une vieille dame qui montre beaucoup plus de réticence a mon embarquement. Tous les 2 me font tout de suite rire,  et je les aime déjà. Le temps de me faire une place à l’ arrière,  de parcourir quelques kilomètres off road , et le camp est installe sur un joli belvédère.  Witeck est tchèque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoup en commun. Eiline, 6? ans, américaine,  professeur d’ anglais retraitée, elle habite dans le Victoria depuis 4?ans, peu habituée  aux voyages de ce genre et aux auto-stoppeurs,  je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l’ égorger (ou la violer) dans la nuit. Tous  2 se sont rencontrés à Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d’ anglais, elle lui a proposé ses services, ils ont échangé leur souhait d aller à Uluru, Eileen a proposé sa voiture, Witeck de la conduire, et voila comment ce couple original s’ est retrouvé sur ma route. Quand ils m’ ont trouvé,  ils roulaient déjà depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d’ arriver au “caillou”.  Et c’ était dans la même direction que moi, qui voulais  aller a Coober Peddy.  Après 2 jours de route bien agréables en leur compagnie,  ils me déposeront au camping “underground” de cooper peddy. Ici underground  n’ est pas une métaphore synonyme d’ alternatif,  mais c ‘est bien le sens terre à terre qu’ il faille comprendre, c’ est à dire que ce soir que je vais camper à 3 mètres sous terre. ??? Coopper Peddy est la capitale mondiale de l’ extraction d’ opale,  bien que les filons  se soient raréfies et appauvris, aujourd’hui  encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme. Située à  mi-chemin entre Adelaïde et Alice Springs il faut parcourir plus de 1000 kilomètres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est très rude,  et jusqu’ à il y a seulement quelques  années , l’ eau devait y être apportée ,  ensuite un système de récupération des rares eaux de pluie avait été installé, avant de forer le sol profondément et d’ y puiser l’ eau la plus pure d’ Australie,  bien que très salée. La vie y est encore aujourd’hui très particulière,  mais imaginez au début de son peuplement !  Et pourtant, au début du 20eme siècle une véritable  ruée vers l’ opale a eu lieu,  et ce jusque dans les années 70. De tous  les coins du monde, de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs économies dans le matériel nécessaire à cette extraction,  et s imposaient  un des modes de vie des plus dures imaginables. Malgré la rudesse du climat, l’ eau était rationnée, en quantité juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l’ idée d’ habiter dans les mines, où  la température est de 24 degrés toute l’ année, le jour comme la nuit. Petit à petit les mines se sont transformées  en maisons douillettes,  que l’ on pouvait agrandir comme bon  semblait, avec,  en plus, l’ espoir d’ y trouver du caillou précieux. Les habitants d’aujourd’hui sont l’ héritage de ce riche passé, peuplé de 3000 habitants, issus de plus de 40 nationalités, 80 pour cent de la population vit sous terre, et l’ économie est basée sur le tourisme. Les hôtels et les campings proposent  des expériences souterraines, on peut visiter les mines, les églises souterraines et les maisonnettes troglodytes. Les mines étant situées à plusieurs kilomètres de la petite bourgade,  les travailleurs étant en poste “fly in fly out”,  c’ est à dire qu’ ils viennent en avion , travaillent pendant 30 jours,  partent 30 jours en congé et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite. L’ industrie et l’ économie minière bien qu’ encore très importantes, ne touche plus vraiment la petite cité. Située sur des terres aborigènes, une communaut d’ environ 600 personnes,  issues de différentes ethnies  e “vivent” ici. Mais je vous parlerai bientôt plus longuement de l’ “épine”aborigène.. Cooper Peddy  ressemble à une immense photogénique décharge à ciel ouvert,  vous comprendrez bien la difficulté et le coût pour évacuer les carcasses de bagnoles, machines à laver ou télévision.  Alors beaucoup d’ habitants ont opté pour la structure artistique de récupération, arborant devant ou même sur le toit de leur terrier, robot strawarsien en parabole usagée , pylônes de claviers d ordinateurs, épaves d’ autos empilées, le tout encadré par l’ horizon sans fin où  se confond le bleu immaculé du ciel et la couleur rouille du sable. Une vraie ambiance Mad Max. J’ ai eu d’ ailleurs la chance de rencontre Roberto, un Allemand d’ une 70 aine d’ années, qui a émigré ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grâce à  l’ opale, à l’ image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul. Alors lorsque je suis passé devant son hangar de tôle qui lui fait office de gîte, il m’ a interpellé et m’ a gardé avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits, sa tombe,  ses centaines d’ écrans de télé de tous âges qui s’ entassent dans son jardin poussiéreux. Il aime à capturer le reflet de touristes dans ses écrans avec son appareil numérique trouvé sur le sol. Ne sachant pas comment faire développer ses trophées ni comment transférer le contenu vers un disque plus grand, il doit alors précieusement les sélectionner. L’ idée de lui offrir une carte SD me traverse alors l’ esprit, puis très vite je réalise le gâchis que cela entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que quelques centaines de photos, celles sélectionnées lui sont chères, si il avait la possibilité d’ en avoir des milliers,  elles perdraient alors leurs valeurs et Roberto sa passion. N’ est ce pas l’ erreur que nous faisons tous ?? Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans,  ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu’ il ne connait quasiment pas, de ses frères et sœurs éparpillés sur la planète, qu’ il n’a pas vus  depuis 40 ans. Enfin Roberto me présente l’ amour de sa vie… un figuier qu’ il garde protégé dans un enclos grillagé,  il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop étranger pour avoir le droit de le connaitre. Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul. Roberto a le sourire, et il me le donne.. Si vous passez par là,  s’ il vous plait, rendez lui visite. J’ ai fait des vidéos avec lui, dès que j ai le temps et le matériel, promis je vous les poste. Au départ de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru. J’ opterai  finalement pour la seconde, et je ne le regretterai pas. Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tchèque, (oui encore) me prenne pour un lift de 6 heures jusqu’ au croisement d’ Uluru. Ici, un jeune couple de japonnais est posté et fait  du stop aussi… Mes premiers autostoppeurs croisés  en Australie. Je suis content d’ un peu de compagnie et tout de suite le courant passe bien. Le mauvais côte est que la plupart des gens qui circulent sur cette route, sont très charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les coûts, alors à 3,  il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..  Çà fait déjà 6 heures qu ils sont là…. Une seule voiture s’ est arrêtée ; à la description qu’ ils m en font,  je reconnais Witeck et Eileen… Petit le monde,  petit.. Puis à peine 2 heures après mon arrivée, un couple de hong kongais s’ arrête et miracle, ont de la place pour nous 3….. Quelques heures après nous sommes a Uluru , derrière une bière devant un concert et en pleine hallucination…. Nous sommes en plein cœur de nulle part, mais ici une micro ville a été bâtie. Hôtels, piscine, supermarchés, bars ,restaurants, aéroport…. Dans un endroit ou seuls les aborigènes , qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre,  on a créé un oasis artificiel 5 étoiles. C’ en est presque écœurant !!!  Tout est prévu pour le confort et le divertissement, j’ ai l impression d’ être à Disney land. Ces hordes de touristes qui débarquent en avion, pour escalader Ayers Rock ou le survoler en hélicoptère, sans comprendre,  sans sentir la magie du lieu qu’ ils gâchent. On a installé un marche aborigène, à côte duquel, pour faire plus vrai, on a placé une femme aborigène qui a l’ air complétement défoncée et à qui on demande de dessiner sur du papier. Le but étant de faire croire aux touristes que c’ est elle et sa tribu qui sont les artisans. Mais la supercherie est trop grosse, c’ est choquant !!! Ensuite, vous pouvez assister a un spectacle de danse traditionnelle….les performeurs sont blancs ou métisses….. Une communication intensive sur le site, rabâche partout que Ayers Rock et ses profits appartiennent  aux  propriétaires ancestraux. C’ est vrai !!! Les aborigènes possèdent le caillou et le parc  et les droits d’ entrée (25 dollars par pers pour 3 jours) leurs sont reversés. Mais le juteux, le complexe est lui,  bien prive…. Alors que les abo propriétaires demandent l interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes, ne viennent que pour ça. Arrivent pressés, escaladent, prennent une photo au sommet, la publient  instantanément sur  FB, oui il y a du réseau au sommet… J’ ai encore les dents serrées en écrivant ces lignes. Mais,  encore une fois je vous écrirais plus longuement sur l’ histoire aborigène, je dois d’ abord enquêter et tenter de structurer un peu plus. Je passerais 2 jours et 2 nuits sur ce site, que je conseille a tous de visiter, tant la magie y est présente et les paysages sublimes. Mais n’ y allez pas en avion…. Allez y sur la pointe des pieds !!! Le soir au camping,  je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre a bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings canyon,  les West Mc donnell Ranges et finir à Alice Springs.. J’ accepte sans hésitation. Inespéré de prendre cette route pour un autostoppeur. Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d’ une beauté sauvage, du fun, de la culture, de l’ émerveillement … des larmes dans les yeux, c’ est la première fois qu’ un voyage m’  émeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises. Un jeune allemand s’ est joint à nous et nous voyageons à 2 voitures et 5 personnes. Arrêtés sur le bord de la route pour prendre une photo, c’ est le moment choisi pour la Coco”s troupe de débarquer…. Incroyable !!! Les retrouvailles sont chaleureuses , nous décidons d’ aller camper tous ensemble à quelques  kilomètres d’ ici. Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps. La magie du voyage est a son paroxysme !!! Le lendemain, après quelques heures de rando dans un endroit subjuguant, nous prenons la direction d Alice Springs. Je décide d’ accompagner la French team….Nous faisons 30 km, Et la patatra , c est la panne !!! Nous sommes a 120 km d’ Alices Springs…. Le dépanneur viendra le lendemain matin en échange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu , il nous fera visiter les derniers endroits à voir sur la route, sous les yeux ébahis des autres voyageurs de voir débarquer ce camion charge du van en panne a toute vitesse . Bon fun !! Il faudra plus d’ une semaine et 700 dol au mécano pour réparer. Je compatirais quelques jours et resterais dans cette bourgade désolée avec mes acolytes, mais déciderais de repartir devant en stop. Le rendez -vous est pris a Catherine, 1000km au nord, ou Erika une amie italienne rencontrée a Shepparton travaille. Malgré une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d Alice Springs, ce trajet sera génial et j’ aurais même l’ opportunité d aller visiter une communauté aborigène (normalement interdite) avec un postier. Encore une fois je vous en parle plus tard. A une 50 aine de kilomètres au nord d’ Alice Springs, on passe le tropique du capricorne et à environ 200 km au sud de Catherine, la végétation verdit et grandit jusqu’ à devenir de la forêt tropicale.L’ humidité dans l’ air augmente et la chaleur devient étouffante, heureusement de nombreux “hot springs” arrosent la région offrant de véritables oasis naturels où se baigner et admirer les couleurs de la végétation et la faune locale. L eau, d’ un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remettre des kilomètres avalés  dans la poussière. L’ effet psychique d’ un tel endroit lorsque l’ on a passe les dernières semaines dans des lieux secs et hostiles à la survie est indescriptible. Mais c’ est ici que commence l’ habitat des crocodiles. Il en existe 2 sortes. L’ un le Freshwater, n’ est pas dangereux pour l’ homme, il ne faut évidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite à la confrontation. L’ autre,  c ‘est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui là est vraiment dangereux. Si vous en voyez de près, c’ est parce que lui l’ a choisi et c’ est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes une proie, et si il a déjà mangé , il vous tue et vous garde pour plus tard. Bref il faut à tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir ou ils se cachent. Les rangers  survolent les zones à risque, placent des piges, des leurres. Mais des accidents arrivent régulièrement. Comme son nom l’ indique, il vit en mer, mais s’ avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut mesurer jusqu’ à 6 mètres et peser une tonne, rapide comme l’ éclair , ses assauts ne laissent aucune chance à son diner. Protégé, il prolifère, mais les autorités tentent de le contrôler . Quand il y en  a trop, il sont prélevés et amenés  dans une ferme a crocodiles ou ils seront transformés en sac à main. Ou alors, ils les rendent méfiants à l’ humain,  les harponnent et les relâchent. Je resterais 3 jours a Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerais même, en vain, à un job. Arrivé a Catherine,  je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journée à se promener et je rencontre en quelques heures, seulement, plein de Français et d’ Italiens à la recherche de boulot…. Je retombe dans l’ ambiance Shepparton du début… Le même soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent,  nous filons voir Erika dans sa ferme de pastèques. On tentera en vain de se faire embaucher. On passera 2 jours ici à profiter des sources et du farniente. Puis la route nous rappelle, direction Darwin… Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot,  à l instar de milliers de “Backapackers” allemand, français, norvégien… Darwin est sur la route du flux migratoire de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde. La municipalité de Darwin et l’ état ont l’ ambition de faire de Darwin une mégalopole de plus 1 million et demi d habitants dans les prochaines décennies. Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entouré d’ autres petites localités, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des décennies, voire des siècles pour les grandes villes européennes, ici ils veulent le faire en 20 ans. L’ Australie a la folie des grandeurs et en a les moyens . Mais ici, le recherche de travail est un business en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d’ eldorado économique, qui est certes justifiée ,mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans expérience qui déboulent chaque semaine. Alors des agences, des hôtels se spécialisent dans “emplyment industry” Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donnent  du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprises  avec lesquelles  ils travaillent qui ont besoin de main d’œuvre  pas chère, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez dû mieux travailler pour garder le job qu’ ils vous ont donné. Mais si vous voulez encore essayer…. c’ est facile…c est 100 dollars. Mon souhait n’ est pas de rester a Darwin, je compte me rendre a Broome , où j’ ai un contact avec une compagnie de pêche de perles d’ huitres. A suivre. Mais quant à passer quelques jours ici et découvrir…Pourquoi pas. Une semaine dans un hôtel basique , en dortoir coute 180 dollars. Mais j’ ai rencontré grâce au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius. Julius, en échange de quelques heures de travail quotidien, met à disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux…. Je le rencontre dès mon arrivée, le courant passe très bien très vite, mais je dois dire que c’ est un personnage le Julius. Le bateau sur lequel je suis censé vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marées pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l’ eau. Les derniers gars, qu’ il a accueilli se sont plantés dans le sable à 3 heures du matin. Ils ont appelé Julius à la rescousse, mais impuissant iI n’a pu que constater la situation depuis la jetée en attendant que la marée monte , libérant ainsi les 2 terrifiés. Ils sont restes 2 heures ainsi à bord de la coquille de noix. Je vous ai parlé des crocodiles ??? Ici, c’ est contrôlé, mais le risque est grand et personne ne va à l’ eau, lorsque vous naviguez, attention à ne pas laisser une main par dessus bord, attention à ne pas accoster , débarquer ou embarquer à des heures régulières au même endroit. Ce sont des chasseurs et vous êtes une proie, même si vous n’ êtes pas supposés  en voir, il faut toujours garder cela à l’ esprit. Voila les règles de base.  De plus,  ici,  c’ est infesté  de “sting box” méduse boite, dont la brûlure provoque un arrêt cardiaque et si vous échappez à  ça, alors peut être aurez vous la chance de rencontrer un requin. Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins vraiment très près du bateau. Spectacle magique !! Nous, oui car j’ ai embarqué  la Coco’s team avec moi. Et comme le bateau est un peu petit, il m’a fallu poser la tente sur son toit, c’ est la première fois que je campe en pleine mer…. Tout ça c’ est bien cool !!! Pour quelques jours, car sur le bateau il n’ y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus au moment du coucher du soleil, les ‘sands flies' » s’en mêlent , et là, ça  devient l enfer. C est petites bestioles  presque invisibles vous urinent dessus et provoquent de terribles démangeaisons. Si vous ajoutez a ça l’ humidité de l’ air,  la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c’ est vraiment , mais vraiment la galère. En plus, au lieu de bosser sur l’ un des bateaux et d’ apprendre des choses intéressantes, Julius nous demande de l’ aider à nettoyer un gymnase le soir. Sympa mais inintéressant. Mais ce monsieur,  super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre. Coco et moi, on a trouve un boulot,  on est débroussailleurs de bush. Sûrement le travail le plus dur de ma vie. L’ effort physique additionné à la chaleur rend exténuante  une journée de 7  heures de travail durant laquelle  on absorbe 6 litres d’ eau chacun. Heureusement, c’ est bien payé, 25 dol par heure, (20 euros). Mais en même temps, on prend vraiment des risques. Coco a, à 2 reprises mis un coup de tête par accident dans 2 nids de guêpes. Piqué une 20 aine de fois. Heureusement il est costaud et elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez à nez avec des araignées de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles. Enfin il y a les serpents, et là par contre, faut pas déconner !! Ici habitent  des pythons sans danger ,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l’ on travaille vêtus des pieds à la tête et que les crochets des serpents australiens sont petits, en théorie, on est safe….. mais il faut garder tout ça a l’ esprit… Mais on le vit bien… Samedi on déménage chez le jardinier qui nous loge  sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main à sa femme. Je ne  voulais rester que quelques jours, apparemment ce sera plus long…..

