Noumeatherapie!!

Salut la bande!! Je t avais , me semble-t- il , la derniere fois laisse , dans une atmosphere d une circoncision psychedellique , a la suite de laquelle il m aura fallu passe du temps dans mon sas de decompression interieur , qui bien que tres confortable n est pas du tout convivial .

A mon arrivee retour a Port Vila , je pense y sejourner quelques jours dans le but de recuperer , d accuser toutes les emotions passees et d analyser les nouveaux horizons ouverts .

J ai dans l idee de partir trainer mes guetres dans l archipel polynesien , y travailler pendant quelques mois…. Dans mon esprit , un os se dessine …… En bateau ou en avion je devrais dans tout les cas passer par la Caledonie…..comment passer une simple escale dans un pays que j ai failli appeler Maison ?? Comment n etre qu a quelques milliers de kilometres du mariage de Joe et Delf fin Novembre ?

C est en cette pleine tergiversation neuronale conjoncturelle de planification , que Super Genie Milie fit son apparition au travers , non pas d une lampe magique , mais de facon numerique…. par skype quoi !!!et me convainqu(it , a , asse , assames ??) de m attarder en kanaledonie .

Et voila comment c est parti

10h05 ; Jeudi 24 septembre ; j atteris a Noumea . La Tontouta , l aeroport international est a une 40 aine de km de la ville , mon sac et moi ne sommes expectes nul part , je savoure ce moment de solitude extreme au milieu d une foule de retrouvaille et de separation ; je maitrise ma reaparition libre de surgir ou et comme il me plaira . Triture entre l inertie sentimentale de mes recentes rencontres et la jouissance de fouler une terre connue , de m enivrer d une lumiere oubliee , de m abreuvrer de cet air particulier , de m eclater les tympans des moindres murmues aux accents familiers . Je flane au supermarche d a cote , simplement heureux d etre la ….puis j ai l envie soudaine de voir les potes …alors j envoie une serie de message au telephone : “ heho je suis la “ .

Plusieurs degaineront le leur , surpris de voir ce vieux numero s affichait…..

Mais Gwen m enverra ceci :

“je passe a la Tontouta ds 30 min ; je file donner la main pour preparer la journee de la transition citoyenne a la Foa ; y a besoin de monde . Ca te dit ?”

2 heures apres ; j ai rencontre une 20 aines de lutins ; j ai un rateau dans les mains et pas loin on decoupe le cerf(e) chasse le matin …

La journee de la transition citoyenne a lieu au coeur d un espace occupe par des gens qui ont developpe la permaculture et les initiatives ecologiques sur le caillou . Une petite communaute ; accueillant des wwoofers y vit et travaille la terre avec le plus grand respect pour celle-ci et celui de tous etres . Cette journee , qui sera un succes eblouissant , aura pour but de faire decouvrir aux caledoniens de toutes dimensions , cette nouvelle approche universaliste qui prend racine dans l esprit humanoide , sur tous les continents et, qui petit a petit pousse le capitalisme et ses noeud papillons vers la sortie .

The place to be , c est plus la croisette ou les barricades , c est dans ta cabane au sein de ta communaute, famille , bande , equipe , cirque , tribu , clan ; meute …. ensemble a regarder pousser votre potager et ces orchidess qui jaillissent de ce monde devaste .

Qui a dit que la revolution devra etre sanglante ? Elle est culturelle et cultivable ; notre arme c est la pioche , nos munitions sont les graines que nous faisons germes dans la terre et dans les tetes ….

On parle de toute une organisation , de plan de communication ; de strategie culturelle ; de rigueur et d exemplarite … Je ne remet pas du tout en cause le travail et la beaute des actions engagees , j ai le plus grand respect pour ces initiatives et les gens qui les engagent . Mais a ce moment dans ma tete le paradoxe tourbillone ; de voir toutes cette logistique pour apprehender et faire passer le message de la simplicite la plus nue de la d ou que je viens juste .

Un couple arrive avec un bebe que tout le monde gouzille a profusion ; d ou je debarque y a des gosses partout qui jouent le sabre a la main; ceux de 6 ans s occupent des plus jeunes et les adultes ne s en occupent pas ; au pire les petits sont colles au dos de la maman …..j avoue que c est cette image gazou gazi qui me donne : “Ze claque “

L atterissage ; il est la maintenant ; on prepare la journee de la transition ; la mienne est assez brutale .

Rechercher du boulot en terre inconnue , je sais faire . Quand j ai debarque a Dublin avec pas beaucoups de sous et encore moins de vocabulaire en anglais , meme pas peur que je disais dans ma voix etranglee et mon sourire etoufe .

Aillame note squairede !!!!

Je me rappelle ces heures d errances dans les rues mouillees que Janvier dans sa grande fierte s amusait a glacer … Ces moment de meditations d efforts concentriques ; ces instants de respirations controlees ; de calme a marche forcee…..aller, aller tu va y arriver …

Un echec , un renoncement et puis ca y est , je l ai fait …..je suis rentre , l interieur est rempli de geants ; qui braillent un jargon indescriptible … je respire ; suffoque et me retrouve de nouveau dehors .

Echec sans renoncement …

Personne a appeler , pas d echappatoir , seul sur Mars , sauf qu ici , putain ca caille …

Et puis un jour , ca y est j y suis …cramponne , pas rassure , le sourire silencieux mais fier de ma prouesse …Je l ai escalade ce putain de tabouret , je l ai commande cette putain de Guiness je l ai affronte ce putain de regard sympa du Pubman et les sourires brillants de ses clients ….moi qui y a pas si longtemps ; avait desfois peur de rentre commander du pain a la boulangerie de mon quartier ….….Jesuis sur la route de mon chemin…….

Quelques jours apres je vendrais des fruits et legumes sur les marches populaires du grand Dublin ; a grand coup de “ il est bon mon melon , il est bon “

Enfin je veux dire — “ ‘ It is euuuhh naille se melong ; z ate ail ave , kaume ainedeux test it “”

Putain que ca marchait ….je l avais l’ melon …et quand je l avais assez , alors je suis parti explore ; pis quand j ai eu besoin de thunes ….j ai a ce moment joue le coup d audace le plus pertinent de ma carriere ….Je me suis fait un CV de chef patissier alors que , j avais de peine obtenu mon Cap il y avait quelques annees deja , et surtout jamais exerce ….il le fallait le melon la …mais j etais en pleine periode d eructation , a mon echelle j avais gravi une marche si gigantesque, que plus rien ne me semblait insurmontable ; j appris l anglais a grande lampee ; et oui je me suis ramasse en tant que chef patisser , mais depatouille dans la cuisine alors que je n y avais jamais mis ces pieds ; parti dans la foulee en Colombie j y appris l espagnol ….et ouais …

aller aller envoyez la suite !! J ai des annees de vie a rattraper ….

De la colombie a la Norvege , il n y a qu un pas que je franchis des lors allegrement .

Et me voici dans cette lancee energicotique ; en plein mois de Janvier lache dans les rues d Oslo ….Meme pas peur!!!cette fois c etait vrai!! Sauf que la vie , cette fois , avait monte la barre d un cran …

Debarque a l aeroport le 17 janvier a 22h30…..Je vais pour retirer mes premieres devises Norvegiennes ; operation qui ne sera pas couronnee de succes …

— “ Invalid Card “ qu est me dit la becane ….

–“Ben la t es mal “ que je me repond …

…………….Silence , long silence ……..et puis ……encore du silence ……

Je garde les details trop long et trop poilant pour notre prochaine rencontre ; mais s en suit une periode de quelques semaines que je pourrais appeler :

“ David VS technology “ ; mene 4 a 0 pendant toute la duree du match ; David a su revenir au score in extremis alors que sa vie meme etait en danger ; superbe egalisation a la toute derniere minute . Il en profita meme pour mettre une bonne raclee a la providence qui le taraudait d un peu trop pres ….. et mon cher Thierry ; tout ceci en Norvegien .

4 mois plus tard je repartais de ce pays plusieursmillersdeuronaires .

Puis Paris , Geneve , Melbourne , Perth , Sydney et j en passe…. partout je trouvais du travail en quelques jours voire quelques heures .

Alors Noumea ?? easy ; why not ?

Mes experiences de boulot caledonien m avait montre le fort potentiel d opportunite qu offre ce pays ….

En une annee j avais appris les rudiments de la charpente et de l electricite en etant chef d entreprise ; j ai gagne exaequo le chanpionat de recensement territorial ( et un bon cheque ) ; j a ete loueur de velo et surtout chef gerant de ma chere Cabane a Lifou …..

En revenant a Noumea je n ai pas de langue a apprendre , il fait beau et chaud , j ai aujour d hui une experience sur laquelle je peux m asseoir voire m allonger , je connais le pays et surtout , surtout et surtout j y ais des potes voire de la famille ….

Bref tout ca pour dire que c est pas inquiet que je m y pointe la bouche en coeur …..et pourtant !!!

Vous voyez BipBip et le coyotte ??? l image du coyotte qui fonce comme un abruti continuant a courir au dessus du vide entre 2 falaises enormes , et qui a ce petit moment de lucidite ridicule face camera , saluant son public avant de se retamer ; avec acceptance certes …..mais sans elegance .

Apres quelques jours de festival de transition et de promenade d adaptation transitionel …me revoila a Noumea ….en quelques heures j a ouvert un compte en banque ; pris des rendez vous pour des entretiens d embauche ; mais surtout on me fait une super offre : chef gerant d un petit snack dans le nord de la caledonie…On est mercredi ; nous prenons rendez vous pour le lundi qui sui; t pour apres negociations prise de poste immediate …le poste est nourri loge ….

Facile / efficace / cool

J achete le scooter a Gwen ; un peugeot 2t , 50 cm3…….

De ces quelques jours de repit ; je profite de Noumea ; des potes et de la vie ….

Le dimanche matin ; contre avis de beaucoups de gens ; je met en route mon barda , ma vie et moi et on tient tous , sans se serrer .

Alors ca fait quoi de s apercevoir que tout ce qu on possede dans l existence tient sur un scooter ? Me demande la petite voix …ouf apparemment personne l a entendu ; regard discret a droite et gauche ; je la bayonne et la met dans le fond de ……de …..enfin au fond quoi ….

Bref me voila parti pour “the expedition “…..en fait il ne me faudra que 6 heures pour arriver a Nepoui…. Soleil , asphalte ; beaux paysages ; pensees meditatives et excellente musique me feront passer une journee des plus belles ou les kilometres s enchaineront sans anicroches , on me salue , me klaxonne , je m arrete faire le plein et plaisanter avec les motards que je croise , la vie est belle ; la caledonie est belle et ……toi aussi ..

Au cours de cette journee je Bippe mon contact patron plusieurs fois….pas de reponse ….Bip bip …

Je dors a l hotel de Nepoui….qui ne doit son succes ni a sa succenite ni au charme de la tenanciere encore moins a ses tarifs ……explosbitant !!

Le lendemain je me pointe au snack…personne ne m attend ; personne n est au courant de ma venue , et on ne cherche personne dans l instant …..la personne que j ai eu au telephone n etait apparemment pas tres au courant de la situtation……

C est ca aussi…..la caledonie ; c est ca aussi la vie et …toi …… c est ca aussi !

Bip Bip…

Alors la je vous regarde ; vous salue betement ; vous sourie niaisement , a mi chemin entre 2 falaises…..je vais me ramasser ….

Je reste calme , salue d un : “ ben tant pis on se rappelle ! “

Je remonte sur mon scoot , et j y vais ….

ou ? Ben je sais pas .

Faire quoi ? ( voir ligne juste au dessus )

J erre gravement jusqu a kone ( tu connais pas ?? on s en fout tais toi , c est moi qui parle ) .

Brutalement expulse de l euphorie de la vie grasse que je mene depuis des semaines ; je me rend soudain compte de l etroitesse de l arete sur laquelle j evolue ; de la profondeur abyssale qui m entoure plongeant dans des parois si lisses , sans prises apparentes .

L aplomb qui m encerle et celui dont je manque me donnent un vertigineux vertige … .

Le soleil brille mais le vent souffle .

Je decide d aller , encore une fois dans sa direction , mais quelle que soit la mienne , il parait me narguer , fierement s amuser de mon manque d aerodynamisme ….

Je m envole facilement , plane tres longtemps , mais si le vent tourne , alors la tour de controle ne m est d aucune utilite ….

Bref , il va falloir que je prenne le taureau par les cornes , mais la , j avoue n en avoir ni l envie ni l energie .

Ben l engin , t es mal la gamin ….

Puis au fur et a mesure de la journee ; des rencontres me donnent la lumiere ; des p’ti mots le chemin ; des appels amicaux l assurance , un regard le sourire , puis Clo et Gui…… leur appart ….!

Alors , illico scooto, je reprend la route bien decide a rien !!

En partance pour Lifou ; ils me confient ( a moi ?? preuve qu on se connait pas depuis longtemps ) les cles de leur pissenlis fraichement acquis et le soin d arroser leur appartement qui donnent deja de belles tomates .

A son seant , la plage , a peine plus loin un autre jardin , de corail celui la ….bref excatement de quoi refaire le plein de vide pendant quelques jours .

Le probleme , c est que je suis pas qu a plat ; je suis creve et que plus je regonfle plus l avarie s agrandit ….resultat je pompe , je pompe et je pompe ;

J ai juste la rue a traverser pour aller chercher des rustines ; mais putain le passage est cloute . ..

Le probleme c est que quand t es fatigue de pomper ; tu te retrouves avec les pneus a changer … Comment qui disait deja ?? Ah oui ; “ ben l engin ; t es mal la gamin !! “

Bref je passe une semaine a cote de mes pompes ( au cas ou ) ; j irais meme jusqu a perdre les cles de leur appartement , si gentiment prete ….je cherche des heures ; repasse partout ou je suis passe ; interpelle toutes les possibilites ; passent des annonces radiophoniques et envisage de refaire un double avant de changer les serrures .

Des heures durant je met mon corps ; mon esprit (dont sa presence est elle aussi parti en vacance) et celui de tous ce que je croise dans un etat second de stress primitif …..

Z avez deja vu , le film de Baffie ?? les cles de bagnoles ?? la chute ??

Si si ; z etaient dans ma poche !!!

TATIN … ben voila ; je vous jure…..Ben l engi/……oui , oui ,c est bon on a compris .

Je vous la corde ; c est drole …..mais very painful ….

Si avant j avais la bougeotte , la je crois que je fais une crise de bougithe aigue … J ai besoin dune cure de routine , d une bonne dose d habitude .

Ca peut paraitre etrange au sedentaire qui bosse 12 mois par an ….mais en voyage meme si on fait pas fleurir le PIB …qu est ce qu on le sollicite le burlingue …. toujours a plein regime l Intel pentium .

Bref ; je suis en plein Burn out ….

Alors ; il est temps d aller bosser pour se reposer ; mais la ; il me faut un taf sans engagement , sans ambitions , sans challenge sans horaires serait un must …ca parait chaud patate ….

T imagines l annonce : Homme cherche boulot n engageant en rien ; ne veut surtout pas fatiguer ; et si possible ne pas se lever le matin ;

—ben la , l eng MAIIIIIS TAAAAAA GUEULE TOI !!!!!

Et puis voila qu on me propose un job ….dans la cueuillette d huitre …

Alors tu me connais ; moi l inconnu …j y vais quoi !!

Boulot sympa ; pas chiant ; bonne equipe ; j y trouve le temps de mediter en auscultant la condition physique et minerale des protagonistes de mon nouvel element ….. et ca me fait un bien fou.

Depuis quand je me suis pas arrete a me demander combien il pouvait y avoir de gouttes d eau dans ce nuage ….

Seulement voila …on me paye 130000 franc CFP ….par semaine ????non par mois

Ben , l engin ( oui la tu peux y aller ) t es mal la gamin !!!

J en vois au fond qui plissent les yeux , pour tenter la conversion …attends , tes pas venu la pour se degimber la membrane ….ca fait du 850 euros net ….dans un pays qui est 1,5 fois plus cher que la France ….Noumea plus chere que Paris ….

Et surtout ; un pays ou beaucoups gagnent pas mal de fric ….

Les ecarts salariaux sont des gouffres plus grands encore que ceux suscites plus haut dans ce meme delicieux recit .

Un salaire pareil ne suffit pas a payer un loyer ….Et y a des gens qui se tartinent ca …et avec le sourire en plus …

Bon moi ; je fais une petite semaine ; sympathise avec quelques fines Claire , Marion et Adrien ..

Ca me vaudra le droit d aller gober quelques mamiferes ( oui ben sont tellement laiteuse ; que faudra reclassifier ) de cette espece au marche le Samedi ….et ca j aime bien .

Au lendemain du dernier jour de cette deconvenue amiable …je rencontre Frederik , DG de Amorino Pacific Sud ; il recherche un responsable de production ….alors t as compris ..si il faut un responsible , faut que Bibi soit dans le coup …

Le courant passe ; je commence demain … DIMANCHE ??? ben ouais .

Mais t avais pas dit repos ; tout ca …..??? aaaaarrrgh mais va t en ….

Bon serieusement ; Amorino c est une chaine de glace ….y en a partout dans le monde dont un magasin a Noumea ….et il cherche un Glacier …ca tombe bien ….je le suis ….si ; si je veux !!!

Et puis je sais que la glace c est easy ….et le voila mon boulot facile ; sans contrainte ; sans horaires ; sans “grandes “ responsabilites ….et pis meme si je double le salaire rapport aux huitres …c est quand meme pas byzance ….mais priorite a la remise en place de mes chacras fortement pertubes .…. ..

Les plus fins connoisseurs reconnaitront a la lecture de ces lignes ma liberte claviculaire ; signe d une convalescence deja bien engagee ….et d autres noterons mon evidente shizophrenie inspirationel facilement directionnee par mes lectures contemporaines ….En effet ; je viens de me taper un “ San Antonio” …que ceux qui comprendrons ; ne me pense pas arrogant au point de croire que j ai le piquant du bon vieux dard , a qui je voudrais , ici , rendre hommage ….

Vanuatu Tanna de Yakel au Yasur !!!

https://www.facebook.com/daiiwid

Si vous avez parcouru les derniers recits publies sur cette page , il est alors fort possible que vous doutiez d etre de nouveau surpris durant la lecture de cette nouvelle et derniere histoire , ayant le Vanuatu comme theatre . Si tel est le cas , vous vous trouvez alors dans le meme etat d esprit que moi lorsque je debarquais sur l ile de Tanna .

Et pourtant , si j avais su …..

Lorsque le bateau cargo me deposa a Lenakel , la capitale de l ile ,j etais completement epuise . Les 24 heures a bord , tasse sur un banc metallique en permanence rafraichi par l humidtie relative de la brise marine , qui sans emcombre s engoufrait par les fenetres aux hublots disparus. Si inconfortable que fut cette traversee , je n ai en aucun le droit de m en plaindre et je me dois alors de relativiser car c est a bon port que l on m a debarque , puis ici :

Pas besoin de finir a la nage ; pas d enfant noye sur la plage

Ou j etais ; j etais bien ; ou je vais j en sais rien .

Personne pour me nuire ; absolument rien a fuir .

Sur mes papiers ; passeport est ecrit en Francais .

Quelques lettres synonymes de libertes .

Mais surtout de responsabilites non assumees .

Organiser ; Manipuler ; Accuser !

la haut dans les bureaux

Accepter de profiter ; Refuser de refugier!

La bas dans les casbas .

Le volcan Yasur est le princpal responsable de mon passage a Tanna . Culminant a environ 400 metres d altitude , son cratere beant est accessible en voiture . Un parking en est situe a 150 metres en contrebas , faisant du mont Yasur , le volcan actif le plus accessible du monde . Beaucoups de gens ne voyagent au Vanuatu que pour s offrir la terreur de sa violence .

Mais cette ile m offrira bien d autres surprises .

Tanna est sans aucun doute l ile la plus visitee du pays et meme si la plupart des curieux , issus de la culture Macdo , en quete sensationelles photos , n y passent qu un tres bref sejour , comme tous endroits touristiques les prix explosent et les relations se biaisent . Il me faudra alors commencer par zigzaguer entre les plots de l avidite engagee des regards croises , ne voulant voir en moi que la monnaie s en degager . Mais ici , au Vanuatu , la resistance est aisee . Un peu de fermete et d assurance permettent une negociation facile et efficace .

___c est 5000 Vatu

—– je t en donne 500 et c est tout

____ah ben d acoord et apres je t invite .

—— ok

Pour ceux qui connaissent , on est loin des bargain epiques d indonesie , du maroc , et de certains pays d Afrique .

Bref apres avoir plante des pieux dans les coeurs de ces vampires affames , je trouverais un logement decent pour 1000 vatu (10euros) par nuit , juste en face du volcan .

Ce qui me permettra de me poser et de rayonner dans le coin .

J ai comme voisin , Theo de Noumea . Il me parle d un village ou les habitants ne sont pas Chretiens mais obeissent a un Culte bien different . “John Frum Cargo Cult” . Je ne rentrerais pas dans les details bien compliques , qui varient suivant les personnes qui vous les apprenent , mais en gros : alors attachez vos ceintures ca va secouer un peu …

Un peu avant les annees 40 un homme nomme John Broome (qui signifie balai en anglais ) apparut a quelques autres , faisant la prophetie que prosperite et abondance surviendraient aux departs des Europeens . Je rappelle qu a ce moment le condominium Franco Anglais dirigeait le pays . Ce fut alors une revolution qui s operait bien que celle-ci ne depassera jamais le stade spirituoculturel .Les fideles reprirent certaines traditions ancestrales alors interdites par les missionaires tels que danses et coutumes . Ils n iront pas jusqu a recommencer le cannibalisme .

Puis la 2 eme guerre eclata , les Americains prirent positions dans le pacifique pour contrer l avancee rapide des Japonais . Santo dans le nord du Vanuatu en fut l une des principales . En 5 annees plus de 500 000 soldats y stationnerent , creant ainsi une demande de main d oeuvre importante . Des gens de toutes iles y allerenr travailler ,

beaucoups etaient de Tanna . La legende raconte alors qu en voyant les soldats noirs Americains travaillant d egal a egal avec les blancs , meme donner des ordres , parfois decores , maniant et possedant des jeeps , des armes , des avions…. et surtout traitant fraternellement les autochtones . Il faut rappeler qu a cette epoque la fierte Europeenne ne considerait pas les “naturels” comme des humains…

Alors dans l esprit collectif , il devint evident que John Broome ; froume ;from ; frum……..America …

Alors apres le depart des justiciers atomiques , le culte evolua pour celebrer cette nation qui un jour reviendra et apportera longue et heureuse vie .

Partout dans l ile , des pistes d atterissage , des wharfs et des docks sont alors construits pour accueuillir le cargo promis .

Tout les matins dans plusieurs villages , le drapeau est hisse tres tres ceremonieusement , puis desendu tous les soirs de la meme maniere .

Vendredi .

Le village capitale du culte est a quelques kilometres . Theo et moi decidons de nous y rendre . Depuis plus de 50 annees , chaque Vendredi la messe John Frum a lieue . Nous nous y invitons et serons accueilli les bras ouverts . Nous rencontrons Isaac one dont le grand pere a ete le premier temoin de l apparition de Johm Broome . Le mouvement revolutionaire qu il organisera a la suite de cette vision lui vaudra de passer 17 annees en prison….Mais depuis de pere en fils ils se passent le relais du pouvoir de communiquer avec John .

Sur simple expression de notre desir de passer la nuit ici pour partiticiper et observer la ceremonie , on nous installe un lit au “quartier general” . Le batiment domine la place centrale du village , et c est de la que sont hisses les drapeaux . A l interieur des photos de Isaac One en uniforme americain couvert de medailles ,des dizaines de drapeux ,et surtout tout un tas de fusils…..en bambous .

Tous les ans en fevrier une grand parade est organisee , defile militaire , chants et danses .

Mais la ceremonie a laquelle nous assistons ce soir est totalement differente .

Alors que la nuit est tombee depuis longtemps deja , que le village semble endormi , la communaute s apprete , nous a t on dit , comme tous les vendredi , a celebrer John Frum toute la nuit .

Peu apres 20h un groupe arme de nombreuses guitares s installe sous le fare central . Alors commence la musique et ses chants si …si….. si …? Vraiment il n y a pas de mot a ma connaissance pour decrire ce que nous entendons alors . C est beau , tres beau mais c est surtout indescriptible . ( si quelqu un le peut je vous en prie allez-y) . Les enfants , les femmes et les hommes melangent leurs voix pour en unir un son vraiment tres particulier , entendu seulement dans ce pays , la derniere fois , c etait a la messe de Lamap .

Des femmes en groupes , des hommes seuls eparpilles dansent autour du Fare . La liberte semble en etre la seulle choregraphe .

Les guitaristes se passent la 10aine de guitares de mains en mains . Chaque groupe jouent 10 morceaux , que mes oreilles peu habituees ne peuvent discernees , 20 mn de pause puis un autre groupe joue a son tour 10 chants , ainsi de suite juqu au matin….

Si comme moi vous pensez avoir atteint le paroxysme de la surprise avec le culte John Frum , je vous promet de vous faire tomber de votre chaise avec les lignes qui suivent , alors un conseil asseyez vous par terre .

Installes?? C est parti :

2 jours plus tard ,Theo et moi decidons d aller passer la nuit dans un village dont le mode de vie ,dt-on , n a que peu change depuis des siecles .

Il y a un an j etais tombe par hasard sur un documentaire a la tele . 5 hommes issus d un village de Tanna : le chef , 1 danseur , 1 eleveur , le medecin traditionel et 1 anglophone , choisis pour partir en Angleterre et vivre au sein de familles issues de differentes classes sociales . Equipes d une camera , ils devaient en faire un film a montrer a leur communaute a leur retour .

Bien sur , en paralelle une equipe de professionelle les suivait pour en faire le film suscite .

Au cours de la serie , on apprend que leur Dieu a eux , n est pas Jesus , Allah ou Jehovah , ni meme John Frum…..mais le Prince Phillip . (le mari d Elisabeth 2)….

Fait que l on apprend au fur et a mesure du reportage , lorssque les nvites Vanuatais apprenent aleurs qu ils sont venus ici pour rencontrer et ramener le Prince a Tanna et ainsi realiser la prophetie suivante :

« Dès qu’il débarquera sur l’île, les plants de kava germeront de partout ; les vieux abandonneront leurs peaux comme des serpents et seront de nouveau jeunes ; il n’y aura plus de maladies et plus de mort … chaque homme pourra coucher avec toute femme à sa convenance. »

Et , d apres la realisation , c est leur acharnement qui les menera a Windsor dans les appartements de Sa majeste , ou ils lui presenteront leur requete , a laquelle il repondra :

la papaye n est pas mur ; mais quand elle le sera ; alors je reviendrais”

Mine de rien on a evite le clash diplomatique ….

Ce documentaire m avait donne l envie a ce moment de partir au Vanuatu , mais mon esprit etourdi l avait range dans des parties de mon cortex que tres peu sollicitees … j avais oublie quoi .

En sautant de la jeep qui nous a conduit au village de Yakel , c est la machoire par terre et l expression balbutiante que je realise que c est ici meme que ce film a ete fait . Je reconnais la place du village , me rememore les images . Cet espace de terre battue borne de banians geants ayant servi de salle de cinema , tout les villageois reunis pour regarder le film ramene par leur heros revenu du pays du Dieu .

L emotion me tourmente et je crois que je tremble lorsque je salue nos premiers encontreurs .

Imaginez vous ; debarquant chez Brad Pitt sans le savoir , et lui qui vous demande simplement combien de sucre vous prenez dans votre cafe .

Saisissez l impression ?

De plus c est vraiment gene que j assume ma condition de voyeur …. ici les gens s habillent en feuille ..

Pour des raisons pas claires ; depuis les annees 70 ils ont laisse tombe les vetements pour revenir aux tenues traditionelles . L etui penien pour les hommes et la jupe de paille pour les femmes .

Mais si genereusement accueuillis ils sauront nous mettre tres vite a l aise . Au fur et a mesure des conversations , nous decouvrirons qu ils ont l habitude d accueillir cineastes ,documentaristes et journalistes en tous genre . De tres nombreux films ont ete realises sur leur mode de vie . Nous passerons un apres -midi et une nuit dans ce village a discuter avec la populasse masculine .

Les discussions se font en Bichelemar langue que j ai appris a baragouiner et a comprendre aucour des 2 derniers mois .Au cours de ces conversations , nous apprendrons que plusieurs d entre eux sont deja partis aux Etats unis et en Angleterre en compagnie de journalistes et/ou cineastes .

Albi est un chef danseur il a fait parti du voyage en Angleterre . Ensemble nous nous amusons a se rappeler des batailles de boules de neige , des repas fast food et nous moquons de l aristocratie anglaise comme si nous avions partage ce voyage , ce qui est le cas en fait . Ensemble nous realisons que partout dans le monde ils ont ete vu , amorcant surement de grandes conversations a travers eux ….Ca fait quand meme bizarre d etre la ….

Et quand je leur dis que le monde entier a pu voir ce film ils ont l air surpris et amuses .

Apres une breve baignade au pied d une cascade toute proche , il est l heure du kava .

Tout en continuant la conversation que je m amuse a mener de mes questions et histoires , les plus jeunes gens parmi nous se remplissent la bouche de racine de kava , ils ;es machent jusqu a les rendre en bouilli qu ils recrachent sur des feuilles disposees au sol . La mixture obtenue est ensuite placee sur une treille de cocotier , un peu d eau y est ajoutee et le tout est presse dans une demi noix de coco . Le chef et les invites boivent en premier … .

Le contenu doit etre avale d une traite…

Alors que les palabres s amenuisent , en harmonie avec le soleil qui descend se cacher dans la jungle jurassikparkienne , le kava lui emprunte nos voies interieures pour decoller nos esprits .

Tres vite plus aucun mot n est prononce , le moindre geste est chuchote , on laisse les esprits divaguer . Petit a petit le feu que nous entourons du cercle que nous formons s eteint au fur et a mesure que nous nous dispersons .

Chacun rentre a la maison . Je suis l un de dernier decide a bouger . En rentrant , de l igname boulli m attend pour Diner chez le chef qui nous offre l hospitalite .

Le matin suivant il est deja temps de partir et de quitter Teo .

Je dois regagner le Volcan pour rejoindre Amine et Chloe . Une tres belle randonnee a travers le Bush m y ramenera en quelques heures .

Ces moments et les sensations dans ce village etaient uniques {et je ne vous as pas raconte l histoire du Norvegien ( si vous me demandez je vous raconte ) .

Et maintenant imaginez ma surprise quand , a mon retour sur internet plusieurs jours plus tard , je decouvre un mail de Theo dont le lien joint me renvoie a une photo de quelques membres du village dont je reconnais le chef chez qui j ai dormi Dimanche dernier , fierement pose sur une estrade du festival de Venise , pour la presentation d un autre film …???? Pendant que nous etions la bas , ils devaient etre en plein preparatifs mais ne nous l ont meme pas mentionne .

Amne et Chloe Vous vous rappelez?? je les avais rencontre lors d un apero Allo la planete , a Perth il y a deja pas mal d annees . . ..Ils sont maintenat equpiers a bord d un voilier qui sillone le Vanuatu , le hasard nous avait conduit a nous retrouver sur Malicollo ; et maintenant c est ici , a Tanna que nous nous retrouvons pour vivre un grand moment de nos voyages respectifs .

Encore une fois , si vous voulez souffler il va falloir zapper car parce que la y a pas de repos programme , et si les lignes precedentes ne vous ont pas etonnes , alors c est maitenant que vous allez transpirez .

C est au pied du Mont Yasur qu Amine , Chloe et moi nous retrouvons .

Son ascenscion sera la communion de nos ambitions .

3300 Vatu (40 dol ) c est le tarif pour passer l entree . Passage de droit coutumier , l argent est monopolise et peu distribue , les infrastructures quasi neantes . Payer une telle somme pour l entree d un site naturel dont les retombees ne sont pas partagees et , n ameliore en rien son interet , me parait etre du vol …. En plus de ne ressentir aucun remords a voler les voleurs , tenter l assenscion version pirate , rendra alors la ballade touristique en parcours epique . De la , aucune hesitation dans mon esprit .

Pour ce faire , la veille , je zone dans les villages alentours a la recherche d un potentiel guide .

Puis je rencontre Jeffrey , lui expose mon projet .

Partir a 3 h du matin , passer par la foret ( comme les 3 nains ) et gagner le sommet de nuit pour profiter des explosions , rendues magiques par l obscurite , en attendant que le soleil ne vienne se joindre a nous, apportant sa lumiere par la voie de l horizon qu offrira l ocean pacifque , dont les pentes de notre hote du moment , plongent quasiment a pic .

Jeffrey exulte a cette idee , son sourire m illumine quand il me dit qu il sera ravi de nous accompagner avant d aller a l ecole ..

Jeffrey a 10 ans , alors avant de conclure l accord qui nous unira , je demande a parler a ses parents mais je sais que ca ne posera pas de probleme.

Le rendez vous est pris ….

Alors le lendemain , comme dit nous arrivons devant la maison de notre compagnon . Je dois alors l appeler et reveiller tout le cabanon….

Je m en sens desole , mais suis accueulli dans des sourires a l unisson …il est 3h du mat putain , et je viens faire chier tout le monde comme le gros egoiste que je suis…et eux ils me sourient ….Vraiment ce pays ….

En a peine 30 mn de marche , sur un sentier d abord forestier que la lune se charge d eclairer , nous atteignons le sommet .

Une aura rouge se degage des cretes qui nous surplombent encore sur lesquelles nous nous empressons de grimper .

La frayeur et l emerveillement se livrent bataille dans nos esprits lorsque notre regard , s offre le luxe de plonger droit dans cette breche qui conduit directement aux entrailles de la terre . On y voit la lave bouilloner dans un ronflement , dont c est sur Satan lui meme , s est inspire pour composer ses meilleurs partitions . A peine le temps de s habituer au cri de ce dragon cache , qu une explosion fait jaillir des pierres enflamees s elevant presque a la hauteur de nos regards subjugues . A plusieurs reprises la violente surprise de ces detonnations m ont quasi fait me jeter dans le vide de la pente opposee au cratere enflamee .

Nous congedions alors le petit Jeffrey qui , frigorifie tremble de la tete aux pieds . Nous lui donnons 2000 Vatu , le remercions avec les mots pour sa gentillesse , avec le coeur pour sa generosite .

Ces gamins sont vraiment attachant .

Perches sur cette crete , nos discussions sont sans cesse interrompues par les explosions qui sont parfois vraiment terrifantes . La lumiere ascendante nous permet , de minutes en minutes , d observer des choses nouvelles , d examiner la roche , d observer l etendue de la plaine de sable gisant au pied de ce monstre . Plus loin sur l arete , les sons d explosions laissent place au rale de la lave qu s agite en contrebas . Le son produt est identque a celui de long rouleaux de vagues s eclatant lentement sur une plage de sable .

Puis parfois , une onde de choc lumineuse parcourt la fumee qui tente de s echapper de cet enfer enfoui , creant un nuage bleu d une dangereuse beaute.

La descente de cendres le long de cette pente abrupte sera un veritable moment de bonheur , nous avons 10 ans et demain c est Noel.

Cette journee si bien commencee , se continuera sur la meme lignee , nous marcherons toute la journee , nous baignerons dans des sources d eau chaudes , degusterons un repas delicieux de legumes du coin et s achevera avec une biere partagee dans la convivialite de l obscurite .

2 jours de repos nous permetront de patienter pour partir assister a l une des ceremonie des plus importantes dans la coutume locale et , qui a lieu juste a cote.

La liberation des enfants circoncis 3 mois plus tot !!!

Toute une histoire !!!

Vous croyiez que c etait fini……Laissez moi vous emmenez pour une derniere danse !!

Vers l age de 6 ans, ici a Tanna , a partir de 12 et jusqu a 20 a Malicollo , les enfants sont circoncis . De nos jours , la chirurgie est operee sous controle medicale , soit carrement a l hopital . Acte a la suite duquel les gamins sont places en quarantaine . Le groupe va vivre a quelques centaines de metres du village , dans le Bush , a l abri d une sorte d enclos prevu a cet effet . Ils y ont resteront 2 ; 3 ou parfois 4 mois , periode durant laquelle ils n auront pas le droit de voir les femmes , y compris soeurs et mere .

Places sous la responsabilite d adolescents et de quelques vieux , la petite communaute vivra nue dans les bois , allant se baigner dans les rivieres proches .

Au loin le son d un instrument etrange resonne au travers de la jungle , c est le conchshell , cela ressemble a un saxophone dont on aurait legerement obstrue la trompette .

L on peut parfois observer la vegetation se mouvoir avec le deplacement de ce son aux accents magiques . Donnant l impression que l endroit est habite par des eflfes aux pouvoirs fantastiques .

La sonorite de ce deplacement n est pourtant pas fait pour enchante la foret , mais eviter la rencontre fortuite avec les femmes .

Pour celebrer la fin de cette periode d isolement une grande ceremonie est tenue , c est a celle ci que nous sommes convies .

A peine somme nous arrives que , deja l on nous propose de nous pentulurer le visage a l image de beaucoups de femmes et d enfants deja bien maquilles . En a peine quelques minutes , nos faces enrobees de vaseline colorees sont a l honneur des objectifs photographiques .

Assis legerement en retrait , nous assistons a l echange coutumier qui se trame en contrebas .

Les familles des papas offrent de nombreux presents aux familles des mamans, pour les remercier de leur avoir donne un garcon . Il n y a pas d offrande assez grande pour exprimer la gratitude d une telle benediction .

13 tas de tarots gisent au sol , pendant plusieurs heures , sous notre curiosite , des homme viennent y deposer des nattes , des manous , des paniers de legumes et des cochons , qu ils tuent sur le tas , a grand coup de masse sur le groin qu ils doivent abattre a plusieurs reprises.

Certains tas sont plus enorme que d autres , mais tous sont incroyablement bien garni. Quand ils semblent etre finis , les femmes qui patientaient eparpillees autour de l arene offrandee , s y engouffrent dans leur tenue coloree .

Vetue d une jupe de paille , leur buste et leurs cheveux sont recouvert de guirlandes colorees , oui bien de celles qu on trouve dans nos supermarches pour les fetes de fin d annee , des plumes artficielles tout aussi colorees , parfaissent le tout eparsement disposees . Ces tiges de couleurs mouvantes aux sourires eclatants qui , se rejoignent en dansant et chantant dans la fosse , ou les freres et les fils retrouves , enlacent alors les soeurs et les meres dans une euphorie d emotions maitrises .Les fleurs embaumes qui , pour le bonheur celebre , sont au hasard jetees ont ete remplacees par des bombes de ………. deodorants !!!!

A peine avons nous le temps de realiser ce qui se passait que , la place est nettoyee et les gens commencent a s en aller ,a l instar d Amine et Chloe qui doivent aller embarquer .

C est l heure du kava ….

Je rejoins le Nakamal , les vieux reunis sur la place entouree de banians geants , commencent a macher la racine envoutee . Sans parler d hostilite leur accueil ne respire pas l hospitalite , je ne boirais qu un shell et m eclipserais pour ne plus deranger .

J ai prevu de rester ici toute la nuit car , m a t on dit des danses vont l animer dans son integralite .

Le soleil se couche , l air devient froid et je commence a me dire que j ai eu tort de rester , que j aurais du rentrer et me coucher . J erre dans le village fumant quelques cigarettes , toutes les personnes qui m arretent pour me demander d ou je viens ou je vais dormir ce soir …..j y reponds 10 fois 100 fois….Je suis epuise , a la recherche d une cachette ou je pourrais etre seul mais n en trouve pas La place qui , l apres midi coloree , si joyeusement animee , a maintenant des airs de chaos absolus , avec ses feux vivotant ,par ci par la , offrant la seulle lumiere disponible , eclairant les taches sombres du sol rappelent les scenes de boucherie encore chaudes dans mon esprit .

J ai faim , j a sommeil , j ai froid ….

Mais putain qu est ce que je fous la ??????

12 eme clope en 2 heures , assis sur un tronc d arbre a cote du sentier , quelques jeunes passants s arretent a mes cotes pour discuter , je n ai pas besoin d improviser , je connais mon texte que je recite dans un soupir rempli d animosite non justifiee .

Puis , le flux d hommes qui passe devant moi , de plus en plus regulier et constant , devient une veritable file indienne qui arrive de je ne sais ou et qui se dirige vers l amphitheatre naturel , s enroulant en son centre . Creant un vortex humain se nourrissant sans cesse de nouveaux arrivants .

Je me joins sans complexe a cette engouement qui parait si naturel . Au milieu de la place j effectue quelques tours , marchant en silence , alors qu autour de moi les pas commencent a frapper le sol gentiment , les gorges a raler febrilement .

Je m ecarte de l evenement et pars a la recherche de nourrirure , je n en trouve pas .

Alors que le coeur humain ne cesse de grossir en nombre et en decibel , je m asseois , m allonge , m endors sur une petite natte ….

On me reveille en me donant une assiette pleine de nourriture . L odeur est immonde , la texture pas franchement mieux mais , je mange par respect pour mon estomac et par gratitude pour ce geste d une humanite si simple . Je ne sais pas combien de temps j ai dormi .

Mais la place s est remplie encore , le son Bariton qui s en echappe fait vibrer l atmosphere .

Mon nouvel ami inconnu m entraine avec lui , me presente a sa soeur coloree , avant de me designer une natte en bord de piste ou je peux m installer .

Je le remercie et repars m effondrer .

On secoue mon epaule , je bondis d un reve etrange a une realite fantastique .

L arene est maintenant pleine de gens qui dansent en tournoyant a une vitesse folle . Les hommes que je devine etre au centre , sans pouvoir les distinguer de mes yeux ,je les les sent vibrer sous mon corps qui tremble de leur puissance et de mes tympans qui bourdonnent aux repercussions de leurs cordes . Les femmes et les filles qui entourent cette force incroyable, l enrobent de leur ferme et majestueuse douceur ,melageant leur couleur dans une intense centrifusion , les grandes branches aux feuilles jaunes portees par elles , encore plus haut vers le ciel, de par les sauts rythmes au son des pas masculin apportent la 3eme dimension , les chants feminins en sont la 4eme en apportant la touche fatale a cette scene surnaturelle . Ce son repandu qui attrape la moindre cellule receptrice de mon etre engourdi , est d une indescriptibilite sur laquelle je ne m engagerais pas . Cette molecule humaine qui s agite au bout de mes pieds qu elle ecrabouille presque , semble etre mue par une force collective imperceptible mais d une puissante realite .

Durant mon sommeil dont je n ai aucune idee de la duree , des groupes electrogenes alimentant des jeux de lumieres ont ete installes , fignolisant subtilement l eclatance de ce moment .

Je passerais le reste de cette nuit entre somnolence , reve et cette chantante realite .

L on me reveille une derniere fois , cette fois le jour s est leve et les danses continuent meme si il est vrai que le paysage est beaucoups moins bonde .

Vanuatu Malekula

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1041666585846151.1073741892.334038009942349&type=1&l=7a1dc4814c

Il est temps de retrouver Eric et Musique pour une nouvelle traversee qui nous menera cette fois sur l ile de Malicollo . En raison de problemes techniques , il nous faudra pres de 3 jours pour rejoindre , avu sud de celle-ci , l archipel des Maskelynes . La quantite profusionelle des baies au mouillage agreable permettant un debarquement au coeur de villages au moeurs coutumiers encore bien ancres , rend la zone populare aux voileux , les yachties , comme on les appelle dans le coin .

Eric me deposera sur l une des iles de ce micro archipel : Avock .

Avock ne compte qu une centaine d habitants . Les conditions de vie y sont plutot difficiles du fait que l eau n y coule pas , les habitants , ou plutot les habitantes et les enfants , se doivent d aller remplir a coup de pagaie ou d enjambees quand la maree le permet , leur bidon en tous genre dans la riviere qui coule sur la “grande terre” . Bien que situee a seulement quelques coup de rames , la corvee donne une dimension ardue a la vie quotidienne , accentuee par le fait que les jardins sont eux aussi sur la grande terre , parfois a plusieurs kilometres du debarcadere , obligeant alors les residents , tous agriculteurs de leur propre nourrice , a effectuer de longues distances sur les sentiers vallonees charges de leur pitance quotidenne ou des materiaux qui apres d habiles transformatons deviendront des toits , des murs , des outils ou des objets d usage quotidien .

Eh oui! Ici on fabrique tout ….ou presque …

Mais le drame de ces villages n est pas dans la difficulte singuliere de ces taches menageres ….mais dans son accentuation due a la grande paresse masculine du fait d une consommation de kava excessive …

Je ne suis reste que 2 jours et 2 nuits dans ce village mais ce que j ais vu m irrisse encore le poil …

Tous , ou la tres grande partie des hommes du village sont obsedes par la boisson magique …

Alors que dans beaucoups d endroits on commence a “lever les selles” a la tombee de la nuit ici on commence des 3 heures de l apres midi…et ce j usqu a peut plus ….

En plus le kava consomme ici est de mauvaise qualite , rendant les lendemains difficiles . Bref les hommes se reveillent tard et ont du mal a emerge de la “cuite” de la veille …ils sont alors trop paresseux pour accomplir les quelques taches assignes a leur condition de males superieurs. Personne ou presque ne peche l abondant poisson , ni meme les langoustes que le recif offre a profusion . Personne ne repare ou entretien les maisons ( c est le seul endrot ou les degats domestiques dus a Pam sont encore evidents ) . Les jardins ont donc l accent feminin , les travaux masculns reduits a leur strict minimum rendent la diversite nutritionelle et gustative quasi nulle .

J avais vraiment l impression d errer dans un village en voie d extinction …

Considerees comme des etres inferieurs reduites a l etat d esclave , les femmes , sans se plaindre se demenent pour apporter a leurs enfants et aux eventuels etrangers comme moi le meilleur qu elles peuvent .

Lorsque j exprimerais mon souhait de partir l on s empressera de me proposer de me debarquer en pirogue sur la grande terre des que la maree sera haute . J accepte …

Seulement quand la maree est haute , on me dit qu il faut mantenant attendre qu elle redescende …. Bref tout le monde a la flemme de me deposer mais plutot que de me le dire …. tous font des plans sur la comete et on me prend pour un con de blanc …

Je dois donc rester une nuit de plus ….et aux aurores la maree assez basse je traverserais a pied prenant a peine le temps de dire au revoir et de remercier pour l hospitalite …

A peine quelques heures de marche plus tard j arriverais a Lamap . Au temps du condominium Lamap etait la 3eme ville du pays . En se balladant on tombe sur les ruines des anciens batiments comme la station meteo , le lycee , l hopital ou la centrale electrique …. Temoins d une epoque coloniale revolue que les anciens du coin semblent a evoquer le soupir nostalgique . Mais le bastion de ces vestiges est sans aucun doute la francophonie… ici presque tout le monde parle le Francais parfaitement , bien le manier est une fierte locale .

J y serais accueilli comme un vieil ami .

Dans 10 jours le village tiendra un grand festival culturel je decide alors de rester . Le temps maussade me donnera le temps d apprecier la grande bibliotheque bien garnie de mes nouveaux amis : Rock et Noella .

Ils habitent juste en face de Port Sandwich , le mouillage de tous les yachties de passage , depuis trentre ans ils aiment accueillir les visiteurs pour un cafe , une part de gateau et un peu de philosophie …..

Bref ces 10 jours d “attente “ seront une vraie nourriture spirituelle dont j avais grand besoin …

La veille du festival j apprend l arrivee d Amine et Chloe , 2 amis rencontres a Perth lors d un apero “Allo la Planete” .

Ces 2 jours de festival entre danses traditionnelles , bonne bouffe , kava , demonstrations en tout genre musique et jeux seront aussi agreables qu instructifs , bien que le fait de me retrouver propulse dans cet univers ultra touristique me fasse un peu bizarre , c est toujours bon de cotoyer un peu d esprit blanc …

Malicollo est l une des iles du Vanuatu des plus mystique ou la culture traditionnelle cotoie sans complexe les rites des religions chretiennes apportees par les missionaires de raison , sans qui le monde ne serait pas ce qu il est .

Durant mon sejour je rencontrerais Calixto . Age de trente ans il a voyage dans tout le pays collectant les histoires les mythes et les legendes pour les retranscrire . A la suite de quoi avec l aide de l alliance francaise il editera un livre de recueil ben connu dans le pays . Il voyagera egalement a plusieurs reprises en Nouvelle Caledonie dans le but de partager et d enrichir ses recherches .

Calixto restera en couple pendant plusieurs annees avec une francaise ethnomusicologue ..

Si j insiste legerement sur le profil educatif de cet homme c est pour tenter de vous apporter le relief et la dimension que les heures passees a ses cotes ont taille dans mon esprit .

Tanquillement installes , chez lui nous prenons le petit dejeuner Calixto me raconte alors comment les anciens , avant l arrivee de la pirogue , pouvaient voyager d ile en ile .

Il leur suffsait de remonter la riviere principale de l ile jusqu a sa source . De la , il fallait sacrifier un enfant qu grace a son sang permettait a l homme commetteur de se fondre dans l eau et ansi pouvoir voyager jusqua n importe quelle autre ile possedant une riviere par laquelle il rentrerait .

Nous avons vu dans l episode precedant que l enfant n a pas une grande valeur dans la culture melanesienne je vous invite a lire ce passage pour mieux comprendre cette relation .

Calixto devant l evidence de mes yeux ebahis se sent oblige d ajouter qu il existe alors une formule qui permet de ne pas connaitre la souffrance de la perte de cet enfant .

Je n ai le temps de rien dire quand il continue m indiquant du doigt le ciel , me demandant si j avais deja vu des lumieres s y deplacer . Me contentant d un signe de tete pour l encourager a poursuivre .

_Vous (les blancs) pensez qu il s agit d etoiles filantes ou de satellites??

—Nouveau hochement de tete

—eh bien ce sont des vieux qui voyagent!

—encore aujour d hui?

–oui beaucoups utilisent encore ce procede mais personne ne doit les voir ou le savoir sinon ils mourraient instantanement ….

Calixto est issu de la famlle des grands chefs de Malicollo . En pleine negociation avec l Etat pour recuperer les terres et les pouvoirs ancestralement possedes par son clan .

La lutte est juridique les arguments magiques .

Pus il me parle des funerailles des vieux sacres dont ses aieux font partie .

Avant d enterrer le corps il faut que tout ceux qui le doivent viennent se receuillir sur la depouille . Il me precise que ces personnes peuvent etre loin au moment du deces et qu ils leur faillent plusieurs jours pour venir ….

Peu importe l etat de decomposition le corps est garde au sein de la famille jusqu a ce que tous les autres chefs et la famille ….l aient vu .

Mais le plus surprenant reste a venir ..

Lors de l inhumation , la tete est soigneusement gardee hors du sol , un gardien est designe pour l entretenir et la surveiller pendant 3 mois . A la suite desquels une derniere ceremonie est tenue . La tete est alors separee du reste du corps et conservee par les descendants …. Calixto m affirme que ce rituel a encore cours aujour d hui et j aurais tendance a le croire , mais en interrogeant d autres personnes je m apercevrais que le sujet a l air Tabu….

?????

La pluie ne cesse de tomber pendant les10 jours precedants le festival . Alors on fera appel a un “magicien” a qui l on donnera une certaine somme d argent pour qu il fasse en sorte que la pluie cesse pour le festival .

J interroge a ce sujet et on me dit que le sorcier est parti en pirogue au large en emmenant divers objets inconnus pour faire ses incantations .

Le matin du festival il pleut encore beaucoups mais quelques mnutes avant l arrivee des touristes , le deluge cesse….pour reprendre le soir venu apres leur depart .

Le lendemain pas une goutte …

????

Vous l aurez compris . la magie noire est encore tres presente . Bien sur les femmes n ont pas le droit de l utiliser , mais tous les hommes connaissent quelques sortileges et certains”gurus”ont de grands pouvoirs .

L influence de la magie noire avait grandement diminuee avec l arrivee des missionaires , puis des colons ensuite . Mais il semblerait que depuis l independance une recrudescence des pratiques et des croyances ancestrales ait lieu . Heureusement le canibalisme n est apparrement pas revenu a la mode . Mais etait pratique dans beaucoups d endroits jusqu a il n y a pas si longtemps lors de ceremonies. .

La circoncision , les funerailles , les passages de grades pour les chefs sont des occasions ou de grandes ceremonies rituelles prennent place au sein des villages .

Pour etre chef il faut faire partie d une lignee de chef , mais cela ne suffit pas car il faut au cours de sa vie passer des grades .

Pour ce faire le pretendant doit inviter les chefs de clans voisins a un grand festin et leur offrir des cochons et toutes sortes de cadeaux . (avant les femmes pouvaient faire partie du lot ansi qu un homme en guise de festin ) aujourd hui le cadeau ultime est le cochon aux dents retournees . Pour ce faire quand le cochon est encore jeune on lui arrache les dents superieurs , on le castre et on lui attache le groin . Ensuite durant toute sa vie il sera nourri par les femmes a la main . Les dents poussent jusqu a traverser la machoire du haut avant de s incurver et de retraverser la machoire du bas . ….il faut a peu pres 7 annees pour faire un tour complet. Alors ce cochon represente la plus gande valeur monetaire qui soit ….Pour passer les plus haut grades , plusieurs d entres eux doivent etre offerts .

Le Vanuatu est un petit pays a l echelle planetaire . Et pourtant cet archipel de pres d une centaine d iles , dont des dizaines sont habitees , chacune comportant plusieurs villages , chaque village plusieurs tribus , chaque tribus plusieurs clans …..Chaque villages peut avoir des traditions diffrentes des autres et a souvent sa propre langue . Le Vanuatu avec plus de 200 langues ( on parle bien de langues pas de dialectes) est le pays au monde ou il y a le plus de langues par habitants .Certaines n ont que 50 locuteurs . Seulement quelques unes sont ecrites et ce depuis tres recemment par quelques chercheurs erudits .

Dans cette diversite Malicollo ne fait pas exception mais il existe 2 grandes familles de tribus . Les “small nambas” dans le sud et les “big nambas” dans le nord .

La difference vient de la taille de l etui penien que les hommes portaient autrefois et encore aujourd hui pour certaines ceremonies .(notamment le festival de Lamap).

L etui penien est l ecrin de feuilles qui entoure le sexe de l homme qui est le seul “”vetement” porte . Sa taille ne depend pas de la dimension du penis mais de la taille des feuilles utilisees .

Les femmes elles portent une “jupe” de paille et ont le torse nu .

Apres ces 2 jours de festival ben marrants , je continuerais mon chemin a pieds a travers la brousse et le long de la cote pour faire une grande partie du tour de l ile . Ce qui me vaudra de grands moments au sein de la culture locale .

Ben que tres interessant , j ai maintenant envie d aller a la decouverte d autre chose et de m extirper de la culture melanesienne que je traverse depuis 18 mois deja ….

Alors le shema de mes prochaines aventures se dessinent au rythme de mes pas au fond de cette contree faconnee par la magie .

Mais avant de vous en parler j aurais de bien belles histoires de volcans , de danses , de rencontres et de chance a vous raconter….

Alors a tres vite pour la sute au Vanuatu…

Je voudrais vous remercier si vous en etes a lire ces lignes vous n etes pas tres nombreux et je sais qui vous etes . C est en pensant a vous que je les ecrit . Ecrire m apporte un moment de joie et me permet en quelques sorte d archiver mes souvenirs et meme de mediter a propos des moments passes . Je ne saurais assez vous remercier de m en donner la volonte . Et si je ne vous connais pas et/ou que vous etes par la pour la premiere fois , alors je vous souhaite la bienvenue et espere que ces dernieres minutes vous auront apporte autant de plaisir qu a moi .

Merci…..

David.

Espiritu del Santo

La traversee de Vila jusqu a Santo aura dure 4 jours . Un agreable cabotage le long de l ile de Malekula , dechargeant tantot du fret , tantot des passagers, ou bien encore acheter du kava , dans le but de le revendre a l arrivee a Santo . Operation predite fructueuse , qui s averera etre un veritable fiasco financier , sur lequel je ne m etenderais pas ici maintenant , au vue de la longue aventure que j ai la a vous raconter .

Je me trouve au marche de Luganville , la petite capitale du pays , principale bourgade d’ El Sipiritu del santo , la plus grande ile de l archipel , celle qui pretend a devenir , un jour , le centre economique du pays.
C est Queiros qui la baptisa ainsi en y abordant en 1606 , pensant avoir decouvert le grand continent Austral , cense , d apres les croyances contemporaines a l epoque , faire contrepois aux terres de l hemisphere nord …..
Je suis donc au marche , a la recherche d un quelconque transport pour m ammener au village de Tassiriki , d’ou je compte commencer un periple a pied d une 10 aine de jours , qui m amenera de villages en villages au coeur de la brousse vanuataise , dans les endroits ou vivent des communautes des plus isolees du monde .
Je demande alors , a qui veut bien rendre mes sourires adresses , s il connait quelqu un succeptible d aller par la bas et de m y transporter par la meme occasion .
C est ainsi que j en vint a croiser le brillant regard de Rose , a qui la meme question je pose ; qui sans me consulter s impose ; dans l aventure que je propose ; et sans vouloir cette prose ; ne trouve rien qu s y oppose .
Curieuse des raisons qu me poussent a rejoindre Tassiriki , elle me questionne sur mes intentions , que je lui deballe sans detail , alors simplement elle me dit qu elle veut venir avec moi . Je lui fais part des difficultes presumees et de l indetermination de mes ambitions . J ajoute qu en aucun cas , malgre le plaisir certain d’ une telle compagnie dans cette hasardeuse odyssee , je ne paierais rien de plus que le cout expecte pour moi seul . Sans poser plus de questions , elle rempli un sac plastique de quelques affaires , empruntees a une amie , qui n habite pas loin.
Elle ne se demande pas ce qu elle va manger ou elle va dormir et n a pas du tout conscience de l eventuelle galere dans la quelle elle se lance ….
Meme si la raison me pousse a rester mefiant , je suis sous le charme de cette aptitude libertaire qui consiste a ne absolu pas penser a demain et a se jeter dans n importe quelle aventure les yeux fermes.
Alors ensemble nous nous mettons en quete du vehicule que nous ne trouverons que le crepuscule venu .
Le chauffeur demande 1000 vatu chacun , Rose dans son Bichlamar natal negocie le prix jusqu a 500 pour 2….
Je realise avec ravissement que sa presence va beaucoups m aider .
Les marchandises que nous sommes devenus partageons l espace de la benne d un 4+4 avec 7 autres comme nous et tout un tas de produits plus ou moins confortables. Rose et moi avons la chance d etre tasses sur un enorme sac de riz , notre voisin , est assis sur des marteaux et a une tondeuse sur les genoux,son ami sur un carton de clous qui se detruit au fur et a mesure des 2 heures de pistes que nous cahutons .
Tres vite les chaudes couleurs du soleil couchant qui illumine les versant des montagnes plongeant a pic dans le plus grand ocean du monde , laissent place a une chape d etoile qui s ouvre a l infini , aussi loin que l horizon ne nous en laisse la permisson . Si bien que le bercement brutal de notre vaisseau , alors devenu spatial , me rempli d une euphorie aussi douce et legere que l atmosphere qui regne a bord . De temps a autre le regard de Rose croise le mien , je me demande alors bien , ce qui a ce moment puisse eclaire le sien .
Il fait nuit et deja tard lorsque nous arrivons au village , nous n avons ni mange ni ne savons ou dormir . Nous interrogeons nos compagnons de cahutage . A mon heureuse surprise , nous indquent la “guest house “ . Je ne pensais vraiment pas en trouver une ici.

Rose demanda le prix , apres avoir mentionne a la gerante de l etablissement ses liens de parente avec des gens du village , ce qui nous vaudra une sacree reduction , nous ne paierons alors que 300 vatu pour la nuit .
La guest house , l ecole et l eglise sont les seuls batiments du village fait de briques et de ciment .
Il y a 3 chambres cote a cote , qu une grande salle faisant office de cuisine , parce qu equipee d un rechaud a gaz , ont comme entree commune .
L endroit sert a acceuillir les visiteurs dont la plupart viennent pour une misson precise , rarement un touriste n y avait passe la nuit .
Une semaine avant notre arrivee , y avait ete accueilli les pasteurs des villages voisins venus pour un seminaire .
Mes limites dans la comprehension du Bichlamar ne me permettent alors pas de comprendre les conditions de l accord etabli .
C est donc etonne que je vois la gerante preparer pour nous la seulle chambre qui comporte un grand lit double. Je jette alors un regard interrogateur a Rose , elle me repond levant son pouce ,ses yeux m interogeant a leur tour , un leger hochement de tete accompagne le mouvement , dans sa direction , de mes mains , les paumes vers le haut lui faisant comprendre que ce sera comme elle voudra .
Ce soir nous nous contenterons de manger 2 paquets de noodles au poulet qui trainaient dans le fond de mon sac , en compagnie de quelques villageois , qui curieux de mes intentions , sont venus a l interrogation . J en profite alors pour tenter de recueillir un maximum d informations sur la topographie , les temps de trajet entre les villages , et les possibles difficultes que nous pourrions rencontrees . Des amis d Eric , le capitaine de Musique , m ont deja pas mal renseigne , mais je comptais sur les precisions des autochtones . Je serais decu de m apercevoir qu ils connaissent tres mal le terrain de ma prochaine aventure . J expose la seulle carte en ma possession , a savoir celle du petit guide distribue gratuitement a tous les visiteurs .
Je la pense completement fausse , malheuresement , ce que j apprend ce soir le confirme .
Lorsque je demande aux gens presents : combien de temps il faut pour rejoindre tel ou tel village a pied , on me repond .
“ you can’t , you have to take a boat “
Je retorque ;
“ I can , meme si je dois marcher plusieurs jours , c est d ailleurs ce que je vais faire “
A ces mots , je sens Rose qui tressailli , je lui redis alors clairement quels sont mes projets et qu elle n est absolument pas obligee de venir . Elle me repond qu elle viendra …
Je reprend alors mes questons .
“combien d heures faut il pour rejoindre le prochain village ?”
“ 3h ; 4h ; 1 heure est capable de me repondre une seulle personne en une seulle phrase .
Je comprendrais alors qu il est vain de tenter de demander ce genre d information a des gens pour qui la notion du temps n a pas vraiment de sens . Le soleil se leve le matin , se couche le soir; le lendemain ca recommence …. voila tout .
De plus , dans ces contrees pacifiques il n est pas l habitude de repondre “je ne sais pas” a une question posee , on prefere carrement vous repondre n importe quoi. ….
Je suis tente de laisser tomber ma quete d’ nformations , mais au cours de ce periple , comme dans toute randonnee , j aurais besoin d une estimation de temps de trajet, aussi vague soit elle , entre 2 point de dodo possibles , pour etre sur ne pas avoir dormir au milieu de la jungle humide et moustiqueuse. Alors sans carte valable il me vaut mieux des approximations abracadabrantesques que rien du tout .
Je me dis que quand on me repond 1 ou 2 heures , c est juste plus court que quand on m en indique 6 ou 7 . Sinon parfois j utilise la technique suivante . Je demande d abord a la personne que j interroge , combien de temps il faut pour aller a l endroit d ou je viens , ensuite lui demande combien de temps pour aller a l endroit ou je vais . Si par exemple la reponse est identique je sais que je suis plus ou moins a mi-chemin….
Bien souvent je pose la question par amusement tellement les reponses sont extravagantes .
Par exemple on me dit:
“ si tu pars a 7h tu arrives a 16 h . “
“et si je pars a 10h? “ sarcastiquement je demande ,
“ pareil “
N ayant l heure que sur mon telephone qui est souvent eteint , je ne la connais jamais precisement et me repere d apres la course du soleil. Alors que je croisais un villageois equipe d une montre , ce qui est tres rare , je lui demandais l heure ; avant de l interroger sur la duree estimee pour marcher jusqu au prochain village. Il me repond alors :
“ Tu t en moques de toute facon tu n as pas l’ heure! “
Traverser ce genre d endroit aide a palper l artificialite du temps mecanique indispensable a nos esprits occidentaux , mais bien superflu par ici . Ce qui je pense est en partie une des raison de l incomprehension permanente de nos 2 cultures .
Bref , apres la soiree passee a engranger un max d infos contradictoires , j arrive a conclure que la distance entre tel village et celui la est le double qu entre celui ci et celui la . Je note ces infos sur la carte en notant 1 pour la premiere distance que je vais parcourir , elle me servira ensuite de repere et d echelle une fois effectuee .
Je ne suis neamoins pas trop inquiet , tant le nombre de villages sur la route semblent etre relativement important et , en effet , je m apercevrais vite que de ce cote , il n y a pas lieu de s inquieter .
IL est tard et largement temps de dormir , mais aussitot glisses sous la moustiquaire , Rose me montre , d une facon pertinente , qu elle a d autres plans pour le reste de la soiree.
Je pense : etrange situation ; je pense : la foi religieuse qui abritait ces murs il y a peu encore souffle un drole d air ; je pense au repos dont nous avons besoin pour endurer les dures futures journees , je pense ; je pense a tout ca et a d autres choses encore , j y pense , j y pense….
….et puis je m en fous ….
Les premieres lumieres passent a travers les defauts d etancheite du toit de tole quand quelqu un frappe faiblement a la porte de l auberge. Une fillette ,qui a depuis peu l age de marcher , nous apporte 2 petites baguettes de pain fraichement tiedes …Premiere attention d hospitalite spontanee , de celle qu ’emeuverait n importe quelle placidite .
Nous degustons ce petit pain delicieusement sucre au leger gout de fumee en regardant se reveillait le village d un si lent tempo .
L auberge est situee juste en face du jardin d enfant , qui se remplit des ses hotes au fur et a mesure que j organise mon sac a dos et que nous effacons les traces de notre passage .
Tout comme dans la nature , je fais toujours en sorte de n en laisser aucune chez les gens qui m hebergent .
Tous nos nouveaux petits voisins ont les yeux rives sur mes moindres faits et gestes . D’ abord intimides , voire carrement effrayes , certains prennent plus de temps a rejoindre le groupe qui nous observe de pres .
Riant aux eclats a chacune de mes paroles ,soient elles en Francais , en Anglais en Bishlamar . Apres quelques minutes de ce manege , nous somme pret a decoller .
Nous devons juste trouver quelqu un pour nous montrer le debut du chemin. Ce devra etre le cas a chaque village traverse , tant le nombre de sentiers allant vers les jardins est important . Une fois parti , l une des difficulte de la randonnee sera de discerner le bon chemin , de ceux menant aux jardins ou de ceux traces par les animaux .
Quand nous expliquons aux gens notre projet de parcourir la cote ouest a pied , ils ne comprennent pas et veulent absolument nous faire monter dans un bateau .
Alors que nous demandons simplement a un jeune type de nous montrer le depart du chemin , il nous explique que notre projet est impossible . Je lui dis que si , il me dit que non . L histoire dure un bon quart d heure au bout duquel je le crois vaincu et qu il va nous montrer la route. ….incredules nous le suivons …pour qu il nous amenent jusqu a…….. son bateau …..
Sans un mot , seulement dans un grand soupir bruyant je lui tourne les talons…. et je me casse laissant lachement Rose s en depatouiller . Puis nous croisons un vieux , vetu d un simple calico (sorte de tissu decoupe en culotte courte lie a la taille par une tresse de pandanus) je me dis que lui doit connaitre le chemin…
Seulement il ne parle bien sur ni Francais ni Anglais , mais ce qui me surprend est qu il ne connait pas le Bichlamar non plus….il ne parle que le dialecte local , idiome du village , connu d une petite 100aine de personnes seulement.
Impossible de donner un age a un tel ancetre , peut etre tres vieux , mais surement pas tant que ca . Ses cheveux blancs , jaunis par la fumee du feu de la cuisine qu il respire quasiment en permanence a l interieur de sa maison , ont la meme couleur que ses yeux caches derriere un leger voile de mucus. L elasticite de la peau de ses membres nus , semble peiner a retenir la viscosite de ses vestiges musculaires , qui n ont plus aucune vigueur .
D apres les signes et les exclamations qu il profere , nous comprenons que la droiture de mon corps qui porte ce gros sac lui paraissant si lourd , l impressionne . Le son de ma voix l etonne et meme , l effraie un peu .
Rose parvient a lui faire comprendre notre destination , il nous montre l embarcadere , je lui montre mes pieds , ils nous montrent la route .

En a peine 1 heure nous gagnons un merveilleux petit hameau perche sur une falaise .Il domine la mer qui le nourrit .
Un groupe de femmes , en compagnie de bebes souriants , sont assisses au pied d un manguier geant , nous bavardons quelques instant , je leur demande si elles auraient des fruits a vendre . L une d entre elle se leve et part en direction d une maison , elle en revient chargee d un regime de banane qu elle me tend . Je lui demande le prix , elle rigole , je lui donne du materiel de peche , elle rigole , je salue en remerciant , elles rigolent . Voila comment se passeront la plupart de nos passages dans les villages .
Meme si le terrain de cette marche ne sera pas toujours facile , le fait de ne devoir porter aucune nourriture et peu d eau , allegeant ainsi grandement le poids du sac , rendra l aventure tres accessible.
Au cours des 7 jours que necessiterons ce trek nous boirons l eau des rivieres et des cocos , mangerons les fruits fraichement ceuillis sur la route , accepterons les dons des gens croises et dormirons la ou ou l on voudra bien de nous. Cette premiere rencontre , ainsi que le petit pain du matin confirment les chances de reussite de cette expedition qui s annonce bien … ca sent bon la rose !
Mais comme tout chef d oeuvre doit avoir ses touches d imperfection , notre idylle n y fera pas exception.
La premiere pointe son nez des le prochan village , celui de Tovo Tovo.
Ici un mariage se prepare , chaleureusement accueullis par le groupe que nous rencontrons. Ils ne veulent plus que nous partions , nous insistons et apres des adieux interminables , alors que nous nous connaissons depuis 30 minutes , nous arrivons a demarrer. Mais l un d entre eux , nous suit pretextant que sans lui nous allons nous perdre . Il nous accompagne , nous precedant , sans manquer de nous montrer tous les petits sentiers qu d apres lui nous auraient perdu au coeur de la jungle sauvage ….Je lui dis qu en aucun cas je ne me serais trompe a de tels endroits et qu il ne doit pas hesiter a rentrer si il le desire car nous n avons pas besoin de lui , mais il pretend que sa presence est essentielle . Apres une petite heure il decide que c est assez , maintenant grace a lui nous sommes sauves ….
C est 1000 Vatu…..
Evidemment je refuse sechement de lui donner sans meme prendre le temps de m arreter pour lui dire au revoir tellement je hais ce genre de marchand de tapis.
Il s enerve et nous maudit .
Je m arrete , pose mon sac , lui dit qu il n est qu un menteur , un charlatan , une honte pour la belle communaute qu il represente…. il me repond , surpris mais effronte , qu il est un missionnaire de dieu , qu il ne peut par consequent pas mentir .
Dans les yeux je le regarde puis d un ton appuye
“ tu mens , je le sais ; tu le sais , ET TOUT LE MONDE LE SAIT !!Terminais en je en levant lourdement les yeux au ciel “
A ces dernieres paroles , je vis la peur envahir les siens , il se confondis instantanement en excuses et fis de demi tour en me lancant un
“-dieu te benisse”
_je ne veux surtout pas que le dieu auquel tu crois ne me benisse “
Et il partit bousculant presque Rose qui trainait un peu derriere , qui dut se demandais alors bien les raisons de sa fuite soudaine , mais sans prononcer mot , continua simplement son chemin.
Nous ne traverserons plus de village avant tard dans l apres midi. Nous y demandons l hospitalite pour la nuit ,requete expressement acceptee mais nous devrons cependant attendre le retour du chef , car la coutume veut que nous restions dans sa maison et mangions la cuisine de sa famille . En attendant on nous propose un bain dans la riviere toute proche .
Quant nous rentrons , Tamata le chef , est de retour sa femme et ses filles , averties de notre presence sont deja a la popote .
Je distribue aux gens presents de grands sacs plastiques , des hamecons ,des bougies , du fil , de la corde ….et propose au chef d acheter pour 500 Vatu de kava et de le boire ensemble avec les gens de son choix .Il me serre la main entre les 2 siennes . Ravi .
Ici le kava c est sacre , les gens adorent ca , un peu comme l apero dans nos contrees franchouillardes . Mais ils n ont pas forcement les pieces pour s en procurer toujours .
Il va lui meme le chercher chez une famille qui en produit a quelques pas . Ensuite , dans l obscurite quasi complete de la piece unique de sa maison fate de bambous et natandura , eclairee par une faible lampe solaire et la lueur du petit brasier qui sert a la cuisine , il se met a decouper les precieuses racines en menus morceaux , apres quoi il faut les passer au broyeur a manivelle , desfois il est mache , parfois encore , ecrase a la pierre .
Une fois broye il est melamge a une certane quantite d eau qui sera ensuite filtree pluseurs fois au travers d un linge….le kava est pret.
Servie souvent dans des demi noix de coco appelee alors : “selle” , dont la quantite doit etre bue d une traite .
Je ne crache jamais en buvant le kava . Mas la plupart des gens le font sans arret pendant des heures apres son ingurgitation , le chef et ses convives ne font pas exception , sans cesse alors ils postillonent bruyament sur le sol en terre nue de la chambre/salon/cusine/poulailler dans laquelle nous nous trouvons , qui est sa maison a lui ,sa femme et ses 3 enfants .On laisse passer quelques minutes entre chaque selles pendant lesquels on mange les ignames que sa femme a eplucher et fait bouillir sur le feu au milieu de la piece .. Apres quelques selles et quelques ignames , je tombe de sommeil sur l un des 3 lits que comptent la piece .Le lit est une planche surelevee de 30 centimetres par des pieds , le tout en bambous est recouvert d une grande moustiquaire . Je dormirais d un lourd sommeil jusqu au matin . Reveille par le chant de la basse cour et de tous les animaux qui animent l aurore villageoise cochons , chiens , chats …..et enfants qui jouent bruyament dehors .
Toute la famille est deja pleinement active : sur le feu les tarots que nous emmenerons sont deja en train de cuire , la femme et les filles parties au champs depuis longtemps deja . Tamata attend a l exterieur que Rose et moi daignons sortir de notre lourd sommeil kavatesque .
Juste le temps de le saluer , d enfiler les fringues humides de marche , laves la veille dans la riviere , que nous nous remettons en route pour une autre journee de marche qui s’averera etre longue……tres longue .
Nous commencons a zigzaguer le long d une riviere meandrante a travers la brousse , offrant de superbes trous bleus a chaque virage qu elle dessinne dans le paysage . Nous buvons son eau fraiche a grande lampee presque chaque fois que nous la traversons . Puis commence l ascension , d abord lente et progressive , la pente devient vite tres raide demandant a nos corps inhabitues des efforts , pour ma part oublies , qui pour Rose ne connaissait . Elle peine , elle sue mas ne se plaint pas et avance d un pas bien que lent , regulier . Apres 2 heures de cette penible ascension , j arrive a une superbe cocoteraie , ou je decide d attendre la petite retardataire . J attends …. j attends ….elle ne vient pas , mon impatience legendaire me fais tres vite l appeler en sermonant la cause de mon irritation , lui intimant l ordre de bien vouloir faire l effort de se depecher . Apres de longues minutes elle apparait , dans ses bras…..un corrossol qu elle a pris le temps de cueillir , la peine de transporter , alors que j ai fonce devant sans meme l apercevoir …..
Nous nous en repaiscons sur le champs . Mon dieu que c est bon .
J adore l idee de marcher et se nourir de se que nous trouvons sur la route …. Coco , corrsossol , pomme kanak , pamplemousse et orange sont les snacks reguliers que nous nous offrons .
Alors que nous pensons etre bientot au sommet de notre effort il nous faudra encore en fournir de bien grands avant d y arriver . Mais en haut la recompense sera grande . Je ne sais pas a quelle altitude precise nous nous trouvons mais j ai bien l mpression que nous avons gravi au moins 1000 metres + …. L herbe est si verte que j ai parfois des flash back de mes lointaines contrees alpines . Des souvenirs viennent et se bousculent , mon esprit s evade des soufffrances de mon corps pour revivre de grands moments de nostalgie d une epoque passee . Si bien que je ne m apercois pas qu un petit groupe d enfant s est forme a ma traine .
Nous sommes arrives dans l ecole . Une Ecole primaire accueillant la 30 aine d enfants du bled . Les instituteurs John et Alice nous y accueillent . C est justement la pause dejeuner , naturellement , ils nous invitent a partager le repas qu Alice est en train de preparer .
Alice et Rose iront manger dans la cuisine enfumee , tandis que John et moi mangerons “en terrasse “ sur les bancs de l ecole .
Dans la culture melanesienne les hommes et les femmes ne mangent pas ensemble .
Les roles sont d ailleur bien distinct . Les femmes s occupent des enfants , de la maison , des invites du jardin , de la cuisine , des marches ; les hommes ,eux , de la construction et du reste ( j ai toujours pas tres bien compris quoi d ailleurs ??)
Bref nous partageons un plat de tarots et de papayes cuits dans le lait de coco . Le violet des tarots , l orange eclatant des papayes et le blanc franc du lait donnent a l assiette une classe que bien des chefs envieraient et le gout va pas mal non plus .
Avec john nous parlons de notre parcours , echangeons quelques banalites mais tres vite il en arrive a la religion .
Lui vient des les iles Salomons , ici en mission Divine il desire me voir devenir chretien avant la fin du repas … ce qui m’ irrite un peu . Alors quand il me dit que dieu est partout , meme dans le tarot que j avale goulument , je fis mine de recracher de peur d avaler Dieu…
Imagine la loose , glups !!plus de Dieu…
Ma blague douteuse ne le fais pas rire du tout et avec toute la politesse qui incombe a la situation , il me fait comprendre qu il vaudrait mieux partir avant que le soleil ne se couche … Bien qu a ce moment , l astre pour moi divin , soit a son zenith ….
Son amertume n ira pas jusqu a nous laisser partir sans nous indiquer le chemin et nous benir …Dieu puisse nous pardonner ….
Un peu fache quand meme , Dieu effacera le sentier , et cet apres midi meme , nous perdrons sa trace. Nous tournerons en rond pendant un long moment , utiliserons la force d etre 2 et des techniques de sious pour nous retrouver .
Rose voulait foncer a la melanesienne . La methode dite du “yallah” qui consiste a aller dans le tas dans la direction voulue et se frayer un chemin dans la jungle a grand coup de sabre d abatti .Ca pourrait marcher dans une zone restreinte , ici ce serait une mission suicide. Je l en persuade difficilement , lui indiquant que dans plusieurs milliers de kilometres carres de foret dense et ultra vallonnes , on pourrait passer des mois avant d arriver quelquepart …et sans vouloir paraitre presse ……ca m arrange pas
Elle se resigne a ma decision a utiliser les techniques de scouts .
De toute facon elle n argue jamais , elle est une femme ,moi un homme , j ai raison ….point !!!
Bref , on arrive quand meme a retouver un chemin qui semble tres bon et qui s averera l etre . Alors une longue penible et surtout tres glissante descente nous attend . Elle amene jusqu au lit d une large riviere . On a plus qu a la suivre jusqu a son embouchure ou devrait se trouver le village qui , nous esperons , nous accueuillera pour la nuit. On fait alors la grave erreur de nous croire arriver . Nous prenons un bain et lezardons au soleil . Seulement l embouchure est loin , tres loin .
A chaque virage de la riviere , quand nous esperons apercevoir Saoriki , nous ne voyons que l horizon vallone dans lequel se perd le serpent d eau que nous suivons peniblement . Nous devons a plusieurs reprises , en raisons des rapides , monter haut dans la berge nous frayer un chemin grotesque dans la brousse ….
C est dur il fait chaud … Rose se plie mais ne rompt pas .
Il fait nuit quand nous arrivons au village . Epuises , je ne suis meme pas capable de prononcer un mot dans aucune langue , comprendre encore moins . Rose se charge de notre introducton aupres du petit groupe assis pres d un feu que nous rejoignons . Les femmes et les filles sont occupees a tresser des fibres vegetales , pour en faire soit des nattes ,des sacs ou des paniers , m expliquera Rose .
Elle leur dit juste :
“Bonsoir nous venons de Sanmaleu a pied . Pouvons nous rester pour la nuit ? Nous repartirons demain matin “
“ streit” (pas de probleme) , nous fimes repondu sans aucun air de surprise . Instantanement , 2 bouts de chou nous apportent 2 petits tabourets et peu apres , 2 assiettes fumantes pleines d ignames nous arrivent quasiment , leur delicieuse fumee brusquement interrompue par un esclandre qui , au sein de la famlle que nous venons de deranger , eclata brutalement . …Je n y comprends rien. Rose m explique que la vieille se fache car elle considere que lon ne peut pas servir une assiette sans viande a un blanc , alors elle veut faire reouvrir le magasin pour acheter une boite de sardine ou de corned beef …
je reve de devorer un ours cru ….
“___No meat I gud
___non non pas de viande .” m ecriais-je alors , gene par le scandale provoque par ma brusque presence pataude .
L igname , j aime pas ca , j essaie d en manger a chaque fois qu on m en sert mais je n y arrive pas. Meme ce soir affame , je me fais violence pour en avaler le plus possible en vue de la recuperaton dont j ai besoin pour encaisser cette dure et belle journee , puis etre capable d enchainer demain. Tout en mangeant , j ecoute comme une radio lontaine les conversations alentours , mais le peu d attention que je suis capable de focaliser , l est sur un manege pittoresque qu offrent un chat et un petit cochon . Le felin se contorsionnant de maniere envoutante entre les jambons du roti vivant , qui se demande ce que lui veut bien cette chose grise et bizarre .
La scene drole et cocasse me fait etrangement penser a la serie “friends” , sans doute car je ressens le meme sentiment de detente et d amusement que lorsque je laissais mon esprit divague devant l ecran de tele.
Dans une cabane , une natte de pandanus dressee a notre attention a meme le sol en terre , nous atttends . Je pars m y effondrer des que mon quota d ingurgitation d igname est depasse non sans avoir baragouiner toutes les formules de politesse connues dans la langue du coin .
Bref j ai dit merci quoi .
Le temps de laisser mon dos prendre la forme des cailloux qui constituent mon matelas que je me sens sombrer dans des abysses rarement explorees . Rose m y rejoins …. apparement beaucoups moins fatiguee que moi .
Reveille en pleine forme , je fais ma distributon de petits cadeaux , fait le plein de biscuits au magasin du coin et en distribue aux gamins avant de reprendre le chemin .
Pour les prochains jours ce sera plage et sentier cotier , nous nous rejouissons a l idee de ne plus crapahuter la montagne pour quelques jours .
C est le 3 eme toujours le plus dur . Et nous sommes epuises . Tous 2 ne serions pas faches de faire aujour d hui une courte etape .
Nous marchons au plus pres de l eau , la ou le sable noir qui est en fait de la pierre volcanique desintegree est le plus dur , ce qui facilite grandement la marche .
Le rytme est tranquille et agreable , berces par le doux roulis des vagues nous progressons bien . Ce genre de randonnee est propice a la reflexion et la meditation , je laisse donc mon esprit divaguer comme bon lui semble . La journee est merveilleuse,l air est doux et sec , je savoure a pleine goulee la liberte dont nous jouissons . Rose et moi n echangeons que tres peu de parole durant les journees de marche .
Elle ne comprend pas mes questions ,y repond a cote de la plaque et n en pose aucune . Mais nous sommes bien ensemble , la simplicite de notre ephemere felicite n engendre que peu le besoin de communiquer .
Lorsque je veux m arreter un peu ,elle pose simplement son sac , s assoit sans un mot . Des fois nous echangeons une parole ou deux, mais souvent meme pas , nous regardons l immense beaute de ce que nous traversons , quand je rassemble mes affaires pour repartir ,alors elle se leve et emboite mon pas , en silence toujours . J aime le mystere qui plane sur cette symbyose improvisee , ce respect mutuel si sur , cette forte confiance innee . Rose , il ya 3 jours seulement , a debarquee si impromptement , mais j ai pourtant deja l etrange impression qu elle est un prolongement de mon esprit .
Je n en apprendrais que peu a son sujet au cours de ces jours . Ce que j appris va certainement vous choquer , me donnant l occasion d expliquer ici un pan important de la culture melanesienne
Rose est une enfant donnee .
Dans la coutume de cette culture si complexe , les terres se donnent de pere en fils , plus souvent de grand pere en petit fils et parfaois d oncle a neveu . A une terre correspond un nom que l on donne au futur destinataire de cette parcelle . C est pourquoi un garcon porte toujours le nom d un des ses aieux en vue de la succession .
Donc une famille a besoin d un nombre precis d heritier , qui doit correspondre au nombre de parcelles a leguer . Quand une famlle a trop de garcons elle peut en donner a une famille qui en manque , si une famille a beaucoups de filles elle peut aussi en donner a une famille en besoin .
Rose a ete donnee a l un des freres de son pere , qui avait besoin de filles pour tenir le magasin qu il gere.
Vous pouvez juger ca imptoyable , choquant , barbare , arriere …..whatever….
C est comme ca et parfaitement accepte dans cette societe .
J irais plus avant dans l explicaton en tentant de preciser la place ici de l enfant .
Dans nos societe occidentales l enfant a une grande valeur ,on imagine mal par exemple , des parents se remettrent de la perte d un de leur rejeton , par contre perdre un aieul , bien que difficile est quelque chose que nous sommes prepares a accepter ….
Ici , c est exactement l inverse.
Un enfant est un etre cher mais , qui n a pas d histoire , pas de connaissances , un arbre sans feuille en quelque sorte .
Un vieux fait partie du patrimoine et sa perte est celebree pendant 100 jours apres sa mort .
Un jeune enfant est considere comme un arbrisseau facile a deterrer pour mieux replanter ailleurs , ou les feuilles qu il produira sauront mieux profiter .
A 29 ans Rose etait en visite chez ses geniteurs pour la premiere fois, pourtant c est avec moi qu elle passera une bonne partie de ce temps imparti.
Elle m a suivi sur un coup de tete et na pas de telephone . Ne sait pas quand elle va rentrer.
Elle s est simplement jetee , dans une intuition inspiree , entre les lignes de la vie , qu elle sait etre les seulles a suivre .
C est beau …a nos esprits formates . Il faudrait des annees des reeducation avant de realiser une telle prouesse . Rose , elle l a fait le plus naturellement du monde .
Le bruit d un rouleau qui s eclate violemment me sort de cette reverie pour , sur cette plage ou mes pas deroulent seuls , me transportait .
Le rocher plonge a pic , pas moyen de l escalader ni de le contourner , il va donc falloir passer par la mer . Heureusement c est maree basse .
Je met mon sac dans un grand sac poubelle et en donne un a rose pour qu elle y glisse son sac plastique . A l aide de ficelle nous les lions de facon a rendre le tout etanche avant de nous lancer a l eau. D abord perpendiculaire a la plage afin de nous eloigner assez des rochers pour etre surs de ne pas nous faire fracasser contre eux ….
Ce qui serait dommage par une si belle journee . Puis on avance parallele a la cote , la gardant a une 20aine de metre tout en tirant nos sacs qui flottent derriere nous . L operation dure une 10 aine de minutes avant que nous puissions regagner la plage . Ce matin la nous devrons repeter ce manege a 2 reprises .
Midi n a pas du sonner quand nous arrivons au village de Wusi , ou nous demandons l hospitalite qui nous sera accordee sans l ombre d une hesitation. C est le medecin du village qui nous accueuillera dans sa maison.
On n arretera pas de manger de tout l apres midi . Bananes , manioque , ignames , pamplemousses , oranges . Je mange , je dors , je mange , je dors ….du repos et de la recup bien necessaire .
Entre 2 siestes , Jose nous fait visiter son dispensaire, qu il est seul a gerer pour une populaton d environ 1000 ames repartie sur une grande zone geographique . Son dispensaire : 4 murs en briques ,un stetoscopes et quelques boites de medicaments…..
En discutant avec lui , je m apercois de la legerete des etudes qu il a faites et me met a douter de ses capacites de medecin telles que je les concois .
De toute facon , ici les gens sont plus enclins a pratiquer la medecine traditionnelle coutumiere , a base de feuilles , de plantes , de cataplasmes et d incantations.
Tous ces petits villages ont en leur centre un terrain de foot et de volley , ou tous les soirs , une fois les travaux du champs termines , les enfants , les hommes et certaines jeunes filles se retrouvent pour quelques heures de jeu. Ce sont des moments magiques dans la vie des villages . Des moments ou le cote tribale familiale est intensement palpable. Tous ces gens ne forment alors qu une meute unie. Les enfants courent , sautent, rient ; les garcons jouent au foot , les filles au volley. Il parait que personne ne joue pour gagner , la simplicite de l amusement a son etat le plus pur , pas de competition , que des gagnants ,que des forts ……
Depuis quand avons nous perdu cette purete fondamentale??
Ces images de dizaines de gens vivant un moment de bonheur collectif intense , dans lequel Rose et moi sommes naturellement convies , avec en toile de fond un soleil plongeant a pic dans l ocean pacifique que dominent ces montagnes de jungles , les maisonnettes de pailles ponctuant ce tableau indefinissable , procurent un bien etre si clair , que l on sent concretement vibrer l aura de simpilcite de cette vie heureuse .
Le soir Jose nous offre du poisson pour diner .La nuit venue je devrais partager sa chambre , Rose celle de sa fille .
Des le lendemain rebelotte , on charge les mules que nous sommes devenues et en piste pour de nouvelles courbatures ….
Etape semblabe a la veille : longue marche meditative sur sable noir , franchissement de falaise et baignade . Lors d une pause , je m assoupis pour me reveiller trouvant Rose jouant sagement aux osselets avec quelques cailloux ramasses , attendant le moment ou je voudrais bien me reveiller.
Sans bouger , je la regarde un long moment pensif en silence , rempli d emotion ; elle ne s est pas apercue que j etais reveille , trop concentree a son jeu auquel elle est d une adresse exceptionelle.
Tout a coup, je suis a genou , saisit les cailloux en forme de bijoux et me mit a faire joujou ….
“___comme c est chouette!!! “ , s ecrait Maitre hibou.