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Katherine

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C’ est à bord d’ un camion de dépannage que Kim, Lili , Coco et moi avons débarqué dans la bourgade d Alice Springs. ??? Peut être que certains d’ entre vous se rappellent d eux.  Je les avais rencontrés dans les rues de Shepparton et invités à partager notre logement, chez Paulette,  avec le reste de l’ équipe.  Vous situez ? Nous avions ensuite vécu et travaillé  ensemble pendant près de 3 mois, après quoi nous avons pris nos routes respectives, eux pour Darwin et moi pour nulle part. Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que très peu empruntent en raison de son accidentité  et de son isolement, he bien c’ est ici que le destin avait décidé que nous devions nous retrouver. Avant d’ aller plus loin,  je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi même, auto-stoppeur de mon état , retrouvé sur cette route de fin du monde. La dernière fois, je vous avait laissés  du côte de broken hills,  cette riche ville minière isolée du monde par des centaines  de kilomètres de , de …. ben de rien en fait… Depuis,  errant de voiture en road train à travers l’ aridité australienne, j’ ai navigué de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le désert a un côte euphorisant sur tout le monde, mais sur moi, c’ est encore plus efficace que la marijuana. Être seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en attendant plusieurs heures qu’ une voiture vienne à ma rencontre, auront été l’ingrédient d’ un sentiment de liberté le plus fort éprouvé. Seul au monde, pas de notion de temps, de l’ eau, à manger et ma tente, pas plus,  pas moins, pour être heureux et avoir l’ impression d’ être capable de marcher sur les nuages. A vivre !!!! Puis après plusieurs jours d’ errance de la sorte, un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m’ apprêtais à passer une nuit de plus seul avec les étoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse, une voiture s’ arrête, un grand gaillard en jailli, écartant les bras, en me souhaitant d’ores et déjà  la bienvenue a bord…. Avec lui une vieille dame qui montre beaucoup plus de réticence à mon embarquement. Tous les 2 me font tout de suite rire,  et je les aime déjà. Le temps de me faire une place à l’ arrière, de parcourir quelques kilomètres  off road , et le camp est installé sur un joli belvédère. Witeck est tchèque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoup en commun. Eileen, 6? ans, américaine, professeur d’anglais retraitée,  habite dans le Victoria depuis 4?ans, peu habituée  aux voyages de ce genre et aux auto-stoppeurs, je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l’ égorger (ou la violer) dans la nuit. Tous  2 se sont rencontrés à Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d anglais, elle lui a proposé ses services, ils ont échangé leur souhait d’ aller à Uluru, Eileen a proposé sa voiture, Witeck de la conduire et voila comment ce couple original s’ est retrouvé sur ma route. Quand ils m’ ont trouvé, ils roulaient déjà depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d’ arriver au “caillou”. Et c’ était dans la même direction que moi, qui voulait aller à Coober Peddy. Après 2 jours de route bien agréables en leur compagnie,  ils me déposeront au camping “underground” de cooper peddy. Ici underground  n’ est pas une métaphore synonyme d’ alternatif, mais c’ est bien le sens terre- à- terre qu’il faille comprendre, c’ est à dire que ce soir je vais camper à 3 mètres sous terre ??? Coopper Peddy est la capitale mondiale de l’ extraction d’ opale, bien que les filons se soient raréfiés et appauvris, aujourd’hui encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme. Située a mi- chemin entre Adelaide et Alice Springs,  il faut parcourir plus de 1000 kilomètres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est très rude,  et jusqu’ à il y a seulement quelques années,  l’ eau devait y être apportée,  ensuite un système de récupération des rares eaux de pluie avait été installé,  avant de forer le sol profondément et d’ y puiser l’ eau la plus pure d’ Australie,  bien que très salée. La vie y est encore aujourd’hui très particulière, mais imaginez au début de son peuplement….  Et pourtant, au début du 20ème siècle une véritable  ruée vers l’ opale a eu lieu, et ce jusque dans les années 70 .De tous les coins du monde, de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs économies  dans le matériel nécessaire à cette extraction, et s’ imposaient  un des modes vies les plus durs imaginables. Malgré la rudesse du climat, l’ eau était rationnée, en quantité juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l’ idée d habiter dans les mines, où la température est de 24 degrés  toute l’ année, le jour comme la nuit. Petit à petit les mines se sont transformées en maisons douillettes que l’ on pouvait agrandir comme bon semblait, avec,  en plus, l’ espoir d’ y trouver du caillou précieux. Les habitants d’aujourd’hui sont l’ héritage de ce riche passé, peuple de 3000 habitants, issus de plus de 40 nationalités ; 80 pour cent de la population vit sous terre, et l’ économie est basée sur le tourisme. Les hôtels et le camping proposent  des expériences souterraines, on peut visiter les mines, les églises souterraines et les maisonnettes troglodytes. Les mines étant situées à plusieurs kilomètres de la petite bourgade,  les travailleurs étant en poste “fly in fly out” c’ est à dire qu ils viennent en avion,  travaillent pendant 30 jours, partent 30 jours en congé et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite. L’ industrie et l’ économie minière bien qu’ encore très importantes, ne touchent  plus vraiment la petite cité . Située sur des terres aborigènes, une communauté d’ environ 600 personnes, issues de différentes ethnies,  “vit” ici. Mais je vous parlerai bientôt plus longuement de l’ “épine”aborigène.
Cooper Peddy  ressemble à une immense et  photogénique décharge à ciel ouvert ; vous comprendrez bien la difficulté et le coût pour évacuer les carcasses de bagnoles, machines à laver ou télévision.  Alors beaucoup d’ habitants ont opté pour la structure artistique de recupération,  arborant devant ou même sur le toit de leur terrier robot strawarsien en parabole usagée,  pylônes de claviers d’ordinateurs, épaves d’ autos empilées, le tout encadré par l’ horizon sans fin où se confond le bleu immaculé du ciel et la couleur rouille du sable.
Une vraie ambiance Mad Max.
J’ai eu d ailleurs la chance de rencontrer  Roberto, un allemand d’ une 70 aine d’années qui a émigré ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grâce à l’opale, à l image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul.
Alors lorsque je suis passé devant son hangar de tôle qui lui fait office de gite, il m’a interpelé  et m’ a gardé avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits, sa tombe, ses centaines d’écrans de télé de tous âges qui s’entassent dans son jardin poussiéreux. Il aime à capturer le reflet de touristes dans ses écrans avec son appareil numérique trouve sur le sol. Ne sachant pas comment faire développer ses trophées ni comment transférer le contenu vers un disque plus grand, il doit alors précieusement les sélectionner. L’ idée de lui offrir une carte SD me traverse alors l’esprit, puis très vite je réalise le gâchis que celà entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que quelques centaines de photos, celles sélectionnées lui sont chères,  si il avait la possibilité d’ en avoir des milliers,  elles perdraient alors leur valeur et Roberto sa passion.
N’ est-ce pas l’ erreur que nous faisons tous ??
Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans,  ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu’ il ne connait quasiment pas, de ses frères et sœurs éparpillés sur la planète, qu il n’ a pas vus depuis 40 ans. Enfin Roberto me présente l’ amour de sa vie… Un figuier qu’ il garde protégé dans un enclos grillagé, il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop étranger pour avoir le droit de le connaitre.
Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul.
Roberto a le sourire, et il me le donne..
Si vous passez par là, s’ il vous plait , rendez- lui visite. J’ ai fait des vidéos avec lui, dès que j’ ai le temps et le matériel, promis je vous les poste.
Au départ de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi-tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru. J’opterai finalement pour la seconde possibilité, et je ne le regretterai pas.
Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tchèque, (oui encore) me prenne pour un lift de 6 heures jusqu’au  croisement d’ Uluru. Ici, un jeune couple de japonnais est posté et fait du stop aussi… Mes premiers autostoppeurs croisés en Australie. Je suis content d’ un peu de compagnie et tout de suite le courant passe bien. Le mauvais côte est que la plupart des gens qui circulent sur cette route sont très charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les coûts, alors à 3 , il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..
Ça fait déjà 6 heures qu’ ils sont là…
Une seule voiture s’ est arrêtée, à la description qu ils m en font, je reconnais Witeck et Eileen…
Petit le monde, petit..
Puis à peine 2 heures après mon arrivée, un couple de Hongkongais s’ arrête et miracle, ont de la place pour nous 3….. Quelques heures après nous sommes à Uluru,  derrière une bière, devant un concert et en pleine hallucination…. Nous sommes en plein cœur de nulle part, mais ici une micro ville a été bâtie. Hôtels,  piscines,  supermarchés,  bars, restaurants, aéroport…. Dans un endroit où seuls les aborigènes qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre , on a créé un oasis artificiel 5 étoiles. C’ en est presque écœurant !! Tout est prévu pour le confort et le divertissement, j’ ai l impression d’ être a Disney land. Ces hordes de touristes qui débarquent en avion, pour escalader Ayers Rock ou le survoler en hélicoptère, sans comprendre,  sans sentir la magie du lieu qu’ ils gâchent. On a installe un marché aborigène, à côte duquel, pour faire plus vrai , on a place une femme aborigène qui a l’air complétement défoncée et à qui on demande de dessiner sur du papier. Le but étant de faire croire aux touristes que c’ est elle et sa tribu qui sont les artisans. Mais la supercherie est trop grosse, c’ est choquant !!! Ensuite,  vous pouvez assister à un spectacle de danse traditionnelle…. Les performeurs sont blancs ou métisses…..
Une communication intensive sur le site rabâche partout que Ayers rock et ses profits appartiennent aux propriétaires ancestraux.
C est vrai !!!
Les aborigènes possèdent le caillou , le parc et ses droits d’ entrée (25 dollars, par personne pour 3 jours) leurs sont reversés. Mais le juteux, le complexe est,  lui,  bien prive…. Alors que les aborigènes propriétaires demandent l’interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes ne viennent que pour ça.
Arrivent presses ,escaladent presses, prennent une photo au sommet, la publient  instantanément sur FB, oui il y a du réseau au sommet…
J ‘ai encore les dents serrées en écrivant ces lignes. Mais, encore une fois,  je vous écrirai plus longuement sur l’ histoire aborigène, je dois d’ abord enquêter et tenter de structurer un peu plus.
Je passerai 2 jours et 2 nuits sur ce site, que je conseille à tous de visiter, tant la magie y est présente et les paysages sublimes.
Mais n’ y allez pas en avion…. Allez y sur la pointe des pieds !!!

Le soir au camping,  je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre à bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings Canyon,  les West Mc donnell Ranges et finir a Alice Springs.. J’ accepte sans hésitation. Inespéré de prendre cette route pour un autostoppeur. Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d’une beauté sauvage, du fun, de la culture, de l’ émerveillement … Des larmes dans les yeux, c’ est la première fois qu’ un voyage m’émeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises. Un jeune allemand s’ est joint à nous et nous voyageons à 2 voitures et 5 personnes. Arrêtés sur le bord de la route pour prendre une photo, c’ est le moment choisi par  la Coco”s troupe pour débarquer…. Incroyable !!! Les retrouvailles sont chaleureuses,  nous décidons d’ aller camper tous ensemble a quelques kilomètres d’ ici. Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps. La magie du voyage est à son paroxysme !!! Le lendemain, après quelques heures de rando dans un endroit subjuguant, nous prenons la direction d’ Alice Springs. Je décide d’ accompagner la French Team…. Nous faisons 30 km, Et la patatras,  c’ est la panne !!! Nous sommes a 120 kms d’ Alices Springs…. Le dépanneur viendra le lendemain matin en échange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu,  il nous fera visiter les derniers endroits à voir sur la route, sous les yeux ébahis des autres voyageurs de voir débarquer ce camion chargé du van en panne à toute vitesse . Bon fun !! Il faudra plus d’ une semaine et 700 dol au mécano pour réparer. Je compatirai quelques jours et resterai dans cette bourgade désolée avec mes acolytes, mais déciderai de repartir devant en stop. Le rendez- vous est pris a Katherine, 1000 kms  au nord, où Erika,  une amie italienne rencontrée à Shepparton travaille. Malgré une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d’ Alice Springs, ce trajet sera génial et j’ aurai même l’ opportunité d’ aller visiter une communauté aborigène (normalement interdite) avec un postier. Encore une fois je vous en parle plus tard. A une 50 aine de kilomètres  au nord d’ Alice Springs, on passe le tropique du Capricorne et à environ 200 km au sud de Katherine, la végétation verdit et grandit jusqu’à devenir de la forêt tropicale.L » humidité dans l’air augmente et la chaleur devient étouffante, heureusement de nombreux “hot springs” arrosent la région offrant de véritables oasis naturels où se baigner et admirer les couleurs de la végétation et la faune locale. L’ eau, d’un bleu cristallin jailli à 34C, parfait pour se remettre des kilomètres avalés dans la poussière. L effet psychique d’un tel endroit lorsque l’on a passe les dernières semaines dans des lieux secs et hostiles à la survie est indescriptible. Mais c’est ici que commence l’ habitat des crocodiles. Il en existe 2 sortes. L’ un le Freshwater, n’est pas dangereux pour l homme, il ne faut évidemment pas le taquiner, mais il choisira la fuite à la confrontation. L autre, c’ est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui là est vraiment dangereux. Si vous en voyez de près, c’ est parce que lui l’a choisi et c’est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes une proie, et si il a déjà mangé, il vous tue et vous garde pour plus tard. Bref,  il faut à tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir où ils se cachent. Les rangers survolent les zones à risque,  placent des pièges, des leurres. Mais des accident arrivent  régulièrement. Comme son nom l’ indique, il vit en mer, mais s »avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut mesurer jusqu’ à 6 mètres et peser une tonne, rapide comme l’éclair,  ses assauts ne laissent aucune chances a son diner. Protégé, il prolifère, mais les autorités tentent de le contrôler . Quand il yen  a trop, ils sont prélevés et amenés dans une ferme à crocodiles où ils seront transformés en sac à main. Ou alors, ils les rendent méfiants à l’ humain,  les harponnent et les relâchent. Je resterai 3 jours à Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerai même, en vain, à un job. Arrivé a Katherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journée à se promener et je rencontre en quelques heures, seulement, plein de Français et d’ Italiens à la recherche de boulot…. Je retombe dans l’ ambiance Shepparton du début… Le même soir, mes amis de la Coco”s troupe me retrouvent,  nous filons voir Erika dans sa ferme de pastèques. On tentera en vain de se faire embaucher. On passera 2 jours ici à profiter des sources et du farniente. Puis la route nous rappelle, direction Darwin… Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , à l’ instar de milliers de “Backapackers” allemands, français, norvégiens… Darwin est sur la route du flux migratoire de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde. La municipalité de Darwin et l’ état ont l’ambition de faire de Darwin une mégalopole de plus 1 millions et demi d’ habitants dans les prochaines décennies. Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entouré d’autres petites localités, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des décennies, voire des siècles pour les grandes villes européennes, ici ils veulent le faire en 20 ans. L’ Australie a la folie des grandeurs et en a les moyens . Mais ici, la recherche de travail est un business en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d’eldorado économique, qui est certes justifiée, mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans expérience qui déboulent chaque semaine.  Alors des agences, des hôtels,  se spécialisent dans “emplyment industry” Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donnent  du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprises avec lesquelles ils travaillent qui on besoin de main d’ œuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez du mieux travailler pour garder le job qu ils vous ont donné. Mais si vous voulez encore essayer…. c’ est facile…c’ est 100 dollars. Mon souhait n’ est pas de rester à darwin,  je compte me rendre à Broome , où j’ai un contact avec une compagnie de pêche de perles d huitres. A suivre. Mais quant à passer quelques jours ici et découvrir…Pourquoi pas. Une semaine dans un hôtel basique, en dortoir coute 180 dollars. Mais j’ ai rencontre grâce au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius. Julius, en échange de quelques heures de travail quotidien, me met à disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux…. Je le rencontre des mon arrivee, le courant passe tres bien tres vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius. Le bateau sur lequel je suis cense vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marees pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l eau. Les derniers gars, qu il a accueilli , se sont plantes dans le sable a 3 heures du matin. Ils ont appele Julius a la rescousse, mais impuissant I na pu que constater la situation depuis la jetee en attendant que la maree monte , liberant ainsi les 2 terrifies.Ils sont restes 2 heures ainsi abord de la coquille de noix. Je vous ais parle des crocodiles??? Ici, c est controle, mais le risque est grand et personne ne va a l eau, loraque vous naviguez, attention a ne pas laisser une main par dessus bord, attention a ne pas accoster , debarquer ou embarquer a des heures regulieres au meme endroit. Ce sont des chasseurs et vous etes une proie,meme si vous n etes pas suppose en voir, il faut toujours garde a l esprit. Voila les regles de bases. De plus , ici , c est infeste de “sting box” meduse boite, dont leur brulure provoque un arret cardiaque et si vous echappez a ca , alors peut etre aurez vous la chance de rencontrer un requin. Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins.vraiment tres pres du bateau. Spectacle magique!! Nous, oui car j ai embarque la Coco’s team avec moi. Et comme le bateau est un peu petit, il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la premiere fois que je campe en pleine mer…. Tout ca c est bien cool!!! pour quelques jours, car surle bateau il n y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus aumoment ddu coucher su soleil, les ‘sands flies’s enmelent, et la ca devient l enfer. C est peites bestiole presque invisible, vous urinent dessus et provoquent de terribles demangeaisons. Si vous ajoutez a ca l humidite de l air , la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galere. En plus, au lieu de bosser sur l un des bateaux et d apprendre des choses interessantes, Julius nous demande de l aider a nettoyer un gymanse le soir. Sympa mais ininteressant. Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre. Coco et moi, on a trouve un boulot , on est debrouissailleurs de bush.Syurement le travail le plus dur de ma vie. L effort phisyque additione a la chaleur, rendent extenuant une journee de 7 heures de travail durant lesquel on absorbe 6 litres d eau chacun. Heuresement c est bien paye, 25 dol par heure,(20 euros). Mais en meme temps,on prend vraiment des risques, Coco a , a 2 reprises mis un coup de tete par accident, dans 2 nid de guepes. Pique une 20 aine de fois. Heureusemnt il est costaud et , elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignees de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles.Enfin il y a les serpents, et la par contre faut pas deconner,ici habite des pythons sans dangers,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l on travaille vetus des pieds a la tete, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en théorie, on est safe…..mais il faut garder tout ca a l esprit… Mais on le vit bien… Samedi on déménage chez le jardinier , qui nous sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main a sa femme. Je voulais rester que quelques jours, apparemment ce sera plus long…..

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Alice springs

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C est a bord d un camion de dépannage que Kim, Lili , Coco et moi avons débarqué dans la bourgade d Alice spring. ???
Peut être que certains d entre vous se rappelle d eux. Je les avais rencontre dans les rues de Shepparton et invite a partager notre logement, chez Paulette, avec le reste de l equipe Vous situez?
Nous avions ensuite vecu et travaille ensemble pendant pres de 3 mois, apres quoi nous avons pris nos route respectives, eux pour Darwin ,et moi pour nul part.
Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que tres peu empruntent en raison de son accindentite et de son isolement, et bien c est ici , que le destin avait decide que nous devions nous retrouve.
Avant d aller plus loin , je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi meme, austoppeur de mon etat , retrouve sur cette route de fin du monde.
La derniere fois, je vous avait laisse du cote de broken hills, cette riche ville miniere isole du monde par des centaine de kilometres de , de ….,ben de rien en fait… 
Depuis errant de voiture en road train a travers l aridite australienne, j ai navigue de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le desert a un cote euphorisant sur tout le monde, mais sur moi , c est encore plus efficace que la marijuana.
Etre seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en atendant plusieurs heures qu une voiture vienne a ma rencontre, auront ete les ingredient d un sentiment de liberte des plus fort eprouve. Seul au monde, pas de notionde temps, de l eau , a manger et ma tente, pas plus pas moins, pour etre heureux et avoir l impression d etre capable de marcher sur les nuages.
A vivre!!!!
Puis apres plusieurs jour d errance de la sorte, un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m appretais a passer une nuit de plus seul avec les etoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse, une voiture s arrete, un grand gaillard en jailli, ecartant les bras , en me souhaitant d hors et deja la bienvenue a bord…. Avec lui une vielle dame qui montre beaucoups plus de reticence a mon embarquement. Tous les 2 me font toute de suite rire , et je les aime deja.
Le temps de me faire une place a l arriere, de parcourir quelques kilometre off road , et le camp est installe sur un joli belvedere.
Witeck est tcheque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoups en commun.
Eiline, 6? ans, americaine ,professeur d anglais retraite, elle habite dans le victoria depuis 4?ans, peu habitue aux voyages de ce genre et aux austoppeurs, je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l egorger (ou la violer) dans la nuit.
Tout 2 se sont rencontres a Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d angalis, elle lui a propose ses services, ils ont echange leur souhait d aller a Uluru, Eileen a propose sa voiture, Witeck de la conduire ,et voila comment ce couple original s est retrouve sur ma route.
Quand ils m ont trouve , ils roulaient deja depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d arriver au “caillou”. Et c etait dans la meme direction que moi, qui voulait aller a Coober Peddy.
Apres 2 jours de route bien agreables en leur compagnie , ils me deposeront au camping “underground”de cooper peddy.
Ici underground , n est pas une metaphore sinonyme d alternatif, mais c est bien le sens terre a terre qu il faille comprendre, c est a dire , que ce soir que je vais camper a 3 metres sous terre.
???
Coopper Peddy est la capitale mondiale de l extracion d opale, bien que les filon se soient rarefies et apauvris, aujour dhui encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme.
Situee a mi chemin entre Adelaide et Alice springs il faut parcourir plus de 1000 kilometres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est tres rude , et jusqu a il y a seulement qqs annees , l eau devait y etre apporte , ensuite un systeme de recuperation des rares eaux de pluie avait ete installe, avant de forer le sol profondement et d y puiser l eau la plus pure d australie , bien que tres salee. 
La vie y est encore aujourd hui tres particuliere, mais imaginer au debut de son peuplement.
Et pourtant, au debut du 20eme siecle une veritable , ruee vers l opale a eu lieue, et ce jusque dans les annees 70 .De tout les coins du monde,de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs economie dans le materiel necessaire a cette extraction, et s impose un des modes vies des plus dures imaginables. Malgre la rudesse du climat, l eau etait rationnee, en quantite juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l idee d habiter dans les mines, ou la temperature est de 24 degre toute l annee, le jour comme la nuit. Petit a petit les mines se sont transforme en maisons douillettes, que l on pouvait agrandir comme semblait, avec en plus, l espoir d y trouve du caillou precieux.
Les habitants d aujour dhui sont l heritage de ce riche passe, peuplee de 3000 habitants, issues de plus de 40 nationalites, 80 pour cent de la population vit sous terre, et l econmie est basee sur le tourisme. Les hotels et le camping propose des experiences souterraines, on peut visiter les mines, les eglises souterraines et les maisonettes troglodytes.
Les mines etant situees a plusieurs kilometres de la petite bourgade , les travailleurs etant en poste “fly in fly out” , c est a dire qu ils viennent en avion , travaillent pendant 30 jours, partent 30 jours en conge et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite ,l industrie et l econmie miniere bien qu encore tres importantes, ne touche plus vraiment la petite cite.
Situee sur des terres aborigenes, une communautes d environ 600, issues de diffentes ethnies d entre eux “vivent” ici.
Mais je vous parlerais bientot plus longuement de l “epine”aborigene..
Cooper Peddy, resemble a une immense photogeneique decharge a ciel ouvert, vous comprendrez bien la difficulte et le cout pour evacuer les carcasses de bagnoles,machines a laver ou television.
Alors beaucoups d habitants ont opte pour la structure artistique de recuperation, arborant devant ou meme sur le toit de leur terrier ,robot strawarsien en parabole usager, pylones de claviers d ordinateurs, epaves d autos empilees, le tout encadre par l horizon sans fin ou se confond le bleu immacule du ciel et la couleur rouille du sable. Une vraie ambiance Mad Max.
J ai eu d ailleurs la chance de rencontre Roberto, un allemend d une 70 aine d annes, qui a emigre ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grace a l opale, a l image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a reusi, mais Roberto est seul. Alors lorsque je suis passe devant son hangar de tole qui lui fait office de gite, il m a interpelle , et m a garde avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits,sa tombe ses centaines d ecrans de tele de tous ages qui s entassent dans son jardin poussiereux. Il aime a capturer le reflet de touristes dans ses ecrans avec son appareil numerique trouve sur le sol .Ne sachant pas comment faire developper ses trophees ni comment transferer le contenu vers un dique plus grand, il doit alors precieusement les selectionner L idee de lui offrir une carte SD me traverse alors l esprit, puis tres v ite je realise le gachis que cela entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que qqs centaines de photos, celles selectionnees lui sont chere, si il avait la possibilte d en avoir des milliers , elles perdraient alors leurs valeurs et Roberto sa passion.
N est ce pas l erreur que nous faisons tous?? 
Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans , ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu il ne connait quasiment pas, de ses freres et soeurs eparpilles sur la planete, qu il n a pas vu depuis 40 ans.
Enfin Roberto me presente l amour de sa vie… un figuier qu il garde proteger dans un enclos grillage, il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop etranger pour avoir le droit de le connaitre.
Roberto est riche, Roberto a reussi, mais Roberto est seul.
Roberto a le sourire, et il me le donne..
Si vous passez par la, s il vous plait , rendez lui visite.
J ai fait des videos avec lui, des que j ai le temps et le materiel. Promis je vous les poste.

Au depart de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru.
J opterais finalement pour la seconde, et je ne le regretterais pas.
Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tcheque, (oui encore) me prennent pour un lift de 6 heures juqu au croisement d Uluru. Ici , un jeune couple de japonnais est poste et font du stop aussi…Mes premiers autostoppeurs croise en Australie. Je suis content d un peu de compagnie et toiut de suite le courant passe bien. Le mauvais cote est que la pluaprt des gens qui circulent sur cette route, sont tres charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les couts, alors a 3 , il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..
Ca fait deja 6 heures qu ils sont la….Une seul voiture s est arretee, a la description qu ils m en font, je reconnais Witeck et Eileen…Petit le monde, petit..
Puis a peine 2 heures apres mon arrivee, un couple de hong kongais s arrete et miracle , ont de la place pour nous 3…..
Quelques heures apres nous sommes a Uluru , derriere une biere devant un concert et en pleine halucination….
Nous sommes en plein coeur de nulle part, mais ici une micro ville a ete bati.
Hotels, piscine, supermaches, bars ,restauarants, aeroport….
Dans un endroit ou seul les aborigenes , qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre , o a cree un oasis artificiel 5 etoiles.
C en est presque ecoeurant.!!!
Tout est prevu pour le confort et le divertissement, j ai l impression d etre a Disney land. 
Ces hordes de touristes qui debarquent en avion, pour ecalader Ayers Rock ou le survoler en Helicoptere, sans comprendre , sans sentir la magie du lieu qu ils gachent.
On a installe un marche aborigene, a cote duquel, pour faire plus vrai , on a place une femme aborigene qui a l air completement defonce ,et a qui on demande de dessiner sur du papier. 
Le but etant de faire croire aux touristes que c est elle et sa tribu qui sont les artisans.
Mais la supercherie est trop grosse, c est choquant!!!
Ensuite , vous pouvez assister a un spectacle de danse traditionnelle….les perfomeurs sont blancs ou metisses…..
Une comunication intensive sur le site, rabache partout que Ayers rock et ses profits apparteinnet aus proprietaires ancestraux. C est vrai!!!
Les aborigenes possedent le caillou et le park , et les droit d entree (25 dol, par pers pour 3 jours) leur sont reverses.
Mais le juteux, le complexe est lui , bien prive….
Alors que les abo proprietaires ,demandent l interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes, ne viennent que pour ca.
Arrivent presses,ecaladent presses,prennent une photo au sommet, la publie instantanement su Fb, oui il y a du reseau au sommet…
J ai encore les dents serrees en ecrivant ces lignes.
Mais , encore une fois je vous ecrirais plus longuement sur l histoire aborigene, je dois d abord enqueter et tenter de structurer un peu plus.

Je passerais 2 jours et 2 nuit sur ce site, que je conseille a tous de vister, tant la magie y est presente et les paysages sublimes. 
Mais n y aller pas en avion….Allez y sur la pointe des pieds!!!

Le soir au camping, je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre a bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings canyon , les West Mc donnell Ranges et finir a Alice Springs.. J accepte sans hesitation. Inespere de prendre cette route pour un autostoppeur.
Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d une beaute sauvage, du fun,de la culture, de l emerveillement …des larmes dans les yeux, c est la premiere fois qu un voyage m emeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises.
Un jeune allemand s est joint a nous et nous voyageons a 2 voitures et 5 personnes.
Arretes sur le bord de la route pour prendre une photo, c est le moment choisi pour la Coco”s troupe de debarquer…. Incroyable!!! Les retrouvailles sont chaleureux, nous decidons d aller camper tous ensemble a qqs kilometres d ici.
Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps.
La magie du voyage est a son paroxysme!!!
Le lendemain, apres qqs heures de rando dans un endroit subjuguant. Nous prenons la direction d Alice springs, je decide d accompagner la French team….Nous faisons 30 km, Et la patatra , c est la panne!!!
Nous sommes a 120 km d alices springs….
Le depanneur viendra le lendemain matin en echange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu , il nous fera visiter les derniers endroits a voir sur la route, sous les yeux ebahis des autres voyageurs de voir debarquer ce camion charge du van en panne a toute vitesse .
Bon fun!!
Il faudra plus d une semaine et 700 dol au maceno pour reparer.
Je compatirais quelques jours et resterais dans cette bourgade desolee avec mes acolytes, mais deciderais de repartir devant en stop. Le rendez vous est pris a Catherine, 1000km au nord, ou Erika une amie italienne rencontree a Shepparton travaille.
Malgre une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d Alice springs, ce trajet sera genial et j aurais meme l opportunite d aller visiter une communaute aborigene (normalement interdite)avec un postier.
Encore une fois je vous en parle plus tard.
A une 50 aine de kilometre au nord d alice springs, on passe ke tropique du capricorne et a environ 200 km au sud de Catherine, la vegetation verdit et grandit jusqu a devenir de la foret tropicale.L humidite dans l air augment et la chaleur devient etouffante, heuresement de nombreux “hot springs” arrosent la region offrant de veritables oasis naturels ou se baigner et admirer les couleurs dela vegetation et la faune locale. L eau ,d un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remmettre des kilometres avales dans la poussieres. L effet psychique d un tel endroit lorsque l on a passe les dernieres semaines dans des lieux secs et hostiles a la survie est indescriptibles. Mais c est ici que commence l a habitat des crocodiles.
Il en existe 2 sortes. L un le Freshwater, n est pas dangeraux pour l homme,il ne faut evidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite a la confrontation.
L autre , c est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui est vraiment dangereux. Si vous en voyez de pres, c est parce que lui l a choisi et c est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous etes une proie, et si il a deja mange, il vous tue et vous garde pour plus tard.
Bref il faut a tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir ou ils se cachent.
Les rangers survolent les zones arisque, placent des piges, des leurres. Mais des accident occurent regulierement.
Comme son non l indique, il vit en mer, mais s avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilometres.
Il peut mesurer jusqu a 6 metres et peser une tonnes, rapide comme l eclair , ses assauts ne laissent aucunes chances a son dinner.
Protege, il prolifere, mais les autorites tentent de le controller . Quand il y a trop, il sont preleves et amene dans une ferme a crocdile ou ils seront transformes en sac a main. Ou alors, ils les rendent mefiant a l humain , les harponnnt et les relachent.

Je resterais 3 jours a Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerais meme, en vain, a un job.

Arrive a Catherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journee a se promener et je rencontre en qqs heures, seulement, plein de Francais et d Italiens a la recherche de boulot…. Je retombe dans l ambiance Shepparton du debut…
Le meme soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent , nous filons voir Erika dans sa ferme de pasteque. On tentera en vain de se faire embaucher. On pasera 2 jours ici a profiter des sources et du farniente.
Puis la route nous rappelle, direction Darwin…
Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , a l instar de milliers de “Backapackers” allemand, francais, norvegien… Darwin est sur la route du flux migratoirs de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde.
La municipalite de Darwin et l etat ont l ambition de faire de Darwin une megalopole de plus 1 millions et demie d habitants dans les prochaines decenies.
Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entoure d autres petites localites, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des decennies,voir des siecles pour les grandes villes europeennes, ici ils veulent le faire en 20 ans.
L australie a la folie des grandeurs et en a les moyens .
Mais ic, le recherche de travail est u buisness en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d eldorado economique, qui est certes justifiee,mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans experience qui deboulent chaque semaines.
Alors des agences, des hotels se specialisent dans “emplyment industry” 
Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donne du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprise avec lesquels ils travaillent qui on besoin de main doeuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez du mieux travailler pour garder le job qu ils vous ont donne. Mais si vous voulez encore essayer…. c est facile…c est 100 dollars.

Mon souhait n est pas de rester a darwin, je compte me rendre a Broome , ou j ai un contact avec une companie de peche de perle d huitres. A suivre.
Mais quant a passer quelaues jours ici et decouvrir…Pourquoi pas.
Une semaine dans un hotel basique , en dortoir coute 180 dollars.
Mais j ai rencontre grace au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius.
Julis, en echange de quelques de travail quotidien, me met a disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux….
Je le rencontre des mon arrivee, le courant passe tres bien tres vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius.
Le bateau sur lequel je suis cense vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marees pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l eau. 
Les derniers gars, qu il a accueilli , se sont plantes dans le sable a 3 heures du matin.
Ils ont appele Julius a la rescousse, mais impuissant I na pu que constater la situation depuis la jetee en attendant que la maree monte , liberant ainsi les 2 terrifies.Ils sont restes 2 heures ainsi abord de la coquille de noix. Je vous ais parle des crocodiles??? 
Ici, c est controle, mais le risque est grand et personne ne va a l eau, loraque vous naviguez, attention a ne pas laisser une main par dessus bord, attention a ne pas accoster , debarquer ou embarquer a des heures regulieres au meme endroit. Ce sont des chasseurs et vous etes une proie,meme si vous n etes pas suppose en voir, il faut toujours garde a l esprit. Voila les regles de bases.
De plus , ici , c est infeste de “sting box” meduse boite, dont leur brulure provoque un arret cardiaque et si vous echappez a ca , alors peut etre aurez vous la chance de rencontrer un requin.
Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins.vraiment tres pres du bateau.
Spectacle magique!!
Nous, oui car j ai embarque la Coco’s team avec moi.
Et comme le bateau est un peu petit, il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la premiere fois que je campe en pleine mer….
Tout ca c est bien cool!!! pour quelques jours, car surle bateau il n y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus aumoment ddu coucher su soleil, les ‘sands flies’s enmelent, et la ca devient l enfer. C est peites bestiole presque invisible, vous urinent dessus et provoquent de terribles demangeaisons. Si vous ajoutez a ca l humidite de l air , la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galere.
En plus, au lieu de bosser sur l un des bateaux et d apprendre des choses interessantes, Julius nous demande de l aider a nettoyer un gymanse le soir. Sympa mais ininteressant.
Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre.
Coco et moi, on a trouve un boulot , on est debrouissailleurs de bush.Syurement le travail le plus dur de ma vie. L effort phisyque additione a la chaleur, rendent extenuant une journee de 7 heures de travail durant lesquel on absorbe 6 litres d eau chacun. Heuresement c est bien paye, 25 dol par heure,(20 euros). Mais en meme temps,on prend vraiment des risques, Coco a , a 2 reprises mis un coup de tete par accident, dans 2 nid de guepes. Pique une 20 aine de fois. Heureusemnt il est costaud et , elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignees de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles.Enfin il y a les serpents, et la par contre faut pas deconner,ici habite des pythons sans dangers,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l on travaille vetus des pieds a la tete, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en theorie, on est safe…..mais il faut garder tout ca a l esprit…
Mais on le vit bien…
Samedi on demenage chez le jardinier , qui nous sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main a sa femme. 
Je voulais rester que quelques jours, apperrement ce sera plus long…..