Je ne sais combien de temps nous restons , sur cette plage aux airs de paradis , la a nous lancer des defis , la dans ce silence infini.
Arrives le soir a Elia , s en suit le meme rituel que les jours precedents , sauf qu a l ecoute de notre projet , on nous conseille fortement de partir avec quelqun pour l etape du lendemain qui , nous dit on , est d orientation difficile . On nous presente Marc , qui se propose de nous accompagner
J accepte avec plaisir . En effet le lendemain nous devons traverser une petite chaine de montagne qu nous conduira de l autre cote de la peninsule et l itineraire s avere etre delicat .
Aujour d hui c est dimanche interdiction de travailler et meme ….de s amuser ( je ne sais pourquoi l homme n a de cesse de trouver de quoi faire des taches sur toute chose immaculee)
Nos hotes insistent pour que nous partcipions au grand petit dejeuner . Nous acceptons avec plaisir le festin de crackers et de cafe instantane….

Marc n a pas ete choisi par hasard , c est un adventiste du 7 eme jour…ce qui veut dire que pour lui son Dimanche c est samedi , aujour d hui son lundi , c est pourquoi il peut etre notre accompagnateur….
L etape d aujour d hui est particulierement rude , et puis Rose n a pas l air d avoir envie , je devrais me faire autoritaire pour la faire avancer , lui expliquant maintes fois que nous devons vraiment aller d un bon pas si on ne veut pas avoir a dormir dans la jungle humide .
Heureusement il ne fait pas trop chaud et les moustiques semblent avoir d autre sang a sucer….Ce qui rend la rude acenscion un peu moins penible qu il ne devrait . Cependant il nous faudra de longues heures epuisantes pour franchir ce calvaire glissant .
Meme s il n a pas plus depuis des semaines , l air ambiant est moite , les feuilles des arbres mouillees et le sol detrempe .
Mes 2 acolytes sont en claquettes et moi je porte des crocs en plastique …mais je me promet qu a la prochaine riviere je laverais mes pieds boueux pour enfiler chausettes et chaussures de trails beaucoups plus adaptees a la situation. Pour offrir plus de prise a nos corps qui derapent sans cesse , nous rampons litteralement sur la pente . Je me suis meme surpris a tenter d attraper une racine avec les dents alors que mes ongles et pieds plantes ne suffisaient pas retenir une glissade …l ambiance n est pas a la fete…mais c est souvent le cas lors de rudes ascenscions .
Au sommet de nos efforts nous ne sommes pas au bout de nos peine.En effet , la descente sera d une technicite qui ne nous laissera que peu de repos .
Nous progresserons ainsi toute la journee , ne prenant que de rares et courtes pauses , juste le temps d avaler un fruit ou un bscuit . Nous buvons l eau a meme les rus et rivieres que nous traversons.
Partis au matin nous n arriverons que la nuit tombante a notre prochane etape .
Alors que nous debarquons a l improviste dans l obscurite naissante , nos hotes de ce soir ne semblent en aucun surpris de notre venue.
Georges , sa femme , leur 2 enfants et la grand- mere courbee vivent ici….
Tous les 5 , a 3 heures de rude marche de la prochaine maison , ici au milieu du bush .
Georges a 23 ans , a cause de dispute tribale ou clanique , sa famille et lui ont du s exiler au milieu de leur terre qu ils exploitent pour subvenir a leur besoin.
Ils cultivent taros , igname , manioque , cacao et elevent un peu de betail
Qu on ne se meprenne , pas il ne s agit pas d une grande exploitation mais d une production vivriere , ou l excedent est vendu pour acheter ce que la terre ne peut produire . Tous les villlages precedement visites fonctionnent ainsi , en quasi autharcie…
Les sources de revenus sont le coprah , le cacao les agrumes , la vanille , le betail , les tubercules. Une partie est vendue , mais la majorite est consommee et/ou transformee pour fabriquer l essentiel des choses : les maisons ,les paniers , les sacs .
Les vetements en coton ont remplace depuis peu ceux en materiaux locaux .
Les villages n ont pas l electricite , si ce n est les quelques panneaux solaires qui alimentent une ou 2 ampoules par foyer . Un groupe electrogene par village sert au travaux ou a des besoins particuliers . Les villages cotiers possedent un bateau a moteur et plusieurs pirogues servant a la peche et au transport intervillage .
Pas de reseau telephonique , pas de television , de rares foyers possedent une radio d ou emanent les seulles nouvelles du monde exterieur.
Le systeme est simple et efficace .
Quand on a besoin d argent on cueille des fruits , peche du poisson , recolte du cacao et du coprah …on organise un voyage en bateau jusqu a un village d ou part une route .
De la on organise un transport jusqu a Luganville ou on va vendre le tout au marche. Avec l argent recotle on achete les choses convoites . Ciment , savon , piles , materiel de peche , vetements huiles , riz , farine ….et on fait le trajet inverse . Certains font cette demarche assez souvent , d autres presque jamais …
Pour georges et sa femme c est pareil a 2 differences pres:
1)la mer est a 3 heures de marche ( je vous laisse imaginer )
2)y a du reseau telephonique ..et georges a meme internet sur son smartphone.

Georges a tuer un cochon sauvage qui rodait dans l apres midi
De par sa religion il ne mange pas de porc et d habitude il donne la viande aux chiens , mais cette fois il en decoupe une cuisse que sa femme fera bouillir pour nous au feu de bois , servi avec des bananes cuites au lait de coco . Nous nous repaitrons grassement du meilleur repas du vanuatu du monde de notre vie…
Le lendemain sera notre derniere etape de bush….
Marc repart d ou nous sommes venus la veille je le remercie avec 1000 vatu(10 euros).
La journee s annonce douce et paisible , si ce n est que nous devrons passer l endroit que je redoute le plus de l itineraire…. On va devoir traverser une large riviere a la nage …..
Juste avant ce passage critique nous passons un dernier petit village ou nous nous arretons discuter avec des vieilles . Elle nous invite a nous asseoir , a peine l ordre execute que 2 assiettes de poisson et de riz arrivent sur nos genoux….
il n y a que des vieilles , a l exception de Navina qui est une toute jeune demoiselle , qui du temps ou nous serons la devra courir couvrir toutes les taches demandees .
___Navina apporte des assiettes
___Navina va faire la vaisselle
___Navina va chercher ci , fais ca .
Je crois alors comprendre que nous assistons au debut de son initiaton de “femme”
Ici des qu une fille est capable de porter une assiette , elle perd sa liberte de jeune fillette et devient apprentie femme au foyer…et toutes les taches lui imcombent l oeil critique de ses maitresses ne connait pas la tolerance .
Encore une fois c est dur mas nous ne pouvons remettre en question les fondations d une societe ancestrale…..Ce sera aux femmes , elles memes de se liberer comme elle l ont fait dans beaucoups d autres endroits de la planete .
Aussitot repus , aussitot debout.
Arrives sur les berges de la riviere au niveau de son embouchure , nous decidons de remonter de quelques centaines de metres afin de traverser a un endroit plus etroit et mettre de de la distance entre nous et les requins qui grouillent dans le coin.
L endroit est fameux pour les requins blancs , tigres et bulldog qui ont besoin d eau douce pour elever leur jeune progeniture .
C est ce qu on appelle une nurserie a requin .
Comme pour les passage de falaises sur les plages , nous mettons nos cabas dans de grands sacs poubelles et nous jetons a l eau . Mais nous pouvons quasiment traverser la riviere en marchant . Seul quelques metres de nage seront necessaires . Ce qui me soulage grandement , etant donne que la technique de nage que je pratique le mieux est celle bien connue du “parpaing” , qu s avere etre peu efficace .
Peu apres nous arrivons au village de Matantas d ou arrive la route ….
Notre expediton , apres 7 jours de marche touche alors a sa fin. Le soir je nous offre une nuit et un diner dans un petit gite touristique .
Je demande a Rose quels sont alors ces projets. J avoue a ce moment etre inquiet de savoir si elle compte continuer avec moi , ce qui ne serait pas possible.
Mas sa reponse me soulage quand elle me dit qu elle a une soeur qui habite pas tres loin , sur notre route du lendemain.
En milieu de matinee nous prenons la piste a pied attendant qu un vehicule ne nous rattrape .Quand ce fut fait , nous sautames dans la benne .
Nous regardons paisiblement les paysages defiles quand tout a coup Rose cria l ordre au chauffeur de s arreter. Elle sauta de la benne en me disant que c est ici qu elle descend…..
“Au revoir” me dit elle simplement en tapant son poing contre le mien .
Un peu abasourdi par cette scene , je ne trouve rien a faire , rien a dire …
La voiture redemarre laissant Rose et son sac plastique me saluer une derniere fois de la main .
Salut que je n ai pas la raison d esprit de renvoyer .
Au revoir murmurais-je pour les autes passagers ,
qui etonnes de la situation , n osent rien ajouter a la pesanteur de mes emotions .
Adieu Rose ….

En avant la Musique !!!

Samedi 21 Juin , Il y a deja plusieurs heures que s est achevee la fete de la musique organisee par l Alliance Francaise .Ayant reuni quelques dizaines de milliers de fetards dans les rues de la capitale , elle laisse en cette matinee une atmosphere d un calme desastreux.Les rues sont vides et silencieuses . Seuls quelques minibus errent a la recherche de clients potentiels .On pourrait de nouveau croire a un lendemain de cyclone qui aurait emporte toute forme de vie . Plus que jamais , pourtant , de tout mon etre ,c est au rytme de la musique que je danse . Celle-ci m embarque vers des univers que ni mon corps ni mon esprit ne sont capables d imaginer , des contrees , par moi , encore inexplorees . Debout , bien qu immobile , je me dois de suivre au mieux les mouvements qu elle m impose afin de rester en harmonie avec elle , sinon cette danse tourmentee pourrait bientot tourner au calvaire . Alors ce sont les yeux grand ouverts que je tente de realiser ou je me trouve vraiment et ce qu il est en train de se passer . Dans le cockpit Eric , Edison et Georges sont a mes cotes , je suis a la barre de “Musique “ , un superbe voilier de 21 metres . Nous venons de quitter Port vila et faisons route vers le sud . Sur le pont comme a l interieur , 7 tonnes de pamplemousse , tarot , coco etc , et puis des tas de carton , de sacs de farine , du sucre , du riz , …..et 2 cuvettes de toilettes ….. Eric , le capitaine proprietaire , a le regard rive droit devant et me crie ses instructions . Avant de sortir de la baie qui nous protege et prendre pour de bon le large , il nous faudra hisser la grand voile . Pour ce faire , je devrais placer le nez de Musique , face au vent pendant qu Edison et Georges manipulerons les bouts , les winch , les bidules et les machins . Que les marins confirmes qui liront ce papier noirci de mes inepties , me pardonnent en admetant la legerete de mon experience dans ce mileiu qui s est dailleurs principalement faite en Anglais jusqu a lors … Ici , sur Musique , nous parlons 3 langues …. L Anglais , le Francais et le Bislama…..qui sont les 3 idiomes officiel du pays . Edison ,Georges et moi n en parlont que 2 d entre elles . Anglais et Bislamah pour Edison , Francais et Bislama pour Georges , Francais et Anglais me concernant . Ce qui ,au grand desepoir d Eric ,lui qui maitrise les 3, complique pas mal la tache , surtout lors des manoeuvres qui doivent etre rapidement et precisement effectuees . Ici on parle de corde et de rope , de gauche et droite , right or left pas de place pour un langage specifique qui ne serait pas compris ….Comme excellent marin qu il est , ca doit lui faite mal au capitaine ..mais bon “ca va , y a pire “ J ai rencontre Eric grace a un ami commun rencontre a Lifou , que je salue au passage , si il venait a passert par la . Eric est d origine Suisse , mais il sympa quand meme . Musique et lui ont navigue des annees durant avec femmes et enfant . Ah non je me trompe de “s” .Apparemment il y avait sa femme et ses 4 enfants , pas l inverse (faudra que je verifie ). Bref, apres quelques annees a faire du charter de touriste a travers le Vanuatu un certains hasard l a conduit vers le transport de marchandises . C est une veritable aventure retropionniere dans laquelle je me retrouve embarque . Celle du voilier cargo ….mythique , futuriste , evolutioniste artsitisque meme …..et tout ca en musique !!! Vous avez sans doute entendu parler de “pam “ ce cyclone de force 5++ qui a balaye une partie des archipels du sud pacifique , dont le vanuatu qui a particulierement morfle . Musique etait amaree ,dans la baie de Port Vila , a l instar d une 40aine de ses freres et soeurs ….au lendemain du cyclone seul 6 membres de cette amiraute , etait toujours amares a leur mouillage. Dont Musique…. Les autres soit coules soit dissemines sur les plages et/ou recifs avoisinants . Malgre quelques degats facilement reparables pour un polytechnicien autodidacte tel qu Eric , elle est intacte et prete a bondir Le pays est en etat de choc , la plupart des voies de communications aeriennes , satellites , maritimes sont hors d usage . Une aide internationale se met relativement rapidement en place , et comme tout aide est bonne a prendre . Musique se propose pour convoyer toutes sortes de produits vers les endroits necessiteux , dans la mesure des capacites que son humble condition de voilier de plaisance lui autorise . Mais des le premier voyage , elle montre qu elle n est pas a sous estimee , et qu elle peut trimbaler par mer agitee, par temps complique ses 10 tonnes de denrees sans etre intimidee … En avant la Musique ….. Plusieurs expeditions sont lancees apportant une aide precieuse aux endroits les plus dissemines . J embarque au coeur de l une d elle . Je saute a bord lors d une de ses escales a Port Vila . Elle arrive de Santo Espiritu chargee d aide alimentaire et de fret prive , direction Erromango et Tana . Une navigation de pres de 18 heures sera necessaire pour rejoindre notre premiere escale ou nous jeterons l ancre en pleine nuit . Dimanche 22 , 7h A peine quelques heures de sommeil , et des hommes montent a bord alors que nous sommes tous endormis . Ce sont des gens du village , venu nous accoster pour proceder au dechargement ,que nous avions prevu d effectuer apres la messe . Mais a peine quelques minutes apres cette incursion matinale , 2 speed boat sont amares de chaque cote et plusieurs hommes et enfants se passent les sacs et les cartons …. En a peine 1 heure de confusion , d elucubration vocales et gestuelles auxquelles je comprend peau de balle et ou je ne trouve rien de mieux a faire que de prendre des photos . Le pont se vide soudain de ces energumenes qui emportent avec eux les quelques tonnes de notre chargement qui leur etait destine . Une 10 aine d heure de navigation sera necessaire pour atteindre notre prochain etape ….Port Resolution a Tana . Captain Eric decide alors que nous partirons vers 18h , nous faisant arriver avant le lever du soleil et esperant un dechargement tout aussi matinal . On passe alors la journee a bord ,se reposant , lisant , mangeant en attendant de larguer les amarres . On s offrira meme un petit tour sur la berge pour agreablement aller constater qu ici la vie a plutot bien repris . Les maisons sont de nouveau debout arborant fierement les toles neuves qui en constituent le toit . Lundi 24 Juin . Le vent un peu faiblard , nous fera arriver un peu en retard . Il fait deja jour , quand notre si fier pavillon se mit a frimer sous les regards des dizaines de gens , qui s agglutinaient en haut de la falaise qui contemple cette baie fabuleuse , dont les eaux souffrees chaudes et fumantes en dessinent par endroit le contour . Le volcan Yasur , fleuron du tourisme de cette region en est le responsable .De la ou nous trouvons , 5 heures de marche suffisent pour atteindre son cratere et pouvoir plonger son regard droit sur la lave qu il contient …. Il s agit du volcan en activite le plus accesible du monde. Mais ca ne sera pas au programme d aujourd hui . Contrairement a notre derniere etape , personne n a l air trop enclin a venir a notre rencontre . Puis il y a ce mec et sa pirogue en bois , un Vaa qui vient nous retrouver a bord . On pourrait effectivement le lester de quelques sacs a chaque voyage , mais nous avons 6 tonnes de matos a decharger ici ….ca prendrait des plombes . Alors on va decharger avec l annexe , en utilisant le winch de la grand voile comme treuil . Quelques indigenes montent a bord apportant leur aide et leur sourire . Le dechargement et le nettoyage du pont prendront presque toute la journee. Et lorsque qu extenues , Eric et moi , finissons enfin ce dur labeur et decidons d aller rejoindre le reste de l equipage sur la rive et se detendre un peu….une pluie horizontale s abat sur la baie , nous clouant sur place remettant notre depart au lendemain matin . Cette nuit on va dormir calmement et s offrir le lendemain une superbe navigation . Mardi 24 Juin , Soleil , vent 3/4 arriere , la houle bien que genereuse sera lente et sereine. (Je reitere mes excuses aux puristes de la discipline qui auraient certainement utilises des termes jargoniques plus pointus ). Il fait nuit quand nous arrivons a Port Darvin , mais Georges et Edison , sont comme des dingues . Ils deploient une telle energie , (c est sur ils ont bouffe de l uranium) , pour le dechargement , qu il sera effectue en un temps record .Laissant Eric et moi un peu surpris par ce zele aussi soudain qu excessif . Mais nous ne sommes pas dupes , ils ont tout 2 envie de debarquer pour aller boire quelques selles de kava . Devant l heure tardive et la reticence d Eric a ce propos. Une autre solution sera trouvee. Un type monte a bord , charge de quelques branches de Kava qui sont en fait des racines de faux poivriers . Alors que le dechargement se termine . Remi , a accepter de macher le Kava pour nos 2 acolytes . Installe a l arriere du navire ,il commence son ouvrage qui consiste a macher les racines suscites, afin de les reduire en une sorte de bouillie qu il s applique a recracher dans un recipient . Ca lui prend une bonne heure pour macher la quantite apportee . Une fois les racines machees et le dechargement termine , .Il est temps de mettre la puree obtenue dans un linge , d y ajouter un peu d eau et de presser. Le jus verdatre qui en coule ……. c est du Kava. Le temps d en remplir 4 petits bols , et de lever notre sel …que voila notre chere musique qui joue une nouvelle partition tout aussi insolite …..elle est maintenant un Nakamal . Ca me donne l envie de stopper l action un instant , et d ouvrir une parenthese . Pour Eric , ce bateau , c est sa maison de famille . Il est facile d imaginer qu il y a peu , ici ou ailleurs , des gosses ont du jouer au loup , des anniversaires , des noel ont du etre celebres , des engueulades avoir lieu , des punitions executees , des lecons apprises …..une vie de famille quoi ….Imagineriez vous votre salon ou celui de votre grand mere , ou tout ceci s est passe , se transformer en cale de cargo , avec toutes sortes de gens y penetrant sans faire attention a ces petites choses sans importance pour le monde mais symbole d un evenement passe , un dessin au mur , un livre dans la bibliotheque , des photos placardees , le linge dans les armoires , les vieux stylo dans les tiroirs…. Puis l odeur familiere ,pour ne pas dire familiale , ravagee par celle plus forte de pamplempousses pourris …. Et maintenant un…… Nakamal ….. Sans oser l aborder avec son principal interesse , cette question posee fait naitre en moi du grand respect . Quelle belle journee !!! Demain , nous demarerons au lever du soleil…..direction une petite baie toute proche pour charger 7 tonnes de bois . Mercredi 15 Juin Si l entree dans la baie et la manoeuvre seront effectuee sans encombre malgre l etroitesse de son antre , cernee par les patates de corail , Musique n a pas le droit de bouger d un metre . Solidement ancree et amarree sur la falaise elle tient sa position autant que faire se peut . Mais pas fastoche ….puis le chargement cense se faire rapidement durera toute la journee en raison d une mauvaise organisation de la part des chargeurs ….. Il s achevera juste avant la tombee de la nuit , et nous devrons alors rapidement decampes , car sortir d ici de nuit serait impossible et y dormir encore moins . Alors nous reprenons la mer gaiement , Demain matin nous serons de retour a Port Vila , signant la fin de ce voyage et nous offarnt a tous quelques jours de repos…. Seulement , a ce moment nous n avions pas idee de la nuit difficile dans laquelle nous nous jetions . . Les premieres heures de navigations se deroulent a merveille . Nous mangeons tranquillement malgre une houle assez forte , le pilote automatique fait bien son travail .Le repas avale , epuise , je me propose courageusement pour aller me coucher le premier … Je somnole plutot que je ne dors ….Quand tout a coup un grand bruit me sort instantanement de ma demi conscience , je file sur le pont . Georges et Eric sont la . Leur visage n expriment en rien la serenite. D abord j apprend que le pilote ne fonctionne plus , et que le Genois ( la voile de devant) a des problemes ….Sans genois , charges comme nous le sommes , avec une mer de travers bien enervee et un vent a 25 noeud , c est simple , on peut pas se diriger .—David attrape ca , me lance Eric en me designant la barre tout en foncant a l interieur . —et garde le cap , surtout n empane pas …. Garder le cap ok , ne pas empaner ….ok Mais c est quoi le cap?? , on voit rien ….on ne distingue meme pas le nez du bateau …. Barrer un bateau a moteur de jour et un voilier de nuit avec des vents violents ….c est pas la meme histoire ….j ai tellement peur de faire une connerie dont je suis incapble de mesurer les consequences , que je me concentre sur ma barre et ma boussole , tout mon corps tremble , et pourtant j ai pas froid ….. Georges et Eric filent a l avant pour reinstaller le genois . C est bien sur a ce moment que la “tempete”atteint son apogee , pluie vent fort , la houle nous embarque et nous jette violemment creant des puissants mouvement de roulis , je me dis qu on va tous finir a la baille . Bien sur les voileux qui liront ces lignes auront le sourire de l alpiniste a qui quelqu un raconterait la peur de sa vie alors qu il descendait un muret en rappel . Mais , pour sur , cette nuit la , j aurais echanger ma place pour n importe quoi sans me faire prier . La lutte sans pilote , quasi sans genois et d autres bricoles …durera 8 heures …. Sur le moment un calvaire , apres coup un enseignement intensif . Jeudi 26 juin L arrivee dans la baie de Port Vila est un moment que je deguste a la barre .La mer calmee , le vent disparu , les voiles abattues , je decompresse et savoure la victoire de cette mission accomplie . Bien que conscient que mon role dans cette epopee ait ete d un nul absolu , je ne peus m empecher de ressentir une certaine fierte quand a mon integration au sein de cette aventure aussi epique qu originale . Et donc , c est confirme , je serais de nouveau equipier pour les prochains voyages . Depart , bientot pour le nord cette fois …..

bye bye Lifou !!!

Cela fait maintenant 10 jours que j ai quitte Lifou, j y aurais alors passe a vitesse fulgurante les 7 derniers mois.
Cette ile restera pour moi une des etapes de ma vie des plus interessantes . J y ai rencontre des gens au parcours incroyable , le coeur rempli d humanite . Je me suis parfois confronte a la rudesse de certains acpect de la culture locale , mais j ai l impression d avoir su zigzaguer a travers les embuches tout allant parfois vers la difficulte , j y ais fait un nid que je savais pour toujours provisoire .
Des nombreux endoits que je traverse , peu me servent de reelle etape . Mais chaque fois que je choisi une de ces contrees comme telle , alors peu importe le temps que je compte y passer , je m y investi a 200% socialement . En nouvelle Caledonie , et a Lifou particulierement ,
Je ne sais quelle retenu , m a si longtemps empeche de vivre pleinement la vie .
Ce ne sera que dans les derniers mois que doucement je sortirais de cette lethargie .
De par mon job , ce sera plutot facile ….
En arrivant a Lifou ,j avais envie de rester ,non par enthousiame flagrant mais , pour vivre la vie des Iles .
Les Jobs salaries ne courant ni les rues ni les plages.( J ai bien fait un essai comme cuisinier dans un bar resto de We , la petite capitale , mais vraiment pas envie d un tel job ) Je me creusais alors la tete pour trouver un moyen et pouvoir gagner un peu d argent histoire de pas cramer ma cagnottte . Je proposais alors de lancer des visites guidees a velo pour les touristes qui debarquent regulierement depuis leur immense paquebot venu d Australie .
L idee semblait bonne , mais malheureusement les gens ayant le pouvoir coutumier de mettre le projet en place , n acceptaient sa realisation qu condition que je le fasse …..pour rien ..si ce n est les engraisser un peu plus .
Je fis quand meme un essai pour montrer le potentiel d une telle activite ainsi que la valeur ajoutee , qu en tout modestie , je pourrais apporter .
4 jours d activite intense qui fit gagner un petit pactole a cet escroc puant , qui se contentera de me jeter des cacahuetes en me disant que c etait ca ou rien ….5% du chiffre …..
Plus tard un petit gite , dans lequel je passais quelques jours , fin decembre . Me demanda , la veille , de leur faire le repas du 31 decembre …car ils avaient une 10 aine de reservation ….mais pas de menu , pas de cuisto et des frigos vides ….
J acceptais sans conditions prealables , le prenant comme un challenge et comptant sur leur gratitude par la suite …
Ce nouvel an se passa bien , les clients furent satisfaits par ma dure journee de travail dans cette cuisine immonde pleine de cafards .
Les patrons aussi .
Le surlendenain , mon velo charge , je m apprete a partir ….
____David , on a 10 clients qui viennent manger a midi …tu peux nous aider ???
Il etait 11h30 ….rien n etait pret , la cuisine salle , la vaisselle debordant de l evier ….et encore les frigos vides …seul un poisson gisait au fond du congel ….
Une sorte de conscience professionelle que je ne me connaissais pas me fait littelarement perdre pied .
J explose , les insultant quasiment de leur competente stupidite nefaste a l ensemble de la societe qu il represente si mal .
J accepte , mais je met tout le monde sans menagement sous mes ordres , et …..DAI DAI….meme les gosses se retrouvent soi avec une eponge , soi un couteau …
Branle bas de combat , personne ne pipe mot….
Les client arrivent , une famille Australienne, evidemment ici personne ne parle un mot d anglais ….c est encore moi qui les accueille .( en les aidant a escalader l immense marche de la terrasse….car evidemment y a pas d escalier et l autres acces et bouche par des poubelles .)
Le repas , malgre une attente certaine , se passe plutot bien .
A peine termine , je ne pense qu a partir . Mais Pascal ,le boss, me dit qu ensemble ,si je reste on pourrait faire un vrai resto ..il parle de travaux de refection de la cuisine , il echafaude de grands projets . Je lui dit que je reflechirais , mais en attendant lui demande combien il compte me payer pour ces prestations….
___On peut te faire 50% pour cent sur na note .
Me repond t il ….
J ai passe 5 nuits a camper sur place dans ma tente ….
Ma note s eleve a 5000 francs….
Decu , depite , degoute , ecoeure je fonce sur mon velo , dans la seule idee de faire mon sac et m en aller loin de cette endroit corompu ou les abrutis benis regnent en maitre et brident les initiatives des energies de leur sujets .
Je pedale a toute allure ,quand 25km plus tard je fais une pause sur la plage de chateaubriand , ou je rencontre Sophie …..
On discute un peu …tres vite elle me propose de l aide pour son snack ….Lakaban ….Je soupire et j accepte .
Quelques semaines plus tard , je me retrouve gerant de ce petit etablissement que fierement j aurais reussi a faire bien fonctionner ,en proposant une cuisine maison simple mais de qualite dans un cadre plutot sympa .
De nouveau confronte a cet egocentrisme coutumier consistant a ne voir que sbires dans le reste de la fraternite .
Cette fois les chaussures sales je la pietinearais et imposerais mes conditions ,ce qui me vaudra d entretenir des relations houleuses avec mes hotes .
De par ce job je rencontrerais plein de gens , puis me remettant a la plongee et apprenant la planche avoile . Je reconnecterais alors doucement avec le monde des humains ,dont j avais l envie prononcee d oublier .
Alors que je commence a me sentir bien entoure , que ma vie est confortablement interessante , je me sens alors pret a partir.
Le paradoxe de ma vie ici est a son paroxysme .
En tout cas j adresse un grand et franc merci a cette ile , a sa pluriculturalite , a sa beaute et surtout a ceux qui y animent sa vie malgre les brousailles epineuses .

Depuis le debut , je pense souvent a rentrer , tant de choses me manquent , et puis j ai vraiment l impression que le pacifique et moi ne sommes pas les toutereaux d une belle histoire .
Le quitter ??je ne pense pas , j ai envie de donner une chance a notre relation .
Alors aller ….mais ou ? Comment ? Seul toujours ?

Grande terre !!

Manger!!

Me crierent tous 3 dans un elan aussi autoritaire que spontane , ces 3 loustiques , que je reconnus aussitot pour etre ceux qui , quelques minutes auparavant , arrives a ma hauteur a bord de leur camionette dans l acenscion de ce col , avait alors violemment freine s adaptant a ma vitesse le temps de me lancer quelques encouragements avant de renfoncer le champignon autant que le klaxon dont le bruit fut etouffe par le brouha du moteur .

Aussi saouls que je suis essoufle , je n ai pas le coeur a accepter leur invitation ,mais il va me falloir etre diplomate et avale le pate propose .

Il y a 2 raisons au fait que je n ai pas envie d honorer leur spontaneite hospitaliere ,

La premiere , comme susdit, ils sont crames , et j ai jamais trouve agreable de supporter les gens dans des etats pareils .

La 2 eme , je me retrouve pour la premiere fois seul depuis des mois , et dans ma tete un bilan se dresse

Comme a mon habitude , je ferais donc un leger flash back pour recontextualiser tout ca .

Arrive sur le territoire en Avril dernier , j y avais trouve un emploi instantanement en tant que manoeuvre en charpente . Job ,que j occuperais jusqu en aout, et qui m avait permis de me balader a travers tout le territoire en m initiant a la complexite historicoculturel du pays .

Apres quoi , je m etais offert 2 semaines de sinecure bien payees en tant qu aprenti electricien, pour finalement me retrouver embrigader a travailler comme agent recenseur sur Noumea .

Emploi que je trouvais passionnant de par l engagement avec lequel je m y etais corps et ames jetes .Si bien que cela me vaudra d exploser les records de foyers recenses (550 a mon actif contre une moyenne de 150) ….prouesse bien modeste mais qui me vaudra un joli cheque , en plus de devoir frapper par hasard a la porte de l appartement de Marion ,une amie rencontree en Corse 5 ans auparavant…..

Quand je vous dis que le monde est petit .

Aussitot le recensement fini , c est une odysse qui commence .

D abord ce sera en Canoe kayak , le long de la Cote Oubliee , 4 jours de pagaie en pleine mer dans un environement isole et sauvage .

Marion sera de la partie tout comme Maud ,qui vit ici mais rencontree en Nouvelle Zelande , des amis a elle completeront l equipe .

Pagaie , sortie palmee ,feux de camps ,bivouacs ,un peu de frissons et pas mal d emotions .

Un court week end sur Noumea , puis Maud , Brunelle et moi allons alors gaiement parcourir les 4 jours de randonnee que composent le Gr nord de Nouvelle Caledonie . Le soir nous mangeons dans les tribus etapes qui nous accueillent , des plats delicieusement concoctes avec les produits du terroir local et dormons en case traditionnelle. Le denivele et les kilometres s enchainent , mais le chants des oiseaux ( on a meme ete juste desous un notou ) ,les panoramas et les baignades en riviere quotidienne suffisent a compenser des douleurs qui seront bien vite oubliees .

Cela ne faisaitt que quelques minutes que nos chemins s etaient separes quand cette belle bande alcoolisee avait alors decide dans un elan de me heler.

Dans la tourmente appropiee , je n avais pas le coeur a manger et encore moins a discuter .D autant qu au vu de leur etat d ebriete , leur discours si passione , n avait aucun interet .

Par crainte de les vexer, alors j acceptais meme la biere qu il m offrait ce qui eu pour effet de me decontracte et d apprecie ce moment , ou d ailleurs j appris :

–12 fois qu Alfonse qui me faisait face etait le beau-frere a David qui etait a ma droite

—47 fois (dont 28 en m etreignant fortement les epaules et 12 en me serrant violemment la main ) qu ils etaient comme des freres et que moi aussi j etais le leur .

—34 fois , qu ici c etait Kanaky .mais que moi je etais le bienvenu en tant que frere .

…………

Tous 3 sont de Tendo , c est justement la tribu minuscule ou je pensais passer la nuit le lendemain .

Au bout d une heure d une jaune rigolade , je m extirpe du groupe en promettant de les visiter a mon arrivee a Tendo .

J entame la descente . Je suis alors au sommet du premier col d un parcours que je me suis concocte au travers de la chaine et qui devra me faire ,au gre de quelques centaines de kilometres ,parcourir les pistes les plus recules du territoire . Mais le moment n est pas a l enthousiasme .

En a peine ½ heure , j arrive dans une superbe cocoteraie donnant directement sur la plage paradisiaque , je suis a ma destination du jour ….

Les premiers temps d une nouvelle solitude sont pour moi toujours tres difficile , il me faut a chaque fois quelques jours pour reapprendre a profiter seul .C est donc avec amertume que je contemplerais ce soir , les lumieres du soleil couchant qui sont pourtant superbes. Je donnerais cher pour partager ce moment .

Dans ma tete des rires resonnent …mais c est juste dans ma tete .

J hesite a raconter ici , l installation de mon hamac , qui , lui ,ne m a pas fait regretter d etre seul tant

je fis ridicule .

C etait la premiere fois que je m en servais , il faisait deja sombre et j avais probablement inverse quelques cordes et ficelles , si bien que lorsque, je dus faire ce grand pas , que chaque utilisateur de hamac connait bien , a savoir , la premiere fois on l on doit faire confiance a cette nouvelle monture , qui nous parait toujours trop fragile mais qui devra soutenir tout a coups tout notre poids . Eh bien lorsque apres une serie de fausses tentatives faites pour me rassurer quand a ce fait , je m engageais pour de bon a m y allonger et remettre mon sort entre sa toile …

Les cordes , virevolterent se tendirent et renverserent le hamac ….. et donc , son contenu , a savoir ….moi .

Non content de sa perfomance , en toute complicite avec la moustiquaire , que je croyais inoffensive et sous laquelle je m etais naivement introduit, ils me retinrent prisonnier a l interieur… c est a ce moment precis que , malgre l aide qu un semblable aurait pu m apporter, je me senatais heureux de ma condition de solitaire .

Il est , me semble t il , inutile de preciser quelles contorsions, ni meme quelles injonctions qui les accompagnerent me fallu t il pour sortir de ce mauvais pas ….

De toute facon j ai toujours aime dormir par terre….

Lever en meme temps que le soleil ,le coeur en convalescence …je me met rapidement en route pour cette tribu dont on m a fait l eloge ….Tendo .

Je parcourerais avec surprise les 27 km tres rapidement et y serait de bonne heure . J aurais donc plein de temps pour m y balader et revoir David …de la veille .

Cette fois il n est pas saoul , et il me sera tres agreable de passe cette journee en sa compagnie .

David , a 67 ans , une courte barbe blanche entoure son visage ride , sa casquette visse sur la tete laisse devine la calvitie qu elle cache . Malgre les 30 degre environant il ne quittera pas son epaisse veste militaire .Son regard qui jette sa generosite a la figure lui donne un air si touchant que l on ecouterait sa voix si calme des heures durant .. Sa femme decedee , il vit seul dans sa petite maison de tole. A l interieur , pas de fioriture , Thermos, theiere , boite de the , sucre ,quelques cuilleres sales , vieux journaux jaunis , baguettes de pain… envahissent la lourde table en bois que 2 bancs branlants couronnent reposant sur le sol en terre battue . Un fauteuil enplastique , qui semblant etre d un age avance , paraissant n avoir jamais servi trone dans le fond de la piece . Le fourneau a bois qui fume encore diffuse son atmosphere . Sur le mur derriere moi , accroches a une planche en carton sont diposes des dessins , que je crus realises de la main d un enfant….Mais David , fierement m apprendra qu il en est l auteur . Certains jours , m avouera t il , il passe des heures assis sur le banc leur faisant face , a les regarder , puis souvent il se leve pour en prendre un , qu il ameliorera de quelques touches improvisees .

David me parlera longuement , des traditions de sa culture ,de son histoire . Il me confiera qu il est inquiet quant a l avenir en pensant cette independance qui approche , et l insouciance de la jeunesse . Il m expliquera , que pour lui , l independance passe par une construction interieure du pays , la transformation des friches en terres agricoles , mais que les jeunes ne sont pas prets ,d apres lui ,a se mettre au travail…..il a vraiment l air touche quand il me parle de ca .

Le soir , je mange en famille , dans un petit gite juste a cote . Ce qui me frappa d abord , c est l enorme pied de Marijuana qui pousse a l entree de la cuisine …Julie , la gitiere , explosera de rire quant voir ma tete d ahuri et s amusera de plus lorsque le lendemain nous irons au champs ensemble , transportant sous le rire des vielles croisees ,une bouture de cette plante aux vertues mysterieuses . Nous la planterons a la tete du champs d igname…..sont fous ces kanaks , mais font marrer .

Apres le labeur , le reconfort , c est en cueillant et degustant un somptueux Jack que nous nous reconfortant en echangeant des histoires …..
Puis , il est temps pour moi de reprendre la route ….mais pas avant que Julie m est emballe mon dejeuner .

Pour situe geographiquement , je me trouve au nord de la grande terre , a 27 km de Hienghene et j envisage d emprunter la piste de la Ouayaguette . Cette piste construite il y a 10 ans seulement , a permis le desenclavement de cette region , qui n etait alors accessible ,qu a cheval ou a pied .

90 km de piste tres tres cabossee au denivele parfois impressionant .

Je serais contraint de souvent pousser le velo dans les cotes , et parfois meme le porter , ce sera debout sur les freins , la concentration a son maximum que les descentes se negocieront .

J y traverserais , vous imaginez , des endroits sauvages et des gens au mode de vie ou l autonomie est de mise .

Il me faudra toute la journee pour arriver epuiser a la tribu du haut coulna .Tres peu frequentee par les touristes , les blancs qui rodent dans ce coin , sont pour la plupart des scientifiques naturalistes.

En effet nous sommes sur les pentes du Mt Panie , le point culminant de l ile (environ1700m) .Cette zone est en grande partie interdite au public , pour des raisons difficiles a connaitre . Certains diront qu il est trop dangereux de s y aventurer ,d autres invoqueront des raisons coutunieres ou encore , de protection de la nature.

En effet , dans ce magnifique massif , on y trouve de nombreuses especes de plantes , d oiseaux , de reptiles etc qui y sont endemiques . On parle alors de microendemisme.

C est donc en veritable Pedalajones , la fierte entre les dents que je m immisce sans invitation dans cet univers ou personne ne m attend .

Je pose mon velo , contre le petit Fare, qui d apres les bancs installes faisant face a ce petit etre enchriste , me font devine qu il doit s agir de la chapelle .

—-Y a quelqu un , lancais je timidement ….

Le silence me repondis , je m engageais alors dans la petite allee , qu un alignement anarchique de miniscules petites cases dessinaient entre elles . Toutes mignonnes ,leurs entrees souvent ornees de jolies fleurs rouges , l herbe aussi rase que verte , et ce ciel d un bleu limpide , me donne l impression de vister un village hobbit apres que Gargamel y soit passe . Je m attend a apercevoir des petits etres m epiant derriere leur fenetre .

Je decendis , cette allee serpentante , tout en badigeonnant l air de ma voie rauque de formules de courtoisie , auxquelles personne ne repondit ….

Au bout de ce chemin , sans meme avoir croise quelqu un , un panneau m indique le gite chez Juliette , je contournerais le batiment a la recherche d une autre respiration . C est alors, a ce moment ,que la mienne s arreta nette .

Je venais de m avancais sur la terasse …..la vue y est a coupe le souffle.

Elle domine un canyon enserre , dans le fond duquel s ecoule une riviere que je devine etre la Ouaienne .

Un cheval y buvait tranquillement , tandis que des ballets d hirondelles jouaient dans cette profondeur qui leur etaient offertes .Les couleurs chaudes du soleil qui se couche apporterent la petite touche achevant de dessiner ce tableau de conte fee .

Puis j apercu la bas au loin un groupe d individu , semblant s atteler a une tache quelconque au bord de l eau qui paraissait si tranquille.

Je decidais de trouver le chemin qui conduisait a ces personnes , chemin qui me fit passer devant une case ou des enceintes crachaient un des morceaux vedettes de …..ABBA…

.—–dancing queen , you’re a dancing queen….

Atterissage direct …. moi qui croyais arriver chez des etres fantastiques , j ai maintenant peur de me retrouver face a une bande de Hippies suedois nus qui …..qui…..oh mon dieu …

Je continue neanmoins mon chemin , et lorsque je fus assez pret , je distinguais que les Suedois n en etaient pas , il s agissait en fait d une bande de femme et enfants qui faisaient la lessive . Je me sentis alors mal a l aise quant a mon intrusion spontanee . J e m arretais et fis en sorte qu elle s remarquerent ma presence….Quand ce fut chose faite , j esperais que l une d entre elles vinsse a moi …mais il n en fut rien , elles ne semblaient ni interessees ni incommodees par ma presence.

J allais alors vers elles me presenter ….on me dit de m installer au gite , qu il y a du cafe dans le placard et qu on se verra plus tard …

Je passerais la soiree au gite a discuter avec la jeune Laetitia , 19 ans ,qui a une energie et une ambition qui l honore . Elle envisage de partir en Australie bientot ,pour aller apprendre l anglais afin de pouvoir emmener les touristes du monde entier a la decouverte de sa terre et sa culture . David aurait ete ravie de la rencontrer .

Elle me mettra en garde contre les hordes de chiens , revenus a l etat sauvage qui vivent en meute tel des loups, meme si ils n attaquent jamais l homme , peuvent etre agressifs .Je n en croiserais heureusement aucun .

L aurore me surprendra deja en selle en direction de Ouayaguette . Apres une etape aussi difficile que belle , j atteindrais ce petit village de bout du monde dans l apres midi …juste avant qu un deluge qui durera 36 heures non-stop ne s abbatte sur ces montagnes …j y suis donc coince , le temps pour les creeks de se vider de leur eau et de liberer le passage .

J aurais alors le temps d aller a la rencontre du peuple qui a cette aventure pour routine.

Hostile , on est en droit de se demander pourquoi des gens sont venus s installer ici , alors que la vie cotiere y est tellement plus paisible ….la reponse tiens en un mot : colonisation .

En effet , les colons , a leur arrivee s approprierent les terres les plus fertiles et/ou les plus accessibles , chassant de fait de facon violentes les habitants originels . Les survivants resignes etaient alors contraints de s exterritorier vers dautres secteurs inhabites ….et c est a Ouayaguette par exemple qu il s installerent . Par gene , ou par pudeur , ce ne sera pas de la bouche de ces gens que j apprendrais cette histoire , malgre mes questions directes .

Les vieux me raconteront , l epoque ou ,pour aller a Hienghene ou se trouvait l ecole et toutes autres facilites . Il leur fallait 2 jours de marche . Maintenant c est a 2h de piste.

Un medecin vient une fois par mois visiter ses patients , entre autre la doyenne , qui a 104 ans et vit encore chez elle .

Gisele , ma logeuse , m apprendra que je suis le 2eme en 10 ans a passer en velo par chez eux.

La pluie cessee , la route sechee ,alors j en repris ses lacets.

Le soir j arriverais a Oueholle , apres une etape tres escarpee , mais je me rend vite compte que deja je suis sorti de l isolement et qu augment le peuplement .