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.599152403430907.1073741840.334038009942349&type=1&l=765fa6407d

Kings canyon and outback profond

Image

C est a bord d un camion de depannage que Kim, Lili , Coco et moi avons debarque dans la bourgade d Alice spring. ???
Peut etre que certains d entre vous se rappelle d eux. Je les avais rencontre dans les rues de Shepparton et invite a partager notre logement, chez Paulette, avec le reste de l equipe Vous situez?
Nous avions ensuite vecu et travaille ensemble pendant pres de 3 mois, apres quoi nous avons pris nos route respectives, eux pour Darwin ,et moi pour nul part.
Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que tres peu empruntent en raison de son accindentite et de son isolement, et bien c est ici , que le destin avait decide que nous devions nous retrouve.
Avant d aller plus loin , je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi meme, austoppeur de mon etat , retrouve sur cette route de fin du monde.
La derniere fois, je vous avait laisse du cote de broken hills, cette riche ville miniere isole du monde par des centaine de kilometres de , de ….,ben de rien en fait… 
Depuis errant de voiture en road train a travers l aridite australienne, j ai navigue de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le desert a un cote euphorisant sur tout le monde, mais sur moi , c est encore plus efficace que la marijuana.
Etre seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en atendant plusieurs heures qu une voiture vienne a ma rencontre, auront ete les ingredient d un sentiment de liberte des plus fort eprouve. Seul au monde, pas de notionde temps, de l eau , a manger et ma tente, pas plus pas moins, pour etre heureux et avoir l impression d etre capable de marcher sur les nuages.
A vivre!!!!
Puis apres plusieurs jour d errance de la sorte, un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m appretais a passer une nuit de plus seul avec les etoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse, une voiture s arrete, un grand gaillard en jailli, ecartant les bras , en me souhaitant d hors et deja la bienvenue a bord…. Avec lui une vielle dame qui montre beaucoups plus de reticence a mon embarquement. Tous les 2 me font toute de suite rire , et je les aime deja.
Le temps de me faire une place a l arriere, de parcourir quelques kilometre off road , et le camp est installe sur un joli belvedere.
Witeck est tcheque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoups en commun.
Eiline, 6? ans, americaine ,professeur d anglais retraite, elle habite dans le victoria depuis 4?ans, peu habitue aux voyages de ce genre et aux austoppeurs, je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l egorger (ou la violer) dans la nuit.
Tout 2 se sont rencontres a Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d angalis, elle lui a propose ses services, ils ont echange leur souhait d aller a Uluru, Eileen a propose sa voiture, Witeck de la conduire ,et voila comment ce couple original s est retrouve sur ma route.
Quand ils m ont trouve , ils roulaient deja depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d arriver au “caillou”. Et c etait dans la meme direction que moi, qui voulait aller a Coober Peddy.
Apres 2 jours de route bien agreables en leur compagnie , ils me deposeront au camping “underground”de cooper peddy.
Ici underground , n est pas une metaphore sinonyme d alternatif, mais c est bien le sens terre a terre qu il faille comprendre, c est a dire , que ce soir que je vais camper a 3 metres sous terre.
???
Coopper Peddy est la capitale mondiale de l extracion d opale, bien que les filon se soient rarefies et apauvris, aujour dhui encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme.
Situee a mi chemin entre Adelaide et Alice springs il faut parcourir plus de 1000 kilometres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est tres rude , et jusqu a il y a seulement qqs annees , l eau devait y etre apporte , ensuite un systeme de recuperation des rares eaux de pluie avait ete installe, avant de forer le sol profondement et d y puiser l eau la plus pure d australie , bien que tres salee. 
La vie y est encore aujourd hui tres particuliere, mais imaginer au debut de son peuplement.
Et pourtant, au debut du 20eme siecle une veritable , ruee vers l opale a eu lieue, et ce jusque dans les annees 70 .De tout les coins du monde,de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs economie dans le materiel necessaire a cette extraction, et s impose un des modes vies des plus dures imaginables. Malgre la rudesse du climat, l eau etait rationnee, en quantite juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l idee d habiter dans les mines, ou la temperature est de 24 degre toute l annee, le jour comme la nuit. Petit a petit les mines se sont transforme en maisons douillettes, que l on pouvait agrandir comme semblait, avec en plus, l espoir d y trouve du caillou precieux.
Les habitants d aujour dhui sont l heritage de ce riche passe, peuplee de 3000 habitants, issues de plus de 40 nationalites, 80 pour cent de la population vit sous terre, et l econmie est basee sur le tourisme. Les hotels et le camping propose des experiences souterraines, on peut visiter les mines, les eglises souterraines et les maisonettes troglodytes.
Les mines etant situees a plusieurs kilometres de la petite bourgade , les travailleurs etant en poste “fly in fly out” , c est a dire qu ils viennent en avion , travaillent pendant 30 jours, partent 30 jours en conge et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite ,l industrie et l econmie miniere bien qu encore tres importantes, ne touche plus vraiment la petite cite.
Situee sur des terres aborigenes, une communautes d environ 600, issues de diffentes ethnies d entre eux “vivent” ici.
Mais je vous parlerais bientot plus longuement de l “epine”aborigene..
Cooper Peddy, resemble a une immense photogeneique decharge a ciel ouvert, vous comprendrez bien la difficulte et le cout pour evacuer les carcasses de bagnoles,machines a laver ou television.
Alors beaucoups d habitants ont opte pour la structure artistique de recuperation, arborant devant ou meme sur le toit de leur terrier ,robot strawarsien en parabole usager, pylones de claviers d ordinateurs, epaves d autos empilees, le tout encadre par l horizon sans fin ou se confond le bleu immacule du ciel et la couleur rouille du sable. Une vraie ambiance Mad Max.
J ai eu d ailleurs la chance de rencontre Roberto, un allemend d une 70 aine d annes, qui a emigre ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grace a l opale, a l image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a reusi, mais Roberto est seul. Alors lorsque je suis passe devant son hangar de tole qui lui fait office de gite, il m a interpelle , et m a garde avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits,sa tombe ses centaines d ecrans de tele de tous ages qui s entassent dans son jardin poussiereux. Il aime a capturer le reflet de touristes dans ses ecrans avec son appareil numerique trouve sur le sol .Ne sachant pas comment faire developper ses trophees ni comment transferer le contenu vers un dique plus grand, il doit alors precieusement les selectionner L idee de lui offrir une carte SD me traverse alors l esprit, puis tres v ite je realise le gachis que cela entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que qqs centaines de photos, celles selectionnees lui sont chere, si il avait la possibilte d en avoir des milliers , elles perdraient alors leurs valeurs et Roberto sa passion.
N est ce pas l erreur que nous faisons tous?? 
Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans , ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu il ne connait quasiment pas, de ses freres et soeurs eparpilles sur la planete, qu il n a pas vu depuis 40 ans.
Enfin Roberto me presente l amour de sa vie… un figuier qu il garde proteger dans un enclos grillage, il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop etranger pour avoir le droit de le connaitre.
Roberto est riche, Roberto a reussi, mais Roberto est seul.
Roberto a le sourire, et il me le donne..
Si vous passez par la, s il vous plait , rendez lui visite.
J ai fait des videos avec lui, des que j ai le temps et le materiel. Promis je vous les poste.

Au depart de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru.
J opterais finalement pour la seconde, et je ne le regretterais pas.
Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tcheque, (oui encore) me prennent pour un lift de 6 heures juqu au croisement d Uluru. Ici , un jeune couple de japonnais est poste et font du stop aussi…Mes premiers autostoppeurs croise en Australie. Je suis content d un peu de compagnie et toiut de suite le courant passe bien. Le mauvais cote est que la pluaprt des gens qui circulent sur cette route, sont tres charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les couts, alors a 3 , il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..
Ca fait deja 6 heures qu ils sont la….Une seul voiture s est arretee, a la description qu ils m en font, je reconnais Witeck et Eileen…Petit le monde, petit..
Puis a peine 2 heures apres mon arrivee, un couple de hong kongais s arrete et miracle , ont de la place pour nous 3…..
Quelques heures apres nous sommes a Uluru , derriere une biere devant un concert et en pleine halucination….
Nous sommes en plein coeur de nulle part, mais ici une micro ville a ete bati.
Hotels, piscine, supermaches, bars ,restauarants, aeroport….
Dans un endroit ou seul les aborigenes , qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre , o a cree un oasis artificiel 5 etoiles.
C en est presque ecoeurant.!!!
Tout est prevu pour le confort et le divertissement, j ai l impression d etre a Disney land. 
Ces hordes de touristes qui debarquent en avion, pour ecalader Ayers Rock ou le survoler en Helicoptere, sans comprendre , sans sentir la magie du lieu qu ils gachent.
On a installe un marche aborigene, a cote duquel, pour faire plus vrai , on a place une femme aborigene qui a l air completement defonce ,et a qui on demande de dessiner sur du papier. 
Le but etant de faire croire aux touristes que c est elle et sa tribu qui sont les artisans.
Mais la supercherie est trop grosse, c est choquant!!!
Ensuite , vous pouvez assister a un spectacle de danse traditionnelle….les perfomeurs sont blancs ou metisses…..
Une comunication intensive sur le site, rabache partout que Ayers rock et ses profits apparteinnet aus proprietaires ancestraux. C est vrai!!!
Les aborigenes possedent le caillou et le park , et les droit d entree (25 dol, par pers pour 3 jours) leur sont reverses.
Mais le juteux, le complexe est lui , bien prive….
Alors que les abo proprietaires ,demandent l interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes, ne viennent que pour ca.
Arrivent presses,ecaladent presses,prennent une photo au sommet, la publie instantanement su Fb, oui il y a du reseau au sommet…
J ai encore les dents serrees en ecrivant ces lignes.
Mais , encore une fois je vous ecrirais plus longuement sur l histoire aborigene, je dois d abord enqueter et tenter de structurer un peu plus.

Je passerais 2 jours et 2 nuit sur ce site, que je conseille a tous de vister, tant la magie y est presente et les paysages sublimes. 
Mais n y aller pas en avion….Allez y sur la pointe des pieds!!!

Le soir au camping, je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre a bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings canyon , les West Mc donnell Ranges et finir a Alice Springs.. J accepte sans hesitation. Inespere de prendre cette route pour un autostoppeur.
Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d une beaute sauvage, du fun,de la culture, de l emerveillement …des larmes dans les yeux, c est la premiere fois qu un voyage m emeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises.
Un jeune allemand s est joint a nous et nous voyageons a 2 voitures et 5 personnes.
Arretes sur le bord de la route pour prendre une photo, c est le moment choisi pour la Coco”s troupe de debarquer…. Incroyable!!! Les retrouvailles sont chaleureux, nous decidons d aller camper tous ensemble a qqs kilometres d ici.
Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps.
La magie du voyage est a son paroxysme!!!
Le lendemain, apres qqs heures de rando dans un endroit subjuguant. Nous prenons la direction d Alice springs, je decide d accompagner la French team….Nous faisons 30 km, Et la patatra , c est la panne!!!
Nous sommes a 120 km d alices springs….
Le depanneur viendra le lendemain matin en echange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu , il nous fera visiter les derniers endroits a voir sur la route, sous les yeux ebahis des autres voyageurs de voir debarquer ce camion charge du van en panne a toute vitesse .
Bon fun!!
Il faudra plus d une semaine et 700 dol au maceno pour reparer.
Je compatirais quelques jours et resterais dans cette bourgade desolee avec mes acolytes, mais deciderais de repartir devant en stop. Le rendez vous est pris a Catherine, 1000km au nord, ou Erika une amie italienne rencontree a Shepparton travaille.
Malgre une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d Alice springs, ce trajet sera genial et j aurais meme l opportunite d aller visiter une communaute aborigene (normalement interdite)avec un postier.
Encore une fois je vous en parle plus tard.
A une 50 aine de kilometre au nord d alice springs, on passe ke tropique du capricorne et a environ 200 km au sud de Catherine, la vegetation verdit et grandit jusqu a devenir de la foret tropicale.L humidite dans l air augment et la chaleur devient etouffante, heuresement de nombreux “hot springs” arrosent la region offrant de veritables oasis naturels ou se baigner et admirer les couleurs dela vegetation et la faune locale. L eau ,d un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remmettre des kilometres avales dans la poussieres. L effet psychique d un tel endroit lorsque l on a passe les dernieres semaines dans des lieux secs et hostiles a la survie est indescriptibles. Mais c est ici que commence l a habitat des crocodiles.
Il en existe 2 sortes. L un le Freshwater, n est pas dangeraux pour l homme,il ne faut evidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite a la confrontation.
L autre , c est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui est vraiment dangereux. Si vous en voyez de pres, c est parce que lui l a choisi et c est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous etes une proie, et si il a deja mange, il vous tue et vous garde pour plus tard.
Bref il faut a tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir ou ils se cachent.
Les rangers survolent les zones arisque, placent des piges, des leurres. Mais des accident occurent regulierement.
Comme son non l indique, il vit en mer, mais s avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilometres.
Il peut mesurer jusqu a 6 metres et peser une tonnes, rapide comme l eclair , ses assauts ne laissent aucunes chances a son dinner.
Protege, il prolifere, mais les autorites tentent de le controller . Quand il y a trop, il sont preleves et amene dans une ferme a crocdile ou ils seront transformes en sac a main. Ou alors, ils les rendent mefiant a l humain , les harponnnt et les relachent.

Je resterais 3 jours a Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerais meme, en vain, a un job.

Arrive a Catherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journee a se promener et je rencontre en qqs heures, seulement, plein de Francais et d Italiens a la recherche de boulot…. Je retombe dans l ambiance Shepparton du debut…
Le meme soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent , nous filons voir Erika dans sa ferme de pasteque. On tentera en vain de se faire embaucher. On pasera 2 jours ici a profiter des sources et du farniente.
Puis la route nous rappelle, direction Darwin…
Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , a l instar de milliers de “Backapackers” allemand, francais, norvegien… Darwin est sur la route du flux migratoirs de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde.
La municipalite de Darwin et l etat ont l ambition de faire de Darwin une megalopole de plus 1 millions et demie d habitants dans les prochaines decenies.
Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entoure d autres petites localites, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des decennies,voir des siecles pour les grandes villes europeennes, ici ils veulent le faire en 20 ans.
L australie a la folie des grandeurs et en a les moyens .
Mais ic, le recherche de travail est u buisness en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d eldorado economique, qui est certes justifiee,mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans experience qui deboulent chaque semaines.
Alors des agences, des hotels se specialisent dans “emplyment industry” 
Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donne du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprise avec lesquels ils travaillent qui on besoin de main doeuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez du mieux travailler pour garder le job qu ils vous ont donne. Mais si vous voulez encore essayer…. c est facile…c est 100 dollars.

Mon souhait n est pas de rester a darwin, je compte me rendre a Broome , ou j ai un contact avec une companie de peche de perle d huitres. A suivre.
Mais quant a passer quelaues jours ici et decouvrir…Pourquoi pas.
Une semaine dans un hotel basique , en dortoir coute 180 dollars.
Mais j ai rencontre grace au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius.
Julis, en echange de quelques de travail quotidien, me met a disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux….
Je le rencontre des mon arrivee, le courant passe tres bien tres vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius.
Le bateau sur lequel je suis cense vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marees pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l eau. 
Les derniers gars, qu il a accueilli , se sont plantes dans le sable a 3 heures du matin.
Ils ont appele Julius a la rescousse, mais impuissant I na pu que constater la situation depuis la jetee en attendant que la maree monte , liberant ainsi les 2 terrifies.Ils sont restes 2 heures ainsi abord de la coquille de noix. Je vous ais parle des crocodiles??? 
Ici, c est controle, mais le risque est grand et personne ne va a l eau, loraque vous naviguez, attention a ne pas laisser une main par dessus bord, attention a ne pas accoster , debarquer ou embarquer a des heures regulieres au meme endroit. Ce sont des chasseurs et vous etes une proie,meme si vous n etes pas suppose en voir, il faut toujours garde a l esprit. Voila les regles de bases.
De plus , ici , c est infeste de “sting box” meduse boite, dont leur brulure provoque un arret cardiaque et si vous echappez a ca , alors peut etre aurez vous la chance de rencontrer un requin.
Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins.vraiment tres pres du bateau.
Spectacle magique!!
Nous, oui car j ai embarque la Coco’s team avec moi.
Et comme le bateau est un peu petit, il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la premiere fois que je campe en pleine mer….
Tout ca c est bien cool!!! pour quelques jours, car surle bateau il n y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus aumoment ddu coucher su soleil, les ‘sands flies’s enmelent, et la ca devient l enfer. C est peites bestiole presque invisible, vous urinent dessus et provoquent de terribles demangeaisons. Si vous ajoutez a ca l humidite de l air , la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galere.
En plus, au lieu de bosser sur l un des bateaux et d apprendre des choses interessantes, Julius nous demande de l aider a nettoyer un gymanse le soir. Sympa mais ininteressant.
Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre.
Coco et moi, on a trouve un boulot , on est debrouissailleurs de bush.Syurement le travail le plus dur de ma vie. L effort phisyque additione a la chaleur, rendent extenuant une journee de 7 heures de travail durant lesquel on absorbe 6 litres d eau chacun. Heuresement c est bien paye, 25 dol par heure,(20 euros). Mais en meme temps,on prend vraiment des risques, Coco a , a 2 reprises mis un coup de tete par accident, dans 2 nid de guepes. Pique une 20 aine de fois. Heureusemnt il est costaud et , elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignees de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles.Enfin il y a les serpents, et la par contre faut pas deconner,ici habite des pythons sans dangers,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l on travaille vetus des pieds a la tete, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en theorie, on est safe…..mais il faut garder tout ca a l esprit…
Mais on le vit bien…
Samedi on demenage chez le jardinier , qui nous sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main a sa femme. 
Je voulais rester que quelques jours, apperrement ce sera plus long…..

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.597595426919938.1073741839.334038009942349&type=1&l=3c8562b9e4

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Ayers rock , uluru

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C est a bord d un camion de depannage que Kim, Lili , Coco et moi avons debarque dans la bourgade d Alice spring. ???
Peut etre que certains d entre vous se rappelle d eux. Je les avais rencontre dans les rues de Shepparton et invite a partager notre logement, chez Paulette, avec le reste de l equipe Vous situez?
Nous avions ensuite vecu et travaille ensemble pendant pres de 3 mois, apres quoi nous avons pris nos route respectives, eux pour Darwin ,et moi pour nul part.
Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que tres peu empruntent en raison de son accindentite et de son isolement, et bien c est ici , que le destin avait decide que nous devions nous retrouve.
Avant d aller plus loin , je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi meme, austoppeur de mon etat , retrouve sur cette route de fin du monde.
La derniere fois, je vous avait laisse du cote de broken hills, cette riche ville miniere isole du monde par des centaine de kilometres de , de ….,ben de rien en fait… 
Depuis errant de voiture en road train a travers l aridite australienne, j ai navigue de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le desert a un cote euphorisant sur tout le monde, mais sur moi , c est encore plus efficace que la marijuana.
Etre seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en atendant plusieurs heures qu une voiture vienne a ma rencontre, auront ete les ingredient d un sentiment de liberte des plus fort eprouve. Seul au monde, pas de notionde temps, de l eau , a manger et ma tente, pas plus pas moins, pour etre heureux et avoir l impression d etre capable de marcher sur les nuages.
A vivre!!!!
Puis apres plusieurs jour d errance de la sorte, un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m appretais a passer une nuit de plus seul avec les etoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse, une voiture s arrete, un grand gaillard en jailli, ecartant les bras , en me souhaitant d hors et deja la bienvenue a bord…. Avec lui une vielle dame qui montre beaucoups plus de reticence a mon embarquement. Tous les 2 me font toute de suite rire , et je les aime deja.
Le temps de me faire une place a l arriere, de parcourir quelques kilometre off road , et le camp est installe sur un joli belvedere.
Witeck est tcheque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoups en commun.
Eiline, 6? ans, americaine ,professeur d anglais retraite, elle habite dans le victoria depuis 4?ans, peu habitue aux voyages de ce genre et aux austoppeurs, je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l egorger (ou la violer) dans la nuit.
Tout 2 se sont rencontres a Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d angalis, elle lui a propose ses services, ils ont echange leur souhait d aller a Uluru, Eileen a propose sa voiture, Witeck de la conduire ,et voila comment ce couple original s est retrouve sur ma route.
Quand ils m ont trouve , ils roulaient deja depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d arriver au “caillou”. Et c etait dans la meme direction que moi, qui voulait aller a Coober Peddy.
Apres 2 jours de route bien agreables en leur compagnie , ils me deposeront au camping “underground”de cooper peddy.
Ici underground , n est pas une metaphore sinonyme d alternatif, mais c est bien le sens terre a terre qu il faille comprendre, c est a dire , que ce soir que je vais camper a 3 metres sous terre.
???
Coopper Peddy est la capitale mondiale de l extracion d opale, bien que les filon se soient rarefies et apauvris, aujour dhui encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme.
Situee a mi chemin entre Adelaide et Alice springs il faut parcourir plus de 1000 kilometres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est tres rude , et jusqu a il y a seulement qqs annees , l eau devait y etre apporte , ensuite un systeme de recuperation des rares eaux de pluie avait ete installe, avant de forer le sol profondement et d y puiser l eau la plus pure d australie , bien que tres salee. 
La vie y est encore aujourd hui tres particuliere, mais imaginer au debut de son peuplement.
Et pourtant, au debut du 20eme siecle une veritable , ruee vers l opale a eu lieue, et ce jusque dans les annees 70 .De tout les coins du monde,de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs economie dans le materiel necessaire a cette extraction, et s impose un des modes vies des plus dures imaginables. Malgre la rudesse du climat, l eau etait rationnee, en quantite juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l idee d habiter dans les mines, ou la temperature est de 24 degre toute l annee, le jour comme la nuit. Petit a petit les mines se sont transforme en maisons douillettes, que l on pouvait agrandir comme semblait, avec en plus, l espoir d y trouve du caillou precieux.
Les habitants d aujour dhui sont l heritage de ce riche passe, peuplee de 3000 habitants, issues de plus de 40 nationalites, 80 pour cent de la population vit sous terre, et l econmie est basee sur le tourisme. Les hotels et le camping propose des experiences souterraines, on peut visiter les mines, les eglises souterraines et les maisonettes troglodytes.
Les mines etant situees a plusieurs kilometres de la petite bourgade , les travailleurs etant en poste “fly in fly out” , c est a dire qu ils viennent en avion , travaillent pendant 30 jours, partent 30 jours en conge et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite ,l industrie et l econmie miniere bien qu encore tres importantes, ne touche plus vraiment la petite cite.
Situee sur des terres aborigenes, une communautes d environ 600, issues de diffentes ethnies d entre eux “vivent” ici.
Mais je vous parlerais bientot plus longuement de l “epine”aborigene..
Cooper Peddy, resemble a une immense photogeneique decharge a ciel ouvert, vous comprendrez bien la difficulte et le cout pour evacuer les carcasses de bagnoles,machines a laver ou television.
Alors beaucoups d habitants ont opte pour la structure artistique de recuperation, arborant devant ou meme sur le toit de leur terrier ,robot strawarsien en parabole usager, pylones de claviers d ordinateurs, epaves d autos empilees, le tout encadre par l horizon sans fin ou se confond le bleu immacule du ciel et la couleur rouille du sable. Une vraie ambiance Mad Max.
J ai eu d ailleurs la chance de rencontre Roberto, un allemend d une 70 aine d annes, qui a emigre ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grace a l opale, a l image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a reusi, mais Roberto est seul. Alors lorsque je suis passe devant son hangar de tole qui lui fait office de gite, il m a interpelle , et m a garde avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits,sa tombe ses centaines d ecrans de tele de tous ages qui s entassent dans son jardin poussiereux. Il aime a capturer le reflet de touristes dans ses ecrans avec son appareil numerique trouve sur le sol .Ne sachant pas comment faire developper ses trophees ni comment transferer le contenu vers un dique plus grand, il doit alors precieusement les selectionner L idee de lui offrir une carte SD me traverse alors l esprit, puis tres v ite je realise le gachis que cela entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que qqs centaines de photos, celles selectionnees lui sont chere, si il avait la possibilte d en avoir des milliers , elles perdraient alors leurs valeurs et Roberto sa passion.
N est ce pas l erreur que nous faisons tous?? 
Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans , ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu il ne connait quasiment pas, de ses freres et soeurs eparpilles sur la planete, qu il n a pas vu depuis 40 ans.
Enfin Roberto me presente l amour de sa vie… un figuier qu il garde proteger dans un enclos grillage, il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop etranger pour avoir le droit de le connaitre.
Roberto est riche, Roberto a reussi, mais Roberto est seul.
Roberto a le sourire, et il me le donne..
Si vous passez par la, s il vous plait , rendez lui visite.
J ai fait des videos avec lui, des que j ai le temps et le materiel. Promis je vous les poste.

Au depart de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru.
J opterais finalement pour la seconde, et je ne le regretterais pas.
Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tcheque, (oui encore) me prennent pour un lift de 6 heures juqu au croisement d Uluru. Ici , un jeune couple de japonnais est poste et font du stop aussi…Mes premiers autostoppeurs croise en Australie. Je suis content d un peu de compagnie et toiut de suite le courant passe bien. Le mauvais cote est que la pluaprt des gens qui circulent sur cette route, sont tres charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les couts, alors a 3 , il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..
Ca fait deja 6 heures qu ils sont la….Une seul voiture s est arretee, a la description qu ils m en font, je reconnais Witeck et Eileen…Petit le monde, petit..
Puis a peine 2 heures apres mon arrivee, un couple de hong kongais s arrete et miracle , ont de la place pour nous 3…..
Quelques heures apres nous sommes a Uluru , derriere une biere devant un concert et en pleine halucination….
Nous sommes en plein coeur de nulle part, mais ici une micro ville a ete bati.
Hotels, piscine, supermaches, bars ,restauarants, aeroport….
Dans un endroit ou seul les aborigenes , qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre , o a cree un oasis artificiel 5 etoiles.
C en est presque ecoeurant.!!!
Tout est prevu pour le confort et le divertissement, j ai l impression d etre a Disney land. 
Ces hordes de touristes qui debarquent en avion, pour ecalader Ayers Rock ou le survoler en Helicoptere, sans comprendre , sans sentir la magie du lieu qu ils gachent.
On a installe un marche aborigene, a cote duquel, pour faire plus vrai , on a place une femme aborigene qui a l air completement defonce ,et a qui on demande de dessiner sur du papier. 
Le but etant de faire croire aux touristes que c est elle et sa tribu qui sont les artisans.
Mais la supercherie est trop grosse, c est choquant!!!
Ensuite , vous pouvez assister a un spectacle de danse traditionnelle….les perfomeurs sont blancs ou metisses…..
Une comunication intensive sur le site, rabache partout que Ayers rock et ses profits apparteinnet aus proprietaires ancestraux. C est vrai!!!
Les aborigenes possedent le caillou et le park , et les droit d entree (25 dol, par pers pour 3 jours) leur sont reverses.
Mais le juteux, le complexe est lui , bien prive….
Alors que les abo proprietaires ,demandent l interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes, ne viennent que pour ca.
Arrivent presses,ecaladent presses,prennent une photo au sommet, la publie instantanement su Fb, oui il y a du reseau au sommet…
J ai encore les dents serrees en ecrivant ces lignes.
Mais , encore une fois je vous ecrirais plus longuement sur l histoire aborigene, je dois d abord enqueter et tenter de structurer un peu plus.

Je passerais 2 jours et 2 nuit sur ce site, que je conseille a tous de vister, tant la magie y est presente et les paysages sublimes. 
Mais n y aller pas en avion….Allez y sur la pointe des pieds!!!

Le soir au camping, je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre a bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings canyon , les West Mc donnell Ranges et finir a Alice Springs.. J accepte sans hesitation. Inespere de prendre cette route pour un autostoppeur.
Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d une beaute sauvage, du fun,de la culture, de l emerveillement …des larmes dans les yeux, c est la premiere fois qu un voyage m emeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises.
Un jeune allemand s est joint a nous et nous voyageons a 2 voitures et 5 personnes.
Arretes sur le bord de la route pour prendre une photo, c est le moment choisi pour la Coco”s troupe de debarquer…. Incroyable!!! Les retrouvailles sont chaleureux, nous decidons d aller camper tous ensemble a qqs kilometres d ici.
Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps.
La magie du voyage est a son paroxysme!!!
Le lendemain, apres qqs heures de rando dans un endroit subjuguant. Nous prenons la direction d Alice springs, je decide d accompagner la French team….Nous faisons 30 km, Et la patatra , c est la panne!!!
Nous sommes a 120 km d alices springs….
Le depanneur viendra le lendemain matin en echange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu , il nous fera visiter les derniers endroits a voir sur la route, sous les yeux ebahis des autres voyageurs de voir debarquer ce camion charge du van en panne a toute vitesse .
Bon fun!!
Il faudra plus d une semaine et 700 dol au maceno pour reparer.
Je compatirais quelques jours et resterais dans cette bourgade desolee avec mes acolytes, mais deciderais de repartir devant en stop. Le rendez vous est pris a Catherine, 1000km au nord, ou Erika une amie italienne rencontree a Shepparton travaille.
Malgre une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d Alice springs, ce trajet sera genial et j aurais meme l opportunite d aller visiter une communaute aborigene (normalement interdite)avec un postier.
Encore une fois je vous en parle plus tard.
A une 50 aine de kilometre au nord d alice springs, on passe ke tropique du capricorne et a environ 200 km au sud de Catherine, la vegetation verdit et grandit jusqu a devenir de la foret tropicale.L humidite dans l air augment et la chaleur devient etouffante, heuresement de nombreux “hot springs” arrosent la region offrant de veritables oasis naturels ou se baigner et admirer les couleurs dela vegetation et la faune locale. L eau ,d un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remmettre des kilometres avales dans la poussieres. L effet psychique d un tel endroit lorsque l on a passe les dernieres semaines dans des lieux secs et hostiles a la survie est indescriptibles. Mais c est ici que commence l a habitat des crocodiles.
Il en existe 2 sortes. L un le Freshwater, n est pas dangeraux pour l homme,il ne faut evidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite a la confrontation.
L autre , c est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui est vraiment dangereux. Si vous en voyez de pres, c est parce que lui l a choisi et c est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous etes une proie, et si il a deja mange, il vous tue et vous garde pour plus tard.
Bref il faut a tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir ou ils se cachent.
Les rangers survolent les zones arisque, placent des piges, des leurres. Mais des accident occurent regulierement.
Comme son non l indique, il vit en mer, mais s avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilometres.
Il peut mesurer jusqu a 6 metres et peser une tonnes, rapide comme l eclair , ses assauts ne laissent aucunes chances a son dinner.
Protege, il prolifere, mais les autorites tentent de le controller . Quand il y a trop, il sont preleves et amene dans une ferme a crocdile ou ils seront transformes en sac a main. Ou alors, ils les rendent mefiant a l humain , les harponnnt et les relachent.

Je resterais 3 jours a Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerais meme, en vain, a un job.

Arrive a Catherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journee a se promener et je rencontre en qqs heures, seulement, plein de Francais et d Italiens a la recherche de boulot…. Je retombe dans l ambiance Shepparton du debut…
Le meme soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent , nous filons voir Erika dans sa ferme de pasteque. On tentera en vain de se faire embaucher. On pasera 2 jours ici a profiter des sources et du farniente.
Puis la route nous rappelle, direction Darwin…
Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , a l instar de milliers de “Backapackers” allemand, francais, norvegien… Darwin est sur la route du flux migratoirs de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde.
La municipalite de Darwin et l etat ont l ambition de faire de Darwin une megalopole de plus 1 millions et demie d habitants dans les prochaines decenies.
Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entoure d autres petites localites, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des decennies,voir des siecles pour les grandes villes europeennes, ici ils veulent le faire en 20 ans.
L australie a la folie des grandeurs et en a les moyens .
Mais ic, le recherche de travail est u buisness en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d eldorado economique, qui est certes justifiee,mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans experience qui deboulent chaque semaines.
Alors des agences, des hotels se specialisent dans “emplyment industry” 
Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donne du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprise avec lesquels ils travaillent qui on besoin de main doeuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez du mieux travailler pour garder le job qu ils vous ont donne. Mais si vous voulez encore essayer…. c est facile…c est 100 dollars.

Mon souhait n est pas de rester a darwin, je compte me rendre a Broome , ou j ai un contact avec une companie de peche de perle d huitres. A suivre.
Mais quant a passer quelaues jours ici et decouvrir…Pourquoi pas.
Une semaine dans un hotel basique , en dortoir coute 180 dollars.
Mais j ai rencontre grace au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius.
Julis, en echange de quelques de travail quotidien, me met a disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux….
Je le rencontre des mon arrivee, le courant passe tres bien tres vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius.
Le bateau sur lequel je suis cense vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marees pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l eau. 
Les derniers gars, qu il a accueilli , se sont plantes dans le sable a 3 heures du matin.
Ils ont appele Julius a la rescousse, mais impuissant I na pu que constater la situation depuis la jetee en attendant que la maree monte , liberant ainsi les 2 terrifies.Ils sont restes 2 heures ainsi abord de la coquille de noix. Je vous ais parle des crocodiles??? 
Ici, c est controle, mais le risque est grand et personne ne va a l eau, loraque vous naviguez, attention a ne pas laisser une main par dessus bord, attention a ne pas accoster , debarquer ou embarquer a des heures regulieres au meme endroit. Ce sont des chasseurs et vous etes une proie,meme si vous n etes pas suppose en voir, il faut toujours garde a l esprit. Voila les regles de bases.
De plus , ici , c est infeste de “sting box” meduse boite, dont leur brulure provoque un arret cardiaque et si vous echappez a ca , alors peut etre aurez vous la chance de rencontrer un requin.
Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins.vraiment tres pres du bateau.
Spectacle magique!!
Nous, oui car j ai embarque la Coco’s team avec moi.
Et comme le bateau est un peu petit, il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la premiere fois que je campe en pleine mer….
Tout ca c est bien cool!!! pour quelques jours, car surle bateau il n y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus aumoment ddu coucher su soleil, les ‘sands flies’s enmelent, et la ca devient l enfer. C est peites bestiole presque invisible, vous urinent dessus et provoquent de terribles demangeaisons. Si vous ajoutez a ca l humidite de l air , la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galere.
En plus, au lieu de bosser sur l un des bateaux et d apprendre des choses interessantes, Julius nous demande de l aider a nettoyer un gymanse le soir. Sympa mais ininteressant.
Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre.
Coco et moi, on a trouve un boulot , on est debrouissailleurs de bush.Syurement le travail le plus dur de ma vie. L effort phisyque additione a la chaleur, rendent extenuant une journee de 7 heures de travail durant lesquel on absorbe 6 litres d eau chacun. Heuresement c est bien paye, 25 dol par heure,(20 euros). Mais en meme temps,on prend vraiment des risques, Coco a , a 2 reprises mis un coup de tete par accident, dans 2 nid de guepes. Pique une 20 aine de fois. Heureusemnt il est costaud et , elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignees de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles.Enfin il y a les serpents, et la par contre faut pas deconner,ici habite des pythons sans dangers,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l on travaille vetus des pieds a la tete, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en theorie, on est safe…..mais il faut garder tout ca a l esprit…
Mais on le vit bien…
Samedi on demenage chez le jardinier , qui nous sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main a sa femme. 
Je voulais rester que quelques jours, apperrement ce sera plus long…..