Le lendemain ne se sera que bonheur , les gens interpelle par ma venue , n hesiteront pas a me stopper , me questionner , et souvent m offrir a manger . Je passerais ,comme promis ,rendre viste a la Mamie d Emilie , qui habite ici , je la surprendrais au champs a sarcler la terre , son fils me cueillera une papaye que j emporterais .

Papaye , mangue , pasteque , banane seront les menus providenciels qui me fissent rendre le sourire avec lequel il m avaient ete donne .

J arrivais a Ouegoa , lorque une voiture me fit une queue de poisson plutot serree pour m immobiliser . A peine eus je le temps de realiser , qu une femme que je reconnus par ses traits etre kanak , avait pourtant la peau blanche et les cheveux blonds…elle etait albinos (Non, elle n avait pas les yeux rouges )

____tu campes ou ?

____ah ben ca , repondis je , j en sais rien. Pourquoi?

Sans prendre la peine de me repondre , elle fouilla dans son coffre une glaciere, d ou elle sortit une barquette et des couverts qu elle me tendit .

___Tiens il me reste une salade de poisson .

Mes bras se tendirent pendant que mon esprit tentait d analyser la situation…

__C est combien? Demandais-je?

___ahaha, je vous ais passer tout a l heure , votre tete m a donne envie de vous aider, me lanca t elle en remonta dans sa voiture qu elle demarra aussitot…

Je ne savais comment prendre son interpretation de “ma tete” , mais ca tombait bien j avais grand faim .

Je me remis en selle afin de trouver un coin pour savourer ma pitance….

La meme voiture , a son bord la meme femme , arriva en sens inverse . Appel de phare et klaxon ,l accompagnerent , elle s arreta au mileiu de la route a ma hauteur .

—-j ai oublie de vous donne du pain , dit elle en me tendant 2 bouts de baguettes

—-ah ben oui , j allais quand meme pas manger sans pain , me surpris-je a prononcer seul sur la chaussee , regardant la Subaru s eloignait.

J explosais de rire alors que une larme aux origines inexpliquees coulait le long de mon nez ….sans doute une allergie .

Bien que delicieux je ne degustais pas son plat , je l incorporais a moi tel une offrande chamanique, en pensant a la beaute de tels gestes . Ce n est pas elle que je remercie , mais dans son ensemble l humanite ,qui bien souvent par raison decriee ,n est pas coupable de tout les faits reproches .

Le meme soir , toujours a Ouegoa ,je m apercus d un jeu dans mon pedallier , il me faudrait une cle.Je demande a la station service…ils n en ont pas , mais les tous les gens presents semblent disposes a vouloir m aider , mon aventure les impressione et les touche .

Un blanc qui s aventure ainsi au sein de leur culture , ne les laissent pas indifferents . Je suis fier de ca .

Bref , tous s interroge , a savoir ou pourrions nous trouver cette Bloody cle..

On va voir dans les garages , on telephone , on m offre un verre d eau , on revient avec la cle ,….c est repare .

L on invite alors au nakamal….

Le Nakamal est un endroit on l on sert du Kava . Le kava est est une boisson issue de l extraction du jus de racines de certaines plantes . Originaire du Vanuatu , elle est la bas bu lors de ceremonies destinees a entrer en communication avec les ancetres , les dieux , la nature ….

Ici , elle est devenue une sorte de boisson populaire , mais on aime ou on deteste . Les buveurs de kavas ont parfois la meme reputation que les fumeurs de Marijuana en France .

On reconnait un nakamal a la petite lanterne rouge qui s allume des le coucher du soleil indiquant tant son emplacement que son ouverture .

J adore l ambiance tres posee de ces endroits , on y parle lentement et doucement , dans une atmosphere souvent legererement enfumee tres peu eclairee. Pour “lever une selle” on doit aller a une sorte de comptoir , ou le tolier vous servira un “100” , un “200” ou meme un “300” si vous etes gourmand . Ce nombre correspondant au prix et au nombre de louche qui vous sera servie .

100 une louche ,200 2 louches …etc .

Vous vous retrouvez alors avec une demi noix de coco remplis d un liquide , jaunatre ou brunatre , que l on pourrait comparer a de la boue liquide . Pour boire on doit s eloigner rejoindre souvent un lavabo , parfois un simple robinet . “maloya” est le terme utiliser avant de lever . Vous avalez cul sec le contenu , qui vous surprendra par son amertume et son gout …..douteux .

Vous pouvez alors cracher , et vous rincer la bouche avant de rapporter la selle au comptoir et manger une cacahuete , un bout de fruit ou ce qu il y a a disposition .

Puis vous retourner vous asseoir laisser le produit faire son leger effet qui vous engourdira d abord les levres et les muscles de la machoires

Alors quelqu un vous dira , on leve? Vous recomencerez l operation autant de fois que desire , en general un debutant aura assez de 3 ou 4 selles , mais les grands buveurs ne les comptent pas .

L effet est une sorte de legere euphorie , un apaisement general de l esprit .

La soiree passee , je realise que je ne sais pas ou dormir , alors naturellement , Michou ,le tolier , m invitera a rester avec eux , nous dormirons, Michou , sa copine et d autres turbillons dans un container place a cet effet a l arriere de la paillotte.

En route pour Koumac , ou je retrouverais Emilie dans sa famille .

Emilie , c est celle a qui je dedie ces pages.

Nous nous sommes rencontres en Corse , en 2009 , a l occasion d une formation a la construction d une eolienne , que Solaria avait organise www.facebook.com/solaria . C est elle qui sera venue me cherchez a l aeroport a mon arrivee en Avril , depuis elle aura joue un role tres important dans mon epopee caledonienne.

De Ouegoa a Koumac , de la cote est a la cote ouest . En seulement une 40aine de km changement radical de décor et d ambiance. D une vegetation verte et luxuriante , on passe a des paysages qui rappellent l aridite du bush australien , de la tribu et ses champs on passe aux grandes exploitations d elevages bovines de plusieurs centaines d hectares .

40 km mais pas moins de 3 cols a franchir …..

Heureusement , le soir ce sera avec grand plaisir que je serais accueilli dans la chaleur familale du foyer d Emilie.

Joachim , son papa est originaire de Ouegoa . Parti en metropole pour ses etudes , il y rencontrera Evelyne qu il embarquera au pays quelques annees apres . Non sans avoir donne naissance a notre petite metisse preferee auparavant .

Tous 2 sont profs au college de Poum , le grand nord caledonien .

C est chez eux , dans leur belle maison que je passerais ce bon week end requinquant a savourer leur delicieuse cuisine , avant de prendre un bus pour le centre ouest afin de continuer mon aventure cycliste.

Je pris un bus , car je m interdis de circuler sur la RT1 , la route qui longe la cote ouest ou le traffic y est dense , les limites de vitesse pas respectees et les accidents nombreux.

Visualisons , la grande terre . Imaginer une longue bande de 400 km de long et de 40 km de large , une chaine de montagne la traversant en son milieu .Un denileve lent et regulier sur la cote ouest mais qui plonge a pic dans locean sur la cote est .

Une route fait le tour de ce caillou en en longeant la cote ,infernal a l ouest , elle est plus paisible a l est , puis a certains endroits , des transversales, c est a dire des routes qui relie l est a l ouest en coupant a travers la chaine .Il en existe 4 qui soient faites d asphaltes et qui sont frequentees . Pour les avoir parcouru maintes fois en stop , je me refuserait de les emprunter en velo .

Mais l ile est aussi traversee en plusieurs endroit par des pistes en terre , ce sont par ces chemins que je .traverserais . Le bus me conduira a Poya , au centre ouest , d ou je retraverserais du cote est , par une autre piste ausi belle que chaotique. Pour le dodo quotidien , je me contenterais de me presenter dans les tribus traversees ou le mement ou le soleil se couchait , et souvent l on m autorisait a poser le hamac( qui est maintenant bien dresse)dans les fares communs , sorte de grand preau ou des toilettes et parfois des douches sont installes a proximite .

Arrive de nouveau sur la cote est , je remonterais de nouveau vers le nord …mais cette fois par la petite route . Terrain plat , les alizees me soufflent dans le dos , souvent je croise un etal de mangues ou de fruits divers en libre service, les prix marque a meme le fruit , un bocal pose acote pour recevoir la monnnaie. Parfois une femme , joliment vetue de sa robe mission coloree , se tiens a proximite , nous permetteant quelques peu d echanger .

Je dors de maison commune en camping , je mande des sandwich , des fruits ou d excellent repas inopinement trouves au hasard de la route , souvent avales sur de superbes plages ou je me jetterais a l eau en guise de nage digestive .

Puis un jour , je devrais m arreter , pour rejoindre Noumea ou je sauterais sur le bateau qui me conduira vers les iles loyautes…..mais ca c est une autres histoire ….

Nouvelle caledonie, succintes presentations

Bonjour dans les chaumieres et les chalets , les squatts , les cabanes ou les villas ….. et a toi aussi la bas .
Comme susdit , et ce malgre les encourageantes invectives de certains , je n ais pas eu la plume tres prolifique ces derniers temps . Je me demandais d ailleurs moi meme bien pourquoi. Alors que je commencais juste a bien prendre gout a la besogne, d un coup l envie comme les idees s etaient evaporees . Je crois pourtant que la reponse est bien simple :comment aurais pu retranscrire , ne serait ce qu une etincelle , de cet eblouissant feu d artifice que fut ma vie ces derniers mois . Car les quelques fideles de ces pages , sauront reconnaitre mon devouement quant a ma volonte de leur faire vivre au plus pres, au plus profond , chaque sensation , chaque vibration que mon corps et mon esprit traversersent au cours de ces millers de kilometres parcourus .
C etait pourtant bien depourvu q,ue je me retrouvais face a la complexite de raconter la belle epopee que ce dernier pays traverse m avait offerte .
Assis sur la falaise a peine escaladee, les jambes dans le vide , j admire la vallee que je viens de quitter. Etourdi par sa beaute et bien qu encore tres essoufle , j ai envie de crier toute ma gratitude a ce qui m a permis d atteindre ce sommet sur lequel je suis fierement juche , je me demande , alors , comment pourrais je en decrire son accidentite qui transcende sa magie .
Mais avant de vous raconter les peripeties passees , je me dois de tenter de dresser le tableau du pays qui m a ouvert les bras . Je remercie d avance les quelques uns , qui me feront l honneur de suivre le fil qui compose cette toile si complexe .

Alors que dans les ecoles du caillou , jusqu a il y a peu , les enfants apprenaient a connaitre la longueur de nos fleuves , l histoire des gaulois et meme les numeros de nos departements , au detriment de leur propre concerne .Comme moi vous ne saviez peut etre meme pas exactement ou se situait sur une carte , la Nouvelle Caledonie , vous en aviez ,peut etre ,au mieux deja entendu parle , en bien ,grace a ses plages , sinon ,au pire, en raison des conflits politico-ethniques qui animent sa vie sociale .
Alors avant d entrainer ce recit a flatter mon ego , je me dois de poser les balises tentant de vous apporter quelques connaissances sur ses complexites historico/socio/geolo/grapho/politico/econimico/demographo/…Merde , V”la la Tourette qui me reprend…..
Ici , a Lifou , il est 2h du matin , en pensant dans quoi je m engage j inspire profondement , en vous souhaitant bon voyage …… c est parti.
La Nouvelle Caledonie est un petit archipel situe dans le pacifique , a 2 heures de vol a l est de L Australie , 2 h au nord de la Nouvelle Zelande , 1h a l ouest du Vanuatu et 22000 km de la France qu ici on appelle :la Metropole . Compose de 6 iles et d une multitude d ilots . La grande terre en est sa principale avec une superficie de 16000km carres . Lifou , Mare et Ouvea situees a son est (a droite) forment un ensemble appele les Iles loyautes . L ile des pins a l extreme sud de la grande terre et Belep dans le grand nord completent l harmonieux ensemble .
Les habitants appellent affectueusement “le caillou “ , soit l ensemble de l archipel , soit seulement la grande terre .
Au dernier recensement qui a eu lieu en 2009 , on comptait 250 000 mille personnes vivant sur le territoire, mais une grande partie de la population estime etre plus nombreux , et on en saura plus a ce sujet en decembre prochain , suite au resultat du dernier recensement qui a eu lieu en septembre dernier ,pour lequel d aileurs ,j ais eu la chance de travailler .
La densite de population tres faible , notemment dans les iles et le nord , en font une contree sauvage , idyllique pour l aventure nature .
Sa capitale , Noumea compte a elle seul pres de 100 000 ames .
La grande terre : 400 kilometres du nord au sud et 40 d est en ouest .Elle est traversee en son centre par une chaine de montagne qui culmine a 1600m .
Lifou fait la meme superficie que la Martinique , Lifou 9000 habitants , Martinique habitants.

Comme en Nouvelle Zelande, avant l arrivee de l homme, le seul mammifere qu on pouvait trouver etait , cette sorte de chauve souris vegetarienne , qu on appelle la roussette . Les nombreux cerfs ( prononce cerfe) , cochons , rats , chiens , chats, lapins ….sont des especes invasives importees par l homme , soit pour ses besoins , soit par accident . Elles sont des menaces pour la faune locale Composees essentiellement d oiseaux , dont beaucoups sont endemiques au pays . Plusieurs sortes de geickos et un nombre inquantifiables d especes d insectes finissent de completer le tableau relativement pauvre de la faune locale.
Concernant la flore, la richesse bien que pauvre , connait un taux d endemisme de 74 %, c est a dire que les ¾ des arbres , fleurs , plantes que l on trouve ici ……ne se trouvent qu ici sur la planete .

Le seul animal terrestre venimeux est le tricot raye , un serpent qui vit sur le littoral principalement sur terre mais qui va chercher sa pitance dans l ocean . Son venin , l un des plus puissant du monde n en fait cependant pas un danger pour l homme du fait de sa grande passivite .
Ensuite , au cas ou vous auriez la chance de fouler un jour cette terre magique , il vous faudra vous mefier des scolopendres et des guepes dont les piqures sont tres douloureuses , mais votre pire enemi , sera le moustique …..Bien qu il n y ait pas de paludisme dans le coin , ici il est vecteur de la dengue , du chickungunya et du zica….alors be careful….
Donc , sur la terre , c est plutot safe , par contre dans l ocean ,faudra faire un peu plus gaffe .

Entouree d une ceinture de corail qui forme la 2eme plus grande barriere du monde ,le lagon ainsi cree est un paradis pour les plongeurs ,les pecheurs et tous ceux qui aiment les sports nature aquatiques .La biodiversite y est d une richesse exceptionelle , et beaucoups , n hesitent pas a fierement le qualifier de pus beau lagon du monde , il est d ailleurs en grande partie calasse au patrimoine mondial de l unesco…..mais gare aux requins, vous etes ici chez eux .

Decouvert et cartographie par James Cook , a la fin du 18eme, de nombreux explorateurs se succederont ensuite sur ses cotes pour en estimer les richesses et exploiter les richesses . Mais les premiers a s installer seront les missionaires religieux dans le but de convertir et soumettre les peuples indigenes au christianisme.Protestants et catholiques se tireront la bourre pour precher et evangeliser.
La france anexera et colonisera le pays en 1853 .
A l instar des Anglais en Australie , l empire se servira de cette nouvelle terre pour desengorger ses prisons , et se servira du travail des bagnards pour amenager le pays .
La decouverte de richesses naturelles , comme l or ou le Nickel ainsi qu une propagande visant a encourager les francais dans la difficulte a tout quitter pour partir s installer sur ce caillou du bout du monde , inciteront quelques uns a devenir , des colons libres . Mais la rudesse de la terre d accueil n etant pas fait pour seduire les foules , beaucoups en repartiront , ceux qui resteront malgre les desillusions , trimerons pour travailler une terre ingrate en exploitant le peuple indigene et les immigrants venus d asie .
Les bagnards en fin de peine , quant a eux , se voit attribuer un lopin de terre.
Les descendants des colons libres et des forcats forment aujourdhui la communaute qu l on appelle “les caldoches” et qui representait en 2009 environ 5% de la population . Souvent a la tete de gigantesques exploitations agricoles et/ou d elevages, ou aux commandes des grandes compagnies locales et souvent impliques dans la vie politique , ils dominent et influencent la vie caledonienne malgre leur minorite demographique .
Japonais , javanais, vietnamiens et chinois seront importes pour fournir la main d oeuvre necessaire a l exploitation du nickel et aux tentatives de plantations de cafe .Leurs descendants sont souvent gerants de petits commerces a Noumea ,ou a la tete de petites entreprises du batiment .
Ils representent environ 10% de la population ,sont principalement concentres sur Noumea n interviennent et n influencent la vie locale que de facon tres discrete .
Plus recemment ,du fait du ralentissement economique general de la region , dont la Nouvelle Caledonie a semble moins patir que ses voisins francophones , une vague d immigration faite de Wallisiens , Futuniens et tahitiens a deferle sur le caillou ,a la recherche de salaires et de conditions de travail meilleures . Ils travaillent principalement dans le batiment , la securite , la peche et dans le tertiaire .Ils representent environ 12% de la population totale , sont surtout bases a Noumea ,et s impliquent plus , malgre la distance , dans la societe de leur ile d origine que dans la vie locale .
Les descendants des rebelles kabyles que l Etat Francais avaient exile lors de la colonisation du Maghreb ,enrichissent cette grande mosaique humaine qui peuple la Caledonie .
Puis il y a les Metros , ou “z’oreilles” qui viennent de la Metropole et qui sont
___soit en mission temporaire pour les differents services geres par l Etat , comme les militaires , les profs , les infirmiers , les agents administratifs….. que le cadre de vie et l indexation des salaires attirent.
___soit venus pour changer de vie ,beaucoups ont cree leur entreprise ou travaillent de facon liberale , .
Le “z or” a entre et 25 et 35 ans , veut vivre de nouvelles experiences et profiter de la vie…..
Ils representent pres de 30 % de la population , mais ce chiffre subit de grande variations du fait d une importante rotation. Les stats montrent que beaucoups ne resteront que 4 ans avant de rentrer ou de partir pour une autre destination. Depart souvent provoque par la sensation d eloignement de la famille .
Il contribue grandement au dynamisme economique ,culturelle et sportif du pays mais a une implication citoyenne plutot timide .

Puis enfin , bien sur , il y a le peuple autochtone , celui qui habite cette terre depuis environ 3000 ans , qu on appellera Kanak ou melanesien par la suite . Colonise , exploite , pille ,evangelise , ce peuple subi l oppressioon occidentale depuis plus de 200 ans , mais ce n est que dans les annees 40/50 qu il seront consideres comme citoyen de la republique Francaise et il faudra attendre la fin des annees 80 , et des evenements tragiques ,qui jeteront le pays dans une terrible discorde civile pour qu une reconnaissance totale de leur droits civiques soit etablie .

Au debut de la colonisation , les terres les plus fertiles etaient donnees aux colons blancs , apres en avoir chasse les habitants originels , qui eux etaient alors parques ,plus haut , plus loin dans la chaine et contraints de s installer autour d eglises et de temples fraichement bati pour les convertir . Sous le regime dit de l indigenat , les melanesiens, devaient , en guise de taxes , des jours de travail aux colons balncs qui les utilisaient pour les differents travaux fermiers ,de genie civile ou autre .
La rancoeur du a la privation de leur terre , et a la soumission a cette forme d esclavage pendant des annees , et le fait que les richesses du pays ne leur soient pas redistribuer ont ete en partie a l origine du soulevements des annees 80 .Je considere que les connaissances que j ais et les capacites limitees de redacteurs dont je jouis ne me donnent pas la legitimite d ecrire plus longuement a ce sujet extremement complexe .
Ils representent environ 45% de la population totale .Certains vivent a Noumea travaillent et sont 100% integres au systeme occidental meme si ils gardent un lien fort avec les traditions et leur tribu d origine , mais beaucoups des kanaks Noumeens n ont pas pu prendre le train en marche , et couper de leur culture ancestrale , ils errent dans l existence, perdus entre 2 cultures , ils ne semblent trouver appartenance dans aucune d elles , et a l instar de certaines banlieues des grandes villes du monde , Noumea connait un fort taux d exclusion , avec la misere qui l acccompagne : chomage , violence , echec scolaire, destruction des tissus familiaux ……. et surtout une grande consommation d alcool qui degenere souvent…
La grande majorite des Kanaks vivent dans des tribus en brousse , (comprenez en dehors du grand Noumea ),
La tribu est une appellation administrative , qui uni plusieurs clans. Imaginez une sorte de petit village ou les gens vivent en communautes regient par des regles et une hierarchie qui decoule de traditions ancestrales . Tout le monde ou presque a son champs ,il y fait de la culture vivriere qui contribue ,avec la chasse et la peche, a combler une partie des besoins des familles et de la tribu .
Certains travaillent a l exterieur et rapportent des “pieces” :de l argent ,qui permet de payer les factures d electricite , d acheter ce qui n est pas produit . Ce systeme, qui peut paraitre ideale est respectueux de l environnement, n est en fait possible que grace a l injection d argent de la part de l etat ou des collectivites . via les retraittes , les salaires des fonctionnaires , les aides …..
Il m est tres difficile de peindre le tableau sociale ,economique et politique caledonien , et je m en excuse mais j espere que ces quelques lignes vous auront eclaire un peu sur le pays qui m a ouvert grand ses bras durant ces derniers mois , et j encourage tous , a rechercher pour en decouvrir plus a son sujet .Vous devrez egalement comprendre , que les portraits depeints ne sont bien sur que des stereoytypes qui collent a une partie plus ou moins representatives , mais qu il est difficile de mettre tout le monde dans les cases que j ai dessine , encore une fois l idee est d esquisser un support pour servir aux differentes anecdotes et recits que je vais maintenant pouvoir vous raconter

Tiga!

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il est encore tres tot , lorsque nous debarquons .Il nous aura fallu 3 heures d une traversee essorante ,pour enfin toucher cette terre somptueuse ,3 heures durant lesquelles les 4 lignes de traines n auront rien donnees .Le point de debarquement n etant pas tres clair , on jetera l encre a plusieurs dizaines de metres du rivage , nous forcant tous les 4 a un bain matinal dans une eau dont la temperature aussi douce que les nuances de bleus qui la parsement ,nous a offert un vrai regal , malgre le fait que nous ayons tous les bras charge de mon barda 

. Photo0005Joel , Paul , Jeremy et moi sommes tous aussi curieux qu excites a l idee d aborder pour la premiere fois , sur ce petit caillou miniscule , nomme Tiga ou seul 150 ames resident .

Joel est un pecheur de Lifou , c est le proprietaire du bateau ,un petit Stabicraft rouge de 6 metres propulse par un moteur de 240 chevaux . Paul et Jeremy ,des amis a lui , respectivement prof de sport et surveillant de college , en vacance , ils ne rechignent jamais a donner la main pour aller faire un coup de peche .

Ce matin ,j aurais ete a l origine d une diversion de plan , Joel m aillant propose de me deposer sur ce paradis, offre que j acceptais sans delai .

Seulement on n arrive pas comme ca , la bouche en coeur, a Tiga . L ile ne comptant aucune infrastructure touristique , pas un gite , pas un camping , pas un restaurant et est regit dans son integralite par la loi coutumiere . Ce qui signifie que chaque centimetre carre de l ile est en quelque sorte prive….il faut donc pour y sejourner …se faire inviter par un autochtone.

C est je pense la raison , pour laquelle , la veille , Joel m avait si legerement propose l aventure , croyant que je ne parviendrais pas a tisser les toiles necessaires a pareille entreprise .

Avant de pousser plus loin dans les details de cette epopee , afin que tous en comprennent le contexte , je me dois de revenir quelque peu en arriere .

Nous sommes le 18 avril 2009 , a Perpignan .Sous un soleil matinal radieux , nous pofinons le chargement du C25 , avec lequel , l expedition Solaria s enroutera vers le Burkina faso dans quelques minutes pour une mission de plusieurs mois .Le but sera de faire connaitre et tenter de developper les energies solaires thermiques , la concentration parabolique en particulier. .

Je ne suis au courant de ma participation a ce projet depuis seulement quelques jours , juste le temps pour moi de me rapatrier de Norvege ou je travaillais alors , d echanger mes skis contre mes shorts et sauter dans l aventure Solarienne.

Nous sommes 6 missiones sur le terrain , j ai rencontre mes compagnons 3 jours auparavant via Skype . Delphine fait partie de l equipe , elle en sera meme le chef . Ces quelques mois d aventure et de dur labeur en etroite collaboration , auront fait naitre une grande amitie entre nous .

A notre retour , nous continuerons la mission, du cote de la Corse . Delphine y rencontrera Joel qui la ramenera peu de temps apres, sur son ile natale …..Lifou.

Je savais depuis ce moment , que ma route passerait par cette ile ,la principale des loyautes ,un archipel Caledonien situe a 100 km a l est de la Grande Terre .

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5 annees plus tard , m y voila.

Chaleureusement accueilli partout dans le pays depuis mon arrivee , a Lifou , l emotion assaisonnera cette hospitalite . Delphine et Joel , habitent une bien belle propriete. Une petite maison loge la cuisine , 2 chambres , et une salle de bain , un peu plus loin une grande case traditionelle kanak et son imposant toit de chaume se dressent , c est ici qu on dort , sur des matelas a meme le sol , tandis qu un leger feu somnole en quasi permanence afin d entretenir le vegetal qui compose son ensemble , puis un petit bloc sanitaire et un batiment/atelier faient de beton qu un toit en tole bleues chapeaute elegament completent les constructions .

Au fond 4 serres servent a faire pousser les salades , alors que le champs est en complete jachere , en raison des longues absences dernieres de Delf . Un parc a cochon et un poulailler accueillent une 20aine de poules et 9 cochons. Puis enfin , la vanilleraie , qui aura besoin encore d une annee ou 2 avant de pouvoir etre recoltee . Voila la recette d une vie paisible .

C est la que je reste en grande partie , mais ma bougeotte m invite a souvent a partir en vadrouille, et quand je suis chez eux , j essaie de donner un coup de main aux differentes taches.

*

Entre les averses trop frequentes , je m occupe d attirer le regard des passants de ce petit marche de brousse de Noel ou j aide Delphine a vendre ses porcelets vivants et les poissons de la peche de Joel . Malheuresement le mauvais temps aura raison de l affluence de l evenement .

Je comprend tout de suite , a la moue qui se dessine sur les levres d Elsa en regardant son telephone ,que notre vol est encore une fois annule .Elsa est une amie rencontree a Lifou , il y a quelques temps. Aujour d hui elle tient le stand voisin de l association pour laquelle elle travaille.

Il y a 2 semaines , elle devait se rendre pour son travail sur l ile d Ouvea , la plus septentrionale des iles loyautes . Connaissant mon envie d y aller , elle m avait proposee de me joindre a elle .

Mais notre vol avait ete annule a cause d une greve du personel de la compagnie aerienne. Nous avions alors reporte notre voyageet etions censes decolles demain , mais nous venons d etre informes d une nouvelle annulation , pour les memes raisons.

Le soir venu , sirotant une biere ,je ne cache pas ma blasitude . Joel pour me remonter le moral , me fit l eloge de Tiga et me proposa de m y amener .

Mais comme susdit , avoir un moyen de transport ne suffit pas pour aller a Tiga .

Le lendemain matin, j appelais les personnes suceptibles de pouvoir m aider dans cette requete , a savoir , comment me faire inviter pour quelques jours sur cette ile mysterieuse .

Je telephonais donc directement au chef de la tribu , qui habite Noumea…les negocaitions furent delicates , mais tres vite il me donna le numero d un de ses sujets , que j appelais sans tarder….j avais l invitation …on me demanda d amener juste des cigarettes et du pain , mais j emporterais tout un sac de victuailles … surtout de la biere et du vin.

Alors que nous croyions etre seuls , notre debarquement a sucite l etonnement de quelques curieux qui nous epient a travers la rangee de faux tabac et de pandanus qui forment une sorte de barriere naturelle entre l interieur de l ile et la plage de sable blanc qui ne mesure qu a peine plus de 5 metres de large mais s etend sur 2 kilometres . A peine en sommes nous remontes , que nous marchons sur l artere principale de l ile .Une route parallele a la mer , dont la jetee a cote de laquelle nous avons aborde en est le commencement , elle sillone jusqu au microdispensaire qui se situe au bout de la plage , 2 kilometres plus loin.

Nous nous engageons tous 4 , sur cette route , mais il nous faudra seulement quelques secondes pour nous faire interpeler.

Ce sont les habitants de la premiere maison qui nous helent…

___un coup de cafe??

on se regarde , hesitant ….

___ok , repondons nous , en nous engageant dans l allee .

Nous sommes accueillis , par un homme chauve , d une 50aine d annees a la brioche debordante . Joel se charge de nous presenter ,et d expliquer la raison de notre venue .

Notre hote ,Waijeme , en signe d approbation a notre intrusion , va s aseoir , nous faisant face sur un banc situe a l interieur de son preau . C est le signe qu il attend de nous “la coutume “ ,c est Jeremy qui s y colle .Il sort un billet de 1000 francs , qu il garde dans sa main pendant qu il prononce quelques mots de gratitude pour l accueil qui nous ait fait , gardant le regard bas et la voix cachee .Ce mini discours termine , il pose le billet sur la table et vient nous rejoindre .

Waijeme saisit le billet , c est le signe , que nous pouvons nous asseoir , ce que nous faisons dans le plus grand calme .

A son tour , il entame un discours nous rappelant que cette tradition leur vient des vieux , qu il est important de la respecter , car elle rappelle l humilite et le respect hierarchise suivant les regles coutumieres , il nous rappelle egalement que si l entree des cases est si basses , c est pour forcer celui qui s y introduit a s abaisser en signe de respect pour celui qui l habite.

Tous , durant ces palabres nous veillons a ne pas lever les yeux et a arborer une mine approbative .

___Oletti , qui signifie merci est le mot qui cloture sa coutume .

Les 3 garcons , a ma grande surprise , repondent alors en choeur en guturant ce mot dans une sorte de long rale plutot qu ils ne le prononcerent .

Ces paroles terminees sa femme, superbe dans sa robe mission jaune , une fleur de frangipanier coincee dans les cheveux apporta un thermos et une boite de nescafe . Le sucre etant deja sur la table .

Et la commenca une discussion a moitie en Francais a moitie en Langue , j ai du mal a suivre mais je sais qu ils font plus amples connaissances en parlant de leur famille .

Il est facile de comprendre que dans cette partie du monde , tout le monde est un peu famille avec tout le monde , et les liens familiaux etant tres importants , c est toujours avec plaisir qu ils aiment a decouvrir quels liens les unient . C est chose courante que lors d une rencontre avec plusieurs personnes, on vous retrace a plusieurs reprises la genealogie qui les soude , d autant plus importantes qu elle definit la position hierarchique de chacun face aux autres .

Car il y a des clans plus puissants que d autres , des familles plus influentes , des grands chefs et des petits chefs avec qui avoir un lien de parente quelconque offrent des facilites . Mais l age entre egalement en ligne de compte dans la position hierarchique .

Ici une personne appelee “vieux “ peut etre plus jeune qu une autre integree a la bande des jeunes .

Et chacun prend bien garde d occuper la place qu il doit dans le groupe ou il evolue .

Le leader d un groupe peut se retrouver arpette dans un autre , et il est parfois deconseille voire interdit a 2 personnes de pratiquer ensemble certaines acitivites.

La plupart des sites et des endroits appartiennent ,de facon coutumiere, a des gens donc a des clans , et il est parfois interdit pour les personnes d autres clans d acceder a ces sites …

J ouvre une parenthese dans ces guillemets , pour preciser que:

Lifou est divisee en 3 district , le Wetr au nord , Gaica au centre et Lossi au sud ….Tiga est rattachee au district de Lossi et depend de la Mairie de Lifou (qui est une commune )meme si la langue de Mare y est plus communnement parle.

Chaque district a un grand chef ,

Chaque district est divise en tribu , qui ont chacune un petit chef ,

Chaque tribu est divisee en clan , qui ont un chef de clan,

Chaque clan est divisee en famille , qui ont chacun un chef de famille ,

Tous ces role se transmettent de pere en fils .

Joel , est le cousin germain du grand chef de Gaica a lifou , et de ce fait il est en general respecte et le fait d arriver accompagne de lui , me mettra dans une position symbolique que me vaudra beaucoups d honneur .

Vous n avez rien compris ?…… moi non plus .

Bref , moi je bois un cafe , tranquille ….

Pendant ce temps la femme de Waijeme , a prevenu Danu de notre arrivee.

Danu , c est la personne qui va m accueillir chez lui .

La 60 aine , instituteur divorce a la retraite , les vestiges de ses cheveux blancs qui entourent l aureole de peau noire de son crane , paraissent etre les seuls temoins de son age . L oeil vif , le sourire eblouisant , il deborde d energie , et parait tres enthousiaste quand a mon arrivee.

Danu , possede une des rares voitures de l ile . Un pick up Isuzu blanc , contrairement a son proprietaire il parait vieux et fatigue ,mais tous 2 fument tout autant .

Le temps de charger les sacs et de sauter dans la beine du bulime et nous voila parti chez Danu ….a 300 metres de la .

Et la rebelotte , Danu va s asseoir sur son banc et nous fait face ….un leger regard vers mes compagnons me fait comprendre , que cette fois c est moi qui m y colle….seulement , je commettrais 2 erreurs….

le premiere sera de chercher dans mon sac l objet de ma coutume , ne l ayant pas prepare avant .

La deuxieme est de ne pas avoir pris de Manou ….Le manou est une piece de tissu qui s echange traditionnellement lors des coutumes . Mon statut d etranger me sauvera de l embarras mais provoquera quelques instants de genes pour mes acolytes .

Puis n ayant pas l habitude de ce genre de discours je bredouillerais quelques remerciements avant que lui , Danu , ne m offre un discours de bienvenue plus que touchant .

A ce moment je suis fier et heureux de pouvoir etre la .

Il est 9h00 , le soleil tape , la chaleur envahit l air….une biere fraiche serait un nectar divin declara Danu dans un rire qui en disait long ..

Je lui tend alors mon sac a dos en lui lancant un clin d oeil….hesitant , il tendit la main attrapant la besace , aussitot le poids dans ses mains , la fraicheur qui traversa la toile , lui fit comprendre que sa priere etait exhaucee… il se met alors a danser secouant le haut de son corps en chantonnant quelque air du pacifique ….

Je suis heureux de lui faire plaisir .

Ici a Tiga , il n y a qu une petite echoppe qui ne vend pas d alcool et n a pas de rayon frais . Alors meme si ils arrivent a garder quelques bouteilles de vins et d alcools quelconques …c est pas tous les jours qu on y boit une biere frappee…

C est pourquoi j avais pris soin de la conserver dans la glace a bord de “la passione” , le bateau a Joel .

Heureux de mon effet , c est dans une euphorie justifiee , que je brandis au dessus de nos tetes ce nectar divin en lancant un toast a mon arrivee a Tiga .

La biere bue , il est temps de raccompagner les camarades au bateau , une longue journee de peche les attend.

De retour chez Danu , je lui presente les petits cadeaux rapportes ,du vin , du jambon , du Cantal , du tabac , de la biere et du pain .

Tout content , il se lance dans la cuisne en me disant qu il va nous preparer un super repas pour midi. Lorsqu on se met a table , a 10h30, la bouteille et moi sommes a moitie plein .

Il nous a cuisine un perroquet bleu et un riz au coco ….Pour ceux qui se demanderaient si je suis encore saoul en ecrivant ces lignes , surement , mais je tiens a preciser que le perroquet est un poisson particulierement abondant dans les eaux du coin. Malgre sa couleur bleu flashie , qui permettrait de douter de sa comestibilite, c est un poisson delicieux .

Malgre la fatigue , le vin et la chaleur qui m accabblent , Danu et moi discutons beaucoups , et a mon grand plaisir , il ne me pose pratiquement pas de question ….pas besoin de ressacer mon histoire de saltimbanque une enieme fois.

Lui , a et a eu une vie vraiment passionante, j aime a ecouter ces voyages en metrople , sa rencontre avec le froid et la neige , l histoire de sa carriere , la vision qu il a de son pays , de la colonisation . et decette independence prochaine …

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Tout a coup , un gros pick up rouge surgit dans la cour… C est Loue qui vient chercher Danu , pour monter au bingo du plateau ….

On me demande si je veux venir….

___je ne rate jamais , mais alors jamais , le bingo du plateau , dis je en en ouvrant la porte du vehicule pour aller m installer sur la banquette arriere .

Quelques secondes plus tard , nous sommes en route pour je ne sais ou ….mais je me disais que ca devait pas etre trop loin ,

On reprend alors le chemin emprunte le matin ,puis une route sur la gauche ,celle ci monte tres raide et Danu m apprit que sa voiture n etait plus capable de la grimper et c est pourquoi Loue etait venu nous chercher.

En haut de la cote , un vieux se traine , on s arrete pour le faire monter …..il est crame complet …

tiens une bouteille de JB dans ses mains qu il me tend en me bavant ses salutations .

On me fait savoir qu on est arrive sur le plateau , au sommet de l ile …on est a 32 metres .

Nous bifurquons sur une petite route sur la gauche pendant quelques secondes avant d arriver a son extremite .Loue est un des voisins des plus eloigne de Danu….ils habitent a 1 kilometre l un de l autre .

Je me rappelle alors , lorsque je vivais dans le bush Australien , et qu il fallait faire 80 km de piste ensablee pour rencontrer le voisinage , cette pensee me fit sourire .

Une maison , une case , un preau et un atelier forment l ensemble immobilier de l endroit . Sous le preau , une trentaine de femmes sont assisses par terre sur des nattes et jouent au bingo . Sur les tables , une serie de cocottes forme le buffet qui a du etre servi il y a peu.

A notre arrivee , Danu , n hesitant pas a interrompre la partie en cours , (et dieu sait qu ici on plaisante pas avec le Bingo ), presenta une coutume pour m introduire au sein de cette communaute . En langue , il me presenta pendant quelques minutes , apres quoi , une femme , qui me dira t on plus tard ,etre la mere du chef , me souhaita la bienvenue et me remercia pour mon geste au nom de toute la tribu . Emu de nouveau , c est en regardant mes pieds , que j invoquais toutes les formules de gratitudes que mon esprit ramolli me permettait, puis fondis en excuse d avoir interrompu la partie .

A peine avais je , prononce le mot “oletti” qu en reponse un veritable gazouillis venu de toute part repondit a mes paroles .

Danu et Loue , qui se tenaient a l ecart me firent signe de les rejoindre . On installa une natte a l ombre des cocotiers , puis tous saisirent une guitare ou un ukulele…et s ensuivit un apres midi musical agremente de whisky coupe a l eau de coco.

Incroyable , de voir que tous les hommes presents jouent de ces instruments a merveille et les accompagnent de chants magnifiques. Quelques jours plus tard j aurais l explication .

Une legende raconte qu il y a longtemps ,( chez les melanesiens , le temps ne defile pas de la meme maniere que chez les occidentaux , il y a longtemps , signifie un ordre temporel different et on ne doit donc pas forcement penser plusieurs siecles en arriere, mais simplement anterieurement ) , les vieux de l ile , confrontes a une terrible secheresse avait du faire le choix entre l eau et la musique ….ils choisisserent la musique… alors l eau disparue definitivement de Tiga , et les habitants eurents la pluie comme seulle ressource . Ce qui est toujours le cas aujour d hui ,l ile n ayant pas de nappe phreatique , chaque habitation est alors equipee d un systeme de captation des eaux de pluie raccordee a une citerne…..

Et si la pluie cesse de tomber …alors il le restera la musique …

De toute facon, depuis que j ai mis le pied sur l ile ….de l eau ….je n en ai pas bu une goutte!!!

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Avant l eradication totale de mes neurones , je decide de descendre sur la plage voir le coucher de soleil qui s annonce magnifique ….Il est presque 19 h quand il nous aura quitter pour venir rechauffer votre hiver , a vous qui vivaient de l autre cote du monde .

A peine rentre a la maison qu a mis danu a ma disposition , je m effondre sur le lit pour ne rouvrir les yeux qu a la pointe du jour… il doit etre environ 4h30… en pleine forme j ai soif d aventure et de decouverte , l on m a vente les beautes du lagon qui entoure l ile , alors a peine mon cafe avale , je suis en route, mes palmes , mon masque et mon tuba dans mon sac .

Dans l aurore naissante , j apercois une femme qui etend son linge , a proximite du feu allume qui servira sans doute a faire chauffer le cafe , un leger signe de main dans sa direction me vaudra un grand et respectueux

____Bonjour David , tu bois cafe ??

Je vais a elle, tailler un bout de gras quelques minutes .

Puis quand je regagne la route , un velo me depasse

____bonjour david , Tu vas Baigner???

on discute quelques instants .

Plus loin une maison , Bob Marley y est deja invite .

____eh david , fumer?

Etc >>>>>

Car meme si je n ai pas rencontrer tout le monde , ils savent qu un blanc , un “kamajah” rode sur l ile et ils connaissent tous mon prenom .

Charmante , la marche pour aller a la plage aura ete bien plus longue que prevue …

Je decide de nager en longeant la jetee. A seulement quelques metres du bord , le corail prend la place du sable et offre deja une palette de couleur magnifique ou quelques poisons semblent s egayer de ma presence . La profondeur varie entre 50 cm et 2 m , j ai l impression de voler au dessus de ce décor sublime . Puis au niveau du bout de la jetee ,… le tombant ….

Tout a coup le platier s arrete net , et je me retrouve flottant a une 20 aine de metres au dessus du sable .

L eau d un bleu marine profond offre une visibilte extraordinaire . Je zigzague entre les piliers qui maintiennent la jetee . Je ne suis pas seul ,de nombreuses aiguillettes stagnent a la surface en un banc dense et compact . Dessous elles , evolue tranquillement un Fugu assez mastoque .

Puis quelques perroquets , une carangue et d autres especes offrent un ballet radieux dans ce décor somptueux . Je quitte la jetee pour longer le tombant qui se separe en plusieurs endroits creant de nombreuses failles et cavites d ou jaillit, ou se terre une faune multicolore .Les coraux sont de toute beaute et la vue a 360 degre offre un spectacle qui comble mon manque de montagne . Tout a coup , une tortue , elle , avait du me voir avant car je n aurais le loisirs que de l observais decamper a toute allure . Souvent moins farouches , il est parfois possible de nager quelques instants en leur compagnie , ce ne sera pas le cas cette fois , mais ma deception sera de courte duree , car c est a ce moment precis que je l apercois , instantanement j ai le souffle coupe , et c est avec gratitude que le regarde s eloigner…devant moi , vient de passer un requin pointe blanche .

D ici , je sens la crispation , de certains qui en lisant ceci , crieront une fois de plus au fou .Mais sachez qu ici , cotoyer les requins est monnaie courante . Neanmoins, ne voulant pas passer pour ce que je ne suis pas , je preciserais que les quelques mois passes ici a m initier au contact de l ocean , n auront pas ete suffisant pour annihiler completement la peur artificielle que j ai de ces merveilleux animaux . Mais j aurais appris a en reconnaitre certaines especes et a ne nager que dans les endroits ou j ai de faibles chances d en rencontrer des plus agressifs . Le requin pointe blanche, que l on reconnait facilement grace a la tache qui orne le sommet de son aileron , fait partie des “compagnons “de ceux qui sortent regulierement en mer . Meme si il y a bien sur quelques regles de bases a respecter , ce type de requin n est pas considere comme dangereux .

Bien que le frisson soit ma premiere reaction , son observation declenche chez moi tres vite une grande admiration pour ce bel animal . J ai l impression d etre en presence d une star . Tout 2 sommes curieux l un de l autre .Il doit faire entre 1,5 et 2 metres mais suffit a etre impressionant ,et chaque fois qu il nage dans ma direction je retiens mon souffle en esperant qu il ne vienne pas trop pres , puis qu and il s eloigne je voudrais qu il revienne .

Une espece d amour vache en quelque sorte .

Lorsque je decide de m eloigner , je jette a plusieurs reprises des coups d oeil derriere moi , pour m assurer qu il ne vienne pas par derriere.

Sur l ile , vivent environ 150 personnes , mais seulement quelques un travaillent.

—Il y a wales Bien qu infirmier , c est lui qui gere seul le microdispensaire et doit faire face a tout , il a la possibilite d etre en contact 24/24 avec un medecin de Noumea . Il possede ce qu il appelle “le robot” , une machine permettant la videoconference avec les medecins , les chirurgiens …. L appareil est dote d une camera de haure technologie pour l observation des plaies. Et quand il ne peut pas assumer , un medecin vient en avion et/ou le patient peut etre “evasanne”.

—il y a un couple de “kamaja” des blancs ,qui sont les instituteurs .

__il y a 2 techniciens enercal (EDF)

__ un agent au sol pour Air caledonie

__un agent administratif communal.

__Un epicier

Beaucoups sont a la retraite , d autres vivent de la peche , le champs , la chasse ,consomment troquent et/ou vendent leur recolte pour subvenir a leurs besoins….

La pasteque et le melon sont les productions principales .

Sur l ile l ecole est assuree jusqu au CM2 , apres quoi les gosses devront aller etudier a Noumea ou a Lifou ou ils ont tous de la famille.

Un agent de l OPT (la poste ) vient une fois par semaine quelques heures pour assurer le service de courrier , de distribution d argent ….

L electricie est a 100 pour cent solaire.

L eau a 100 pour cent provient de la captation des eaux de pluies .

L ile est desservie 2 fois par semaine par un bateau , appele le “Ienic” qui vient de Lifou mais qui ne circule que par temps calme , puis 2 fois par semaine des avions viennent de Noumea , le traffic est souvent pertube pour cause de greve .

Vous l aurez compris , l approvisionement est question d organisation et coute cher.

Pour toute importation et exportation de produits lourds et/ou volumineux ( dechets ,voiture , machine a laver ,tondeuse etc etc ) , Les tiganais doivent attendre la venue d une barge qui vient en general a l occasion de grands travaux …la derniere est venue il ya 2 ans…on ne sait pas quand viendra la prochaine .

En raison, des greves chez Aircal , Noel fut compromis a tiga . Heureusement le “Ienic “ a , au dernier moment annonce une rotation speciale sur Lifou pour permettre aux gens d aller s approvisionner . Il y aura du pain et du vin pour les fetes .

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21 decembre , c est le solstice d ete , en plus de nous faire jouire des jours les plus longs de l annee (de 5 a 19h) , ce positionement astral a pour autre consequence d entrainer de grandes marees. Cette nuit , a 1 heure du matin ,elle sera basse , tres basse . Une super occase pour aller ramasser quelques langoustes , trocas , araignees etc

Ce sera au radar , mais le baume au coeur , sous une chape etoilee d une beaute rarement egalee que nous irons crapahuter , la torche a la main sur les platiers coraliens a la recherche de cette delicieuse pitance…2h de randonnee aquatique …..seul hic …on s est trompe d horaire , et la maree n est pas basse du tout, on se retrouve avec de l eau jusqu aux epaules , balayes par les rouleaux …

Pas pratique du tout ….

On n en sera quitte pour une bonne partie de rigolade…

On rentre a 3 h….pas le temps de pinailler ,je vais vite me coucher car j ai rendez vous dans 2 heures pour aller a la chasse a la chevre ….

Epuise mais pas degonfle , je me rend au rendez vous , rejoindre Kemej et Sichom,

Je pars n emportant ni eau ni nourriture , mes compagnons en feront de meme . Je dois dire que je pensais partir pour 2 h maxi …et je me voyais me prelasser le reste de la journee sur la plage .

Ca ne se passera pas comme ca…

Une premiere boucle , nous fera marcher sur les falaises calcaires du nord de l ile , le parcours bien que degage fut tres accidente et certains passages difficiles a negocier .

Lorsque nous regagnons la zone des champs , alors que la soif m assaille , nous croisons une vieille qui nous offre gracieusement une pasteque a cueillir dans son champs…nous la degustons sur place sans tarder …ce sera la meilleure du monde.

Puis c est reparti pour un tour…cette fois dans une foret dense , la chaleur seche du soleil qui violemment cogne la canopee sous laquelle nous evoluons, transforme le sous bois en veritable etuve . Alors que nous ne progressons qu au rythme des coups de nos sabres d abatti ,je me rejouis du fait que dans cette region du monde il n y ait ni serpents venimeux ,ni araignees agressives , bien que nous en croisions de gigantesques . Nous pourrions neanmoins rencontrer quelques Boas des iles , roussettes et des myriades d oiseaux …mais notre plus grand danger…c est les guepes , qui sont en nombre considerables .Heurter un nid pourrait avoir de facheuses consequences , et je manquerais de peu d en faire l experience , mais une de leur sentinelle me prevint a temps en me piquant le haut de la cuisse attirant mon attention sur le reste de la colonie, je pris alors soin de les esquiver en detournant mon chemin de quelques centaines de metres .

La chaleur qui nous etouffe n est pas notre desagrement le plus important…ce qui rend l atmosphere parfois infernal , ce sont les fourmis electriques ….aussi miniscule qu urticantes, elles tombent des hautes vegetations que notre passage secouent. Sandales , shorts et tee shirts est la tenue dans laquelle cette jungle nous a vu penetrer et qui n est pour pas la plus adaptee .

Malgre ca , j avoue prendre un plaisir monstre a progresser dans cette densite , j ai l impression d etre dans un bac a sable pour Indiana Jones en Herbe .

Enfin nous atteignons une petite clairiere ventilee ou un oranger bien fourni ,qui en plus de ses fruits divins, nous offrent une ombre bien fraiche .La pause est exquise. Il est presque midi …et on a pas vu une chevre . Je suis mort , mais mes partenaires ont l air a peine emoustilles par cette dure randonnee .

Leur enthousiasme quant a surtout ne pas rentrer bredouilles , cumule a mon orgueil de ne pas avouer ma fatigue , suffiront a me remettre en selle, les jambes en coton mais avec une motivation de fer .

Encore 2 longues et extenuantes heures de progression difficile ..et pas une chevre ….

Nous regagnons enfin le chemin de la maison , ou nous attendent de nombreux cocotiers .

Comme l arriere grand mere de Kemej etait la soeur de l arriere grand pere de Silom ( ou quelquechose comme ca ) c est Silom qui doit monter attraper les cocos dont on fera une orgie de leur eau sucree et de leur chair gluante .

En arrivant chez Kemej , ils nous offre un the accompagne de “Wapom” , une sorte de fruit de la passion tres dur delicieusement local.

Il est pas loin de 16 heures lorsque l on se quitte , et tout au long de la journee , nous avons bu et manger seulement ce que la nature nous avait offert. Quelle jouissance !

De retour a la tribu , je trouve Danu et compagnie qui s affairent a la construction d un Tadec , sorte de cabane en bois qui servira a accueillir le point restauration pour les semaines de festivites a venir .

Assis sur un baril a l ombre d un palmier , a quelques metres du chantier , je m amuse de l impressionante anarchie choregraphique qui se deroule sous mes yeux .

En guise de soutenement , 3 rangees de 4 poteaux plantes dans la terre sableuse . Les poteaux , sont des arbrisseaux fraichement debites de la foret toute proche.

En guise de charpente , des poutres de recuperation attachees avec des bouts de tissus , des cordes et quelques clous rouilles trouves par ci par la . La fondation terminee ,il faut trouver des toles pour faire le toit . Les 2 pickup presents sur le site partent chacun d un cote en mission recuperation de vieilles toles… Une par ci , 2 par la ….et voila qu en a peine 30 min , ils en ont reuni presque suffisament ..

Les jeunes grimpes sur les toits des voitures garees sous la construction , attrapent et placent les toles , qui seront calees avec des parpaings , des briques , des troncs …..il manque des toles….on verra demain…la y a le soleil qui se couche ..

En a peine quelques heures , ils ont mis sur pied une cabane de 40 metres carres ….avec pour seul outil …des sabres d abatti.

Meme si il est certain qu il est a souhaiter que le vent ne souffle pas dans ces prochaines semaines, moi je dis chapeau….

Le lendemain , a peine le temps de fignoler avec la bande la construction du Tadec , qu il me faudra embarquer a bord du Ienic pour rentrer a Lifou .

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Home sweet home ???

En avril dernier , lorsque je debarquais en Caledonie c etait avec les compteurs a zero . Comme si mon aventure neo zelandaise que je m etais affecte a sortir du clivage spatiotemporelle avait agi comme une gomme sur mes ambitions , ma philosophie , mon histoire et mon passe . Je debarquais alors certes dans un nouvel univers avec un nouveau moi meme dont au moment ou jecris ces lignes , je m echine encore a faire la connaissance .

Durant les 3 mois passes en Nz ,je n ai pris aucune nouvelle du monde exterieur . et n en ai quasiment pas donnees .

Mes perspectives d avenir allaient mourir sur la ligne d horizon , mon monde n etait peuple que des etres qui etaient , la , a cote de moi . .Mon unique limite : les 90 jours de visa autorises , comme projet posterieur : la Nouvelle Caledonie …

Projet qui a lui seul comblait mes besoins societals d avoir dans la vie des ambitions .

Cette totale liberte que je souhaite a tous de palper , me permettait de sentir la vie de plus pres .Les petits plaisirs souvent insoupconnes prenaient toutes leur dimension alors que les trucs a tracas ne m effleuraient pas . Je me demandais ou dormir quand j avais sommeil , quoi manger , seulement quand j avais faim . Je repondais present a tous les jolies sourires croisees , sans negociations nous nous partagions , sans improvisations nous en acceptions les consequences ….

Puis , tout a coup , il me fallait partir , monter dans un avion , pour quelques heures plus tard me retrouver en mileiu francophone avec une etrange impression de deja venu Le lendemain , je suis a la banque , j ouvre un compte , je suis a la chambre des metiers , je cree une entreprise , je suis a la secu , je rouvre mes droits , je suis a la poste je reprend un numero de telephone , je suis a la bijouterie , je rachete une montre ….je suis au bar , je bois une biere avec des vieux amis…

Puis c est lundi …je vais travailler .

Comme sortie brutalement d un reve , je suis etourdi , je marche au radar , tout est automatique ,l impression de na pas controler , de na pas etre aux commandes….l impression que ce qui vient de se passer n est pas reel….. mais quand etait l halucination???quand etais je dans la realite ??lequel est le vrai monde ??

Donc ca y est , en quelques jours , je suis de retour en plein coeur d une realite tres relative , et bien que , surpris , je m en rejouis …..seulement voila ….

Apres l euphorie due aux retrouvailles et a l excitation dynamique de mes debuts dans ce pays …..je realise que je n ai pas de projet , pas d azimut …..pas de sens ….

Je me souviens de memoire , de mes motivations quand a ma demarche de vagabonder le monde , mais ne me les appropie plus .A mon nouvel entourage direct , je n arrive plus a transmettre les raisons d une telle epopee …..

Au cours de ces 2 dernieres annees , mon esprit etait souvent occupe a penser au jour de mon retour .

Les retrouvailles surprises , que je pourrais organiser , la grande fete qui reunira ceux qui comptent ,la realisation des idees qui me parcourent l echine et pleins d autres choses.

La Caledonie , comme un retour blanc , aura ete le moyen d evidence que mon retour , apres si longtemps , n aura rien a voir avec ce que j imagine…. Car si mes proches et mes amis , sont toujours les memes dans mon esprit , leur vie aura bien change , et si je sais que le bonheur au moment de les revoir ne pourra en rien etre gache , je sais aussi , qu il me faudra encore une fois me reconstruire …. qu il me faudra etre vigilent si je ne veux pas retomber dans la routine de ma condition d origine , pour que ce voyage ne soit pas une simple parenthese , une simple page qui se tournera , mais bien une passerelle vers l equilibre que je recherche .

Si l esprit humain etait un ballon gonflable , le voyage ou toute quete initiatique serait un moyen de lui en donner les formes desirees , mais aussitot que son emprise disparait , le ballon s empresse de retrouver sa forme originale , n ayant pour stigmates , que quelques marques legeres attestant d une metamorphose passee .

Cette comprehension pertubante , aura ete , pour la premiere fois depuis le debut de mon voyage , l occasion de larguer completement les amares , de me liberer du carcan psychologique exigu que faconnaient en moi des amitie etirees ….Je n oublie personne , mais je suis en voie d une comprehension appliquee que mes rencontres passageres ne sont pas forcement ephemeres et que je peux construire , ici au bout du monde , que ce periple commence comme un saut a l elastique , transforme par la suite en chute libre est maintenu devenu un vol de plaisance .

 

 

 

Enieme tourmente!

Tout a commence a l aeroport de Sydney , cet apres midi du 9 avril .

Cela faisait des heures que je demabulais a travers les halls gigantesques du terminal international. Seulement quelques minutes avant d embarquer , j avais encore les idees embrouillees, confus des 3 mois fabuleux que je venais de vivre . J avais du mal a realiser que ce qui s etait passe etait reelement arrive , que ces 3 mois que je croyais eternels etaient finalement arrive a leur terme.

Telle une vraie gueule de bois ,melancolique , triste et apatique , j errais alors dans sans aucune capacite a etablir 2 idees successives .

Pres de ma porte d embarquement , je remplissais ma bouteille d eau ,lorsqu une vieille femme que je presumais etre Vietnaminenne, se recourbant sur sa canne, s approchait du robinet alors que j allais m en ecarter , je lui tins alors ouvert le temps quelle remplisse la sienne .

Un simple salut mutuel de la tete, aurait alors suffit a exprimer tout ce que nous aurions eu a nous dire , c est en tout cas ce a quoi les contrees dernierement traversees , m avaient habituees. C est alors que je reprenais mon chemin de ronde , que je l entendis…..

_____Merci !!! dans un francais sans accent parfaitement articule.

Arrete net dans ma mollesse ,interloque , je me retourne la regardant s eloignait peniblement .Je ne sais combien de temps je suis reste ainsi plante ebete , jusqu a rire de mon hallucination.

Puis l elan de ma perdition m a conduit a me jeter dans un siege de la porte d embarquement G2…..

Enfonce dans mes pensees inarticulees, je ne percois pas le monde exterieur , les visages animant mes cellules sont dans d autres continents , mes envies d ailleurs sont indefinnissables, je voudrais n etre nul part , juste avec quelqu un .

Seul dans cette foule grouillonnante, une fois de plus j ai du vinaigre sur mes ecorchures , je pars dans un nouveau pays , une nouvelle mise a zero . Les mains vides et l esprit enraye , cette fois je suis fatigue .Ce matin deja dans l avion , je me mettais a rever que j arriverais dans un endroit connu , ou m attendrais quelqu un , ou je retrouverais des habitudes ,n importe quelle routine etait alors un fantasme , je me mettais alors a envier tous CeDeIste , a envier ceux qui savent de quoi les 10 prochaines annees seront faites ….je realisais soudain , que si cette avion avait Paris pour destination , il me suffirait alors du temps d une sieste pour etre a portee d une visite surprise et revoir tous les sourires que j ais du laisser il y a deja trop longtemps.

 

J ai la chance dans ma vie , de jouire d une liberte sans egale , ou chacun de mes faits et gestes sont sous controle quotidien. Aucun engagement financier ou affectif ne me contraignent a faire des choses a l encontre des mes envies. Ou puis je trouver , alors la force , de ne pas ceder a ces moments de melancolie ,voila une question qui reste sans reponse ,voila la mysterieuse enigme que mon esprit tentait d anlysait quand une fois de plus l on me sortait de ma divagation en me demandant en Francais , si je savais l heure . Je crois bien qu il m aura fallu plusieurs minutes pour balbutier le fait que j en savais rien tout en devisageant d un air perdu l auteur de la question , qui continua son chemin en se disant qu il avait du tombe sur un debile .

Comme reveille brutalement d un sommeil profond , je commencais a observer et ecouter le monde alentour …..

Je me trouvais alors dans un panache ethnique dont un Brouha francophone s en degageait distinctement…..

L annonce du stewart en Francais nous demandant de nous metre en ligne pour nous preparer a l embarquement a bord de l avion affrete par Air france , finissait d accomplir en moi la surprise et l emotion relatives a la plongee au coeur de ce melting pot utlisant le langage symbolique de ma provenance . La tete me tourne , une joie et un bien etre indistincts m envahissent et dessinent sur mon visage un sourire si grand que les joues m en tirent . Incapable de prononcer un mot , c est par les mains et les yeux que je m exprime alors pour repondre a tous , ces bonsoirs , bienvenue a bord , bon voyage ,que l equipage chante a tue tete….

Je realisais que tout le monde parlait francais , cette langue que j utilisais en general avec des rencontres passageres de compatriotes complices , formant un cocon linguisitique qui nous protegeait de toute comprehension exterieure , devenait soudain l idiome parle de tous….

Peu apres le decollage , l hotesse , vient m offrir un aperitif , et y a meme du pastis…. L effet euphorisant du produit finit d achever l etat d extase dont mon corp et mon esprit sont victimes . J amais je n aurais pense , que le simple fait , de retrouver ces miettes de reperes presque oublies auraient de tels effets . C est aux anges , que je regarde ce film avec Defunes , que je sirote cet elixir d anis , que j immisce mes oreilles sans discretion dans toutes conversations ,chaque parole entendue dont je me gave a le goiut dun nectar dont je raffole et m ennivre .

Les 2 heures de vols ne sont pas suffisantes pour me rassasier ,quand nous atterissons c est frissonant d emotions que je recupere mon passeport des mains du douanier Francais , c est heureux et plaisantant que je repond a leurs questions .

Et que dire , quand alors je traverse ce long tunnel vitre , j apercois, m attendant plus loin , le visage d Emilie, cette vieille amie du temps ou je le passais en Corse .J ai du mal a realiser ou je suis , perdu et enchante ,mes idees , mes pensees partent comme des fleches sans destination , j avance plus d insctinct que de raison .

Je n ai plus qu a recupere mon sac , a sortir …et je serais , ca y est ….en Nouvelle Caledonie , en France dans le pacifique , je le savais mais ne le realisais pas .

Je n etais qu au debut d une decouverte inedite ayant pour toile de fond ce que j avais toujours connu ,sans soupconner a quel point cela me manquait .

Les retrouvailles avec Emilie se noient alors dans ce tsunami , et tres vite je me retrouve embarque dans sa Renault Clio , en route pour Noumea .

Ici on roule a droite et c est naturellemnt que je m appretais a monter du mauvais cote de la voiture . Apres une trentaine de minutes a rouler dans la nuit ,nous atteignons le panneau blanc cerle de rouge annoncant notre arrivee a Noumea ,le moindre signe routier augmente ma confusion quand a l endoit ou je me trouve , tout est comme en France , des rond points aux ligne de sol en passant par toutes les inscriptions . Un bref passage a la seulle auberge de jeunesse du pays ou Delphine m a reserve une chambre pour les 3 prochains jours, juste le temps de poser mon sac , et Emilie et moi nous dirigeons vers le centre ville que je trepigne de decouvrir.

Il est 20h , direction, le bout du monde …..

En plus d etre de circonctance de par son nom ,cet etablissement et ideal pour parfaire ma sensation de retour au pays . Installes en terrasse , je m etonnes du balai des serveurs passant de table en table tantot prenant la commande ,tantot l encaissant tantot apportant sur des grands plateaux les verres qu ils deposent devant les gens les ayant commande . C est d une simple surprise, m apportant une fois de plus un bien etre frissonant ,qu Emilie et moi nous pretons a ce jeu bien agreable et bien etrange pour un apatride comme moi . La terrasse animee me surprend aussi de par le nombre de fumeurs qu elle contient , ici on fume au moins autant qu en Chine , me dis je , Quand nos verres sont vides , ils nous suffit de heler un serveur , pour qu il vienne prendre une autre commande , debarassant du meme temps la table, puis quelques minutes plus tard nous apportant la nouvelle commande .

Emilie et moi , sommes plonges dans de grandes conversations ,interrompues de temps a autres par la secheresse de nos verres ,jusqu a nous apercevoir , quelques heures plus tard , que nous sommes les seuls rescapes de la terrasse autrefois si animee , on nous demande bien poliment de regler et s en aller.

Quelle journee, quelle belle journee !!!!!

Ici en Nouvelle caledonie , mes projets sont un peu comme dans ma vie , je n en ais pas trop. Je savais avant meme le debut de ce voyage , que le vent m y menerait , mais je ne savais pas quoi y faire et combien de temps y rester . La raison principale etant les retrouvailles avec les vieux potes de Corse mais bien sur , la Nouvelle Caledonie est des endroits que je revais visiter. Et comme ici on a pas besoin de visa ni pour rester longtemps ni pour travailler , je me dis qu il serait bien d en profiter pour trouver un boulot et amortir le cout tres cher de la vie.

Donc , des le lendemain matin je decidais de mettre en marche les obligations administratives pour etre pret a bosser des qu une l occasion se presenterait..

Apres verifications, la seulle chose a faire etait d ouvrir un compte en banque , facile….

D apres les conseils des autochtones rencontres , l OPT (la poste) s avere etre un bon choix…..Je m y dirige donc….

Encore bien sur dans l inertie de ma redecouverte, je m enjoue de tout ce que je croise et vois. Les conducteurs s arretant de maniere systematiques aux passages pietons m ont vu plusieurs fois restes coi sur le bord de la route,tellement je n en avais plus l habitude . En effet il n y a quen France qu on voit une telle chose sans que le fait soit dirige par un petit bonhomme vert ou rouge ,annihilant la politesse spontanee , que les gaulois ont su preserves .Je m attarde en chemin regarder les vieux jouer a la petanque , je suis surpris par ces bises qui fusent pour se saluer , j ai envie de m arreter a chaque terrasse pour boire un pti caf et aux boulangeries manger un pain au chocolat , je ralenti devant les bureaux de tabac ecouter les conversations matinales quand on achete le journal , y rentre et trouve Geo, carnet d aventure et Marianne … je surprends surpris un slogan Europe 1 depuis une voiture qui passe , passe devant la prefecture, l hotel de police et de ville…

De sourires en politesse , j arrive au bureau de poste principal …il est bonde. Au bureau d information, ou je dois me frayer un chemin a travers des gens qui paraissent venir de divers univers , et qui n ont en commun que le sourire dont ils sont affubles et la gentillesse qu ils respirent .

Au guichet d information ,on m apprend que pour ouvrir un compte , il me faudra prendre un rendez vous , fournir un petit tas de documents, comme des factures ou un justificatif de domicile et pour une carte Sim de telephone ….je dois prendre un ticket , attendre…..et elle me coutera 50 euros…… Il n y a qu une compagnie et c est la poste qui la gere….La aussi pas de doute , je suis au coeur de l administration francaise….mais aussi , fou fut ce t il etre …..ca me fait super plaisir…..

A l auberge je suis tombe sur une annonce posait par une entreprise de charpente a la recherche de manoeuvre ….datee du 15 mars , je la pensais perime et ais envoye un mail a l adressse indique demandant si il souhaitait que je la retire. L on m a repondu que non, car ils etaient toujours a l a recherche de quelqu un .

J appelle ….il semblerait que mon profil convienne a celui convoite….Un rendez vous est pris …. Xavier , le patron de l entrerpise et moi allons boire une biere au bout du monde….. Nos temperaments collent…je commencent la semaine prochaine….Voila comment j ai trouve du travail en moins de 24 heures….

Ici il est courant et tres facile de creer son Autoentreprise , et cette solution s averera adequat quand a l embauche en question. Un passage a la chambre des metiers , une formation de gestion de 2 jours , une insricption a la secu locale et me voila en quelques jours , patron de mon entreprise de charpente alors que je n etais jamais meme monte sur un toit…A l auberge et dans mon reduit entourage , la nouvelle fait sensation car bon nombre de gens recherche en vain du travail depuis des semaines….

Il ne m aura fallu que quelques heures…..

Je raconterais plus tard plus longuement les conditions de travail et de vie a ce sujet .

En attendant de commencer a bosser , j ai du temps devant moi , et je l emploie a decouvrir ce pays fabuleux. En plus , ironie du sort que ma chance legendaire agremente…d autres corsico potes se pointerons au territoire quelques jours apres moi….et ce sans concertations prealables .

D une solitude extreme balises par d aussi ephemeres que belles rencontres , je me retrouvre plongee dans des retrouvailles improbables redecouvrant le communautarisme et les sorties de groupes….Pas forcement facile mais ma foie , fort agreable , et ce dans un contexte paradisiaque ou les decors sous marins rivalisent de sublimite avec la chaine de montagne verdoyante qui scindent la dite “grande terre” en son milieu , ne s arretant qu aux limites d un littoral ou la 2eme plus grande barriere de corail a trouve sa place , creant un lagon que les locaux , comme les touristes eberlues qualifient du plus beau du monde de par ses nuances de bleus turquoises qui ne fondent au loin que pour laisser place au bleu profond de l ocean .

Ici , depuis la plage on va nager en compagnie de tortues , poissons clowns , tricots rayes et aussi tous un tas de types de requins au coeur du biotope coralien qui sans aucun doute a su chiper tous les panels de couleurs diponibles depuis la creation.

Ou alors on se prelasse sur ces plages , qui donnent au mot paradisiaque un sens bien pale , apres une randonnee epoustouflante dans la chaine qui offrent des sommets aux vues infinies et aux couleurs si vives, qui semblent t elles , soient en competition d eclat , s enchevetrant les unes dans les autres sans vouloir laisser place a leur rivale .

Le tout epice , par une culture tribale qui jongle entre modernite et tradition.

Bien sur , socialement parlant et concernant l histoire du pays , tout n est pas si rose , mais je m attarderais sur ces faits , plus tard , quand je pourrais m enorgueuillir d y avoir acquis un soupcon de comprehension .

Mais en ecrivant ces lignes , mon souhait etait une fois de plus , de faire parvenir dans vos chaumieres, vos sacoches , vos envies de sac a dos ,votre routine mal digeree ,ou vos bonheurs parfaits , les sensations paradoxales et les conjectures impromptues qui animent l esprit et la vie d un voyageur vagabond ,qui a choisi , pour un temps indefini de donner les renes de sa destinee a la providence seulle .

Il est des doutes , il est des questions, que l on se pose avant de partir …..et que l on se pose aussi une fois parti…. 

Nouvelle zelande suite et fin !!!

D un esprit plus montagnard que lezard , je ne me rejouissais pas de quitter les paysages volcano montagneux , pour gagner le littoral nord , qui sera le theatre de mes derniers instants en Nouvelle Zelande . Au vu de ma position geographique et de la vitesse a laquelle je me deplace , je me demande bien quand sera la prochaine fois que j aurais l occasion de grimper des sommets .

Vendues comme paradisiaques , les longues plages de sables aux eaux emeraudes ou turquoises , souvent accompagnees de leurs vendeurs de glaces , de leurs cocktails a 12 dol , de raybanistes , de leurs bars branches , de tout ces gens qui dictent la normalite ……..

En general je fuis ce genre d endroits…..mais j ai voulu laisser une chance a ce pays de me montrer ce qu il savait faire avec de tels lieux .

Et meme si bien sur , des zones de ce littoral ont ete cede aux foules sans ame et sans respect , une bonne partie preservee me reservera des surprises bien agreables.

Coromandel est le nom de la peninsule qui se dresse au nord est d Auckland ,entouree par l ocean pacifique elle est recouverte en grande partie de foret subtropicale .

Clichee de carte postale , l idee de la parcourir ne me faisait pas vibrer .

En son centre , se dresse , The pinacles , une serie de falaises dominant la region offrant belles vue et belles randos .

A l office de tourisme du bout de la route qui mene aux departs des circuits pedestres , je me tatillone quand a mon organisations des prochains jours , je decide alors de partir pour 2 jours et dormir au refuge perche la haut .

Interpelle par les 2 jeunes demoiselles qui viennent de faire irruption palabrant dans un idiome connu, n ayant pas rencontre de francais depuis des lustres , je ne resiste pas a l envie d engager la conversation…..malheuresement elles ont l air pressees , on a alors peine le temps d echanger nos plans respectifs , qu elles filent atoute allure . Elles vont faire la meme rando que moi , mais en une journee….dommage….Quand je sors de l office , je les retrouve , elles ont change d avis….. et ont decide de couper la ballade en 2 aussi , mais pour pouvoir dormir la haut elles ont besoin de trouver un sac de couchage…..et voila comment je me retrouve embarque au village du coin qui est a 20 bornes pour faire le tour des depotoirs et des magasins d occase pour tenter de denicher une guenille thermique….

Le contact passe bien avec ces 2 furies qui rigolent a la moindre boute….ca promet….

Nelly et Maude vivent en Nouvelle caledonie et apres ce week end vraiment cool a randonner , a jouer au Uno avec un couple de quebecquois dans un refuge surequipe mais surtout a bien se marrer en arpentant les sentiers du taberpinacles , on prend rendez vous sur le caillou ou je dois me rendre bientot….

 

A part ca et la rencontre de japonais vraiment cingles sur une plage en pleine nuit…rien a signaler a Coromandel.

Donc direction Auckland , la plus grande ville du pays et la capitale economique.

Repute enfer citadin ininteressant , je serais surpris par son calme et ss cosmopolite , j y ferais d interessantes rencontres mais clairement ….ca casse pas 3 pattes au canard….

 

Bref direction , le Northland , pour mes 12 derniers jours de visa…..mon but est de trouver un bateau pour traverser jusque n importe ou dans le pacifique…..

Je monterais alors jusqu au cap le plus septentrional du pays , en m arretant de marina en port de peche ala recherche d un bateau qui voudrait bien embarquer un gars comme moi…..

Je ferais chou blanc a cause de la saison des cyclones qui s attarde , mais la ballade m offrira de grands moments reves des voyageurs .

Comme cette rencontre impronptue avec une 20 aine de dauphins alors que je plongeais en masque ,palmes tuba dans une baie splendide .J aurais loccasion de nager plusieurs heures en leur compagnie , echangeant des regards en m immiscant dans leur conversation infrasonique .

…..magique……

Puis cette rencontre avec , l embleme du pays , les Kiwis , lors d une marche nocturne Graal d un voyage dans ces contrees , le kiwi n est cependant que tres rarement apercu ,j en approcherais 3 en une soiree ……

……magique…….

Puis il y a eu les vers luisants , dans les caves environnantes , ces vers qui illuniment dans l obscurite totale des grottes , scintillant tel un ciel etoile au coeur des entrailles de la terre..

…….Magique…..

Puis des dauphins encore , a l aube au Cap reinga, 23 cette fois ,qui longeaient la cote en chassant , le point de vue du cap offrait un panorama parfait sur la parade qu ils m offraient , la ou le bleu profond du pacifique rencontre le vert emeraude de la mer de tasman….

……Magique…..

 

Tel un bouquet final que m offrait le pays pour celebrer mon depart prochain .

Le jour ou j ai pu admirer ces dauphins de bon matin , le destin avait prevu de garnir ma journee de stop de pleins d autres surprises …..d un autre ordre certes …mais surprises quand meme ..

Encore emerveille par la magie delphine , le pouce en l air distraitement pointe , je ne vois meme pas qu une voiture s est arretee .

A son bord , Peter le papa , dylan et glen les 2 filston ages de 10 et 12 ans . Ils sont jamaicains mais vivent a New york…..La maman , dont la photo est accrochee au retroviseur du van de location nous tourne le dos , pour admirer la route .

Decedee d une leucemie , il n y a pas si longtemps , elle n avait pas eu le temps de voir tous les endroits qu elle revait de decouvrir malgre le fait qu elle ait beaucoups voyage .

Alors tout 3 sont en pelerinage , et 9 mois durant ils sillonent le monde parcourant les reves inaccomplies de leur femme , ou de leur mere…..

Meme si leur voyage ressemble plus a un marathon endiable qu a une sinecure , je garde mes preceptes de voyage tranquille pour plus tard , et ne fait qu admirer la beaute de la tragedie que ces 3 bonhommes parcourent ensemble .

Bien que ne croyant toujours pas en dieu, c est avec joie et emotion que j accepte leur invitation a prier ensemble quand ils me deposent au carrefour des adieux….

C est les larmes aux yeux que j accepte des mains du plus jeune leur carte de visite ,qu il me tend en me disant que sa maman etait surement quelqu un comme moi , et qu il a l impression de l avoir rencontre a travers moi ….

Je ne sais pas combien de kilometre j ai erre sur le bord de la route avant d etre capable de tendre le pouce de nouveau……

C est un champion de tennis egocentrique qui me sortira du charme melancolique qui m avait capture….heureusement on ne va pas loin , car je n ai aucune envie d ecouter ces conneries ….

Bref….

Alors que je marche pour sortir de la zone de travaux du bled que je traversse , un pick up s arrete a ma hauteur en me klaxonnant , je comprend le message ,il statione en file unique , je dois faire vite , alors sans meme jeter un oeil a l interieur , je lance mon sac a l arriere , saute dans la cabine, boucle ma ceinture et vais pour tendre la main en me presentant….

La force qui me propulse dans le fond de mon siege et le fait que mon nouveau chauffeur ais du se prendre a plusieurs fois pour atteindre ma main ont ete des indices me faisant comprendre mon erreur…..

Le gars qui conduit ,dit s appeler Warrior , est completement defonce et roule a toute berlingue sur la route devenue etroite et sinueuse . Nous croisons , frolons meme , plusieurs camion charges , sans qu il ne semble que warrior ne s en apercoive .

____you like drugs???

me demande t il

Conscient que je dois etre diplomate et qu il me faut me le mettre dans la poche , je dois faire en sorte que ce jeune energumene me respecte.

——oui , repondis je

_____you like krak ???

Putain ,je me demandais a quoi il etait defonce , et la je commenece vraiment a voir peur , si il est sous krak comme il le pretend, cest qu il croit, qu un camion charge a bloc foncant en sens inverse , ne sera pas capable de l arreter et si je lui demande de ralentir , il va vouloir me prouver qu il pourrait rouler encore plus vite , malgre ses yeux a peine ouverts….

Je suis serieusement dans la merde.

J essaie de discuter , le plus normalement possible….

J apprend qu il a 19 ans, qu il est pere de 5 enfant et qu il va depanner sa copine qui est en panne sur la route.

Mais il revient constament sur la drogue, me dis que c est son business, qu il gagne 50 000 dol la semaine en cultivant et vendant de la marijeanne , qu il adore le krak car ca le rend invulnerable,qu il n apas dormi depuis 11 jours…..les seules choses que je crois de ces inepties est qu il a 19 ans et qu il est effectivement defonce …..

Il deblatere ces conneries en accelerant et en se tapant la tete contre la vitre .

Je ne peux cacher ma crispation…..

___are you scared???crie t il

J ai affaire a un animal, si il sait que j ai peur , c est foutu….

___Non , pour quoi , tu conduis bien et j aime la vitesse , par contre , j ai du manger une saloperie , et je crois que ca remonte , tu veux pas t arreter???

Il explose de rire…..et miracle il ralentit.

Il n sarrete pas mais roule desormais normalement , il me montre dans une epingle, une gerbe de fleur…..

—–my dude mate…..16 years old , 160 , straight….

Je comprend que son pote age de 16 ans, s est tue dans ce virage alors qu il roulait a 160…

Un peu calme, nous pouvons discuter plus sereinement , je lui raconte brievement mon histoire….j en rajoute pour l impressioner , ca marche …..il me respecte….c est ce dont j ai besoin .

Puis on arrive , la ou sa copine est gare ….il redevient alors cingle , et ne s arrete pas a son niveau ou 2 autres potes a eux sont deja arrives , mais il fonce directement a travers champs ….jusque dans le lit de la riviere….ou il roule sur plusieurs centaines de metres, avant de sauter dans l eau , qui lui atteint les genoux ….. pour pisser….

Calme de nouveau , nous remontons vers ses amis , a peine s arrete t il que je saute de la voiture , et chope mon sac…

Il hurle sur sa copine pendant une seconde avant que tous sautent a bord , et partent en furie dans un long klaxon ….

Il est tard , il fait beau , d habitude , je serais descendu pres de l eau et trouver un coin pour camper, mais ce soir , je veus m en aller et ne pas rester la …..

Mais la nuit tombe et le traffic est quasi nul.

Il me faudra attendre environ 15 longues minutes , pour que Jerry vienne me sauver…..

Jerry , a la grosse cinquantaine, les cheveux blancs , il sent l alcool mais je ne pense pas qu il ait bu , une vieille roulee pend a son bec . L air fatigue , je devine que la vie n a pas ete des plus douces avec lui , sa vielle estafette qui sent la poussiere et le vieux tabac temoigne de l aridtie de la vie de son proprietaire.

Il me propose son terrain pour camper , et lui pour partager la soiree en echange de quelques heures de boulot le lendemain…..

J accepte….

J erry , habite vraiment au mileiu de nul part , a 20 kilometres du premier commerce par des routes pas goudronnees.

Il vit sur une grande propriete , pommiers,poiriers , macadamias , oliviers , rhubarbe, raisins…..mais le tout est l abandon….il m explique en machouillant son megot , que c etait sa femme qui s occupait du jardin , mais depuis qu elle est parti avec le voisin ………

Ses enfants sont a Auckland , Sydney et Kuala lampur….Ils ne viennent pas souvent dans le coin….

Jerry est terriblement seul .

Lorsque nous rentrons a l interieur , je m apercois du denuement dans lequel il vit.

Un panneau solaire alimente l unique ampoule , l eau chauffee par le soleil est elle a volonte , mais pour le chauffage et la cuisine c est au bois que ca se passe…… sur la table , un echiquier.

___tu joues aux echecs ,lui demandais je ???

—–oui , jsute avec le livre…

—–…….

Fierement il me montre les 3 coeurs d agneau qu il a pu acheter en vendant quelques pommes aujour dhui.

Il me dit qu il va nous cuisiner ca , a ce moment je ne peux m empecher d avoir le coeur serre quand a la condition de cet ermite qui a l air de mener une existence bien miserable .Seul et pauvre dans un univers si fertile au climat si doux . Y a un truc qui cloche .

En attendant que les coeur bouent…je lui propose une parti d echec , il est reticent et me tend plutot un tete de marijeanne….

___ah??? bon ben d accord

Je nous roule un joint pendant que , l artiste Jerry s apprete a me montrer qui il est vraimentsans que je ne m en doute encore .

Il ouvre son livre d echec a sa page prefere me dit il….Une partie qui a ete jouee en 1860 a Londre entre…..et ……

Je le regarde avec surprise , il me montre son livre et me dis tout exaltant , mais regarde, regarde mais quelle partie ,.

Pour ceux qui n ont jamais vu un livre d echec , ca ressemble a du chinois pour les non inities….mais pour Jerry c est comme une BD….Il analyse directement ces lignes de chiffres et de lettres en qqs secondes et rejouents de grandes parties celebres…..

La maniere dont il place et bouge les pieces , s exclafe devant l ingeniosite d un coup porte il y 200 ou 300 ans a plusieurs millieirs de km d ici .

En face de moi , je nais plus le meme homme .

Ses yeux petillent ,son sourire est vigoureux , d un coup il a trente ans a mes yeux.

Il est pas du tout seul mon ermite , il est pas du tout pauvre mon gaillard …

Il est riche et heureux …….il est passione…..

Je m appretais a passer une soiree de compassion melancolique , et bien que d apparence et de gout peu reluctant . ce sera avec joie et enthousiasme que nous avalerons ces coeurs bouillis , avec seulement du sel comme accompagnement…..

Le lendemain ,nous partirons ensemble a la quete de la pomme perdue dans les brouissailles , apres 2 heures d efforts et d ecorchures , \nous recolterons a peine 20 pommes de mediocre qualite .

Quel dommage de laisser un tel terrain a l abandon…mais le maitre des lieux a d autes distractions….qui lui ont surement coute sa femme , ses enfants ……sa vie…

Certains matins doivent etre difficiles , et les persepctives d avenir douloureuses…..

Mais je me rasure en me disant que mon nouvel ami que je ne reverrais jamais et dont je n entendrais jamais plus parle…… sera le plus heureux des hommes tant qu il y aura des echiqiuers .

 

histoire de nouvelle zelande

La decouverte de la Nouvelle Zelande est estimee vers l an 950 de l ere Chretienne , par un navigateur ploynesien nomme Kupe . D abord nommee Aotearoa , qui signifie “long nuage blanc “ cause de la gigantesque nappe nuageuse qui la recouvrait lors de sa premiere apparition .

Kupe aurait navigue avec sa femme a bord d un canoe depuis Hawaiki “la terre ancestrale” qui serait localisee dans l actuelle polynesie Francaise . Ce ne serait cependant que vers 1350 que les premieres migrations auraient eu lieu .

Issues de differentes iles , et differentes tribus , migrants se livrerent des batailles territoriales et dominatives ,les perdants souvent manges ou soumis a l esclavage par les gagnants.

Manger un enemi etait non seulement l ultime insulte mais aussi un moyen de prendre sa force et son pouvoir .

Au fil des annees , les tribus s organiserent en societe mais les batailles faisaient toujours rage , ce qui fit des Maoris des guerriers et strateges coriaces .

Les Maoris allaient venir accompagnes de chiens qui serviront pour la chasse , mais aussi de rats qui se cachaient dans les reserves de nourriture a bord des canoes .

C etait alors le debut de la menace sur l ecosysteme local qui fait ravage encore aujour d hui .

En effet , avant cette invasion , le seul mamifere present etait la seul chauve souris , sinon que des oiseuax des lezards et des escargots.

En 1642 , l explorateur Hollandais Abel Tasman qui venait juste de naviguer autour de l Australie depuis Jakarta longea la cote ouest de la Nouvelle Zelande , il accosta mais ne resta que le temps qu une une partie de son equipage fut tue et mange . Les Hollandais ne furent alors pas tres chaud pour y revenir , mais a partir de ce moment la nouvelle zelande etait connue des puissances Europeenes.

Il faudra neanmoins attendre 1769 que le capitaine Cook, a bord de l Endeavour sous le drapeau British , navigue autour du pays.

Il en dessinera les premieres cartes et beaucoups d endroits portent encore aujour dhui les noms qu il leur donnera . De plus il etablira de nombreux contacts amicaux avec les tribus rencontrees , decouvrant que son interprete tahitien etait capable de comprendre le langage parle dans ces contrees .

Il reclama alors les terres pour la couronne anglaise .et continua vers l Australie .

Un autre explorateur , francais celui la , Jean Francois Marie de Surville ,(very french indeed) , navigua egalement autour de l archipel ,en meme temps que Cook , mais les 2 expeditions ne se rencontrerent pas , bien qu il fut reconnu qu ils passerent tres pres l une de l autre, dans la meme tempete , mais sans se remarquer . Cette rencontre aurait sans doute changer le cours de l histoire coloniale des 2 nations et de la NZ.

Alors que Jean Francois Marie de Surville, etait en route pour reclamer le nouveau territoire pour la couronne Francaise . Les anglais seront plus rapides et quand l expedition de JFMS revint conquerante , prete a planter le drapeau tricolore sur le sol kiwi….c eatit trop tard

A quelques jours pres la NZ etait Francaise….

Quand les Britanniques commencerent leur antipodique colonisation , ils se concentrerent d abord sur les grandeurs Australiennes . Les premiers colons britanniques dans les contrees Kiwis etaient des chasseurs de phoques ,otaries et baleines . Ils reduisirent les populations de ces animaux a presque rien en quelques decennies .

Ils introduisirent des maladies ,la prostitution et surtout les armes a feu .

A l instar des politiques Europeo africaines , ils armerent certaines tribus en echanges de pierres precieuses , faisant d une pierre 2 coups : ils s enrichirent en laissant le loisir aux Maoris de s entretuer , facilitant ainsi le travail de colonisation .

En 1830 , la population maori avait dramatiquement chutee .

Comme autre maladie , les Europeens apporterent le christianisme , en traduisant la bible en Maori .

Au debut du 19 eme , les Europeens (pakehas) arriverent en masse . Ce chaos sans loi etait une aubaine pour les puissants industriels et entrepreneurs peu scrupuleux . Les exactions furent telles , qu une petition fut signee pour demander l intervention de la couronne .

Les Anglais , embourbes en Amerique , en guerre au Canada , prospectant dans divers endroits ,sans oublier l Australie a s occuper ( les aborigenes etant plus facile a exterminer) bref, ils n etaient pas tres chauds pour une enieme colonie a administrer .

Mais le fait qu aucune loi ne regisse le pays etait un probleme qu il fallait penser a regler pour tenter la pacifisation des tribus et eviter une annexion Francaise .

Un traite fut alors redige et presente a 400 chefs de tribus .En gros le traite accordait la souverainete a la grande bretagne en echange , la couronne offrait l assujetisation , la protection britanique et les memes droits a tous les habitants de la NZ .

Les chefs n etait pas d accord et seulement 45 d entre eux le signerent le 6 fevrier 1840 a Waitangi .

Durant les 7 mois qui suivirent , le traite fut presente partout dans le pays et signe par environ 500 chefs .

.Les autres furent alors traites comme rebelles , (aujourdhui on dirait terroristes)

La souverrainete britanique fut alors declaree et Auckland designee comme capitale .

Le traite stipule que les Maoris avaient le droit de vendre leur terre .

Peu de temps , apres la force etait utilisee contre qui refusait de ceder au prix impose….