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Little desert

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Des grampians j’ i rejoins little désert à bord du 4+4 de Fabio, rencontré a Halls Gap. Le moins que l’ on puisse dire c’ est qu’ on s’ est bien marrés , mais on s’ est fait quelques frayeurs aussi. On a bien cru qu ‘on resterait coincés  dans le sable au beau milieu d’ un désert grand comme un département Français. Heureusement,  la dextérité de Fabio nous a ramené entiers  et ravis à Dimboola où  l’ on a rencontre Travis, un jeune anglais qui voyage en scooter autour de ce pays continent, avant de boucler  cette fabuleuse journée autour d’ une bière en assistant à une compétition de « australian Bowl », sorte de pétanque calme et silencieuse qui se joue sur de la moquette avec des boules ovales. Le lanceur doit la faire rouler sur la tranche sur une 30aine de mètres au plus près du « cochonnet ». L’ équipe qui n’ a pas le point doit le gagner avant de passer son tour à l’ adversaire.

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Broken Hill !

Ça faisait déjà 2 bonnes heures que Jeremy et moi avions cessé de parler, 2 heures de silence agréablement bercées par le ronron monotone et reposant du moteur du camion benne à bord duquel nous traversons un « quedalland » . De temps en temps la CB nous crachait quelque chose dont j’ étais incapable de discerner un traitre mot, d’ ailleurs j’ ai jamais rien compris de ce qui sortait de ce genre de communication, il pourrait bien causer en anglais, français ou ouzbek, je fais jamais la différence.
Ça fait donc 2 heures qu’ on parle plus,  mais en fait on s’ est déjà dit tout ce qu’ il est possible de se dire entre 2 personnes qui n’ ont pas grand chose en commun . Jeremy et moi on a bavardé pendant un long moment avant de sombrer chacun de notre côte dans l’ épanchement pensif que ce genre de situation favorise. Nous sommes dans le creux, vous savez ce moment de silence qui intervient toujours à un moment entre 2 personnes qui font connaissance. En fait ça arrive tout le temps , avec tout le monde, c’ est juste que lorsque qu’ on ne connait pas bien l’ autre, ce silence nous gêne, nous met mal à l’ aise et alors on le comble en parlant de tout et rien, on dit des conneries sans intérêt, on sourit bêtement, on pose des questions stupides , à chacun son stratagème. Les milliers de km parcourus en stop ces dernières années m’ auront appris à bien gérer ce genre de situation, à jouer avec et apprendre beaucoup de mes partenaires de silence. Dans les pays comme l Australie, les trajets sont longs de plusieurs heures on a le temps de passer par là quasi a chaque fois. Les premiers temps de conversation sont bases sur la situation familiale , professionnelle, les projets à court et long termes, la voiture….puis quand le tour de tout ça est fait, c est le moment du blanc, du silence.
Des fois, il dure peu de temps et alors on enchaine sur des sujets plus personnels,  plus incisifs, parfois politiques, souvent spirituels , et on s’ engage dans de grandes conversations que l’ on est déçu d’ interrompre en arrivant à la destination de l’ un ou l’ autre.
D autres fois, le silence ne dure pas, mais aucune accroche n’ est trouvée  entre les 2 ,les conversations meurent en naissant, on se rabat sur des banalités qui nous fatiguent, alors doucement on monte l’ autoradio, se renfonce dans le siège et des fois il m arrive de m’ endormir….et j aime pas ça !!!
Puis d’ autres fois, l’ un ou l’ autre n’ a pas du tout envie de parler, aux présentations respectives suivent des questions aux réponses évasives et le silence gagne la partie…
Et c’ est exactement là ou j’ en suis avec Jérémy… c est donc dans un silence relaxant que le paysage de rien défile.
Pourtant , j ‘aurais bien envie de parler a ce moment. Car juste avant que Jérémy m’ embarque, j ai été contacté par téléphone par William, le manager hôtelier d’ un grand complexe sur la côte ouest pour me proposer un job que je ne pouvais pas refuser, au téléphone il m’ a fait rêver. Bon salaire, conditions de travail extras, logé et nourri gratuitement….dans un endroit perché au bout d( une péninsule directement sur une plage de rêve. Je commence dans 2 semaines…..
Tout excité  à cette idée , j’ ai envie d’ en parler à la terre entière, je m’ étais déjà engagé à travailler dans une station de ski pour un job de rêve également, mais j ai l’ intention d y renoncer, la proposition de William me semble plus intéressante et inédite.
A ce moment,  j’ ai le choix entre rejoindre un chalet dans le sud- est du pays accessible seulement en chasse neige, pour y passer 3 mois et nourrir des skieurs en vacances,
ou alors partir pour le nord- ouest,  gagner les tropiques et rejoindre cette péninsule de cygnet pour y rester 5 mois nourrir de riches chercheurs de perles d huitres.
L’ euphorie du coup de fil de William passée, la décision s’ avèrera difficile à prendre, mais gardons cela pour plus tard.
C’ est donc de ce genre de pensées  que l’ apparition de Broken Hills m’ extirpera. Un halo brumeux d’ abord,  puis des formes se dessinent peu à peu, au bout de la route la cite apparait, mais d’après les dires de Jeremy, elle est encore à plus de 15 km… C’ est le même effet que l’ on peut apercevoir lorsqu’ il fait chaud sur n’ importe quelle route . Mais ici, après presque 400 km de rien tout plat,  pas même un arbre, juste rien , se dresse cette ville de 5000 habitants. Pourquoi ? Comment ? Mais qui vit ici??
Broken Hills sera ma première vraie expérience d’ oasis. Ici, tout d’ un coup,  des parcs à l’ herbe verte, des arbres gigantesques, de la fraicheur qui se dégage des courants d air, de nouveau des oiseaux, plus on s’ avance dans la ville,  plus je vais de surprise en surprise. Des écoles , des pubs, des casinos,  une gare, un gigantesque office de tourisme, des cybercafés, un cinéma ,Mac Do,  ses potes KFC  et Hunggry Jack et leurs  cousins Kebab and Co sont de la partie, des jeunes sapés à la dernière mode, des boites de nuit….
Le tout dans un endroit où aucun être humain ne pourrait survivre plus d’ 1 journée si la technologie n’ apportait pas tout.
Quand Jérémy me dépose devant l’ hôtel le moins cher du coin, je suis encore battu. Je sais que Broken hills est une ville minière d’ importance mondiale et que ses sous- sols fournissent encore aujourd’hui une grande partie du zinc, plomb et argent que l’ industrie utilise,  mais à ce moment je prend pleinement conscience de la force de l’argent, de l’ économie. Ils rendent possible l’ érection, le jaillissement de l’ opulence dans les milieux les plus hostiles et invivables certains paradis terrestres. Tout dépend qui a les cartes dans les mains
Une grande partie de la richesse de ce pays-continent lui vient du sous- sol, alors pourquoi l’ Afrique qui a un sous- sol au moins aussi riche que celui la et une terre en grande partie très fertile, contrairement a l’ Australie qui a un sol très pauvre et difficilement cultivable ;
pourquoi l’ Australie, est -elle si riche, pourquoi l’ Afrique est- elle si pauvre ?
Pourquoi les enfants australiens prennent-ils  l’ avion pour aller à l’ école pendant que leurs “homologues” ougandais ou maliens meurent dans les puits et les mines de Total et Bollore ?
Bien sur,  il ne m ‘a pas fallu attendre de débarquer ici pour me poser ce genre de questions , mais c’ est comme si  j’ évoluais dans la pratique de ce que je n’ entends que trop depuis trop longtemps. 

Je me promène abasourdi dans les 2 rues animées  de la cité qui est resplendissante de couleur,  l’ architecture “neocowboyliale” me fascine, j’ ai l impression que je vais croiser Lucky Luke à chaque coin de rue, mais celui- ci aura du remplacer sa clope par un gobelet de Coca de MacDo, Jolly Jumper par un Toyota Hilux et son colt imposant le respect  par quelques pintes de bière dans le cornet. Eh oui ici , il faut boire plus vite que son ombre !!!

C’ est dans le parc de l’ office de tourisme que j’établirai  mes appartements, pratique et bien situe, l’ herbe y est,  de plus, accueillante pour les sardines de ma tente.
J’ aime le camping sauvage en centre ville, l’ inconvénient majeur étant le déménagement total qui doit avoir lieu avant le lever su soleil, sinon ……

Bon voila comment résumer mon bref passage à Broken Hills, qui n’ était que le début de mon exploration désertique des villes minières et des sites sacres aborigènes , 4000 kilomètres de désert … et  j’ en aurait bien pris une autre part.

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Massif des Grampians

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Libre,  je suis de nouveau libre et cette liberté a un gout vraiment particulier, que je savoure à chaque pas. Après 7 semaines de boulot en usine, plus 2 de cueillette dans un des coins des plus ennuyeux du monde, après avoir gagné autant d’ argent que ce que j’ ai dépensé enun an sur la route, c’ est avec un réel bonheur que je la retrouve. Je n’ ai pas d objectif, pas de destination, pas de limite de temps. Juste gagner l’ ouest du pays, voila l’ horizon de ma vie aujourd’hui.
En stop, je me dirigerai vers le nord ou l’ ouest, ayant pour azimut le plus bel endroit environnant, l’ explorer quelques jours avant de gagner le suivant , etc etc. Voila ma vie présente, voila ma liberté…. Mon premier stop …:Les Grampians. Je vous invite à découvrir.

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les alpes australiennes.

_He tu vas où comme ça ??
—-je sais pas trop, plus loin par la !!
—on va camper dans le Bush, tu veux venir  ??
—-OK
C’ est comme ça que je me suis retrouvé embarqué avec Chuck et Brad , tassés  a trois a l’ avant du pick up de ce dernier, avalant des kilomètres de piste de terre à toute allure avant de rejoindre leurs potes au fond de la campagne du High  Country.
Le nom de ce coin paumé, aurait du me mettre la puce à l’ oreille quant au type de soirée à laquelle j’ allais participer et à quel genre de Gusse j’ avais affaire. Mais le style vestimentaire et l’ attitude de mes 2 nouveaux acolytes ne m’ avaient déjà pas laissé le loisir du doute, j’ allais droit chez les cow boys…
Chuck et Brad, des Santiags au Stetson coiffé, du jean à la ceinture bouclée en passant par le veston cuir ne sortaient pas d’ un bal masqué , mais du Rodéo d’ Omeo où leur prestation a fait sensation. En route pour aller fêter ça autour d’ un feu dans la campagne profonde avec leurs amis, ce soir il y aura un invité, un aventurier français, un voyageur téméraire, un gars qui en a d’ aussi grosses qu eux… Moi…
Mais avant on passe au pub du coin acheter quelques cannettes, les gars accoudés au bar sont des répliques exactes de ceux qui m’ accompagnent. J’ avoue ne pas comprendre tout ce qui se dit, tant l’ accent employé est fort, j’ ai l impression d’ entendre un dialecte incompréhensible. Mais je me rend compte que la présence d’ un étranger n’ est pas la bienvenue. Mes compagnons s’ empressent alors de me présenter comme un voyageur, non pas un touriste, cela semble suffisant pour me faire tolérer, mais mieux vaut ne pas trainer. La curiosité d’ intégrer le temps d’ une soirée cet univers dépasse la raison qui me dicte la prudence. Comme dans beaucoup d’ endroits reculés dans le monde, du Berry au Sichuan, de la haute Savoie a Hokkaido, de Barcelone à la Russie profonde ou encore du Texas au Victoria, en raison d’ une vision mondiale essentiellement télévisuelle , ils perçoivent , à tort, leur environnement comme un cocon préservé, alors un comportement suspicieux à l’ égard de ce qui vient d’ ailleurs en découle. Ce soir,  je devrais donc me faire tout petit, me placer en observateur et acquiescer à toutes les aberrations que j’ entendrai. Ce n’ est pas aujourd’hui que j’ argumenterai sur la beauté de l’ humanité.
J’ ai eu l occasion,  au cours de ma vie d’ être souvent confronté à ce genre de situation, du fait que je vienne plus souvent d’ ailleurs que d’ ici. Mais le problème , c’ est que ceux là sont alcooliques et très soupe au lait.
Après le pub, il faut passer chez Papi, qui est aussi le patron de Brad, il a une entreprise de construction. On arrive en même temps chez lui, pendant que l’ on gare la voiture, lui, pose son hélicoptère . Malgré la banalité apparente de la situation, (plutôt commun dans le coin) j’ ai du mal à cacher ma surprise, mais me retiens de toutes questions qui compromettraient  mon image d’ aventurier mystérieux qui me sert de passeport parmi la communauté. Papi me raconte alors son trip a travers le monde à bord de son petit avion garé dans le hangar derrière nous, il aime le voyage, je suis voyageur, donc un bon gars. Ouf.
Il est temps maintenant de rejoindre le reste de la troupe qui a déjà installe le camp près de la rivière voisine, à 50 kilomètres  quand même. Alors on se rentasse à l’ avant du pick up, et empruntons une piste non bitumée tout en sirotant quelques bières, enfin moi je sirote, parce que eux, ils descendent sévère…. tout en roulant beaucoup trop vite,  on a bien failli finir dans le décor a plusieurs reprises. Même si l’ envie de demander à ralentir me titille, je dois me résigner à ne rien dire de peur de provoquer l’ effet inverse…
La testostérone alcoolisée au volant n’ a jamais été un exemple d humilité.
Après avoir manqué une vache,  chassé des chevaux sauvages, juré après un eucalyptus qui a traverse sans regarder, on arrive enfin au susdit camp. Rosy, Kate, Charles et Mike nous y attendent. Un feu est allumé. La soirée se passe bien autour de côtelettes qui cuisent et de bière qui coule pendant que la guitare de Chuck accompagne les chants qu’ il interprète. Je suis trop heureux de voir cette partie de la culture Australienne de l’ intérieur, vivre ça est une chance .Charles et Mike ont placé des pièges dans la rivière et espèrent  attraper du poisson à faire griller, alors on va régulièrement vérifier, mais malheureusement, on se contentera des côtelettes.
Puis la soirée avance, au loin on entend les chiens sauvages, « dingos » qui hurlent tels des loups. Quelle sensation, que du bonheur d’ être là. Puis Brad et Mike décident  qu il est temps d aller faire un tour de voiture ….
Une bien mauvaise idée….Mais pas autant que la mienne que de me joindre aux filles pour essayer de les en dissuader….
Soudainement, l’ invité,  l’aventurier Français, le voyageur téméraire, le gars qui en a d’ aussi grosses qu ‘eux, devient un étranger qui n’a pas à leur dire ce qu’ ils doivent faire, un intrus qui n’ a pas être là,  un parasite venu piquer le travail des « vrais » Australiens,  un sans couilles …..etc etc…
Bref l’ ambiance n’ est plus au beau fixe et le ton monte même dangereusement… Puis finalement ils partent avec la voiture de Brad, pied au plancher à travers le Bush ….. 2 heures plus tard, ils reviennent à pied. Ils on fait un tonneau,  la voiture est contre un arbre, personne n’ est blessé  mais il faut aller sortir la bagnole, et évidemment pas question d’ attendre le lendemain,  non il faut y aller maintenant.
Il ne faudra que quelques minutes pour la remettre sur les roues et la tirer sur le chemin. Elle sera même en mesure de démarrer et de rouler….
De retour au camp il est temps de se coucher.
Je me réveille un peu inquiet, car on est au milieu de nulle part et je ne sais pas quand et ni même si ils vont accepter de me ramener sur la route… .Mais mes inquiétudes sont inutiles car j’ ai droit à des excuses et ils me déposeront avant midi là où  ils m’ ont trouve hier.

Voila une petite anecdote, arrivée pendant le wek end de Paques alors que je sillonnais en stop les alpes australienne durant 5  jours

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Shepparton , la fin du calvaire

Il me suffit donc maintenant d’ attendre tranquillement jusqu’ à mardi, quand Capucine, Matthieu, Kevin et moi devrons prendre la route rejoindre Romain puis filer a Mildura pour commencer le boulot dans la foulée.
En attendant je m’essaye à un boulot que je n’avais jamais expérimenté jusqu’ à ce jour :
La vente au porte à porte…
Je me suis donc retrouvé à trimballer des postiches de daubes mal peintes à travers les quartiers de la classe moyenne supérieure, en me faisant passer pour un artiste vagabond cherchant à financer son voyage,  (ce qui en soit, n’ est pas un si gros mensonge)
L’ alléchante commission ne me permettra pas de trouver les ressources nécessaires, ni de vaincre ma timidité pour arnaquer la volaille. Je sonnerai, frapperai aux portes, mais pour soit, parler horticulture, demander du feu ou bien encore ma route…. Mes tableaux ?? ah oui je…. je … ben je déménage en fait….
Un Fiasco… mais je me suis bien marré et j’ en rigole encore en écrivant ces lignes…
Bref, à part ça, le week- end s’ écoule tranquillement sous le soleil Victorien.

Et paf  !! C’ est mardi !!!

Le programme est simple et agréable :
Romain habite dans une ferme à 150 kms à l’ est de Melbourne ,on doit donc aller la bas,  un barbecue nous y attend pour célébrer nos rencontres, on y passe la nuit  et demain… road trip de 800 kms à travers le bush .
On s’est tous donné rendez vous à 7h du mat .
On a décidé d’ y aller tous en stop….
Capucine se désistera au dernier moment , prétextant qu’ il fait trop chaud. Je ragerai un peu après elle,  mais ce qui se passera ensuite nous montrera qu’ elle avait eu du nez, de plus depuis Melbourne, elle aura à jouer un rôle déterminant dans les jours suivants.
Donc nous voila tous 3 partis, nous savons que sortir de Melbourne sera très compliqué et qu’ il nous faudra marcher plusieurs kilomètres sous la chaleur grandissante de cette journée caniculaire,
Mais le moral est bon… jusqu’ à midi…..
Heure à laquelle  nous avons enfin trouvé un spot dégagé pour faire du stop.
Mon téléphone sonne, c’ est Romain ! … Il m’annonce froidement qu’ il a trouvé un autre job, qu’ il ne veut plus bouger….
Donc on a plus de bagnole, élément essentiel pour le boulot qu’ on a trouvé…
Il est midi, il fait 40 degrés ,on est crevés… et là vraiment on s’ énerve….
On est plantés là, dans un décor de banlieue sordide avec plus nulle part où aller…
Après 1h ou 2 de tergiversations, mes acolytes décident de rebrousser chemin, de retourner à Melbourne et de reprendre les recherches via internet..
Pour moi, l’écœurement  est trop grand , je ne peux pas concevoir de faire demi-tour.
On se sépare ici…… adieu !

Pour contenir ma déception  je reprends la marche au hasard des rues.
Et là , le fait d’ être seul joue en ma faveur, les gens m’ accostent pour discuter, m’ encouragent et m’ orientent.
Exactement ce dont j’ avais besoin de savoir !!
Depuis mon arrivée en Australie, il y une semaine, j’ ai tout pris en main, tout contrôlé .Ça n’ a pas marché, je décide alors de m’ en remettre complétement à la destinée et à la providence.

“Quand le vent est trop fort pour aller face a lui, il faut alors changer de direction et manœuvrer en utilisant sa force “

D un seul coup j’ ai le cœur léger,  je suis confiant et surtout je me fous de ce qui va arriver.
Tout va bien se passer, j’ en suis sûr.
Et alors je marche droit devant, musique dans les oreilles… ça va ou ??… j’ en sais rien,  je m’ en fous.
Tout à coup … Une gare….
Je me renseigne, la ligne va directement dans la vallée de Yara, une région viticole et montagneuse, ça me semble parfait…
Le ticket coûte 12 dollars… facile et rapide.. .Mais le stop sera d’ une part moins cher, et d’ autre part l’ occasion de rencontrer les gens qui habitent cette région et donc d’ avoir un max d’ infos.
En sortant de la gare,  je tombe sur un couple,  la soixantaine bien passée, reconnaissant que je suis français, ils me parlent de leur histoire sur le GR 10 … Je leur raconte alors brièvement mon expérience australienne, désolés, ils me proposeront d’acheter mon billet,  je refuse, mais,  à ce moment,  j’ ai envie de les prendre tous les 2 dans  mes bras,  pour les remercier, non seulement de leur offre,  mais aussi pour le symbole que cette rencontre représente.
Je suis sur la bonne voie, maintenant c’est sûr !!!
Nous échangeons alors un de ces regards profonds, de ceux qui valent des centaines de mots.
En me serrant la main, ils m’ indiquent la route à suivre et des yeux ils l’ empruntent avec moi..
Cette rencontre, aussi brève fut- elle, sera inoubliable.
16h, me voici sur la route pour Yara,  j’ y plante le pouce avec Bonobo dans les oreilles.
16h07…. la première voiture s’ arrête.
Et c’est parti, de voiture en voiture, j arriverai vers 19 h a Lilydale au cœur de la vallée de Yara.
Bob,  mon dernier chauffeur, a une fille, elle travaille au marche des producteurs locaux. Elle connait beaucoup d’ entre eux. Un simple coup de fil , et mon chauffeur m’ emmène visiter une ferme… Ils n’ ont besoin de personne et la saison est finie dans le coin, ils me conseillent d’ aller à Shepparton,  le boom des poires va éclater bientôt.
Après m’avoir fait visiter  le coin, montré  des kangourous, indiqué la route à suivre,  Bob me dépose à cote d’ un lac où je peux faire du feu et camper….
Je suis, c’est sûr, sur la bonne voie.
Ces gens sont extras, et plus j’ irai à leur rencontre plus j’ avancerai.
Et donc, le lendemain, c’ est reparti à travers le bush désertique, de camion en voiturette, j’ arriverai à Shepparton en début d’ après midi.
Il fait une chaleur mortelle, la ville inhospitalière au premier abord n’ est qu’ une bourgade poussiéreuse au cœur de milliers d’ hectares de surface agricole, bienvenue dans le Berry austral…
Sauf qu’ ici,  pas question de bonne bouffe, de bon vin ni de terrasses de café.
Seulement kebab, mac Do et KFC…
Lorsque j’ arrive en ville, abruti par la chaleur, je ne sais pas quoi faire…
Après avoir demande à plusieurs locaux,  ils m’ indiquent un “back packer”, hôtel pas cher pour “routards voyageurs”. Seulement, j’en ai entendu parler des ces endroits bondés dans les campagnes australiennes. Ils vous fournissent  logement et travail, seulement avant de bosser il faut rester et payer 2 semaines…et après ils prennent une commission sur ton salaire.
C’ est donc pas fier et sous la brulure du soleil que je parcours les 5 kilomètres de zone industrielle pour me rendre la bas.
Et c’est le moment que Super Kylene a choisi pour venir m’ extirper des griffes des méchants.

Il fait chaud,  mon sac pèse des tonnes,  cette ville ne m’ inspire pas du tout. Je ne sais pas quoi faire. C’ est la déprime, le coup de blues… Mais je ne peux pas me laisser aller…
J’ erre dans les avenues sans âme de cet ilot urbain. A peine plus de 200 dollars en poche,  et j’ en suis toujours au même point.  Après avoir englouti une énorme tablette de chocolat achetée au Aldi du coin, afin de m’écœurer  et de m’ apporter un surplus de calories et d’ énergie,  je me résigne à me diriger vers le seul hébergement pour backpacker du coin. Je ne compte pas y rester mais tenter de rencontrer d’autres voyageurs et voir ce qui arrive.
Un monsieur me dit qu’ il suffit de longer la route principale sur 5 kms, je ne peux pas le rater, c’ est entre le car wash et le Mac Do, aïe, aïe, aïe.. j’ imagine déjà très bien l’endroit.
C’est alors sous une chaleur terrible que mon sac et moi nous trainons lamentablement au bord de cette route.
A peu près à mi-chemin, une enseigne d’agence d’ intérim me promet du travail, je sais qu ils n’ en ont pas, mais je me dis qu ‘au moins, ils doivent avoir la clim, alors j’ y entre pour discuter et me rafraichir, elle est fermée, eh oui il est 16h30 et elle doit fermer a 17h..j apprendrais par la suite que le fait est commun en Australie.
Alors là,  j’ appelle le lecteur à être très attentif à ce qui va suivre, car l’ enchainement est complétement surréaliste.
Cette agence a un seuil commun avec un cabinet d’ architecture, qui lui est ouvert.
Alors je me dis qu’ il est temps de penser à faire construire,  je pousse donc la porte,  une jeune fille très souriante m’ accueille très chaleureusement en me disant qu’ elle m’ attendait.
—Hey, Guy !!! enfin te voila !!
___ ?????
___ on a mis ton eau au frais !!-
____ ???? pardon ???
____ Tu viens d’ arriver dans ce trou, tu cherches le back packer, t’ as plus d eau, tu as voulu t’ arrêter à l’ agence à côté qui est fermée, du coup tu es entré ici demander de l’ eau, et je pense que tu es Français ou Italien.
___ ???? ben euh oui, quelque chose comme çà !!!
___ on en a un comme ça toutes les semaines, me dit-elle en me tendant un verre d’eau.
J’ éclate de rire, elle aussi
____ Je m’ appelle Jamylene
_____ David, enchanté…
Alors on discute quelques minutes, elle me dit que l’ hôtel est plus très loin, mais qu’elle pense que de toute façon il est complet.
Même si les nouvelles ne sont pas bonnes, cette rencontre m’ a revigoré et je repars en me marrant.
J’ arrive au bout de la zone, il y a un car wash, un Mac Do,  mais je ne  vois pas d’ hôtel…Jje cherche du regard quelques minutes, puis demande à un type sur le parking.

___ Un hôtel à back packer ici ?? Ah non !! Mais à Moroopona , oui.
A ce moment je sens la panique m’ envahir.
__ Mais c’est où ça, Moroopna, y au moins 5 personnes qui m’ont dit que c’ était ici
___ Moroopna c’ est à 7 kilomètres, dans cette direction, me montrant celle d’où je venais.
Et là une dame intervient.  Tu veux aller à Moroopna ? J’y vais,  je t’ emmène ??
Le type et elle, discutent à propos de cet hôtel à Moroopna, elle ne sait pas ou c’est, il lui explique, et me dis qu elle va m’ y conduire…
Là, je suis assommé , j’ y comprends rien, en centre ville, tout le monde me dit que c est ici, et là, il n’ y a rien et plus personne ne connait l’ endroit…. Mais qu’ est- ce qu’ il se passe ??
Je monte donc en voiture, direction Mouroop, Moroup …enfin là bas quoi….
___ My name is Kaylene.
____David, enchanté.
En arrivant, on ne trouve pas,  demandons à quelqu’ un , qui ne connait pas, j’ ai alors l’ impression d’ être dans une grosse blague, dans le désert ,où cet hôtel serait un mirage qui disparaitrait au fur et à  mesure que l’ on en approche… J’ en ai la tête qui tourne.
Puis on redemande à quelqu’un.
___ Jamais entendu parler, par contre, au super marché y a une annonce pour un logement à backpacker.
Kaylene et moi décidons, d’ aller jeter un coup d’ oeil.
Cette dame est vraiment super gentille, mais je ne sais pas encore a quel point !!! Le problème, est qu’ elle parle un Australien de la campagne très difficile a comprendre…
L’ annonce est en fait un carton géant, proposant un logement tout équipé pour 110 dollars la semaine, ce qui est pour ici , vraiment pas cher du tout. On note l adresse et décidons d’ aller jeter un œil. Mais avant, Kaylene doit passer chez elle .
Lorsque je descend de la voiture, j’ entends :
__ Hey , here you are !!
C’ est Jamylene, qui est là dans le jardin en train d arroser les fleurs….. Elle est la fille de Kaylene…
On explose de rire tous les 3, après quoi, on vérifie ensemble sur internet les adresses de tous ces endroits.
Le premier existait bien, et je m’ apercevrai plusieurs jours plus tard en repassant devant, qu’ une une pancarte gigantesque annonce son emplacement, et ce jour là , sur ce parking , j’ ai du avoir affaire aux 2 seules personnes de la région qui ne connaissaient pas cet hôtel.

Ainsi en avait décidé le destin, je devais rencontrer Kaylene et sa famille, sans quoi, la suite de mes aventures, donc de ma vie, aurait surement été très différente.

A suivre…..

Kaylene se propose pour m’ emmener visiter ces endroits, j’ accepte sans sourciller.
On va donc voir le backpacker de Moroopna d’ abord.
A la réception personne !!! J’entre à l’ intérieur et fait ma propre visite, et ce que j’ en vois me fait dire que jamais je ne resterai dans un endroit pareil..
Des chambres ou plutôt des étables pour 20 personnes, ceux qui sont là ne font même pas attention à mon intrusion, écrasés par l’ ennui et la chaleur, les rideaux sont tires créant une lumière tamisée lugubre, la pièce est sens dessus-dessous , des draps sont tendus entre les lits espérant gagner une once d’ intimité, tout cela crée une ambiance junky amorphe. De plus,  il faut le savoir,  les personnes qui restent dans ce genre d’ endroit sont exploitées.
En effet, avant de vous faire accepter, vous devez payer 2 semaines d’ avance, une semaine coute 150 dollars, et ensuite c’ est la direction qui en contact avec les fermiers,  gère le débit de travailleurs suivant les jours,  ils ont besoin de 20, 30 ou 60 personnes . Alors vous n’ êtes plus le gestionnaire de votre vie, et vous n’ êtes payé qu’ un pourcentage de votre travail effectif.
En fait, ça marche comme un bordel mafieux !!!
Beaucoup acceptent ces conditions, parce que pas le choix !!!

Je m’ enfuis donc d’ ici et retourne vers Kaylene, direction la 2eme adresse de notre liste.
Celle ci nous amène a la campagne, et me permettra de rencontrer Paulette.
Paulette est une femme d’ une 60aine d’ années, qui a une jolie petite maison avec une dépendance qu’ elle loue à la semaine, habituellement pour des vacanciers. Mais elle s’est rendue compte, que dans le coin, il y avait plus de gens venus pour bosser que pour apprécier la campagne plate et désertique des alentours .Le logement qu’ elle propose est parfait, confortable,  bien équipé, et surtout pas cher.
Le problème est que seul et sans voiture, ici ce sera très dur.
Je ne sais alors pas quoi faire!!!
Puis Kaylene me demande de venir chez elle,  pour ce soir,  le temps de prendre du recul et d’ aviser quelque chose.
J’ accepte une fois de plus !!!
Le temps de parcours du retour me suffira à aviser quelque chose !!!
Je vais rappeler les contacts de Melbourne, leur dire que j’ai un logement extra au milieu des vergers, qu’ il nous faut 4 personnes avec une voiture et que le reste …. c’ est gagné !!!
Je contacte donc Emma, Capucine, Matthieu, Kevin, Mickaël, Joël, Marcel, Angel….

Certains m énerveront en me répondant, qu’ ils veulent plus de garanties, connaitre la superficie exacte du logement, la couleur du papier peint et être sûrs que tout le monde sera d’ accord sur la marque de papier toilette à utiliser……
D’ autres comme Matt , Capu et Mickael tenteront leur chance.
Le premier et ses potes ne trouveront pas de voiture, les 2 suivants se rencontreront, trouverons 2 autres personnes , achèteront une bagnole et me rejoindront le surlendemain. Ça c’ est de l’ efficacité  !! Bravo les gars !
Pendant ces 2 jours je resterai chez Kaylene , à regarder le tennis à la télé et profiter de la vie à la maison. En échange je m occuperais de la cuisine, et quel plaisir de pouvoir se faire la popote et la partager, ça faisait plusieurs mois que je n’avais pas touché  une casserole pour faire autre chose que bouillir de l’ eau.