Le traite n etant pas respecte , des revoltes comencerent a eclater , elles conduisirent “ aux guerres Maoris “ aboutissant a la confiscation par la force british de la plupart des terres .

Au fur et a mesure des annees et de la reduction proportionnelle de la population Maori dans le pays, les conflits s essouflerent et les pays prospera alors dans l elan d une economie fermiere .

Le pays fut declare colonie britanique auto gouvernee en 1856

Welligton fut finalement decide comme capitale en 1865 .

L identite NZ commenca a se forger a cette periode et en 1893 , il accorderent le droit de vote aux femmes bien avant le reste du monde .

!947 est l annee de son independence .

C est durant les 2 grandes guerres , que le surnom de kiwis apparus . Reputes talentueux et courageux , les kiwis jouisserent d une bonne reputation dans les rangs militaires .

Aujour dhui 4 millions d habitants peuplent ses contrees. 1 millions dans l ile du sud (151 000 km2) , 1 millions a Auckland , et donc 2 millions dans l ile du nord ( 115 000 km2) .

Au total la superficie du pays est de 268 000 km2 .( La France 550 000 km2)

Cette repartition de la population offre une densite tres inegale , et donc des espaces tres peu peuples .

Ces forets millenaires qui la recouvraient entierement furent decimees en quelques decenies , par l industie forestiere et pour faire de la place aux moutons qui devinrent les pilier economique du pays et les raisons de son immigration massive . Les autres richesses du pays , qui attirereent les es

Comme dit precedemment , avant l invasion humaine , le pays ne comptaient comme mamiferes qu une espece de chauve souris.

Detachee du continent Australien avant l evolution mammales ,l ile n etait riche que d insectes ,lezards , escargots et oiseaux. N ayant pas a luttter pour leur territoire et leur nourriture , Toutes les especes evoluerent de maniere pacifique . C est pourquoi , la contree , ne compte ni plantes ni especes venimeuses .

De plus , depourvus de predateurs , les oiseaux n eurent plus la necessite de voler ou courir vite …. Beaucoups d entres eux commencerent a vivre au sol , sans danger , sans penurie…

Avec eux les Maoris , ont emmenes des chiens et des rats , qui commencerent leur ravage sur l ecosysteme .

Puis les Europeens apporterent , d abord moutons , cochons et chevres qu ils lacherent dans la nature afin de fournir une reserve de nourriture .

Ensuite ils introduisirent , le cerf et le chamois pour s offrir des partie de chasse .

Dans les bateaux , se caherent Opposums et lapins qui pululerent tres vite et devinrent des pestes mangeant les cultures et conquierent les espaces occupes par la faune locale pacifique .

Devant ce fleau , les Europeens deciderent d importer furets , fouines et bellettes pour chasser les possums , les rats et les lapins…..

Seulement la faune locale , n ayant jamais connu aucun predateur etaient des proies beaucoups plus faciles …Alors la solution imaginee agrava le probleme dramatiquement.

Aujour d hui , beaucoups d especes ont disparu et les autres sont en danger.

La population lapine est indenombrable alors que les possums sont estimes a plus d 1 millions d individus, tuant les arbres en rongeant leurs racines , se nourrissant des oeufs d oiseaux et de plantes …et n ayant aucun predateur , leur population augmente rapidement.

Le gouvernement tente de prendre des mesures , en placant des pieges , du poison ou dans certaines zones , dresser de grandes barrieres , isolant les parcelles designees , tuant les pestes et ensuite reintroduisant les especes naturelles .

Un travail de titanesque pour des resultats formiques .

Rainbow Warrior !!!

En tant que Francais Lorsque, l on rencontre des locaux en Nouvelle Zelande , ils abordent souvent le sujet du Rainbow Warior .

Avant de lire ce qui suit , demandez vous de ce que cela vous evoque .

 

 

 

Car si ,ici , cet evenement a choque et marque les esprits , il me semble qu en France on en est tres peu parle .

Le rainbow warior est le nom d un bateau qui a fait partie de la flotte de Green peace, sa derniere mission en 1985 , devait l emmener a Tahiti pour protester contre les essais nucleaires francais dans le pacific . Mission quil n effectuera jamais du fait qu il a explose alors qu il etait accoste dans le port d Auckland . Un photographe qui etait a son bord fut tue .

Des agents secrets francais , en mission pour le gouvernement , avaient place des explosifs a bord …

Ca a pris du temps avant de savoir ce qui s etait reellement passe, mais les enqueteurs ont remonte la piste des sorties et entrees des etrangers sur son sol et 2 des saboteurs ont ete capture ,juge coupable. Les autres se seront jamais trouves

L incident crea un scandale dans les hautes spheres de l etat, non pas du fait d avoir commis un acte de terrorisme sur le sol d un pays pacifiste mais parce que ses agents ont ete arrete ..

Les Francais ont use de toutes leur force politique et commerciale pour forcer la NZ a libere les meurtriers . Et comme une grosse blague arrogante que notre Etat a joue a la face du monde , les 2 agents ont pendant 2 ans ete forces a residence sur une des iles pardisiaques francaises du pacifque comme si ils avaient gagne un sejour au club med . Apres quoi , ils sont retourne en France accueillis en heros

Le nord de la nouvelle Zelande a ete le theatre de cet homicide . Les explosifs ont ete livre par un yacht qui les avaiant d abord recuperes depuis un sous marin en pleine mer. Les 2 agents , deguises en touristes ont roule a bord d un van Kombi jusquau port d Auckland et boum……
L epave a ete deplace vers le nord de l ile ou elle sert de site de plongee et un monument en l honneur du photographe portugais tue dans l attentat a ete erige .

Ce n est que dix annees plus tard que la France a stoppe les essais dans le pacifique .

Allons enfant de la patrie

le jour de gloire est arrive……

 

Volcatitude !

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La premiere ville que je rencontre a la suite de ce periple oriental paraissant etre bien loin de tout le fracas mondial , est wakatane , un paradis pour surfer et amateur de belles plages . Je ne ferais que passer pour me rendre directement a Rotorua , que l on appelle egalement “the smelly city” “la ville qui sent” . La ville est situee au coeur d un parc volcanique actif . On y apercoit en plein centre ville de la vapeur jaillirent du sol , accompagnee d une forte odeur de souffre , similaire a de l oeuf pourri….ca pue mais on sy habitue vite et on est pris par la puissance souterraine qui se manifeste en divers endroits.

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Il est incroyable d entendre le bouillonnement juste quelques centimetres sous le goudron ramolli par la chaleur . Il n est pas rare qu un geyser soudain apparaisee dans le salon d un autotochtone… La ville est egalement entouree de lacs qui sont en fait des crateres de volcans . En peripherie de la ville , le parc thermal est l occasion d observer de pres l activite volcanique sous la fome de boue bouillonante ,d eau fumante et d amas de lave,

Une 50 aine de kilometre au sud se trouvent Taupo et son lac .

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Tout ces volcans , auraient du entrer en eruption il y deja plus de 150 ans , cela peut et doit donc arriver atout moment ,sans aucun moyen de le predire.

 

Il y a quelques siecles , avant meme que les Maoris n interviennent dans l histoire de ce pays , une eruption , si violente , qu elle avait ete entendu a Rome et Pekin , avait recouvert l atmosphere d une pellicule de poussiere aussi loin que jusqu en Europe ,avait alors secouee et metarmophosee l architecture geographique du pays . Ce meme genre d evenement peut arriver ……maintenant.

En pensant a ca , je trouve ironique que l on arrive a paralyser de peur des peuples entier sous la menace eventuelle d une attaque ,au stylo a bille , d un avion , que la plupart ne prennent jamais , pendant que des millions de gens habitent sur le couvercle d une cocotte minute sans meme s en soucier….

C est quand meme genial le pouvoir de manipulation des media…ils sont trop forts…

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Ceci dit , je resterais dans le coin une 10 aine jours ,fascine par la puissance souterraine de notre bien chere terre alors que la menace viendra du ciel sous le nom de Lucie , un cyclone ..

Mais l annonce aura ete plus forte que la tornade et apres 2 jours de douce pluie , le soleil revint .

Un camping gratuit , pres de la de la riviere Waikato me servira de camp de base pour explorer le coin .La riviere Waikato ,la plus longue du pays avec a peine plus de 400 kilometres , est si claire qu on peut y observer depuis le bord , les truites geantes qui en animent ses eaux .

Au camping , un vieux bateau pneumatique y traine , L inscription dessus“Navette Taupo –camping “ me met la puce a l oreille quand a son utilite . Le soleil revenu , je remonterais la riviere en stop , jusqu au centre viille …le bateau sur l epaule provoquant pas mal de curiosite des chalands passant .

Je n aurais alors plus qu a embarquer a bord de ma caravelle gonflable et laisser le courant me ramener a la maison sans manquer de m arreter aux sources d eau chaude pour un bain a 40 degre en pleine nature ….

 

 

 

 

EAst cape !!

Ca y est c est le croisement des adieux , on pourrait croire que je m y sois habitue , mais je ne pense pas , et surtout je n espere pas m y habituer un jour . C est donc avec melancolie que je la salue dans un dernier regard deja lointain pendant qu elle s engage sur la voie d acceleration …

Alors que l horizon venait juste d avaler les derniers elans de rouge du bolide qui transportait la charmante , j ai deja le pouce tendu et mon premier autostoppable s arrete net devant moi . Il ne me faudra que deux petit coup de pouce pour m envoyer 3 heures plus tard , a Napier….pret pour une nouvelle aventure que je n ais alors pas encore envisager a penseer a en elaborer le plan …

Napier est a la fois la capitale de la cote est , mais aussi celle mondiale de l art deco.

En 1931, un tremblement de terre de magnitude 7,9 detruisit completement les environs .. 2 ans de reconstruction intensive a l epoque ou l art deco est la reference mondiale de luxe et de gout , ont fait de la ville ainsi que sa voisine Hasting des villes entierement sous l emprise de cette architecture , qui a conduit ses habitants a fierement adoptes les styles l accompagnant . Et ce au dela des decenies passees . C est alors avec curiosite et enchantement que cette ville offre un voyage dans le temps , ou il est commun de croiser des voitures vintages , des gens vetus d epoque et de la misique qui apparaissait comme innovante il y a plus de 80 ans .

C est donc dans cette atmosphere , a mes yeux loufoques , que je me change les idees et commence mes plans a long termes et que je me demande ce que je vais faire demain .

A l office de tourisme , l on m apprend qu a une 20 aine de kilometres vers le sud se trouve le cap Kidnapper , et qu en ce moment la colonie de Ganett qui s y trouve compte plus de 5000 specimens , et qu elles sont formidables admirer.

Je suis donc des le lendemain en route en stop pour rejoindre , le lieu susdit.

Pour atteindre la colonie, il faut marcher 9 kilometre le long du littoral ,cette marche est en fait un contre la montre car , elle n est possible que 2 heures avant et apres maree haute . Ce qui rend la marche un peu plus challengique , mais tout autant interresante et fabuleuse , je ferais la marche avec un petit couple d allemands tout mignon .

Le soir venu , apres cette longue marche sableuse et rocheuse , je nai pas envie de retourner en ville et decide de dormir dans la foret . Mais je me ferais surprendre par la pluie , qui de par le vent qui l accompagne me fais craindre une veritable tempete….je me depeche alors de rejoindre en pleine nuit , le seul abri que j ai remarque dans les environs…..Les toilettes publiques a environs 2 km en amont de la route ….

J y passerais le reste de la nuit…. pas fier mais au sec .

Le lendemain matin aux premieres lueurs de l aurore , c est reparti en stop , je dois retourner a Napier , recupere mon sac que j ai laisse a la reception de l hotel . Il est tot , on est dimanche , c est avec peu d espoir mais une grande resignation que je m apprete a devoir parcourir une grande partie des 20 kilometres a pied . Mais c etait sans compter sans l intervention de mon meilleur ami de ce jour , Benjamin…Un patissier francais …qui va au boulot…

Heureseument que y en a qui bossent dans ce pays…

Durant les quelques minutes de notre voyage , nous sympathisons bien et il m invite a boire un cafe…

C est quand meme classe ma vie ….

Puis ensuite , je recupere donc mon sac et c est parti , je decide d aller faire le tour du cap Est en stop.

Son isolement et son aridite populaire feront , les gens a qui je presente ce projet , me dire que c est vraiment pas une bonne idee .

Des bonnes idees , j en ai rarement eu et je suis neanmoins content du chemin qu elles m on ouvertes jusqu a maintenant . Alors l argument ne suffit pas a tenter mon esprit d elaborer un autre plan.

Je passerais une semaine en croisiere autostoppee a travers les contrees les plus reculees du pays .

Ici , les vestiges d une economie flamboyantes sont les temoins d une histoire coloniale precoce mais qui n a pas survecu a la flambee du prix du petrol . Malgre des terres fertiles et un excellent climat , l economie fermiere de cette region a souffert de son eloignement .

Aujour d hui , l industrie deforestiere pillent la region mais les richesses et les emplois en sont centralisee dans les villes plus loin .

Cependant une importante communaute Maori vit ici. Beaucoups ne travaillent pas , vivent d une petite indemnite de l etat ou d une rente de terre ou immobiliere , pechent leurs poissons et leurs coquillages , chassent dans le bush riche en cochons sauvages et chevres , cultivent leur legumes et entretiennent une ou quelques vaches ,…. et surtout cultivent leur marijuana .

 

Dans un décor paradisiaque que les touristes ne frequentent que peu et/ou rapidement . Traverser cette region en stop aura ete un de mes grands moments de ce voyage . J y rencontrerais des gens incroyables dont le sourire , qui n est ni de courtoisie , ni de politesse mais jaillissant des profondeurs de leur coeur , est capable de rechauffer n importequelle ame en peine .

Ces gens si loin de tout , ne sont pas pollues par des news d un monde qui ne les concerne pas .

Leur envergure philosophique est ici et maintenant , ces gens sans le savoir detiennent la cle du bonheur que nous avons tous devant les yeux sans meme l apercevoir .

Bref ici , c est reggae , petards et relax max…. Pas de rolex , pas de rayban ni aucun signe ostentatoire de pauvrete interieure…. juste des humains.

Malheureusement , dans une economie planetaire qui ne peut pas tolerer un bonheur ,dit sous developpe , car il ne depend pas d elle .

Cet equilbre est menace , a cause de sa beaute et sa tranquilite , de plus en plus de retraites ou fortunes , acquierent des residences souvent secondaires qui font flambee les prix en introduisant ce cancer qui nous ronge tous . La maladie fit un bond en avant , quand il y a quelques annees , il a ete decide , quelque part la bas , loin , que la route qui serpente au travers de cette nature preservee , devait etre goudronnee …..au frais des habitants , entrainant une hausse des taxes locales… Certains qui avaient reussis a ne pas etre touche par cette drogue universelle , ont ete alors oblige de trouver un moyen de gagner l argent necessaire pour payer le du soudain emanant de cette ineptie ….

L economie avait gagne une bataille dans sa guerre qui nous detruit , en emprisonant dans son systeme certains des derniers irreductibles .

J ai dit plus haut que certains touchaient des indemnites de l etat, alors vous devez trepigner en lisant ca , et vous dire que vivre recule au crochet d une societe n est ni une revolution ni vraiment viable a grance echelle…..C est vrai

Mais que largent que nos etats gagnent du fruit de la destruction de notre planete et/ou de l assouvissement de populations entieres dans d autres parties du monde, de par notre surconsommation inutile et debile , soit depenser en partie pour financer de tels modes de vie , n est je pense , qu un scandale bien moindre .

 

Bref , je m egare , une fois de plus , mais je souhaiterais vraiment que plus de gens aient la chance de faire ces rencontres et de comprendre ce que je ne m expique pas .

 

 

Le cap est , est domine en son point orientaloseptentrional par un phare surplombant un littoral fait de falaises abruptes parlesquelles se jettents a pic des paturage d un vert si profond que meme l ocean pare de son turquoise des plus eclatant parait bien palichon .

Du fait de sa position , le phare , est le point sur terre , voyant le soleil se lever le premier , en effet “the date line” la ligne de separation des jours est toute proche . Si vous voyez le soleil se lever ici , alors vous etes le premier homme sur terre a assister a ce spectacle en ce jour . Si en bateau , vous la franchissez en naviguant vers l est , un lundi a 14 h , alors vous vous retrouvez instantanement propulse dans le passe , la veille , soit , dimanche 14 h…etrange non…?

 

Un des grand moment , de cette epopee , fut egalement quand , alors que j attendais patiemment sur le cote de la route , qu un eventuel futur ephemere ami ne me recueille pour m avancer de quelques kilometres . Un minibus , plein d ado, me depasse et va se garer un peu plus loin. Plusieurs minutes passerent, sans que personne ne sorte du vehicule et que rien ne se passe , si ce n est la houle continuant son eternel va et vient attisee par une legere brise que la maree accentuait .

Puis , j entendis , finalement la porte laterale s ouvrir , en sortit une delegation de 5 d entre eux. Je devinai a leur uniforme qu il s agissait d ecoliers, surement des collegiens , ils vinrent a ma hauteur et me parlerent dans une langue qui m etait inconnu , mais ma perspicacite legendaire m aida a en deduire qu il devait s agir plus de Maori que d Ouzbek….quoique… sait on jamais…

Desole de ne meme pas etre capable de les saluer dans leur langue , je leur dis que je ne parle pas Maori , mais anglais si ils veulent….Alors les 5 , echanges des regards curieux avant d exploser de rire et d enchainer dans cette langue dont je narriverais pas apercevoir une branche a laquelle m aggripper pour entamer une comprehension….

Certain , qu ils parlent anglais , je m adresse a eux dans cette langue plus pratique qu exotique

.Ils ne me comprennent pas , alors sous le choc je me demande si il est possible que l anglais ne soit pas enseigne ici, ca me semble peu probable , mais le fait est la…..estomache , je balbutie des heu ha ho….desarme et choque….puis je realise a leur rire , qui se sont alors bien foutus de ma gueule….

Et alors commenca le jeu des questions reponses, d ou je viens? Qui ils sont ??…..

Peu apres c est tout le bus qui nous rejoint ainsi que leur prof de biologie.

Ils sont en sortie educative et sont cense observe la vie maritime locale…..pendant ce cours ils observeront un specimen venu de l autre cote de la terre pour visiter leur chez eux…

La France , oui ils en on entendu parle , ils me demandent si on peche la bas ? quelle langue on y parle ? Si j aime le rugby….

Cette conversation , durera bien une heure , on est tous assis par terre , n hesitant pas a squatter la route, qu aucun vehicule ne viendra pertuber durant cette rencontre si simplement humaine.

Je leur demande quelles sont leurs ambitions futures , mais je vois bien que pour eux ma question n a pas de sens et n obtiendrais pas de reponses pertinentes .

Au bout d un moment, la prof se leve se dirige vers le van , et reviens en disant qu ils doivent partir , le cours termine dans 20 minutes. Mais avant de rentrer ils vont m emmener un peu plus loin sur la route….

La prof au volant, bob marley dans la radio , et tous ces fameux sourires m avanceront de 10 minutes en voitures avant de me deposer dans un autres magnifique endroit ou ma seulle ambition sera d attendre en lisant ou en ecoutant de la musique que la prochaine rencontre impromptue ne se manifeste. Il n y a pas de traffic, mais je sais que la prochaine voiture me donnera de son temps pour patager un bout de route .

Jusqu au croisement qui sonnera le glas de notre cooperation ephemere ….

A suivre.

 

 

 

Taranaki !!

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Comme beaucoups de montagnes et volcans ,le mont Taranaki est un lieu sacre pour les Maoris , mais celui ci a une histoire originale .
D apres la legende, Taranaki faisait parti du groupe de volcan a Tongariro , avant d etre chasse pour avoir ete surpris avec la belle Pihanga , un volcan pres de Taupo , qui etait ,en fait l amour de Tongariro .
Fache de cette trahison , Tongariro , explosa de colere , comme seul les volcans savent le faire , . Honteux ,fache et blesse , le vaincu Taranaki fuya vers l ouest , puis vers le sud , tracant derriere lui une immense tranchee , jusqu a rencontrer la mer a Wanhaganui , et continuer vers l ouest jusqu a sa position actuelle , ou il restera retire dans sa somptueuse isolation jusqu a nos jours 
La tranchee cree sera plus tard remplie de larmes et existera sous le nom de Riviere Whanganui .
Les Maoris n habiterent pas la region entre Pihanga et Taranaki pendant longtemps , de peur des consequences d une reunification des 2 amants .
ImageImageImage
C est a son pied , dans la ville sympathique de New Plymouth qu Angelika et moi avons guette l ouverture d une fenetre a son sommet que nous voulions atteindre . L ascension qui necessite 7 h de grimpe intensif n est celebre ni pour sa technicite , ni meme pour sa difficulte , mais pour etre le 2 eme “killer”du pays , juste derriere le Mont cook , le point culminant du pays de l ile du sud . Le probleme de cette montagne emblematique est le temps qui peut passer d un ideal ciel bleu a un enfer de de vent et de neige en quelques minutes . En effet , ses pentes plongent a pic dans la mer de Tasman , sur la cote ouest du pays , connue pour son instabilite climatique . 
Un dicton local dit :
…Si tu vois le sommet de la montagne , c est qu il va pleuvoir
— si tu ne vois pas le sommet de la montagne , c est qu il pleut deja ….
La montagne est l un des endroits des plus humides du pays ,avec plusieurs metres de precipitations annuelles , par contre New plymouth a 20 km de la , est une des ville qui bat des records d ensoleillement .
C est donc en bronzant sur la plage et en jouant dans les vagues que nous epions discretement le moment
favorable…..malheureusement , la meteo capricieuse n a pas su negocier avec nos esprits bornes , et en bas nous sommes restes…

Photos sur www.facebook.com/noplane

 

Tongariro !!!!

ImageImageApres 3 jours Interessants a Welington , c est reparti pour la aventure et la nature. C est en compagnie d Angelika , que je prend la route du nord pour rejoindre les montagnes volcaniques du centre de l ile . Angelika travaillait a la reception de l hotel ou je suis reste , depuis, d apres elle ,trop longtemps, elle attendait une occasion de se jetter dans les bras de l inconnu et partir a l aventure .

La bonne occase….. c etait moi….

Arive en velo a Wellington , c est a bord de la mitsubishi de la jeune germane que je quitte la ville.

Apres une journee de route le long de la somptueuse cote Kapiti ,nous arrivons dans le parc national Tongariro . Ayant decide , qu a chaque intersection , carrefour , rond point , pat d oie et excetaeraoie…nous prendrions la route la plus ascenssionelle , c est donc au hasard des meandres de la route que nous naviguons de suprprises en surprises , souvent arrivant dans des coins si recules qu il nous semble , d apres les regards qui nous sont lance , que les indigenes rencontres n ont pas vu de leur semblables depuis des lustres . Lorsque nous nous arretons afin de faire la causette avec les specimens croises, ils nous ait difficile de comprendre le baragouinage enonce et il apparait que nos accents respectifs, si peu coutumier dans ces parages atiisaient plus mefiance que courtoisie .

De rire en virage , et de cul de sac en etonnement, nous arrivons finalement dans une station de ski deserte .

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Des pylones du telesiege , aux cabines de ventes de forfait en passant par les cafes fermes . Ces parkings gigantesque ou nous sommes les seul a tourner en rond . Ces montagnes volcaniques en rougient par le soleil decendant , et le reste du ciel si clair….Nous avons , nous en sommes sur decouvert les vestiges de l Atlantide…

La vue ouverte sur les environs est somptueuse , a l ouest on devine la mer de Tasman dominait par le mont Taranaki, qui est a environ 200km d ici , le volcan qui n a rien a envier au Mont fuji . Le Mont Taranaki , avec ses 2500 m, est le point culminant de l ile du nord , ses flancs plongeant a pic dans l ocean en font une curiosite mondiale et un sommet convoite par tous les aplinistes neophytes. Il est donc au menu pour les prochains jours….

Mais en attendant, les archeologues qu Angelika et moi sommes devenus , continuons notre exploration des vestiges de la civilisation hivernale qui a jadis frequente ces parages , avant de disparaitre brutalement , pour dit on , rejoindre le littoral ensoleille.

Seuls dans ce monde que nous dominons , nous regardons doucement le soleil s eteindre trop vite a l horizon . Cette nuit nous camperons la ou les touristes hivernaux font la queue pour payer leur forfait journalier a 95 dollars .

Complices, Angelika et moi , decidons de faire une surprise au soleil en se levant avant lui . Mais d abord il nous faudra surprendre l aurore glaciale de par notre courage a sortir des duvets chauds et douillets. C est encore endormis et sous l emprise de l agonie matinale que nos cafes fument dans nos mains .

Il semble que les nuages soient de la partie et se soient organises afin de perfectioner l effet de suprise . Tous les gentils cumulus rassembles par une evaporation lunaire se sont agglutines ensembles , stoppes net au contact de la paroi glaciale de notre forteresse , ils formentt alors une gigantesque canopee recouvrant le reste du monde au dessous de nous ,d ou ne depassent que quelques arogants sommets tels des iles au milieu de l ocean . Alors que quelques centaines de metres plus bas, il doit faire froid , gris et humide . Ici , nous sommes dans une intimite parfaite avec les quelques etoiles qui s attardent , admirant tout comme nous la montee presumee de notre astre prefere , qui de par sa suprematie , bientot lentement balaiera ces cumulus intrus en nous offrant , alors , un de ce plus beau reveil .

Quelques eternites plus tard , encore ebahis ,il est neanmoins temps de bailler et de decider on nous allons aller .

Nous sommes des dieux , nous pouvons faire ce que bon semble , alors apres mure reflexion , nous decidons d aller…..par la ??? mhhhh non plutot par la….

Cafe avale , tente pliee, yeux ecarquilles et c est parti pour par la…..

Yalla….

 

Il etait prevu que nous passerions environ 5 jours a voyager ensemble….Vous connaisez maintenant ma philosophie ,le plan , c est qu il n y pas de plan. The plan is no plan(e).

C est donc apres 14,2 jours que nos routes arriveront a ce putain de croisement , celui ou je vais tout droit quand elle va a droite , celui ou elle rentre de vacance quand je continue mon errance , celui qui du summum de la liberte appliquee m envoie direct et sans escale dans l aridite de mon desert interieur , celui qui de mes discours change l elocution , le croisement qui , enfin , me fait passer de la sensation d avoir su avoir une vie si riche, a celle d avoir une si pauvre existence .

C est la vie , en tout cas , c est la mienne , celle que j ai choisi ….mais j avoue , que dans ces moments , j aimerais bien pourvoir renegocier le contrat .

 

Bref, ces 2 dernieres semaines auront ete superbes et je laisserait plutot la parole au photos pour ceux qui voudront bien me faire l honeur de les regarder .ImageImageImageImageImage

maoris story !!!!

Mais je vais vous raconter brievement comment le monde , la nouvelle Zelande et ses montagnes ont ete cree d apres les legendes Maoris qui sont fascinantes .

 

Au debut , il n y avait rien . Avant la lumiere , n existaient que les tenebres .

Rangi Nui , le ciel ,et Papa tu a nuku , la terre un jour se rencontrerent. Ils s unifierent et eurent beaucoups enfants .

La nudite de Papa , la terre , fut recouverte par les terres, les arbres , les animaux et la mer..fruits de son union avec Rangi. .

Rangi ( le papa ciel ) et Papa (la maman terre) ont eu 6 importants enfants . Qui deviendront les dieux respectifs , du vent ,de la mer ,des forets , de la nature , de l agriculture et de la guerre .

Mais tous viverent dans l obscurite

Il n y avait pas de place pour la lumiere sur terre du fait de la trop forte intimite de leur parents .Les dieux , ne pouvant plus vivre sans lumiere deciderent de les separer et ainsi la lumiere pourrait rentrer dans le monde .

Tous essayerent mais echouerent , et ce n est que quand le dieu de la foret poussa de tout son long du bout des bras sur la pointe des pieds qu il reussit a les separer pour de bon. Il devint alorsle dieu du jour.

Si triste de cette separation soudaine , alors qu ils avaient depuis toujours ete unifies , Rangi , le papa ciel , pleura si abondemment que ses larmes inonderent la plupart des terres sous les oceans .

Puis certains des dieux , s unirent pour tourner la terre sur son ventre , afin que leur parents ne puissent plus jamais se regarder

. Rangi aurait pleurer sa vie entiere si le danger d innonder la terre entiere l en avait empeche . Alors se retenant comme il put , il ne lacha que la rosee du matin et quelques orages soudain….

 

 

 

Longtemps apres cet episode tragique. Tane Nahuta , le dieu de la foret , (encore lui) , crea une femme a partir de terre rouge a qui ilinsufla la vie dans ses narines .

Il eut une fille avec cette femme qui devint elle aussi sa femme qui lui donna d autres filles . Apres des siecles d episodes carabolesques , le demi dieu Maui ,parti pecher a vec ses freres.

Ils allerent de plus plus loin en mer. Alors qu ils etaient si loin, Maui ssorti son hamecon magique , et pecha un poisson gigantesque ,….ce poisson devint alors l ile du nord de la nouvelle zelande .. La peninsule au nord est en serait l hamecon .

L ile du sud , quand a elle ,est connue pour etre le canoe de Maui , et stewart island son ancre .

 

 

Maoris story !

Bien que la nouvelle zelande soit tres touristique et que les routes on ete faites suivant l itineraire des voyageurs , il existe cependant des endroits que la vague n a fait qu efleurer.

Les marlborough sounds en font partie.

Pourtant situes a seulement quelqueds kiometres de Picton , le fameux port d ou toutes les liaisons maritimes entre les iles sud et nord arrivent ou partent , faisant transiter des milliers de personnes chaque jour dans les environs , cette partie de la Nouvelle zelande est l une des moins visitee du pays .

Les Malboroughs sounds est une region montagneuse et humide en front de mer. Des milliers de rivieres coulent a pic dans des bassin gigantesques crees par des millions d annees d erosion la ou se formeraient alleurs des lacs ici du fait de l ouverture sur l ocean , ese forment alors d enormes embouchures comparables a des fjords.

Des routes sillonent la region mais peu les empruntent rendant facilement accesible une nature a l etat sauvage. De nombreux terrains de camping geres par l etat , le Doc (departement of conseravation) et entretenus par des volontaires rendent l aventure encore plus facile . L occasion de s isoler de tout en toute simplicite .

Mon objectif etait de grimper le point culinant de la region. Je voulais apprecie la vue qu il devait offrir et camper a son sommet.

L expedition s annoncait longue et difficile .

Puis alors que la faim me tortillait , je depassais un de ces camping Doc qui offrait des tables a quelques metres de l eau…. Le gardien du camping, vient alors me voir et engage la conversation . Je ne sais pas combien de temps on a parle , peut etre une heure , peut etre 2 peut etre plus…en tout cas , je ne me sens plus vraiment de pedaler encore 30 bornes et d escalader ensuite une montagne .Mon esprit se divise entre les options suivantes : farniente et douceur ou sport et aventure….. Alors que je me trouve au sommet de la dubitation , mon nouvel ami , James revient a moi avec une moule fraiche qu il m offre a manger….crue….C est en fait tres bon . Il me dit que sur la plage a maree basse , il y en a des tas plus d autres coquillages . Puis il me dit , que si je veus , je peux rester ici aussi longtemps que je le souhaite , pour moi ce sera gratuit ,avant d ajouter que le soir il ira , lui et des amis boire une biere au pub du coin , et que je suis le bienvenu…

Habitue a ecoute les signes du destin , il me semble ne plus avoir le choix …

Je resterais 4 jours au camping, baignade , promenade , et gastronomie maritime…y a pire ,mais le summum de mon sejour , C est James le gardien .

J ames est un Moari originaire de Christchurch , il doit avoir environ 50 ans et a eu une vie de dingue.

En fait il travaille ici dans le cadre d un emploi de reinsertion .

Les Maoris sont arrives en Nouvelle zelande vers 700 800 AD , soit 1000 ans avant les europeens.

Apres une longue histoire de bataille coloniales , d acaparation des ressources , d engagement non respectes , de massacres ethniques et de lavage de cerveau….aujourdhui les 2 communautes vivent en paix.

Neanmoins a l instar de leurs voisins australiens , les kiwis connaissent d enormes problemes sociaux relatifs a l integration dans le systeme impose par l economie mondiale d un certain nombre de Maoris , qui de par leur statut n avaient pas acces aux richesses produites ni a une education decente. Ce qui au fil des annees , malgre un voile politique ,crea un fosse culturel.

Les maoris se replierent dans des ghettos de banlieues au taux de chomage et d alcoolisme ahurissants qui , comme partout ,s accompagne de violence .

Encore aujour dhui , les violences domestiques sont un fleau sociale , James “une victime de cette tragedie “

Trafic de drogue , proxenetisme famililae , et embrouilles en tout genre on ete le quotidien de cet homme . Jusqu a ce que le vase deborde et qu il tabasse sa propre soeur devant ses enfants, clouant la frangine dans un fauteuil roulant.

Si ca vous refroidi , imaginez ce que j ai pu ressentir d avoir cet homme en face de moi me racontant dans une voix sans emotion cette histoire tragique .

Aujour dhui , apres avoir passe plusieurs annees en prison , ou il a rencontre Jesus , m a t il dit , il regarde son passe comme on regarde un film . Il a l impression qu il n a ete que le temoin passif des ces actes . Il regrette de na pas etre intervenu mais n apas la culpabilite de l acteur .

Aujour dhui , il tente de se replacer socialement afin de gagner une consistance familiale qui lui permettrait de sortir ses enfants du meme chemin qu il a jadis emprunte .

Voila aussi une verite neo zelandaise….

 

Wellington , I am well in town !!

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Wellington , est connue pour n etre qu un grand village , mais c est neanmoins la capitale de ce pays .Moi de par les rencontres que j y ai faites , de par l atmosphere musicale , artistique et festive , de par ses plages a pied accessilbles , de par le magnifique mont Victoria qui la domine en offrant des vues superbes sur l ocean pacifique , de par son gigantesque musee Te papa qui de loin est le plus complet et le plus ludicoinstructif jamais visite .

 

 

 

A peine debarque du ferry , mon velo malade et moi deambulions dans les rues grouillantes de la cite.Le terminal est en plein centre de la ville et cest donc l electrochoc

 

, Des moteurs , des gaz d echappements, des routes a traverser , des pietons presses . Des macdo et des starbucks , des robes et des costards , des bus et leurs passagers agarres, 5 minutes et j en deja marre. il y avait bien longtemps ,il me semble , que je ne m etais retrouve dans un endroit si agiteusement agressif .

 

Desoriente , je me fraie un chemin au mileiu de ce chaos et en quelques minutes je me retrouve sur le front de mer , la brise de l ocean foncant dans mes narines m apporte l endorphine necessaire pour gerer la crise . Puis un cycliste venu a moi engage la conversation . Apres quelques minutes , il me propose de m accueillir chez lui pour le temps que je resterais a Wellligton , invitation que poliment , comme souvent je refuserais . Alors il m accompagnera dans un quarteir populairement connu des Backpackers…et voila commnent j ai debarque A Rowenas lodge .

 

A la reception travaille Angelika , et j etais loin de me douter en ce jeudi que des le lundi nous prtirions ensemble a l assaut des montagnes du centre le l ile du nord .

 

A ce moment je n ai aucune idee de combien de temps je resterais dans le coin , alors je reserve pour une nuit seulement .

 

Dans l apres midi , je pars a l assaut de la ville qui apres m etre habitue a sa palpitation je me laisserais charmer par sa respiration .

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Chambre aux lettres !!

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—-Hey , it seems , that you re breaking the journey !!!

Voila les mots qui ont pertube mon demi sommeil matinale. Surpris et un peu honteux , je suis sur pied en quelques secondes…. L homme en face de moi , se prend alors d un grand rire de circonstance en me tendant un tas d envelloppe et me demandant de bien vouloir en prendre soin .

 

La veille au soir , apres avoir quitte la blonde Judith et repris mon velo direction Nord ouest , Le vent et la meteo qui avaient ete source d inquietude au cours de cette epopee montagnarde, a ete un vrai bonheur pour la suite de la journee , non pas de par sa clemence ,mais de par son orientation. Le vent qui souflait toujours , avait apperement la meme destination que moi et c est ensemble qu on a partage ce trajet . Alors sans effort j avais parcouru une bonne 40 aine de kilometres au fil de paysages qui de gris alpin devenaient peu a peu vert vignoble . Le soleil qui sous la menace d un automne qui aproche et d un pole sud qui s eloigne , commence a assumer son infidelite a cet hemisphere rendant les journees dramatiquement plus courte chaque jour . C est avec surprise et deception que je devrais interrompre cette ballade en compagnie du vent. De chaque cote de la route , des vignes s etendent a perte de vue et le ciel menace de ne pas me permettre une paisible belle etoile . Alors quand je vois sur le bord de la route cette sorte de cabane ridicule postee a un carrefour miniscule , sans hesiter j y emmenage pour la nuit . Protege du vent et d une pluie quasi certaine , je me dis avoir trouve le meilleur hotel du monde. Apres avoir absorbe ma dose de pates chinoises , j installe une bache sur le sole , mon duvet dessus et moi dedans….. et je dormirais d un sommeil paisible et profond jusqu a ce que le facteur du coin n amene sa dose de travail quotidien .

J ai passe la nuit dans une boite aux lettres…..

En effet , ici de par l isolement dont les habitants jouissent , la poste ne livrent pas portes a portes mais carrefour par carrefour dans des petites cahutes prevues a cet effet , et qui exceptionellement peuvent servir de “backpackers”. ….

A peine ais je le temps de comprendre , que le type est deja remonte dans son van rouge et taille la route .

A peine le temps de plier mon duvet et charger ma monture, que j en fais autant , j avais pas vraiment envie de rencontrer les riverains de bon matin .

Ca souffle encore un peu et toujours dans la bonne direction, le ciel est bleu , une nouvelle journee de liberte aventureuse commence ….

que va t il se passer , ou vais je dormir ce soir ? ? qui vais je rencontrer ? Mer , campagne ou montagne ???  

 

 

Nelson lakes !

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Triture entre l’envie de prendre la route direction nulle part ou aller grimper dans le coin. C’est dubitatif que je divague devant cette carte gigantesque en expo au centre d’information de St Arnaud, au cœur du parc national des “nelson lakes “. Je ne sais pas combien de temps j’ai du rester planter là, bêtement, à me gratter la moustache avant de remarquer, qu’à ma juste droite, bigoudinant avec ses doigts sa blonde tignasse, se tenait une jeune fille plongée dans la même sorte de rêverie que moi même ..

___ Hi !

___ ……

___hello !!!

___ Ah sorry, I was dreaming….

Son lourd accent ne permettait pas le doute quant à sa provenance….

___GERMAN???

____YES, FRENCH???

Démasqué aussi….

Donc comme moi, elle n’était pas sûre de sa destinée prochaine.

Puis après quelques minutes de palabres et vérification de la météo, qui s’annonçait exécrable aujourd’hui mais bien meilleur demain, on décide de partir à l’assaut de la montagne et de passer la nuit dans un refuge là-haut perché.

On établi notre itinéraire d’après les conseils d’un ranger présent.

Aujourd’hui 6 heures de marches en grande partie en zone protégée par la végétation, juste le dernier tronçon sera exposé aux vents et à la pluie, par contre le lendemain une longue arête exposée aux intempéries nous fera digérer le petit déj, mais la météo devrait alors être clémente.

Judith a une voiture , et me donne un lift jusqu au parking de depart d ou elle me dit qu elle prefere marcher seulle et qu elle me retrouvera au refuge…Ca me va et part en tete….

Comme prevue , la premiere partie est certes humide mais bien protegee….Mais arrive a la sortie du bush et au debut de la partie alpine Ca se corse, le vent puissant et glacial me freeze sur place..A ce moment je suis deja mouille et encore en tee shirt , mes avants bras et mes mains sont engourdis par le foid, j ai l impression d avoir 2 bouts de bois a leur place , il me faudra plusieurs minutes de lutte frigorifiante pour enfiler mon blouson .

Puis en raison de la pluie , les quelques ruiseaux que l on doit traverser se sont transformes en passages a gue plutot challenging….

J espere que ca va pour Judith , mais malheuresement je ne peus pas me permettre de l attendre sans risquer tomber de froid. Alors je continue…et apres une bonne heure de calvaire , j arrive au refuge ou le poele ronronne deja….ouf…

3 longues heures inquietantes plus tard , Judith , epuisee arrive dans le vestibule ,m annoincant qu elle a traine en chemin ….

 

Une platree de pate et un the brulant plus tard , tout va bien et nous faisons connaissance l un l autre , avec les compagnons de galere et la gradinne du refuge ,autour du poele qui a du mal a faire secher ces tones d eau que nous avons fait penetrer a l ineterieur de ce cocon vitale .

Nous sommes 8 rejouis lurons a nous feliciter de l amelioration climatique prevue pour le lendemain.

Vers 20h , nous nous souhaitant tous une bonne nuit .

L aube nous reservera cependant une bien mauvaise surprise, .En effet , le ciel a envellope de tres pres la petite cahute , le vent n est pas tombe et meme si il ne pleut pas , l humidite penetrante rend l atmosphere glaciale .

Oups!! !

On se resout tous a attendre 8h30 , heure a laquelle , la gardienne, recevra le dernier bulletin meteo…

Durant ces minutes d attente, le ciel semble s eclaircir et le vent reduire.

Les previsons que Janyce nous apporte , ne sont pas bonnes , le meilleur moment pour partir, c eait il y a 2 heures , de fortes pluies et du vent en rafale sont attendues pour le debut d apres midi.

Alors 2 options s ouvrent a nous, Partir maintenant et passer le sommet de la crete au plus vite ou alors passer la journee et une autre nuit ici….alors que la meteo semble pire pour demain .

Tous sans hesiter ,optons pour la premiere.

Tous partent dans les minutes qui suivent…tous sauf Judith et moi…parceque cette fois on aconvenu de marcher ensemble…seulement , Judith n est pas prete et il lui faudra 1 longue heure precieuse pour le devenir . Malgre , mes supplications pour qu elle se depeche et aille a l essentiel , judith est du genre de personnes qui ne savent pas se depecher et prendre conscience d une urgence.

Malgre tout je tente de garder mon calme et de l aider au mieux a se preparer….

Bref il est 9h30 quand nous nous mettons en marche , nous partons sous une belle eclaircie que nous ferait presque oublier l enfer suppose dont cet endroit sera le drame dans quelques heures .

Alors que nous marchons bon train , sur le plat relatif de cette vallee pierrerre , les cumulus gentiment pousses par un vent doux apportent un cote dramatique au tableau qui se depeint autour de nous, nous offrant des vues magnifiques sur les lacs et la vallee . Ceci plus l euphorie provoquee par leffort de la marche rend le debut de cette randonnee fantastique .

Pusi arrive la premiere ascenscion de notre promenade , Et la Judith n avance plus que pas par pas .

___ca va??

____oui oui..

Alors que je sius presque a mi hauteur de la pente, Judith ne semble pas l avoir amorcee.

Je redecends alors vers elle , inquiet .

Je la trouve haletante et sembalnt s asphyxier dans une respiration sifflotante.

Elle a une crise d asthsme….

Oups !!!

Elle me dit que ca lui arrive quand elle pousse sa respiration trop fort en altitude .

Elle na pas de ventoline et moi non plus .

A ce moment je me demande vraiment ce qu on doit faire , car meme si le temps doux semble stable , et que l on pourrait croire a une belle journe devant nous….la meteo nous disait le contraire et on doit absolument trouve refuge avant 13h .

Elle me dit que si elle recupere et gere son souffle , ca devrait aller.

En effet, quelques minutes plus tard , ca va mieux et est prete a repartir .Ensemble nous arpentons la montagne au rythme de sa respiration.

Mais pourquoi , elle ne me l a pas dit avant? , pourquoi on est la ? Alors que la raison voudrait que l on fasse demi tour et trouve refuge aupres du poele , nous contiuons, ignorant le danger auquel nous nous exposons en progressant a cette allure sur une scene qui va tourner a l enfer d ici peu .

Je lui en veus de me mettre dans cette situation, mais n ayant pas envie de faire demi tour , je me tais et l accompagne dans son effort .

Je ne sais combien de temps il nous faudra pour atteindre l arrete de la crete, mais certains diraient une eternite . Au sommet le vent souffle fort mais est regulier , la marche sur cette arete est magnifique et offrent des vues epoustouflantes. Nous allons bon train , le temps se maintient….la bonne humeur et l espoir de de boire un cafe chaud dans quelques heures raniment nos sourires .