Le rendez vous est pris avec la Capu troupe , vendredi 15 heures en ville.
Je suis en avance, et en attendant je rencontre Coco, Kim et Lili.
3 Français, un peu paumé s comme nous , qui cherchent du boulot .Je leur propose de se joindre à nous, leur décris en 3 mots  le plan…. ils disent ok.
Je rappelle alors Paulette, lui dit qu’ on ne sera pas 3,  ni 4  ,ni 5 mais 8, à  débarquer chez elle dans 20 minutes.
Le soir même, Erika, d’ Italie et Frankie de Corée débarquent également là-bas.
On est maintenant 10, on a 3 voitures, un logement super au milieu des vergers…..
C’est le début de notre réussite à Shepparton !!!
Tous les matins qui suivront, nous démarcheront les fermes alentours en leur proposant nos services individuels ou collectifs et les après midi nous détendrons tantôt à la piscine,  tantôt à la rivière jusqu’ à ce que petit à petit,  les gens du coin nous connaissent et nous donnent du travail.
Au début , il nous faudra accepter toutes sortes de travaux d’ esclavage , comme ramasser, sous le cagnard des aubergines pendant 6 heures et gagner 30 dollars, bouger des tôles en plein champ en compagnie d éventuels serpents et des araignées les plus dangereuses du monde, se lever aux aurores pour aller cueillir des courgettes et revenir avec 15 dollars…..
Puis les poires et les pêches sont arrivées, et là on gagnait mieux, entre 100 et 200 dol par jour, mais attention,  pas question de parler de contrat, sinon …..plus de boulot.
Après évidemment,  au fur et à mesure que la saison avance, la quantité de travail s’ accroit, et on commence a s’ en sortir, mais le travail de ferme est pénible et pour gagner un peu d’ argent il faut vraiment bosser dur, car les boulots payés à l’ heure sont très rares ,on est paye a la benne remplie.
Et là ça peut être jackpot ou banqueroute…suivant la qualité des vergers ou champs dans lesquels on travaille. De plus on est tributaires du temps ( si il pleut pas de boulot), de la demande en fruits, de si ils sont mûrs ou pas, on peut se faire virer du jour au lendemain etc etc, donc une grande précarité dans le travail.
Dans le but d’ accroitre mes chances de réussite, et toujours dans l’ optique ::
”Quelqu’ un peut connaitre quelqu’ un qui connait quelqu’ un qui peut….”
De travail en rencontres, je prends un maximum de contacts et donne le meilleur de moi même au boulot, ce qui me vaudra une certaine confiance de mes patrons et un répertoire téléphonique dont l’ annuaire de la Nièvre serait jaloux. Des atouts dans mon jeu.
Car à plusieurs reprises alors qu’ on se croyait sortis d’ affaire et assurés d’ avoir du travail pour plusieurs semaines, soit on se faisait virer comme des chaussettes sales, soit plus de travail dans cette ferme, soit plus de fruits sur les arbres etc etc.
Alors le fait d’ avoir ces contacts nous aura permis d’ avoir de quoi rebondir à chaque fois.
Puis à chaque fois que je rencontrais des gens comme nous, sans boulot, on était en mesure de pouvoir les aider un peu, histoire de rendre la pareille à la destinée.
Le jour de mon anniversaire, j’ ai eu la bonne idée de prendre un vélo et de démarcher les usines alentours, sans espoir mais avec optimisme. En rentrant dans le bureau de SPC, j’ ai senti un bon feeling avec Gael, la secrétaire. On a tout de suite blagué sur ma condition de français fauché perdu au milieu de cette plate forme fruitière sans intérêt, du paradoxe du mythe du baroudeur qui fait rêver alors qu’ il se traine dans la boue et bien sûr ,du rêve de l’ eldorado australien.
Elle me pose quelques questions pour remplir un formulaire d’ embauche. Quand elle me demande mon nom, qu’ elle me fera répéter 3 fois, jusqu’à ce que je lui montre mon passeport … Elle éclate de rire et file dans le bureau d’à côté appeler ses collègues afin de les prévenir qu elle a “Bilbo” dans son bureau. Eh oui ! Si en France ça passe à peu près inaperçu, ailleurs,  à chaque fois c’ est un grand moment !! Puis vient le moment où elle me demande ma date d’ anniversaire…… Ben c’ est aujourd’hui… Bon,  je vous passe les détails de l’ euphorie qui suivra, mais ce qui est sûr c est qu’ ici,  ils se souviendront de moi.
Et ce sera bon pour la suite !! Même si en partant elle me dit que la saison va bientôt commencer, mais il ne faut pas espérer avoir un job à cause du nombre insensé de candidats…
Bref !! J’ y crois pas , mais c’ était sympa.
En rentrant à la maison, une surprise m’ attend. Mes nouveaux compagnons ont organise une petite sauterie. Crêpes, bières et franchouillardise !!!
Puis quelques semaines plus tard, après s’ être fait virés d’ un champ de poires, 3 de mes acolytes et moi, (précarité oblige) décidons de retourner à ce bureau…et là patatras… Elle nous colle une journée de formation,  puis ensuite ce sera l’ embauche pour la saison.
JACKPOT !!!
Un travail payé à l’ heure, régulier et facile. 26 dollars de l’ heure la semaine, le double le weekend, soit entre 1000 dollars pour 5 jours et 1800 pour 7.  Soit 1000 euros par semaine complète, c’ est du délire !!!
Le seul hic….Le jour on doit commencer est le jour où j’avais décidé d aller chez le dentiste. Je dois donc annuler et repousser , et ça , ça a été très dur parce que là je souffrais vraiment et y a plus rien qui aidait.
Mais heureusement , quelques jours plus tard, j’ ai pu me la faire arracher (la dent) et ça a  été un grand moment de bonheur !! Même si à peine 10 jours après, j’ ai chopé une infection de l’ oreille , ça n’ a pas été drôle non plus ça… Mais maintenant tout va bien !!!
Au moment ou j’écris ces lignes, je suis dans ma tente, dehors il pleut. J’ ai 5 jours de congé devant moi, puis 2 semaines de boulot avant de partir de cette capitale de l’ ennui, qui m’ a permis de me refaire une santé physique, psychique et financière.
A ceux qui m’ accusent,  certes à juste titre, de teasing,  je leur présenterai mes excuses,  mais cette fois la suite n’est pas cachée,  elle n’ est,  pour le moment qu’ écrite dans les lignes du destin,  comme vous je ne la connais pas encore.

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Melbourne

Après déjà précisément 2 mois aujourd’hui en Australie, c’est la première fois que je vais écrire à ce sujet. Il s’ en est passé des choses et,  afin de garder une certaine cohérence et, surtout parce que j’ ai vraiment envie que ceux qui liront ces lignes comprennent aussi bien les différents états d’esprit par lesquels je suis passé, que pourquoi j’ai pris telle ou telle décision. Je raconterai donc cet épisode sous la forme d’ un journal, jour après jour, en tâchant de n’ oublier aucune rencontre et en négligeant un minimum de détails. C’ est parti : 8 janvier. 00H10 aéroport de Melbourne. C’ était donc le cœur gros que j’ ai quitté l’ Indonésie,  17 heures auparavant. 7 heures pour en réalité parcourir 6000 kms. Mais mon vol avait une escale à Kuala Lampur, la capitale malaise située a plusieurs milliers de kilomètres au nord ouest, soit dans la direction diamétralement opposée En Indonésie je m’étais fait de nouveaux amis, rencontré des gens incroyables , vécu l’aventure ainsi qu’ une belle histoire. Du rêve pendant 1 mois… Mais maintenant une page se tourne. Interdiction vitale de regarder en arrière, alors…. EN AVANT MARCHE !!!  Le temps de vol m’a laissé  le temps de faire mes comptes financiers et mon bilan personnel: J’ ai 500 dollars  dans la poche gauche et …. rien dans la droite et comme seule compagnie, une rage de dent. . Ma première nuit en Australie je la passerais sur un banc ,a l’ aéroport. Réveillé très tôt par un courant d’air froid, je me lève en titubant comme si j’avais picole sévère, mais c’ est juste que je suis complètement épuisé, ça fait un total de 3 nuits que je ne dors presque pas, entre les changement de bus et d’ avion. Malgré ce manque de sommeil accumulé, il m’est impossible de dormir ici. Il est 5h, le service de bus commence juste, on me demande 17 dollars pour un trajet de 20 min, j’ étais habitué à traverser des continents à ce prix là. Lorsque j’ arrive en ville, j’ ai vraiment besoin de dormir, c’ est une nécessité absolue, j’ y vois rien, n’ entend rien, j’ ai vraiment du mal a marcher…. Ah un banc !! Le lit le plus confortable du monde, lui et moi devenons tout de suite potes… Je suis dans le hall de la gare de Melbourne et je tombe dans un coma profond pour me réveiller 5 heures plus tard. La foule trépidante a remplacé l’ équipe de nettoyage dont les palabres lointains m’ avaient servi d’ oraison Morphique . Je me trouve en meilleure forme mais complétement assommé et il me faudra une bonne minute qui me paraitra un siècle avant de réaliser où je suis et comment j’ y suis arrivé. Les gens n’ont pas l’ air surpris de voir un zombie frisé qui apparemment ne sait absolument pas d’où il vient. Certains me lancent même des “hi man, how are you doing ?” Évidement mon temps de réaction était nettement supérieur au temps nécessaire à ces types pour parcourir les 50 mètres qui nous séparaient de la sortie. En fait, essayez de repenser àça  quand vous vous réveillerez demain matin dans votre lit et imaginez que vous êtes dans un hall,  gare de Lyon, à 11 h du mat.. Sensation garantie. Après quelques siècles de récupération, je me sens enfin bien et prêt affronter la grande ville. Il me faut gagner de l’argent au plus vite, et pour ça j’ai l intention de travailler dans le “fruit picking” cueillette de fruits. Une des activités des plus lucratives bien connues des voyageurs. L’ Australie est célèbre pour fournir énormément de travail et de surcroit, très bien paye. Cette activité est tellement développée que le gouvernement a mis an place un numéro gratuit qui fonctionne 7 jours sur sept. Mon plan est clair et précis: Trouver un hôtel pour une nuit ou 2, acheter un téléphone, appeler la hotline ”picking”, ouvrir un compte en banque et partir bosser. Simple et efficace… Évidemment ça se passera pas comme ça….. Après quelques heures de déambulation citadine, à demander aux gens des conseils pour trouver un bon hôtel, je débarque au Old Johns Queen,  pub hostel. Le patron est sympa et le dortoir de 12 est a 17 dollars, j’en prend pour 2 nuits. Une douche rapide et c’est parti pour trouver une carte SIM, je vais dans un Seven Eleven, (sorte d’ épicerie/bureau de tabac ouvert 24h24)je demande conseil à la vendeuse , et me voila titulaire de mon premier téléphone Australien….. Youpi ,enfin ça me coute 50 dollars quand même… Ensuite il ne faut une banque, d’ après mes recherches antérieures sur internet, une bonne option sera la West Pac, je trouve une agence rapidement, et j’ ouvre un compte en 20 minutes mais il me faut encore dépenser 50 dollars…. Tout se passe comme sur des roulettes, et il est temps maintenant d’ appeler ce fameux numéro. Je suis sûr qu’ ils vont me donner des conseils, voire déjà une adresse ou aller bosser dans les prochains jours.  J’appelle. Moi—– Bonjour, je m’ appelle David, je suis Français, je viens d’ arriver en Australie, j’ ai besoin de travailler urgemment, je suis prêt à aller n’ importe où en Australie à partir de maintenant. J’ai de l’ expérience et une excellente condition physique.  Bureau—- Désolé , toute l’ Australie brûle, restez à Melbourne, ne bougez pas et rappelez dans un mois. Moi—- Attendez, vous comprenez pas, je suis prêt à aller n’ importe où en Australie ! Ce pays grand comme toute l’Europe. Il y a forcément une zone où on peut bosser. Bureau— Non, restez a Melbourne et rappellez dans un mois..  Alors là c’est le clash, je m’ attendais pas à ça. Ça me met un coup au moral et j’ angoisse même. Je rentre à l’ hôtel, sur la route je m’ arrête manger un morceau, j’ ai très faim mais resterais dessus malgré les 14 dollars que je dépense pour un schnitzel.. C’ est à 19 heures, en rentrant à l’ hôtel que je prend pleinement conscience de la situation, les autres “backpackers” ou gens comme moi (plus ou moins) sont rentres, Ils sont tous à la recherche de boulot,  comme moi, tous fauchés comme moi (plus ou moins) certains sont là  depuis plusieurs mois, et pensent rentrer à la maison, ayant déjà leur billet retour …. eux. Pour moi, cette solution est impossible. C’ est ma première journée en Australie, j’ ai déjà dépensé 200 dollars, il ne m’ en reste que 300 et pas l’ ombre d’ une perspective d’ espoir d’ apercevoir du travail dans les prochains jours et j’ ai de plus en plus mal aux dents….
9 janvier.
Lorsque j’ arrive à décoller la chape de plomb qui pèse sur mes paupières, il est déjà 11h.

Le vacarme des allées- venues et des ébats amoureux de mes compagnons de chambre n’ aura pas réussi  à enrayer
cette chute vertigineuse vers les abysses de la récupération. Et c’ est tant mieux !!!
Car bien qu’ énervé d’ avoir raté  le petit dej gratuit de l’ hôtel,  je suis maintenant en pleine forme prêt
a prendre le taureau par les cornes. Mon objectif d’ aujourd’hui est de rencontrer et parler a un
maximum de gens pour faire un état des lieux a jour et précis de la situation.
Dans ce genre de cas, il faut garder a l esprit que tout le monde connait quelqu un qui connait qui
connait quelqu un qui a …..ce que vous cherchez.
Dans le même temps, je dois passer en ce que j’ appelle , “le mode survie”
, c est a dire dépenser le minimum d argent.
Il n est donc pas question de payer une nuit de plus dans cet hôtel, ce soir estvdekja paye mais
demain…??Iil me faut alors trouver un endroit gratuit pour dormir. Et dans ce cas la, je m’ interdis le
couch surfing et toute autre proposition hospitalière.
Pourquoi???
Même si je suis adepte de l’ entraide humaine,  dans ce cas là, demander assistance a quelqu’un
reviendrait à mendier, et heureusement , j’ai encore d’ autres ressources.
Je me suis mis seul dans cette situation , je m’en sortirais seul.
Une amie de Sydney m’ a invite chez elle, j ai refusé , prétextant vouloir voyager dans l’autre sens.
Je dois faire en sorte de rester en bonne santé pour le moins cher possible. En gardant à l’ esprit que cette
situation pourra durer plusieurs semaines.
Je sais que mon corps a besoin de 2000 calories par jour,  en situation normale pour garder l’ équilibre.
Habitué à organiser des treks de plusieurs jours, je connais les valeurs nutritionnelles de certains
aliments, de plus en Australie les fast food ont l’ obligation d’afficher les valeurs énergétiques des
menus.
Je me fixe donc un objectif de 1700 calories par jour,  ce qui me permettra de tenir ainsi sans faiblir
pendant plusieurs mois.
Un repas en fast food en apporte environ la moitié..
Ensuite il me faudra veiller à manger 1 ou 2 fruits par jour pour les sels minéraux et vitamines plus
quelques centaines de calories  supplémentaires ..
Puis manger un féculent,  genre pâte chinoise ou pain (en évitant les fibres) pour caler tout ça et
apporter l’ énergie manquante.
J’ avais déjà utilisée cette méthode un hiver en Norvège , certes pas très excitante, elle permet un
certain équilibre à moindre coût, dans ce cas ,elle me permettra de manger pour moins de 10 dollars
par jour.
Le problème qui m’ inquiète le plus, a ce moment, et qui a failli me faire craquer plus d’ une fois, c’
est ma dent de sagesse cassée.
Alors ça, c est la galère… prévisible mais pas prévu et maintenant impossible !! Mais pourquoi j’
ai pas réglé ça avant… ça c’ est ma boulette de l’ année…
Ma chance, c’ est qu’ elle est cassée,  je peux donc contrôler l’ infection.
Attention aux gens sensibles et à ceux qui ont déjà eu mal aux dents pour les lignes qui suivent.
L’ impossibilité de me faire soigner par un professionnel devant  peut être attendre plusieurs mois,  je
dois donc contrôler et limiter la prise d’ anti- inflammatoires et de médicaments
Pour calmer la douleur et empêcher l’ infection des dents il existe le clou de girofle, d’ ailleurs la
plupart des produits qu’ utilisent les dentistes en sont à base.
J’ achète alors tout simplement un flacon de cet épice, que je mâche quelques minutes,  jusque qu’à  ce qu’
il ramollisse et alors je le rentre délicatement à l’ intérieur de la dent , en essayant de ne pas toucher
de zones sensibles, mais c’ est impossible,  et alors à chaque fois….. j en pleure de douleur. Mais
après quelques minutes, la douleur passe, l’anesthesie locale agit et je suis tranquille pour quelques heures
…jusqu à la prochaine crise, ou il faudra changer le pansement, alors la, je vais dans n’ importe quelles
toilettes, me lave les dents, enlève le vieux , fait saigner la gencive autour, désinfecte à l’ aide d’ un
coton tige imbibé d’ alcool, pleure, mâche un clou et l’ enfonce,  pleure , respire et retourne vaquer à
mes occupations.
Ça durera 5 maudites semaines.
Bref aujourd’hui,  malgré le fait  que je voudrais m’ enfouir sous une couette avec une gentille
infirmière, ne penser à rien et attendre que ça passe, il me faut arpenter les rues de cette ville, parler
avec un maximum de gens,  sourire et rigoler….
Ce que je ferai donc.
A la fin de la journée,  je me suis fait une idée claire de la situation, rencontré des tas de gens, mais
surtout Kevin, un architecte Français,  passionné de franc maçonnerie, avec qui, dès nos premières
conversation,  des atomes crochus sont apparus.
On passera la soirée à profiter de la vie artistique des rues de Melbourne. Guitaristes,
jongleurs, clowns, théâtres, magie, acrobatie,  humour et sensations….Bref les rues de cette ville sont
emplies de gens merveilleux venues de tous continents et qui offrent de façon spontanée leur art.
Une ville qui permet ça est une ville qui a compris comment rester vivante et ne pas devenir qu’ un
musée triste et ennuyeux. (Message pour bon nombre de villes Françaises)
Melbourne est la capitale sportive et culturelle de l’ Australie, avec ses 4 millions d habitants elle en
est la 2eme plus grande et, c’ est aussi la première au classement mondiale des villes ou vivre. Les
premières places de ce classement sont occupées par des cités Australiennes et Canadiennes, Sydney
en 3 ème  position, le Mans et Nevers loin(s) derrières.
Un centre ville coloré et spacieux, des architectures de tous types qui se rencontrent, se
chevauchent parfois, une population dynamique et “easy going” ,une vie culturelle intense, la plage
en Tramway, des parcs, une cuisine internationale riche et pas chère….
Moi j’ ai adoré…. surtout les parcs….
Ce soir j’ ai encore une nuit déjà payée à l’ hôtel,  je rentre de bonne heure, me gave de pâtes
chinoises et écoute les péripéties  de mes partenaires de galère…
Demain  est un autre jour….

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