Judith s excuse et me remercie .

Arrive la descente , precedent la marche je descent a mon rythme habituel. Quand quelques minutes plus tard je me retourne et ne vois pas la blondinette alors que ma vue s etire sur plusieurs centaines de metres en amont de mes pas .

Je devrais alors remonter presque jusqu au debut pour la retrouver progressant a la vitesse d une huitre courant dans l herbe .

Maintenant , elle a le vertige et a peur des cailloux….

C est la saison des boulets ou quoi????

Alors pas a pas je la precederais , la rassurant et lui indiquant ou poser ses petits petons….Cette face de la montagne alors exposee aux vents , et l inaction induite par notre lenteur de progression commence serieusement a me geler les os et me faire perdre patience…

Mais je sais que si je m enerve , ca va etre pire….

Alors calmenet en serrant mes dents qui claquent , je la conseille, parle de plages ensolleillees et de bons diners….

Pendant ce temps le vent s accentue et le brouillard se forme autour de nous.

A ce monent , on doit se trouver a environ 1700 metres, et a cette altitude , on peut se retrouver dans un blizzard neigeux en un rien de temps .

Elle a peur , et moi aussi , mais a ce moment , on a plus le choix ….on doit descendre et atteindre un abri qui ne doit pas etre tres loin….

Finalement, apres un long moment de lutte silencieuse et angoissante on atteint enfin la cabane en bois qui aurait pu nous servir de refuge au cas ou.

Mais au moment ou nous l atteignons , le temps est redevenu potable et le vent ne souffle plus…

C est alors tranquillement que nous atteindrons , il est 18 h….

On a eu une chance incroyable.

Desolee et pleine de gratitude , Judith se propose de m offrir un cafe au village…

Desole et plein d amertume , je declinerais l invitation en lui demandant a l avenir de bien vouloir considerer ses aptitudes avant de s engager dans la nature .

Quelques minutes plus tard , mon sac ,mon velo et moi sommes sur la route en direction de nul part comme initialement prevu .

Je passerais alors ma premiere nuit dans une boite a lettre….

 

Je regretttrais vite d avoir ete si rude avec elle , mais si la meteo avait tourne au vinaigre comme prevu….nous serions surement encore la haut , et ce jusqu a ce que quel qu un nous trouve plusieurs jours plus tard soit au fond d un trou dans lequel on serait tombe en errant perdu dans le brouillard , soit , blotti l un contre l autre , attestant de notre lutte perdue pour tenter de preserver nos mutuels chaleurs vitales .

J aime la montagne , j aime le frisson du danger , j aime l aventure ….mais j aime pas l insouciance et la legerte de jugement dans des univers hostiles .

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Nelson lakes

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Merci !

A la suite de mes derniers textes, où je mentionnais pas mal mon avidité de liberté, j’ai eu droit à pas mal de questions et critiques quant à mes idées, mon mode de vie et les voies controversées par lesquelles je communique tout cela. Je me permets alors une petite clarification.

Ça fait maintenant pas mal d’années que ma vie et mes possessions tiennent dans un sac de 50 litres. Comme beaucoup  j’ai commencé par partir quelques semaines ou quelques mois. Lors de ces premiers voyages, on apprend et découvre énormément sur le monde et soi même. On vit des moments magiques que l’on voudrait partager avec les siens. Cela va d’un ciel éblouissement étoilé, à un sourire croisé ou encore à une aventure hors du commun. On pense à ses amis, sa famille, on voudrait que eux aussi découvrent ça et ouvrent leur esprit sur un monde qui n’est pas si moche que ce l’on voudrait leur faire croire.

On voudrait en même temps qu’ils voient la relativité de leurs problèmes dont ils se rongent l’échine à côté de ceux qui sourient malgré une vie bien plus compliquée.

Bref on passe ces semaines, ces mois à s’enrichir et découvrir, et dans le même temps on a hâte de rentrer pour raconter……

Quand on retrouve les nôtres qui demandent alors c’était comment ? Pas trop dangereux ? Pas trop dur?? On a beau essayer de retranscrire ce que l’on a traversé, de dénoncer le mensonge flagrant dont nous sommes victimes .. mais c’est impossible et malheureusement on se sent alors seul et incompris, à peine de retour on oublie cette magie, on retombe dans la spirale des factures à payer, du frigo à remplir et de la voiture à polir .

J’ai vécu cette vie en alternance pendant des années, dans la frustration de l’incompris qui petit à petit oublie

Alors aujourd’hui en écrivant et publiant au fur et à mesure pas mal de détails de ma vie, certes vagabonde mais néanmoins privée, j’ai trouvé mon moyen de montrer aux miens et à plus ce que je fais vraiment et ce que mes voyages et mes aventures sont réellement.

Et même si je suis à des milliers de kilomètres de vous tous, je ne me suis jamais senti moins seul depuis que je sais, que beaucoup enfin comprennent ma démarche et à travers elle le monde qui nous entoure.

Merci de me lire et d’accepter mes yeux comme regard …..

A vous là-bas….

Fuite ou Fun ????

Il est , je crois , d actualite de debattre sur le fait que le voyage , en particulier au long cours ou encore le nomadisme prolonge est un moyen de fuir . C est souvent avec legerete que l on me pose la question . Mais c est avec serieux que je me la suis pose ces derniers jours . En ce qui me concerne la reponse est oui et non.

Je rencontre beaucoups de voyageurs qui me disent avoir quitte leur pays car ils avaient du mal a s y sentir bien et integres , voire qu ils y avaient de gros problemes . Mais en approfondissant la conversation , je m apercevais souvent que ces gens la ont des problermes sociaux dans n importe quelle contrees traversees pour peu qu ils y restent quelques temps. Alors ils continuent de se deplacer laissant derriere eux un chaos relatif . Cette sorte de voyageur , pour sur , est en fuite , a la reherche de quelque chose qui n existe pas. Inconsciement ils ont peur de se retourner et d affronter le fait que le probleme n est pas dans le reste de l humanite mais bien enfoui dans leur propre chair , esprit , au coeur de leur histoire .

Puis il y a ceux , souvent Francais toujours issu de pays economiquement avances, qui sont a la recherche de lenteur , de sympathie , d humanite…. Ceux la , a mon avis sont en fuite egalement , car le voyage et meme l expatriation sont des manieres de se mettre dans le role de l invite , de l individu de passage, celui a qui on ne montre pas les vrai problemes et qui au cas ou ils les deceleraient , ne se sentent pas concernes et par politesse eviteront la question . Puis comme souvent a des milliers de kilometres de la maison , ils oublient aussi de se soucier des problemes de leur pays , ils se deconnectent petit a petit des news et ont alors tres vite une vision du monde plus belle que celle presentee des media.

Au retour , c est la douche froide!!!

En effet , dans l inertie des beautes traversees et de l insouciance vecue , ces voyageurs ne peuvent plus supporter la tristesse et l anxiogeneite du climat de la vie ”normal” A peine rentres ,ils ne veulent pas se reintegrer ,ils veulent repartir…. cette fois ils veulent fuir pronant que la vie est mieux ailleurs, alors qu ils n ont , a mon avis, qu une vision deformee du monde qu ils ont decouvert. Certains , avalent leur salive amere et se reintegre malgre tout tandis que d autre feront tout pour repartir … Je trouve ca , tres dommage car au lieu de reprendre la fuite ou de se reintegrer a tout prix, pour quoi ne pas importer la sagesse acquise , la lenteur de vivre experimentee , l insouciance vecue….Car je suis persuade qu une vie cool et heureuse est possible partout , mais comme tous ceux qui la recherchent et ont les competences de la trouver se barrent , on tourne en rond….

Dans une societe aussi psychorigide que l est la societe francaise , je comprend que l epanouissement de certains caracteres particuliers soit difficile a assumer, mais plutot que de ronger son frein et se ranger a contre coeur dans un rang ou l on a l impression de pas avoir sa place ou alors de d opter pour la fuite expatriatique ou vagabonde , pourquoi ne pas assumer ses convictions au sein meme de cette societe afin de la faire avancer . Il est bien dommage que dans un si beau pays , on soit juger parceque on en envie d avoir les cheveux bleus , le nez perce ou de travailler le moins possible ou que sais je encore , et ce sans parler des differences raciales ou d orientations sexuelles. Mais si ceux qui se sentent differents fuient ou se fondent frustres dans la masse….ben on reste ou on est….

De plus ,j lors d un premier voyage , on apprend enormement a se connaitre a etre celui ou celle que l on est reellement. Plus de cache social puisque on ne connait persone et personne ne nous connait. Cet anonymat soudain est le soleil que notre esprit , notre nous personel, avait besoin pour eclore et rayonner de toutes ses couleurs .Et nous rejetons alors souvent la faute du bien etre assorti a cette revelation de nous meme a nous meme sur la contree traversee ou les gens rencontres. Mais nous n en sommes en fait les uniques responsables .

Tout cela combine nous fait croire et dire que c est tellement mieux ailleurs….

En ce qui me concerne, et je m apercois que je ne fais pas partie de la majorite des voyageurs, la route , la vagabonderie m apportent l excitation et l adrenaline dont mes cellules ont besoin .

J aime ne pas savoir de quoi sera fait demain , ni ou je serais la semaine prochaine .

J aime regarder une carte et poser mon doight sur son point culminant ou cette peninsule la bas au bout et decider d y aller soit en stop, en velo ,a pied ou sur les mains si c est possible.

J aime devoir dormir abriter de la pluie sous un pont alors qu une semaine avant j etais chef sur un yacht prive dans le port de Sydney .

J aime ces semaines de solitude enrayees par la rencontre accidentelle d un amour ephemere et sans avenir.

J aime pagayer dans un lagon bleu en compagnie de sirenes et d otaries le lundi et le mercredi lutter pour ma survie en haute montagne .

Bien sur , il y a des moments pas facile, comme par exemple quand je me retrouve seul de nouveau apres avoir partage de grands moments avec des comapgnons. Ces moments sont des occasions de remise en questions, de revalorisation de mon itineraire , de mise a jour , en informatique , on parlerait de defragmentation…. Puis apres quelques heures , quelques jours…ca repart de plus belle.

La vie sur la route m a appris arrondir mes angles tout en aiguisant mon esprit ,

Ces derniers temps j ai dormi avec des pinguins, une otarie a fait sa toilette sous mon canoe pendant que ces petits batifollaient a quelques metres , j ai marche sur des glaciers , j ai traverse les plus grands deserts du monde en stop , j ai navigue en compagnie de baleines a bosses , j ai passe des nuits sur des plages enflammees a guetter les kiwis en dessinant des reves entres les etoiles, j ai rencontre des anges et affronter des demons , j ai l impression de vivre sur une vague qui me fait deriver la ou je dois aller…..alors peut etre suis je en fuite , mais si c est le cas ,s il,vous plait n appeler pas le plombier et a tous je vous crie de toutes mes forces…….

FFFFF UUUUUUU YYYYY EEEEEEEE ZZZZZ !!!

 

D aventure en aventures !!!

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Deja 5 semaines que je suis en Noiuvelle Zelande, ce pays m a fait perdre la notion du temps. Je ne parle et compose qu en terme de hier , demain ou apres demain, de lever ou coucher du soleil, plus d heure , de dimanche ou de lundi, mon temps est decoupe dans la faculte d un espace a traverser ou d un endoit a atteindre , qui elle , depend de la denivelltion du terrain , de la meteo , de la beaute et du temps que je souhaite consacre a l emancipationde ma liberte. Souvent, alors que je compte arriver dans une bourgade quelconque avant la nuit , si ce n est pas la berge confortable d une riviere aussi bleue que fraiche qui contrecarre ce plan en me retenant dans ces eaux revigorantes , c est le sourire d une voyageuse qui a d autres projets pour ma destinee. DSCN7163 DSCN7192

Voila la dure vie que je mene dans ce pays que je m amuse acomparer a un parc d attraction geant pour aventurier en carton . On passe d un paysage a l autre, de randonne en canoe a l acsenscion d un pic enneige ou a un trek en foret humide comme l on passerait de space mountain a la maison fantome a Dysney land . Depuis le debut de ce voyage , il y a 2 ans, j ai la plus forte sensation d etre en vacances. Ici on a vite l impression que tout est faux , que si l on tombe sur le sol en chamallow on aura meme pas mal , on depense du faux argent gagne si facilement en Australie , on peu camper partout gratuit ou pas cher , pas de serpents , pas d araignee , pas de fleur toxique , pas de dingo ni meme de crocodile , quelques requins a certains endroits , mais jamais d attaque comme en Australie…..Idyllique, tout semble permis et facile et j ai l impression que si je fais quelquechose d illegal, la police me mettrait une amende en pain d epice……. Alors que l horizon de mes ambitions ne va plus loin que la route qui se dessine devant moi , je jouis d une liberte sans egale , capable d adapter ma ligne de mire au gre des evenements , d accelerer , de ralentir en fonction des compagnies que je veux prolonger ou des retrouvailles que je dois provoquer. Je voyage avec mon velo depuis plusieurs semaines maintenant, du pur bonheur , meme si tous les 2 deux , on doit bien l avouer on aura passer pas mal de temps dans des voitures, d abord pour qqs km puis finalement pour plusieurs jours . Apres 12 jours d extreme solitude ,c est sur le trek de Copland qui mene a de superbes sources d eau chaudes que j ai rencontre Andrea , qui de retour sur le parking m a propose de m avancer de quelques kilometres et qui me deposera 10 jours plus tard a la jonction de cette meme route qui nous avait reuni quelques 400 km plus au sud . 10 jours ou les etoiles et le soleil , honteux de paraitre si mat , auront prefere restes caches laissant place a la pluie qui tentait d eteindre le feu allume . Seul , a cette pate d oie desertique je me demandais une fois de plus, pourquoi moi qui me targue souvent d etre si libre et si heureux, j avais une fois de plus choisi de me planter une lame aiguisee dans une chair deja meurtrie en decidant qu ici nos routes devaient se separaient . Nous le savions , c est ce que nous voulions , d un commun accord nous avions convenu que ce carrefour qui divise la cote est de l ouest serait egalement celui qui aiguillerait nos destin dans differentes directions . C est la vie!!!! en tout cas celle que j ais pour le moment choisi. L audace de rejetter les des pour preserver ma liberte ! Des rencontres, du bonheur , des adieux …….. des souvenirs…. C est donc dans ce creux depressif mais sous controle que je remet mes sacs sur ma monture et reprend la route….direction le nord. En milieu de journee , j arrive a Greymouth ou il y a une bibliotheque , un lavomatic et un supermarche. J y passerais donc la journee a me remettre a neuf. Sur internet , je discute avec Marie, que j avais rencontre a Melbourne. Elle me dit qu elle sera a Nelson dans 3 jours …..C est a dire a 320 km de la ou je me trouve . Comme a chaque fois dans cette situation de neosolitude Je reflechis en trainant des pieds et en soupirant, mon esprit triste et dubitatif . Pourquoi continue je a vivre de cette maniere ? Plus tard ,sur la plage a regarder le coucher de soleil qui apparait rougit comme s il voulait s excusait de son absence prolongee , j eprouve une sensation de nostalgie et de solitude tres profonde . La gorge et l estomac noues , je sais que ce n est que passager mais l air est difficile a avaler. Le voila le prix a payer…..je suis en pleine addition et en goujat que je suis , je sais que je la partage , ce qui n aide en rien le processus de consolation . La nuit tombe ,j erre alors sur mon velo dans l obscurite , sans but ni ambition. Je me dis que j en ais marre. Puis je tombe de sommeil sur le bord de la route…… Je me reveille aux premieres lueurs , un peu patatraque….je me fais un cafe bien corse…en le buvant , j analyse la situation ……et puis je me dis que ce serait vachement bien de retrouver Marie a Nelson et d aller randonner dans le parc la bas….. J avale mon cafe encore brulant…je chevauche mon velo et enfile mon sourire…ca y est l esquisse de ma prochaine aventure est dessine mais d abord je dois parcourir 310 kilometres en 2 jours…..J aime ce challenge et tenterais alors en vain ,d en convaincre mes genoux , qui resteront dans l expectation et plusieurs fois par jour il manifesteront par des douleurs aigues leur souhait dune reconsideration de mes projets. DSCN7256 DSCN7314 DSCN7323

Tant bien que mal , ce jour je pedalerais jusqu au coucher du soleil que j ai eu dans les yeux tout le jour durant , mais ce n etait pas lui qui m eblouissait , ne m arretant que pour un rapide bain en riviere et quelques fois pour avaler quelquechose, le soir venu j ai parcouru 150 km, soit un peu moins de la moitie , je suis fier et content mais pas sur de pouvoir meme marcher le jour d apres, tellement je sens mon corps atrofie et epuise. Cest meme avec difficulte que je fais cuire et avale ma ration quotidienne de nouilles chinoises.DSCN7372 RSCN7396

Le lendemain, aux aurore je suis sur pied, pas de douleur et suis plutot en forme , mais la perspective de devoir encore pedaler toute la journee m effraie , et les premieres cotes sont de veritables supplices , il me faudra 5 heures pour parcourir 40 km….et je suis dans un sal etat , mes genoux sont enflammes et mes nerfs a vifs . Pour couronner le tout , le ciel se charge et commence a se deverser sur ma pauvre pomme de poire….. Persistant dans ma tetebrulitude je me dis que ca va passer….Puis quand les seaux d eau glacee que les camions me rasant , m atteignent ala figure m aveuglant et me rendant invisible , je me dis que je dois renoncer….. Alors en 2 secondes je prend la decision de cacher mon velo dans la foret et de continuer en stop ….. 10 minutes apres degoulinant je tend le pouce , la 3 eme voiture passante s arrete…et hop c est parti pour Nelson abord d un autre Jucy vert pomme, avec 2 Suissesse allemande mais ,elles ,ne sont pas nones ( voir l article precedent “la gold coast stupefiante”) C est tout trempe et penaud que j attendrais jusquau soir les 2 Marie au Macdo. Elles dormiront chez un couchsurfer me laissant jouir au sec de la banquette arriere de leur voiture….. Le lendemain…c est parti pour l exploration d un des plus beau parc national de la Nouvelle zelande: “ABEL TASMAN”, Des kilometres de cote de foret humide sauvage plongeant a pic dans les eaux turquoises de la mer de Tasman. Le tout anime par une vie sauvage abondante et accesible. C est en kayak de mer , que nous choisirons de decouvrir ce lieu beni des dieux que malgre un tourisme de masse , le gouvernement neo zelandais a su preserver intact. C est excites et euphoriques que nous embarquons pour ces 2 jours de randonne maritime qui sera suivi par une journee de marche que nous prevoyons d hors et deja de conclure par un saut en parachute….le programme s annonce allechant et la meteo divine….. Cette fois le soleil et ses homologues nocturnes n ont en rien a rougir , et c est meme avec fierte que la lune fera de l ombre a la voie lactee. Le hic c est que , en louant les canoes on avait mal lu le mode d emploi , et on a rate le paragraphe mentionnant le fait qu il fallait pagayer pour avancer. C est donc en pleine mer ,a courant et vent contraires que nous nous en sommes apercu , alors que la journee declinait et que la mer se renforcait. Mais apres quelques heures de lutte inquietantes , nous avons amerri sains et saufs sur une plage superbe d ou nous avons pu rejoindre le camping et passer une nuit paisible. Le deuxieme jour , conscients de nos etats face la nature, nous avons choisi de la devancer elle et le soleil pour entamer cette journee , en tentant de se rappeler qu il fallait pagayer ….mais nos bras meurtris et mes cris etaient la pour nous le rappeler. Ce 2 eme jour fut fantastique , otaries ,pinguins , petrels , cormorans , soleil et pagaie etaient au rendez vous. A l abri d une ile isolee, nous avons eu le loisir d admirer les otaries faire les malines de par leur aisance gracieuse . Magnifique journee , a qui , nous avons laisse la conclusion a l ocean qui s est contente de la ponctuer d un vague son de houle discrete. Puis le lendemain , l inertie du petit dejauner face aux vagues nous a contraint a presser le pas pour rallier le point de rendez vous de notre bateau taxi qui sest charge de nous ramener au parking ou avait commencer l aventure….. Et maintenant …..le grand saut, l ultime reve d aventure, le summum adrenalitique donnt nous avons tant parle….mais ce ne sera que notre extase qui se suspendera . Finalement , apres discussion, on a decide que l eau etant trop mouillee , le ciel trop bleu , le vent meme pas la , et on ne savait meme pas si les all blacks etaiet en final..bref trop de signes pertubateurs a un bon saut…… Une bonne douche chaude , une nuit dans un lit que j apprecie d autant que la derniere fois que je m etais offert un tel traitement remonte a …..jadis. Le lendemain, Marie et Marie me deposeront a la pate d oie ou j avais laisse mon velo. C est donc sans but ni ambition que je renfourche ma monture,pour une direction certaine , mais une destination vague, je pedalerais jusqu a la nuit avec de legeres averses comme seul distraction , c est neanmions plus melancolique que mouille que je m endormirais sur le sol de la cuisine du camping de St Arnaud. Le lendemain matin, a l office de tourisme je rencontrerais Judith…… En marche pour une nouvelle aventure,cette fois tres tres Alpine , mais je vous la garde pour plus tard….. A suivre.   David

Tarpitude!!

Sans but precis ni objectif mais avec quelques milliers de dollars en poche , un visa de 3 mois , des paysages de dingues , un moral d acier ….je prend la direction du sud de l ile sud. Tantot en stop , tantot rejoignant quelque sentier de randonne pendant quelques jours , jusqu a arrive a Milton…. Milton est une petite ville de la cote est , ou tres peu de voyageurs s arretent. Meme si il est vrai que la bourgade n offre pas grand interet , elle cache cependant un joyau ……Tony. Debarque ici d un coup de stop donne par un genereux jeune couple de francais voyageur , je decide de chercher un endroit pour y passer la nuit , prendre une douche et faire ma lessive. Les dernieres nuits , j ai dormi sur le bord dune riviere , sous une route , dans une gare abandonnee , sur un banc dans un parc et avec les pinguins bleus. Du fait de l ete presume et de l hospitalite de la faune locale , je m etais en arrivant en Nz, debarasse de ma tente , ne gardant que la partie impermeable de celle ci, au cas ou….. Cela s averera une etre une bonne idee . Car , l ete est pourri et les nuits sont au mieux glaciales et bien souvent tres humides. N ayant donc plus de tentes , je dois user d ingeniosite pour utliser cette bache afin de fabriquer un Tarp le plus efficacement possible. Les premiers jours , je me maudissais de ma stupidite , mais pour quoi diable m etais delestais de ma tente??? Puis au fur et a mesure des jours, j ai appris a aimer le concept du tarp. Une simple bache, quelques ficelles et l environnment naturel ou urbain , tantot un banc , tantot un arbre ou un pylone, mes sacs en guise de cales et je me construit mon abri pour la nuit afi de ne proteger au mieux de la pluie et du vent qui viennent droit de l Antarctique et qui pourrait faire rimer glacial avec fatal si j y dormais trop expose. Donc chaque soir un nouveau challenge pour trouver le bon spot et construire le bon abri pour le parfait bivouac . Une riviere ou un lac a proximite permettant le bain quotidien ajoute une etoile au standard de mon style de vie . Mais ce soir , j ai vraiment besoin d electricite et de machine a laver et j avoue que le concept d eau chaude et de drap propres ne me degoute pas . Il est environ 17h , lorsque je pousse la porte de cette grande batisse inposante qui supportait l enseigne “happy inn”. Directement dans l embrasure, de la porte , un homme est allonge sur une vieille chaise longue en bois, il dort, mais le dur courant d air froid que j apporte ,contrastant avec la douce chaleur que produisait le poele a bois ronflant dans le coin de la piece , aura vite fait de le reveiller. D un bond , il tombe sur le sol en s etirant de maniere , objectivement tres etrange. Croyant que je me suis trompe de porte et suis entre chez quelqu un par erreur, je m excuse mais demande tout de meme ou se trouve la reception de l auberge. L homme qui a fini par se relever, me repond en se frappant la poitrine et secouant la tete puissament, que la reception…….. c est lui!!! Je n ai alors pas le temps de dire quoi que ce soit , il m emmene dans la chambre , un dortoir pour 6, sort des draps du placard et prepare un des lits , sans cesser de parler, sans me laisser une seconde pour en placer une , apres quoi, on file dans la cuisine, il me montre les poele les casseroles, les verres , le four , les petites ,les grandes et les moyennes cuilleres, m explique comment recycler, comment composter, alors que j admire le superbe placard a balai, il est deja dans la salle de bain m expliqu ant comment …… Quand on a fait le tout le tour de la propriete, j ai encore mon sac sur le dos , suis mort de rire et j arrive enfin a l arreter une seconde , et lui demander quel est le prix .Apres m avoir explique qu il etait membre d une association internationale d hotel qui donc justifie de la confiance universelle energetique et moderee de la qulaite d un tel resort , mais que le fonctionnement etait tenu par une seul et meme famille depuis 2007 ce qui engendrait des malfonctionnement dans l organisation tant au plan locale que les all blacks ont enfin gagne mais que touite facon lui le rugby ca l interesse plus depuis que les maoris ont eu le froit de vote apres les femmes , la chambre???c est 25 dollars mais si j ai la carte qui……. On peut dire que Tony a le reveil actif , c est un Suisse allemand, mais celui est vraiment genial . Arrive depuis la suisse en Nouvele Zelande en velo en 1993 , il est tombe amoureux du pays , y a achete une eglise qu il a transforme en hotel a routard . C est la que je suis ce soir. Le temps d une douche et d une machine, c est en homme neuf que je debarque dans cette grande piece commune qui fait office de salon , bibliotheque , cuisine , salle de gym etc…Bref une grande piece a vivre , tout en bois ,decore selon un style neoboudhiste tibetain . D habitude dans ce genre d endroit, on trouve des petits panneaux dissemine partout , demandant a chacun de ranger , nettoyer , essuyer apres soi, ici il y a grand panneau qui dit. “ Please let me wash your dishes for you, SVP , laisser moi faire la vaissele” Croyant a une blague, apres avoir cuisiner sur le poele a bois , je commence a faire la vaisselle , “please , stop it” Et cest avec vehemence, que l interdictiome me fut lance, car il s agissait bien d une interdiction. Tony , veut et doit etre le seul a faire la vaisselle ou le menage ici, Quand je lui demande pourquoi, il me repond que pourquoi est la question des imbeciles , je pars en riant en le laissant faire ma vaisselle et j en profite meme pour lui ramener mes gamelles personnelles de mon rechaud a alcool . Il les lavera sans broncher. Apres quoi il m apprendra a jongler en me racontant son histoire de Suisse fou. Quand il aura fini , je lui demanderais pourquoi il a quitte l Europe. En guise de reponse , il me lance un regard plein de compassion acconmpagne d un long soupir tout en posant ses balles il me souhaite bonne nuit.et sen va Je le regarde partir et eclate de rire , puis je vais me coucher a mon tour. Quand je me reveille apres cette douce et chaude nuit , Tony est dans la cuisine , il a deja premesure la quantite d eau necessaire a la confection de mon cafe , qui attend dans la bouilloire, et c est avec malice et fierte qu il presse le bouton de la machineen me lancant “cafe?” “cafe” repondis je Dehors il pleut , mais la journee s annonce grandiose, j avais prevu de partir en stop en direction des catlins , mais vu le temps et le personnage, je crois que je vais rester une journee dans le coin. Puis ca tombe bien , car , une surprise m attend. La veille au soir , j avais mentionne a Tony mon souhait d acheter un velo pour naviguer dans le pays , ca tombe bien il en a un vendre. Un vieux VTT , en pas trop mauvaise etat , il me le cedera 100 dollars avec les sacoches, un paire de basket, des sandales et la prochaine nuit gratuite….bon deal non?? Je passerais donc la journee a nous oragniser moi et le velo pour notre depart imminent pour la liberte supreme qu offre le voyage a velo. A ce moment , je me dis que j ai vraiment bien fait de m arreter dans ce trou , mais la veritable bonne raison n est pas encore arrive , ellle ne viendra que tard le soir. Durant la journee, Janice , une autre voyageuse egaree , a debarque chez Tony, comme moi elle a ete surprise puis seduite et envoutee par les energies environnantes. Le soir, confortablement installes dans des fauteuils bien rembourres, Janice et moi regardons un film/docu sur le Tibet , que Tony nous a oblige a regarder. Le film vieux de 20 ans nous montre l histoire de la colonisation chinoise et du massacre de ces peuples qui ne savaient meme ce qu etait une arme….Bien triste , mais je me suis toujours demande pourquoi dans nos societe on parlait tant du tibet , en nous pointant la dictature et la cruaute chinoise ,mais que se passe t il en Irak, en Afganistan , que s est il passe au senegal, au rwanda, en Somalie , que se passe t il au Mali , en Tchetchenie , en Palestine , que s est t il passe en amerique latine, en Australie ou en Nouvelle Zelande. Qui sont les dictatures, les etats, les republiques ??? Savez vous comment est appelle un moine tibetain par les autorite chinoises??? Un terroriste….. ca vous fait pas reflechir ? moi si ! Savez ce qui se passe aujourd hui au tibet ? Personne ne le sait vraiment, du fait de l interdiction d y circuler…mais on entend parler de constructions de barrages gigantesques…Au tibet se trouve quasiment toute les sources des rivieres et des grands fleuve himalayens , le Gange notament…. Il se pourrait bien que d ici peu ……beaucoups de ces eaux s arretent a la frontiere….chinoise donc. Bref , alors que nous prenons conscience le temps d un film que nous vivons dans et participons activement a la creation a un monde de merde , comme beaucoups aussitot le film termine , nous passons a autre chose . Et ca tombe bien, car entre temps Marina et cralos ont fait irruption . Ce couple espagnol est tombe en panne de voiture a quelques kilometres de la , quand je vous dit que tout le monde debarque par hasard par ici. Ce soir nous serons donc 4 guests , du jamais vu au happy inn. Tony est surexcite, il saute partout, se met a tourner sur lui meme, en pleine conversation , il se jette soudainement au sol pour effectuer quelque etirement ou contorsion sous nos yeux ebahis d abord et plein de larmes de rires ensuite. Puis , session jonglage pour tout le monde….bref de surprises en surprises , tony nous tiendra eveilles jusque 3 h du matin. Au petit matin, nous trouvons tous notre dose de cafe premesure et ainsi que notre horoscope chinois…nous avions tous prevu de partir de bonne heure….il est 13h quand nous terminons le petit dej, 14 h quand nous sommes pret a partir et 16 h quand Tony aura fini de nous montrer ces differentes inventions…dont un velo magique…voir video. Du fait de l heure tardive , que Marina , Carlos et moi allons dans la meme direction , ils me proposent de m emmener moi et mon velo pour quelques kilometres. J accepte, mais eulement pour quelques kilometres…..Je passerais donc une semaine avec eux, a l arriere de leur voiture en se marrant bien et en visitant des endroits magiques comme la region des fjords. Beaucoups de ces endoits ont servi de décor au film le seigneur des anneaux, alors partout j essayeisde jouer de mon nom celebre nom pour obtenir des reductions ….. ca n a jamais marche, m ais cetait bien marrant. Attention , apres avoir regarder ces photos vous risquez de demissioner et de vendre vos enfants pour prendre un aller simple pour la Nouvelle zelande .

Des moutons, des otaries et des penguins!

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Je ne suis en général pas fan du camping urbain, mais des fois, y a pas le choix…. et pour le coup, cette nuit là,  je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix là…..

Parti depuis Christchurch pour une destination inconnue, mon seul objectif étant de rejoindre le sud du sud de l’île du sud, d’où je désire acheter un vélo et entamer la remontée du pays jusqu’à “on verra bien”. En attendant, c’est bien sûr en stop que je vadrouille de péninsule en collines, de tacots en limousines et de rangers en jolies gamines…

Les grands pâturages vallonnés à perte de vue ne s’arrêtant qu’à la rencontre de falaises plongeantes à pic dans le pacifique, ne sont pas sans me rappeler le wicklow irlandais, tout comme là-bas les moutons qui semblent se refléter dans le grand ciel infini achèvent de peindre cette fresque si pittoresque.

J’avais beaucoup entendu parler de l’autostop dans ce pays, ce que j’avais entendu est vrai.

Très populaire et facile. Alors qu’en 2 ans de voyage en stop à travers l’Europe, l’Asie et l’Australie, je me rappelle avoir croisé la route de seulement 6 autostoppeurs. En une journée en NZ, j’en verrais bien plus, ici on est partout …..

J’avais également entendu parler du sens de l’hospitalité des kiwis, je ne l’ai pas encore testé et ne suis de toute manière pas très keen du fait de dormir chez les gens, à moins de leur rendre un service quelconque en contre parti. J’en profite pour exprimer ici, mon agacement quant aux gens qui croient qu’on leur doit respect et hospitalité du simple fait qu’ils “voyagent”….

Je leur pose alors la question, en 2014, où est l’originalité, le sens de l’aventure dans le fait de sauter dans un avion direction la Thaïlande, l’Australie ou encore la Nouvelle Zélande??? C’est devenu facile, et je pense qu’il est important et raisonnable d’en profiter, mais ça ne fait pas de nous des gens dignes de respect et d’admiration dont les voyageurs d’antan et les pionniers en tous genres jouissaient à juste titre..

Nous sommes sur une vague que nous avons la chance de surfer, mais arrêtons de croire que nous l’avons créee.

Alors dans un pays aussi accueillant que la Nouvelle Zélande, profiter de la grande politesse des gens qui leur interdit de dire non, est un abus. Alors évidemment il peut arriver des circonstances qui font que l’on ait à frapper à la porte des gens pour demander assistance, mais arrêtons de le faire systématiquement, comme si c’était normal, voire un dû…..

Ceci étant dit, jamais le stop n’aura été aussi rapide et efficace, parfois alors que j’étais simplement sur le bord de la route à discuter avec un collègue voyageur, des voitures s’arrêtaient en criant “vous allez par là??? je vous amène??”

Juste magique, un grand merci à tous.

Et donc quand arrive le soir, j’essaie de me trouver dans la campagne, la montagne, m’isole et dors à la belle étoile. Je me suis même débarrassé de ma tente il y a quelques jours, du fait de l’été présumé et du fait qu’ici, plus de serpents, plus d’araignées, plus de crocodiles, ni de dingos, seuls les moustiques, les moucherons, les hérissons et les pingouins bleus sont susceptibles de perturber mes nuits…

Des penguins bleus, là, vous vous dites que j’ai du garder de la weed et que j’hallucine… mais non non…. pas du tout.

Un soir, après une longue journée de stop et de rando, un étudiant me dépose dans la bourgade de Aomoru, sur la côte est…. Cette ville est connue pour la colonie de pingouins bleus qui habite à côté. Il faisait froid, le ciel était menaçant et le vent du sud venu directement d’antarctique, glaçait l’atmosphère. Mais pour autant, aucune envie de dormir à l’intérieur, il me fallait juste un abri du vent et un simili de toit. Je trouvais mon bonheur dans le parc municipal. Écrasé de fatigue, j’établis mon camp rapidement et mange mon lot quotidien de nouilles chinoises…. Il fait encore jour quand je m’endors, il doit être environ 21h.

Puis soudain réveillé par des bruits de pas tout proche, alors que la nuit m’avait finalement enveloppé, je réalisais qu’elle n’était pas la seule, autour de moi une dizaine de pingouins me regardaient bien curieusement. Le mouvement seul de ma surprise suffit à les faire décamper, je m’assois alors en tailleur tâchant de rester le plus immobile possible en espérant les voir revenir. En dehors de mon sac de couchage et immobile, vite transi de froid, je ne peux garder la position très longtemps. Alors je me recouche et attends…… puis me rendors….

De nouveau des bruits de pas, cette fois, je retins tout mouvement, malheureusement ils étaient dans mon dos, je les entendais marcher tout près et chuchoter, ils devaient bien se demander ce que je faisais là.

Après quelques minutes, je me relève, alors ils déguerpissent, mais l’un d’entre eux, un peu moins farouche, reste à quelques mètres, je peux alors prendre des photos…… Ben oui, touriste avant tout…

Puis je sors de mon sac de couchage aussi précautionneusement que possible, il reste là à me regarder. Il se met à courir quand je me lève… voir ce petit machin courir, c’est vraiment trop drôle… Il se dandine comme un forcené mais ne peut atteindre une grande vitesse.

Après 5 minutes d’observation mutuelle, je retourne au lit… mais quelques heures plus tard, j’aurais droit à un réveil très matinal. Juste avant l’aurore, des cris dignes d’un régiment de pintades claironnent tout autour de moi, je réalise alors que je suis au cœur d’une colonie…. le bruit est insupportable et je devrais me boucher les oreilles…. Puis je crois que me rendormirais avant la fin du chahut collectif…..

La même journée, j’aurais la chance d’observer des phoques, des dauphins, des albatros royaux, d’admirer un paysage côtier superbe, de rencontrer des gens supers, de prendre un bain dans une rivière glacée et de dormir sur sa rive .

Malgré l’été hivernal qui squatte par ici, je pense n’être qu’à quelques degrés du bonheur.

Nimbin!!

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« Salut David, ai un appart gratos à surfer paradise, j’héberge 4 suédoises…. Et toi tu fais quoi??? » Voilà grosso modo le SMS que Tom m’a envoyé vendredi soir dernier alors que je regardais les vols en partance de Sydney pour la Nouvelle-Zélande. Je me suis d’abord simplement dit: « putain ce Tom il a toujours les bons plans »

Puis je me suis mis à regarder les vols en partance de Brisbane. 1h heure après son message, je répondais….

« Moi ça va, juste fini le boulot, je me mets en route pour chez toi demain matin, serait là-bas lundi dans la journée. »

C’est pour quoi si vous aviez emprunté la M1 entre Sydney et la Gold Coast vous auriez aperçu une sorte de boule noire qui se déplaçait péniblement sur ses accotements, c’était moi qui m’étais enroulé dans la bâche de ma tente pour me protéger d’une des nombreuses averses qui tentait de faire échouer ma quête à la Suédoise.

Heureusement Jésus a envoyé 2 de ses agents spéciaux pour me sauver de ce pétrin. Kevin et Jonhattan, tous 2 agés de 20 ans et futurs pasteurs et comme si ça suffisait pas, ils se sont également permis d’être suisses…. non mais je vous jure, dès fois les gens…

Bon bref, c’est chaleureusement et au sec que ces 2 charmants jeunes hommes m’ont accueilli à bord de leur Jucy vert pomme….. Je resterais confortablement installé à l’arrière pendant près d’1 heure et demi qui sera animé par une grande conversation théologicophilozozophale….. Avant de me laisser partir, ils m’ont gracieusement demandé si ils pouvaient prier pour moi, ça avait l’air de leur tenir tellement à cœur que j’ai accepté avec plaisir. Ce que j’avais pas compris, c’est qu’ils allaient le faire là ici, maintenant…. Avant même que je réalise la scène…

J’avais 1 main helvétique posée sur chacune de mes épaules bourguignonnes….

La guerre des fondues est déclarée….

Et alors que l’on était entourés par des dizaines de touristes interloqués, mes 2 gugusses demandaient à ce même Jésus de bien vouloir m’accueillir parmi les siens… C’est vrai que comme je savais pas trop où dormir ce soir là, ça aurait été bien s’il avait pu me dépanner, mais comme on le verra plus tard, apparemment il avait d’autres plans pour ce soir .

Dans une ultime poignée de main, Kevin me prévient que Jésus et moi, nous nous trouverons en Nouvelle Zélande …. Inchallah lui répondis je….

Comme susurré précédemment, Jésus ne vint pas et je dus alors planter ma tente sur la pelouse de l’hippodrome….. Confortable et calme, le seul inconvénient est que je dois alors décamper avant le lever du jour si je veux pas risquer une amende.

4h30 du matin, je suis alors prêt à repartir. Je devrais marcher 5 kilomètres avant de trouver un bon spot. 9H30 soit 5 heures 5 km et 3 averses plus tard… Un type au loin me regarde, m’observe tout en sirotant son ce que j’imagine être un délicieux nectar divin….. et chaud….. AH j’en veux!!

Après plusieurs minutes d’épiage intensif, l’être inconnu se décide à se diriger vers moi dans un élan de bonne politesse, je m’en vais à sa rencontre….

—Hello ouere are you go hing????

___ euh Ail dou note no verri ouelle, some ouere heupe norfe….,,,you???

_____pareil, j’en sais rien, j’erre vers le nord

——si tu veux , j’ai des suédoises et un appart à surfers paradise???? ça te dit??

—–ouais mais d’abord on va à Nimbin

——COOOOOOOOLLLLL!!!

Nimbin est un petit village d’une centaine d’habitant, perdu dans une forêt tropicale gigantesque et humide, la brume se confond avec les émanations de la consommation des produits locaux. Au dessus des lois et des concepts traditionnels de nos sociétés. Coloré, calme et apaisant, à seulement quelques kilomètres des plages bondées, ce village est une sorte de parenthèse spatio-temporelle, où il semblerait que même le climat ait décidé de la jouer cool. Et nous c’est là-bas qu’on va …. Hippies, pipes, ourah…..

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Quelques 400 kilomètres plus tard, Mickaël et moi qui sommes devenus en quelques heures, les meilleurs amis du monde, nous retrouvons avachis à une terrasse de café, écoutant la musique, discutant, fumant la weed locale, profitant de l’atmosphère très particulière de cette bulle …. Le soir arrive et nous sommes propulsés dans une soirée à la salle des fêtes où s’enchaîneront plusieurs groupes de musique. L’ambiance est top!!!!

Puis quand arrive le moment où je ne me rappelle plus m’être déjà rencontré, nous prenons la route brumeuse et obscure de la forêt pour chercher un endroit où planter la tente……… Apparemment Mickaël a trouvé car alors que je me réveille sur le siège passager dans un endroit charmant, j’aperçois sa tente et entends ses ronflements….

Le ciel est bleu, les Suédoises pas loin et devant moi la vie….. qui ma foi est plutôt belle…

Par contre, pas de nouvelles de Jés.., je vous tiens au jés…. , au jus

Australie, le bilan !

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Lorsqu’il y a 359 jours j’ai débarqué à l’aéroport de Melbourne, je venais en Australie sans grande excitation. L’ idée de fouler ce pays qui débordait de packagers tout neufs ne m’enthousiasmait pas plus que ça. Je me disais que ce serait juste un bon endroit pour renflouer mon porte feuille. Puis petit à petit, sans m’en rendre compte, grâce à la providence et aux infinies opportunités que cachent cette terre d’aventure, je me suis laissé séduire.

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Jamais un territoire ne m’avait autant ému que ces grands déserts qui se cachent en son centre, je me rappelle cette euphorie indescriptible que provoquaien t en moi cette solitude et cet isolement, alors que je traversais seul en stop ces contrées hostiles. De l’eau, un peu de nourriture, de la musique, le ciel infini et une tente suffisaient à me combler d’un bonheur incompréhensible. Beaux, je ne dirais pas ça des ces paysages. Simples et inquiétants seraient plus juste, ayant le pouvoir de remettre ma condition d’humain à sa place, une leçon d’humilité. Je me rappelle de ces nuits, seul, dans le bush, avec les dingos comme compagnie, hurlant tels des loups au loin. Je me rappelle cette émotion en voyant une rivière, un lagon, après des semaines de sécheresse, cette prise de conscience de la valeur de l’eau, ce respect pour les natifs qui avaient su s’adapter à cet environnement, une certaine admiration pour les pionniers, qui avaient quitté ou fui leur pays pour par exemple s’expatrier à Coober Peddy et y chercher de l’opale. Je me souviens aussi de cette sensation étrange un soir, après avoir roulé plusieurs heures à travers une zone aride, j’arrivais à Broken hill et y trouvais la ville de Lucky luke, pleine de saloons et de casinos, avec des gens, des magasins, des écoles, des maisons de retraite, des parcs verdoyants…..mais rien à des centaines de kilomètres, une ville dont il n’est pas possible de s’échapper, la seule issue étant l’avion ou des heures interminables de route pour rejoindre un autre village, une autre ville qui seront tout autant isolés…. Une ville comme tant d’autres dans ce pays, qui a jailli du néant et a existé seulement pour ce que son sous sol contenait..
C’est en souriant que je repense à cette équipe de galériens que nous formions à Shepparton, Coco, Kim, Lili, Lory, Ben, Erika, Frankie, Mickael et Capu, de la cueillette d’aubergines et de courgettes pour 30 dollars la journée, puis vint le tour des pêches, des pommes et des poires, nettement plus lucratives… mais touchés par la grâce que fournit l’audace, certains d’entre nous auront la chance d’être sélectionnés pour bosser dans l’usine du coin pendant quelques semaines…. c’est le moment où j’ai pu me faire arracher cette dent qui me faisait tant souffrir depuis des semaines.
Je me rappelle cet émerveillement en arrivant à Mataranka, bourgade qui marque le début de la zone tropicale, devant les fleurs, les oiseaux, ces arbres gigantesques…. de la verdure et de l’eau en abondance… quel bonheur, quelle émotion …. quelle chance!!! Quelle surprise de tomber sur Kim, Lili et Coco au milieu du désert alors que je faisais du stop en solo, puis quelle galère de tomber en panne 12 kilomètres plus loin.
Puis je me rappelle, à Darwin quand nous devions respecter tout un tas de règles pour rentrer a la maison, à bord de ce zodiac pas étanche alors que nous habitions sur un bateau à flot, dans une baie où grouille le crocodile de mer.
Je me souviens ces 24 heures d’attente avec Tom, sur le bord de la route, le pouce tendu à Halls creek, pas très loin où se sont passés les événements qui ont inspiré le film d’horreur culte australien “Wolf creek”
Je me souviens ces semaines passées à cuisiner pour les cowboys dans ce ranch gigantesque des kimberleys, mes seuls amis une émeu Watson, une labrador Peggy, et 2 jeunes cochons, Brown and Shwartz, avec qui j’allais me promener lors de mes pauses d’après-midi.
Puis, il y a eu Derby, j’y ai travaillé 7 semaines comme cuisto avec Maëlle, avant de m’apercevoir que je me faisais arnaquer et de les planter brutalement pour rejoindre l’équipage de Folly D, un sloop de 13m40 que j’ai aidé avec Job, a convoyer le long de la côte ouest jusque Fremantle. Accompagné par les baleines et les dauphins, j’y aurais admiré tout un tas d’animaux marins dont un superbe requin. En cours de route, j’ai rencontré Pascalle, une française paraplégique …. et qui fait du surf.
http://www.youtube.com/watch?v=PkLgSPbWVIw
Après ce trip incroyable j’entamerais une procédure prud’homale contre les escrocs de Derby qui se terminera 2 mois plus tard au téléphone sur la plage de Bondi Beach.
Après 16 mois d’été enfin arrive le printemps, qui dit printemps dit apéro et c’est alors que me vient l’idée de rencontrer les auditeurs d’Allo la planète qui seront sur ma route, et c’est alors que j’aurais le privilège de rencontrer Aude, Amine et Chloé pour un bingo torride. Durant mes 3 semaines passées à Perth j’ai bossé comme poissonnier, cuisinier, plongeur, serveur….. Puis intervient une folie personnelle qui m’a envoyé vers le Japon et les États unis pour une période de 3 semaines, un voyage incroyable à surfer sur la vague du temps. En plus cette aventure m’aura permis de faire la rencontre de Marc Gregor et Laura a Ann Arbor du chat photographe et Toufik à Tokyo, oui oui grâce a ALP.
A mon retour à Melbourne, j’y retrouve 3 vieux amis Pierrot, Jérôme et Sophie, rencontre encore de nouvelles têtes, Ilanit et Marie. Puis un fabuleux road trip m’aura conduit jusqu’à Sydney où j’ai eu la chance incroyable de bosser tout décembre en cuisinier freelance sur Sydney et dans les blue mountains pour finir en apothéose le soir du réveillon.

En arrivant à Melbourne, après 1 an de pérégrinations aventureuses entre l’Europe et l’Asie, inutile de préciser, que j’étais à sec, mon compte affichait 500 euros, 1 an plus tard, après avoir vécu toutes ces aventures et bien d’autres…… mon compte et moi sommes prêts pour de nouveaux challenges….
L’  Australie, oui c’est fini, oui ça me fait quelque chose,  mais je me tourne vers une autre partie du monde….. et ça s’annonce explosif !!!!
Merci à tous, thank you so much!!!!

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Réveillon 2013-2014 à Sydney

Pour le soir du réveillon, je cuisinais sur un yacht privé pour une bande de Russes, d’où j’ai parlé à la terre entière grâce à Allo la planète, juste sous le feu d’artifice le plus célèbre du monde. A bord c’était open-bar et y avait même du red bull en poudre….. Ah oui j’étais payé, 80 dollars de l’heure pour ça…. une belle façon de fêter la nouvelle année et de terminer l’Australie en beauté…. et dire que l’année dernière j’étais dans la boue en Indonésie…. Une belle et heureuse année à tous……
http://www.lemouv.fr/diffusion-bonane

On Nye, i have found myself cooking on a private yacht in the Sydney harbor, just uder this fantastic firework, i was lucky enough to talk to the whole world on live, on board it was open bar and funny products…. Great way to celebrate Nye and the last days here in Australia…. thank to all of you, happy (new) lives….and we might see each other, here or somewhere …..

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Il est déjà tard …

Il est déjà tard et j’ arpente cette montagne depuis longtemps déjà, seul au milieu de toute cette vie, blotti sur la dernière corniche , je peux me reposer et analyser la situation. Le sommet est tout proche, à gauche un léger sentier sûr et tranquille y mène rapidement, puis il y a ce couloir raide et glissant, convoité par tout alpiniste.
Peu importe le chemin, la vue la haut sera la même, mais l air n aura pas le même gout.
Je suis confiant et ai du bon matériel, le moral est bon, même si de temps à autre un nuage vient cacher le soleil dans le ciel limpide, ce qui a pour effet d atténuer ma fougue et mon audace.
Je me repose, reprend des forces et réfléchis…

Ce voyage a commence il y a longtemps, je suis maintenant a Kuala Lampur, seul au milieu de toute cette vie, je profite de l hôtel pas cher et confortable pour me reposer et faire le point.
L Australie est toute proche , surtout si je prend l’ avion ici .
Pas cher et confortable.
Mais il y a la possibilité d un voilier a Bali, la voie nord, celle rêvée des voyageurs.
L argent est mon fil du rasoir, encore 1500 euro en poche.
J ai confiance….
je suis las,  me repose , reprends des forces et réfléchis…

Wicked and psydneydellique

Bush, wombat, montagnes , geckos , côtes, falaises , plus Sydney moins que Melbourne , Canberra et kangourous, koalas koapalas et même des koailleurs, une Bat avec l’ accent italien, un varan se barrant , GOGOGOana, mouche qui peut , cascades d eau et de lutin, du bitume et de la gadoue poussiéreuse, de la rando et du shopping, des rencontres des retrouvailles, sans musique mais en chanson , du sophiroll ,des campings et des forêts tropicales, , des plages de sable blanc et des sentiers escarpés, apero et gueule de bois , des penguins , la pluie puis le beau temps, des animaux des fois même vivant
tout çà , et pas un ornithorynque!!!Image

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Tokyo ou quoi….

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Bonjour tout le monde!!!  Ben oui j’ ai craqué, ces dernières semaines j ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres a travers le monde, pourquoi????? Ben j en sais rien, juste comme ça….ça fait bizarre ??? A moi aussi !!!  Je pourrais vous mentir et dire qu il y avait une urgence quelconque,  mais non j’ avais juste envie et je l’ assume…… Au travers de cette folie, j’ ai eu la chance de découvrir un Japon comme on ne l’ attend pas, alors afin de tenter de me faire pardonner auprès de ceux qui m accuseraient d incohérence idiote…..voici le récit et les photos de ce voyage délirant !
Le 24 octobre,  en seulement 12 heures, je quitte le printemps austral pour l’ automne boréal…… Dans les 2 cas….il pleut… Une météo similaire, presque pas de décalage horaire et un vol de nuit ont eu pour effet d’ atténuer le choc du changement d un tel voyage, mais très vite la nourriture et la langue rappelleront à mon esprit distrait les kilomètres parcourus.
En fait , c est un événement plutôt singulier quelques minutes seulement après la descente de l’ avion qui me fera atterrir pour de bon chez les Nippons.
« Dehors, il pleut, et je suis le dernier a descendre du bus qui me dépose a Tokyo Station, le temps de récupérer mon sac dans la soute, 2 queues se sont déjà formées à l avant et l arrière du bus allant chacune jusqu’ au fond de l’ arrêt, formant une sorte de prison humaine autour de moi, je m avance alors vers une première personne en lui lançant un haut et clair ‘sumimasen » qui signifie « excusez moi »dans l intention qu il comprenne ma situation et me laisse passer. Un simple pas de côte de sa part libérerait l’ espace nécessaire à ma libération…. Il me regarde dans les yeux , les siens sont remplis  d une panique que je ne m explique alors pas, je lui fais signe que je voudrais juste passer, il jette alors des coup d’ œil  inquiets et furtifs tout autour de lui,  ne comprenant alors pas la cause de sa rudesse a mon égard, et n’ étant pas du genre patient…..je force le passage en l’ écartant a bras .
Ce n est que plusieurs minutes plus tard que j analyserais son comportement.
Je n’ étais simplement pas la ou je devais être, si je m étais dépêché comme tout le monde, je serais  sorti de là avant que ces queues ne se forment, et donc ce monsieur s’ est retrouve face a une situation qu il n’ avait jamais connue, jamais envisagée, alors qu il était à la place ou il devait être pour monter dans le bus,  il se demandait bien ce qu’ un blanc bec barbu avec un sac gigantesque faisait la , et il ne savait tout simplement pas comment réagir face a cet événement et il n y avait personne pour lui indiquer  la marche a suivre, a savoir ……se déranger un peu sur le côte. Si un japonais , avait été a ma place,  il aurait attendu que les queues fondent dans le bus avant de se dégager de cet enclos……  Différence culturelle !!!
A tout hasard si ce monsieur venait alors à lire ces lignes….. .Je voudrais lui dire que je suis désolé d avoir outrecuidé  à  son insu mon état de rustre. »
Après24 heures de sushisation acclimatante, je me retrouve propulsé vers un festival organisé par le sloth club de Tokyo.
Le sloth club ( club des paresseux), ou le « slow life movement » c est une organisation internationale qui fait l’ éloge de la lenteur , elle tire son nom de l animal le plus lent du monde. L’ idée générale est en gros « pourquoi courir’ ? décroissance, permaculture, vie sans électricité, vision alternative…..Tous les sujets visant a un monde plus cohérent et juste, sont les leitmotiv de ce réseau fascinant….
On associe souvent Japon , avec Shibuya et costard noir,  mais il y a l’ autre face du sushi…
Un Japon responsable et soucieux de l’ avenir et c est celui que j ai eu la chance de rencontrer. Dans le monde entier de telles associations et communautés existent, un peu hippies beaucoup spirituels qui organisent des événements plus ou moins grands un peu partout sur le globe. Même si le tronc commun à ces festivités illuminantes  reste identique, l esprit nippon n’ a pas manqué de marquer sa différence.
Des centaines de personnes dans la boue mais des toilettes et un dortoir commun impeccable. On enlève tous les chaussures avant de pénétrer à l intérieur, et on met même des chaussons pour aller aux toilettes.
A son teufeur, son chien, mais ici le pitt bull cède sa place au Chiwawa en manteau d’ alpaga  (je vous jure).
On dormira à même le sol dans un gymnase avec plus de 100 pax, mais la nuit sera des plus paisibles ,réveillés en musique méditative avant d’ entamer une séance irréelle de yoga collectif a 8h du matin.
Ensuite , c ‘est atelier percu, y en a pour tout le monde, des congasses , djembes , castagnettes, triangle….Danseurs, saxophoniste, didgeridoos se joindront à la cacophonie masterisée par des êtres étranges de tout poil et couleur confondus, s’ insérant au centre du noyau d’ énergie créé , danseurs et bêtes  venus de l’ au delà géreront le rythme de par leurs  corps transportes…..Des heures durant , un vrai voyage initiatique ou il semblait que cette centaine d’ esprits individuels s’ était fusionné pour ne créer  qu’un être invincible et profondément heureux….. A ce moment,  beaucoup  penseront que j’ avais du prendre quelques drogues quelconques….. He bien que je sache , la musique et la beauté de ce moment auront bien été les seuls mécanismes extérieurs responsables de cet état. Il n’ était pas encore midi quand le charme a cessé  pour laisser place aux conférences et concerts.
Tokyo aura aussi été l’ occasion d’ organiser un apéro  « Allo la planète » et de rencontrer un chat photographe et Toufik.  Grand moment.
Un trek autour du mont Fuji et quelques geocaches découvertes auront clôturé  mon épopée nippone.
A mon retour a Melbourne, j y ai retrouvé de vieux amis Français avec lesquels  nous avons vécu 2 semaines d aventures que je vous raconterai dans le prochain épisode.

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.702823519730461.1073741853.334038009942349&type=1&l=48158a74d3ImageImageImage

Détour à Detroit

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Dori s’ est blessée avec un masque de plongée son nez se met a saigner, ce qui instantanément excite  l’ appétit mortel du requin blanc. Melvin et Dori nagent alors à toute vitesse pour trouver un abri . Malgré l’ aide d’ un requin marteau et d’ un requin tigre,  ils se retrouvent très vite pris au piège et propulsés tout droit vers les 4 rangées de dents acérées ….
C’ est à ce moment précis que l’ hôtesse de l air interrompt  le programme pour me servir mon petit déjeuner, à ma montre il est 22h.
Le Boeing 777 d’ American Airline a quitté le tarmac de l’ aéroport de Marita il y a exactement 10h,  et depuis,  comme il m’ était impossible de dormir,  j’ ai écumé les films et séries disponibles à bord, j’ étais alors en plein  dans « Le monde de Nemo” quand il m a fallu brutalement rejoindre celui de la réalité.  Étrange sensation que de s’ entendre demander par le commandant de bord si l’ on a passé une bonne nuit alors qu il est à peine l’ heure daller se coucher….
Un café , un croissant vite avalé , la ceinture bouclée  et c est l’ atterrissage…. à Dallas.
Il est 9h du matin, le même jour qu’ hier…
Je n ai alors qu une heure et 15 minutes pour récupérer mon sac à la douane, répondre à l’ interrogatoire de l’ immigration,  remettre mon sac en transit  et rejoindre la porte d34 pour embarquer à bord du Boeing 737 en partance pour Detroit.
Un agent des douanes qui m’ interpelle pour un contrôle d’ identité , me demande ma destination finale.
—-”Detroit ??? Pourquoi tu vas la bas, c’ est dangereux !  Quand tu arrives, va direct à l’ hôtel et n’en sors  pas” ?????
Malgré une fatigue qui s’ accroit,  je ne trouverai le sommeil que quelques minutes avant l’ atterrissage.
J’ ai les jambes qui flageolent,  garder les yeux ouverts me demande toutes les capacités résiduelles de mon cerveau, c’ est sûr  je suis malade, je m’ auto diagnostique une encéphalite anale de catégorie 12.
Un remède efficace  serait du calme et de la tranquillité…… ça tombe mal…..

Un être sensé et malin aurait très certainement cherche un téléphone à l aéroport et demandé la direction exacte de l’ hôtel avant de sauter dans le premier bus qui allait en centre ville.
Mais ça , c est ce qu’ un être sensé et malin aurait fait…….
Bref , je saute dans un bus qui va…. par la !!!!
A ma grande surprise je suis le seul blanc a bord, mais d’ après les regards qu’ on me lance ,  je ne suis pas le plus clair…
Je demande au hasard,  si quelqu un connait “Vermont Street”……
Pas même le chauffeur n’ en a entendu parler.
Et ben tant pis,  mon plan est alors d’ aller en centre ville,  et la je verrai bien…..
Je somnole,  m’ endors,  m’ effondre….puis par miracle,  lors d un sursaut,  un de mes yeux a sauté par la fenêtre, se heurtant de plein fouet a un panneau indicateur signalant” Vermont Street”.
Un spasme violent a propulse mon bras précédant ma main sur la ligne de signal d’ arrêt du bus….il stoppe instantanément quelques centaines de kilomètres plus loin ….
En m’ extirpant du véhicule,  un vieux réflexe australien me fait baragouiner un grand “thank you” à l’ adresse du chauffeur …..le silence qui a suivi m’ a laissé  soupçonné que je n’ étais plus en Australie.
Alors que je remonte la rue afin de rejoindre le panneau qui a heurte mon œil il y quelques minutes, j ai l’  impression concrète que quelque chose cloche…….De manière machinale je fouille sans cesse mes poches,  sans même savoir pourquoi,  j en sors à  plusieurs reprises mon “bording pass”,  le déplie,  le replie et le remet dans ma poche, le sort encore, et le remet…. jusqu’ à ce que simultanément, un courant d air froid me passe juste devant le front et une douleur compressive me serre la gorge. Ces signes sont de ceux qui accompagnent,  entre autres,  la prise de conscience d’ un gros problème.
Alors qu’ une partie de mon esprit a tout vu et essaie désespérément  d’ alerter le reste de mon être, ce dernier aura besoin de quelques minutes supplémentaires  pour réaliser que le boarding pass qui était range a l’ intérieur de mon passeport n est plus a l’ intérieur de mon passeport ….. c’  est que ….J’ AI  PERDU MON PASSEPORT…
Alors la , c est la boulette….. je fouille mon sac?  mes poches…….rien.
J’ai du l’ oublier dan le bus……putain de galère…
Je reviens sur mes pas, haletant, jurant, m arrachant les cheveux……
Je remonte jusque l arrêt de bus …et là miracle…..mon passeport est là…par terre….
Je remercie grandement  les quelques neurones qui étaient de garde a ce moment là.
Cet épisode aura eu pour effet de me réveiller  pleinement et de me mettre d humeur chantante.
Lorsque j’ arrive au niveau de la rue Vermont,  une autre surprise m’ attend…..il y a bien un panneau …mais pas de rue….juste un renfoncement avec une ruine de building….Oups.
Le quartier a mauvaise mine, ça tombe bien,  moi aussi .
Je me mets  en quête alors d un téléphone….Au Japon ou en Australie, c’ est chose facile,  mais ici il semble que ce soit plus compliqué…. je me rends  alors dans une station , ou l’  employé de service me proposera gracieusement de me prêter le sien..20 minutes plus tard je suis rendu a l’hôtel.
Grands Dieux  , que ça fait du bien….
Je rencontre une jeune française,  qui m invite à la rejoindre pour un concert le soir même….A ma montre il est Jeudi 7h du matin,  ici il est Mercredi 17 h…..
J’ accepte…..
Le gérant de l’ hôtel ne nous a pas laissé partir avant de nous recommander de marcher sur la chaussée, face au trafic,  plutôt que sur les trottoirs
1) Afin d’ éviter de se tordre une cheville du fait du mauvais état de ces derniers
2) Et au cas ou quelqu’ un se cacherait derrière un arbre, on aurait plus de temps pour aviser quelque chose….
……. ça a l air cool dans le coin…..

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.692764684069678.1073741852.334038009942349&type=1&l=ac42900dc1

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A fremantle à la voile !

Des dauphins, des baleines, un requin marteau, un voilier et son capitaine, un travesti hollandais ,du stop, du vélo, de la rando, des fleurs,  un serpent, du snorkeling, des couchers, des levers de lune et de soleil, des pélicans, un lac rose, des eaux émeraudes, des crabes, des requins pelles, des raies, des fugus , des stromatolites, des pâtes  sur la plage de coquillages , a bord du homard thermidor, des tempêtes et du beau temps……. la routine quoi !!!!

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.662053893807424.1073741848.334038009942349&type=1&l=07cf83c5a0

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Derby !

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Bonjour à vous !!! Je vous avais laissés  dans un suspense, que certains , a juste titre, ont jugé de mauvais goût,  je m en excuse. Et je m’ empresse de faire la lumière sur cet épisode plus triste que glorieux. Je commencerais par quelques lignes concernant le droit du travail australien afin que la suite soit plus claire.
Si vous êtes  ressortissant de l un des pays suivants :
Belgique
Canada
Cyprus, Republic of
Denmark
Estonia
Finland
France
Germany
HKSAR*
Ireland, Republic of
Italy
Japan
Korea, Republic of
Malta
Netherlands
Norway
Sweden
Taiwan
United Kingdom
Et si vous avez entre 18 et 30 ans révolus , alors vous avez les 2 critères principaux pour être éligible au programme visa vacance/travail en Australie et dans la plupart des pays cites ci dessus.
Ce visa (417) est valable 1 an a compter de la date d’ entrée sur le territoire et vous autorise a travailler et/ou étudier et bien sûr voyager a travers le pays. Pour plus d infoshttp://www.immi.gov.au/visitors/working-holiday
Lorsque vous êtes embauché sous les conditions de ce visa, vous avez a quelques différences près les mêmes droits que les citoyens du pays.
En Australie les différences  majeures sont :
1)L’ impossibilité de travailler plus de 6 mois pour  la même compagnie
2) Le taux d imposition.
En effet, le détenteur du visa 417 plus connu sous le nom de backpacker, est imposé à un taux fixe de 32,5% dès le premier dollar empoché, alors que le résident ou citoyen lui est imposé à partir de 18000 dollars annuels à un taux débutant a 13,5%.
Environ 30% entre 30000 et 60000 annuels
pour ensuite plafonner aux environs de 40% au delà .
Contrairement au système français,  l’ australien est simple est limpide, un gosse de 7 ans serait capable de comprendre une fiche de paie et une déclaration d’ imposition.
L’ impôt unique est pris a la source.
La paie est souvent versée de façon hebdomadaire , multipliée par le nombre de semaines ,elle donne une estimation du revenu annuel et donc du taux d inposition ce taux est directement deduit du salaire par l employeur qui doit ensuite payer le centre des impots.
Une fois par an ,le contribuable rempli une declaration de revenu afin d indiquer reellement son salaire annuel. Sur ce fait une reajustation est etablie.
Alors soit il doit payer plus, ou bien souvent, si il n a pas travailler toutes les semaines de l’ année il reçoit l’ excédent paye.
Simple et efficace.
Pour les backpackers , c est encore plus simple. Mais alors qu ils ne jouissent d aucune protection sociale et santé, n ont pas d enfants a l’ école, ils payent 2,3 fois plus d’ impôts que l australien moyen…..?????
En théorie, on est censé récupérer une partie de ces taxes….. et il est facile de passer pour ‘résident for tax purpose” mais c’ est illégal.
De plus , l employeur est censé verser +9% du salaire a une caisse de retraite ‘superannuation” , cette superannuation vous est restitue lorsque vous quitter définitivement le pays.
Concretement, si vous etes un backpacker, qui marchait dans les clous, c est 41,5 pour cent du salaire que l employeur preleve et ais cense paye au gouvernement ou la caisse de retraite.
La plupart le font mais certains……vous volent….
Commencez a comprendre???
Alors sans transition…. Back to the story.
Apres 5 semaines dans ce gigaranch a bosser 14 heures par jour sans aucun jour de conge , je revais de vacances de liberte et d ocean….
Je m appretais donc a me diriger vers Exmouth ou “le snorkeling” dans la barriere de corail est repute. Je me prelassais deja a l idee de passer quelques semaines sur une plage doree a manger des noix ce coco en attendant ma pochaine mission lucrative.
Seulement, le destin avait d autres plans.
Un email, recu au petit matin precedant mon depart de Mount House, m apprenait que le petit restaurant sur la jetee de Derby cherchait a me contacter. J ais donc appeler , et ils m on fait une proposition difficile a refuser, du fait de la providence qui l accompagnait et de la lucrativite proposait.
On me proposait un poste de chef, 25 dol de l heure, 60 heures par semaines garanties, logement et nouriture gratuite. Le genre de boulot et de resto que je deteste, mais je me suis dit que 2 ou 3 mois dans ces conditions m autoriseraient quelques beaux voyages.
Un entretien est donc convenu le lendemain.
Des notre premier contact, je repere de suite le cote ”marchande de tapis” de Gaspard ( lets call him this way) typique des gens malhonete. Mais la location du resto est superbe et sa femme aussi.
Je commence le lendemain 9h.
Je ne vous ennuierais pas avec toutes sortes de deatails aussi futiles qu inutiles, mais plus je les cotoierais, plus leur malhonete sera flagrante a mes yeux.
Je me dis alors tout naturellement, que ils arnaquent leurs clients, soudoient les organismes locaux et gouvernementaux, essaient de voler le moindre cents a nimporte qui…..
Pourquoi en serait il different a l egard de leur staff…..
Alors j ai garde les yeux bien ouverts, et plusieurs signes m ont mis la puce a l oreille qu ils ne payaient les taxes deduites de nos salaires.
Apres 4 semaines , je n avais toujours signe aucun contrat , ni recu aucune fiche de paie ,ni aucun document, mais toutes les semaines, ils prelevaient un tiers de mon salaire, soit 500 dollars (2000 dollars par mois).
A la fin de chaque journee de travail ,je marquais le nombre d heures travailles sur un cahier , stocke dans la cuisine ,sous le microonde….
Lorsque je fis ma demande pour obtenir une fiche de paie pour les paiement effectues.
D abord surpris , ils me repondirent:
1) les australiens n ont pas de fiches de paie
2) ce cahier ,tout pourri et huileux ne contenant aucune information, est un document legal et officielle que tu devras garder.
En temps normal je pense que ca m aurait bien fait marrer avant que la colere ne me monte au nez.
Mais , heureusement j ai ete plus malin, et ait jouer la credulite.
—— ah bon? Ah ok! Merci.
Mais ,ils m avaient menti, ils me volaient, je le savais et j allais commencer a m organiser.
J ai donc pris des infos a ce sujet , contacter les organismes responsables, les ait denoncer pour tax evasion….et ais minutieusement pris connaissances de mes droits.
Mon collegue a qui ils n ont tenu aucune des promesse qu ils lui avait ete faite, a decide de chercher un autre boulot et de suivre ma demarche.
Ces demarches, sont longues et fastidieuse et peuvent paraitre decourageantes a premier abord, mais ma fierte a ete touchee, alors je ne lacherais rien.
2 semaines plus tard, Bobby, mon collegue a trouve un autre job et donne son preavis… 6 jours.
C est le premier coup de massue pour ces 2 cretins qui croyaient que l on etait amorphe.
Quelques jours plus tard, Gaspard me demande pourquoi Bobby voulait partir, je lui repond qu il ne leur faisait pas confiance , qu il etait decu des promesses non tenue….et que j etais sur la meme voie..
2eme coup de massue….
Alors que je suis le seul staff restant ( les serveuses et le plongeur ayant quitte les lieux plus prematurement), je les menace de partir sur le champ si Bobby et moi n obtenons pas nos fiches de paie.
Apres une crise d hysterie de sa part, il ne lui faudra alors que 30 minutes pour remplir et imprimer les documents.
Si simple, pourquoi ne l a t il pas fait plus tot???
Je leur dit que je suis en contact avec differents organismes et que je vais verifier les numero et les noms indiques.
Surpris et paniques , ils realisent que les backpackers ont des droits , des yeux et des oreilles.
Le jour meme , ils passeront une annonce pour chercher un autre cuisinier.Ils proposent 40 dollars de l heure.
Quelques jours plus tard, apres investigation, je trouve le contact de gens ayant travailler ici quelques mois auparavant. Et la patatra , ils n ont toujours pas recu les papiers promis.
Plus aucun doute, ils nous volent.
Dans le meme temps, je vois une annonce d un capitaine qui cherche un equipier pour descendre son voilier dans le sud de l Australie.
Providence, hasard ou destin , je vais realiser le fantasme de millions de travailleurs exploites.
Entre colere , bonheur et soulagement, je branche mon dictaphone, entre dans le restaurant. File en trombe jusqu au bureau, et demande une explication, ils me debiteront toutes sortes de faceties halucinatoires, prouvant vraiment qu il prennent les gens pour des abrutis.
Je leur dit que je travaillerais ce soir si mes fiches de paie sont a jour et peut etre alors j envisagerais de revenir demain.
Mes fiches de paie a jour, je ferais un service irreprochables voire tres zele…..
Le lendemain matin , apres une soiree bien arrosee avec mes complices du coin, je serais sur la route , direction Exmouth, ou Dave et Job m attendent a bord de “folly D’ qui nous envoilera juque Perth.
3 jours apres mon depart ,etait cense avoir lieu une grande soiree buffet/concert avec une centaine de convives….Gaspard et Cunegonde seuls,ont du annule , et j en suis fier et ravi.

2 jours plus tard, la veille du buffet ,je planterais un clou dans leur echine dechiree en envoyant un sms precisant combien ils me doivent et quand et je compte etre paye.
Ils ne me repondront qu une semaine plus tard en me sommant de leur donner une adresse pour m envoyer mon du et un ”court summon”(convocation au tribunal).
Apres verification, ils ne peuvent , a moins d un mensonge, pas me trainer en justice, mais ils esperent sans doute me decourager de leur reclamer ce qu ils me doivent. Car l audience , si audience Il y a, aura lieu a Broome et il compte sur le fait que je ne reparcours pas plusieurs milliers de km pour ca…..ils se trompent
Je leur repondrais donc quelquechose comme:

“Bonjour , Kevin, comment ca va? Ca bosse? Je me rejouis de cette convocation au tribunal, qui me donnera l occasion de recuperer la paire de chaussette oubliee a l hotel, de plus j ai ouie dire que le palais de justice de Broome etait finement decore. Comme tu ne le sais peut etre pas, pour des raisons medicales, l avion m est fortement deconseille, mais pour une raison aussi importante qu une audience judiciaire, il va de soit qu exception sera faite, je devrais donc voyager sous assistance medicale.
Ce qui m embete le plus c est l impossibilte d honorer mon nouveau contrat de travail a perth, ce qui represente un gros manque a gagner financier..
Comme , a moins d avoir inventer de nouvelles faceties , tu nas aucune raison de me trainer en justice, je me dois de t avertir qu aus cas ou il s agirait de simples menaces …..C est moi qui t attaquerais et demanderais reparation.
ET sache qu aus cas ou un proces aurait lieu, tu nas aucune chance de gagner.
Alors????”

Depuis aucune nouvelle, ils m ont raccroche au nez plusieurs fois et ne repondent pas aux SMS, de meme pour les collegues dand le meme cas.
Ils se terrent comme les rats qu ils sont, mais on va les debusquer .
Ca fait maintenant 21 jours que je suis abord de “Folly D”, les conditions meteos non favorables, nous ont ralenti , et je vous ecrit depuis la ravissante bourgade de Geralton, on nous allons rester coince pour au moins 7 jours en raison de tempetes annoncees.
Mais en attendant il fait beau , et je suis ravi d avoir quitter l hiver tropicale , certes tres agreable, pour un joli printemps tempere.Je retrouve enfin apres plusieurs mois de desert et de foret tropicales la simple verdure des pres, les couleurs des pissenlits et autres fleurs printanieres, des chants d oiseaux et des odeurs familieres , si je ferme les yeux ,j ai l impressiion d etre a la maison.
Et vous c est ou et comment chez vous???

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Mount house cattle station

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Ca y est Mout house c est fini !!!!! Si personne n’ a eu de nouvelles depuis un petit moment c’ est parce que j étais du genre occupé. A quoi donc me demanderez vous ? Eh bien je viens de vivre une expérience unique au cœur d’ un des endroits des plus reculé d’ Australie. Moi qui avait envie de voir comment vivaient les gens isoles à plusieurs centaines de kilomètres de leurs plus proches voisins.J’ avais donc décidé de chercher du boulot dans une de ces fameuses fermes a vaches que l on trouve dans ce pays continent. J’ ai donc envoyé des candidatures spontanées dans certaines propriétés. Mettant en avant mes capacités a monter à cheval et mes diverses expériences en tant qu homme de ferme mais, pour augmenter mes chances de succès , j’ avais précisé , en tout petit , que je pouvais éventuellement faire la cuisine . Malheureusement , ce sont mes talents relatifs culinaires qui ont joué en ma faveur pour m envoyer , au cœur , des Kimberley , cuisiner pour les employés d une macro ferme. Ces ranch sont connus pour être de taille colossale, mais je ne pouvais pas imaginer que des propriétés puissent atteindre de telles superficies et rendements. Désolé mais je n ai pas le choix , de balancer tout un tas de chiffres pour que vous puissiez vous rendre compte de la gigantisme et de l isolation de l endroit qui m’ aura accueilli durant ces 5 semaines. “Les kimberleys “ est le nom donne à la région Nord de l’ Australie occidentale, 440 milles km carre, soit la taille de la Norvège, soit légèrement plus petit que la France, elle ne compte cependant que quelques 40 milles habitants….ca donne une idée du désert…. La ferme , d’ ou je vous écrit, est située sur la commune de Derby ( 5000 habitants), dont le centre ville est a 3 heures ou 200 kms de route chaotique, connue sous le nom de “Gibb river road” la route du bœuf, en raison des quelques “cattle station” qui la parsèment .Fermée d’ octobre à mars pour cause d inondation cette route est néanmoins un itinéraire touristique pour outbacker chevronné. Darwin est a 20 heures au nord est, Catherine 16h à  l’ est,  broome 7h au sud ouest. Le tropique du Capricorne à quelques centaines de kms au sud.  Le voisin les plus proche est un Roadhoiuse, situé  à 60 kilomètres. L’ endroit de sortie pour les employés qui ne travaillent pas le dimanche, ces derniers , n’ hésitant pas effectuer l’ aller retour pour aller boire un café. L’ école, l’ hôpital, la police, la poste et tous services sont soit a Derby et ses 3 heures de routes ou 45 minutes d avion , soit a Fitzroy crossing, 6 heures de route ou 30 minutes d avion. Mais j y reviendrais plus loin. Mount house station est une ferme familiale, gérée par Cait et son mari, considérée de petite taille ici, elle occupe néanmoins une superficie de 5000 kilomètres carrés, soit la taille moyenne d un département français ( la taille exacte de la Nièvre par exemple ou 50 fois celle de Paris) ,…… Sur ce territoire 30 milles têtes de bétail sont éparpillées, et environ  3000 sont vendues chaque année essentiellement pour les marches  indonésien et malaisien. La plus grand ferme d’ Australie, qui est la plus grande du monde fait 25 mille kilomètres carres et compte 200 milles têtes . Durant la saison humide” le wet” les vaches sont laissées à l’ état quasi sauvage et peu de soins leur sont apportes.  Quand  arrive le dry,  la saison sèche, d’avril a novembre, c’ est le temps du “mustering” qui consiste à rassembler les troupeaux,  les compter,  les trier et faire ce qui doit être fait. Vacciner,  couper les cornes, charger dans les camions etc etc. Pour ce faire, suivant la topographie du terrain on utilise chevaux, moto ou hélicoptère. Ici a mount house, c’ est l hélicoptère qui a la prédilection. Pour ce faire, 2 ou 3 petits appareils sont nécessaires. Les 3 engins volent alors en formation depuis une extrémité d une parcelle, les bêtes effrayées se ruent alors toutes dans la direction opposée, où les attend une barrière en forme d entonnoir géant, elles s’y engouffrent,  , derrière elles  une porte se ferme. Facile et efficace…. Ensuite vient  l’ examination,  le tri,  le choix …. Celles sélectionneuses pour la vente sont alors chargées dans un road train,  qui peut compter jusqu a 4 remorques puis convoyées  jusque Broome,  le port du coin. J’ ai assisté  à  différentes opérations sur ces animaux qui sont d’ une violence choquante et inhumaine surtout de la part de personnes qui disent avoir choisi ce métier pour l’  amour des bêtes.  Mais je reviendrai  plus loin sur le genre de personnes  que ‘j ai pu rencontrer dans cet ilot barbare.  En attendant je vais me pencher sur l’ organisation des différents services. La poste ??  Une fois par semaine un avion atterri  à  une 60 aine de kms  d ici et laisse le courrier et les paquets dans un hangar  dont les propriétaires du coin ont les clefs et vont ramasser leurs affaires.  A tour de rôle,  ils doivent s organiser pour que la piste d’  atterrissage soit “clean” le jour ou l’  avion vient. L’ eau ?? Fort heureusement,  et c’  est ce qui permet aux gens de pouvoir vivre ici,  le sous sol est gorge d eau. Mais pour la pomper,  il faut forer à  plusieurs dizaines de mètres.  Chaque propriété a son propre forage et sa pompe. L’ électricité ??  100 pour cent solaire. La cuisine ?? Tout au gaz.  Pas de chauffage… on est sous les tropiques, mais certaines nuits sont glaciales. L’  école ?? Dans toute l’  Australie,  il existe ce qui est appelé  “the school of the air”,  ces écoles gérées par l’ équivalent de l’ éducation nationale Australienne  sont mises  en place pour les endroits les plus reculés.  De nos jours , les leçons se font par skype qui a remplace la radio. Et quotidiennement , souvent avec l’ assistance d’ une gouvernante à domicile,  les enfants suivent quelques heures de cours. Pour beaucoup d’ entre eux, c’ est leur seule  interaction avec d’ autres enfants et le monde extérieur, jusqu’à l’ âge de 12 ans ou ils sont alors soudainement propulsés dans un pensionnat à plusieurs milliers de kilomètres du cocon familial. Il y bien une école à une centaine de kms d’ici  au sein d’ un camp aborigène, mais c est une école de noirs.  Pas question d’ envoyer les enfants là  bas… Enfin qu’ apprendraient ils ?? à  voler ?? Je précise qu’ ici  le petit Billy, âgé de 6 ans , appelle ses parents par leur prénom. La santé ?? Toutes les propriétés sont équipées d une “medicale box” dont seulement quelques personnes désignées sont capables de l ouvrir après avoir reçue la formation adéquate. Elle contient antibiotiques , matériel chirurgical, morphine, anti-venin et testeur de venin ….. En cas de nécessite c est le Royal flying doctor qui intervient. Ce service créé au début du 20 ième siècle par un presbytérien ( qui voyait loin donc) est un réseau de médecins , chirurgiens et dentistes disposant d’ avion clinique et apte à intervenir dans toutes les zones reculées du territoire. Ils ont des bases un peu partout dans le pays. Ici , nous dépendons de Broome situee a 500 kms ( à vol d’oiseau). Les livraisons ? Un camion passe par la propriété un mercredi sur 2 et amène toute la marchandise pour la cuisine, l’ atelier, le bureau …… L’  essence est stockée dans d’ énormes cuves dont le réapprovisionnement se planifie longtemps à l’avance, et ils en consomment , entre les 2 hélicoptères, l’ avion , les 4+4, le road train, les tracteurs, le fenwick, le camion citerne, les motos., le quad…. Ici, on est pas au top de l’ écologie, et si vous abordez la question , je pense que l’ équivalent en Français de la réponse que vous prenez est… ___l écologie  ??? mais c est pour les PD.. Les animations les plus prisées sont les rodéos ( oui, vous savez l amour des animaux tout ça), qu’ organisent les différentes communes du coin, mais il faut être prêt  à rouler des heures pour y aller. Samedi dernier, il était question pour certains de mes acolytes de se rendre à  fitzroy crossing , à 6 heures de route pour assister a l’ un d’  entre- eux. Les 6 heures aller, et 6 heures retour dans la poussière et les bosses ne les auraient pas arrêtés  si ils n’ avaient pas du commencer le travail a 5 h am le lendemain. Ici, comme un peu partout dans le pays , il n est pas rare de parcourir des centaines de kilomètres pour des choses anodines. Les conceptions de distances des populations dépendent vraiment de la taille des contrées qui les entourent.  Alors qu en Suisse, on ne visite sa famille vivant a 100 km que pour Noël, et encore,  si on fait le pont, ici en Australie , on n’ hé site pas à  conduire 20 heures pour boire une bière avec un pote. J’ exagère,  mais c est l’ impression qui s’ en dégage.  9 personnes travaillent directement avec le bétail,  1 personne dans le bureau,  1 bricoleur,  1 femme de ménage,  1 gouvernante, et bibi…le cuistot qui prépare  le petit dej a 5 h  am, un repas a 8h30,  le déjeuner a 12h30 et le diner a 7h30 et ce , 7 jours par semaine…… ça me fait une moyenne de 14 heures par jour soit 100 par semaine. Et je ne gagne que 130 dol par jour….. Comme vous l’  aurez compris, fier et heureux d’  avoir vécu une expérience incroyable et de m’ être immiscé  au sein de ce secteur d’ activité qui est un des piliers de l’ économie locale, je ne regretterai pas ma venue dans cet endroit,  mais dans le développement de mes relations avec mes semblables humains,  j’ ai déjà vécu mieux.  Ayant déjà écrit sur ce genre d’  êtres,  je ne m’ étendrai  pas de nouveau sur le sujet,  mais comme vous pouvez imaginer,  mon temps ici n’a pas été des meilleurs,  voire  même très difficile. Heureusement, l’  après midi, lorsque j arrivais a me dégager du temps libre,  j’arrivais  à partir quelques heures marcher dans le bush, et je n’  étais pas seul. En effet, en plus de Honey, une labrador très affectueuse, j’avais droit à la compagnie  de Shwartz et Braun, qui sont 2 cochons élevés ici en attendant de devenir pâté, et enfin Miss Watson qui est un émeu domestique. Tous les 5 , nous formions un bien étrange cortège  qui auraient fait rire les voisins , si il y en avait eu.  Je ne sais pas si vous avez déjà eu l occasion de voir le film Australia. On

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Imagevoir le film ,Australia. Sinon je vous y invite , cela vous donnera une idee tres exacte , de la ou j ai vecu.Image

Darwin

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A une cinquantaine de kilomètres  au nord d’ Alice Springs, on passe le tropique du Capricorne et à environ 200 kms  au sud de Catherine,  la végétation verdit  et grandit jusqu’ à  devenir de la forêt tropicale .L’  humidité dans l’ air augmente  et la chaleur devient étouffante, heureusement de nombreux “hot springs” arrosent la région offrant de véritables oasis naturels où  se baigner et admirer les couleurs de la végétation et la faune locale. L eau, d’  un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remettre des kilomètres avalés  dans la poussière. L’ effet psychique d’ un tel endroit lorsque l’ on a passe les dernières semaines dans des lieux secs et hostiles à  la survie est indescriptible. Mais c’ est ici que commence l’habitat des crocodiles. Il en existe 2 sortes. L’  un le Freshwater, n’ est pas dangereux pour l homme, il ne faut évidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite à la confrontation. L’  autre,  c’ est le Salt water crocodile,  ou Estuarina, celui là est vraiment dangereux. Si vous en voyez de près, c’ est parce que lui ‘l a choisi et c’ est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes une proie, et si il a déjà mange,  il vous tue et vous garde pour plus tard. Bref il faut à  tout prix ne pas les croiser,  mais difficile de savoir où  ils se cachent. Les rangers survolent les zones à risques,  placent des piges, des leurres. Mais des accident arrivent  régulièrement. Comme son nom l’ indique,  il vit en mer, mais s’ avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut mesurer jusqu’ à  6 mètres et peser une tonne, rapide comme l’ éclair , ses assauts ne laissent aucune chance à son diner. Protégé, il prolifère,  mais les autorités tentent de le contrôler  . Quand il y en  a trop,  il sont prélevés et amenés  dans une ferme à crocodile où  ils seront transformés en sac a main. Ou alors,  ils les rendent méfiants à l’ humain , les harponnent et les relâchent. Je resterai  3 jours à  Mataranka,  cet oasis surnaturel et envoûtant , je postulerai  même, en vain, a un job. Arrivé à Catherine, je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici.  On passe la journée a se promener et je rencontre en quelques heures seulement, plein de Francais et d’ Italiens à la recherche de boulot…. Je retombe dans l’ ambiance Shepparton du début… Le même soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent , nous filons voir Erika dans sa ferme de pastèques. On tentera en vain de se faire embaucher. On passera 2 jours ici à profiter des sources et du farniente. Puis la route nous rappelle,  direction Darwin… Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot , à l instar de milliers de “Backapackers” allemands, francais, norvegiens… Darwin est sur la route du flux migratoire de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde. La municipalité de Darwin et l’ état ont l’ ambition de faire de Darwin une mégalopole de plus d’ 1 million et demi d’ habitants dans les prochaines décennies. Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entouré d’ autres petites localités,  les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des décennies, voire des siècles pour les grandes villes européennes, ici ils veulent le faire en 20 ans. L’ Australie a la folie des grandeurs et en a les moyens . Mais ici , la  recherche de travail est un  business en soi. De nombreux “backpackers” sont attirés par une impression d’ Eldorado économique, qui est certes justifiée, mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans expérience qui déboulent chaque semaine.  Alors des agences, des hôtels se spécialisent dans “emplyment industry” Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donnent  du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprises avec lesquelles ils travaillent qui ont  besoin de main d’œuvre pas cher, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez dû  mieux travailler pour garder le job qu’ ils vous ont donné. Mais si vous voulez encore essayer…. c’ est facile…c est 100 dollars. Mon souhait n’ est pas de rester a Darwin,  je compte me rendre a Broome , où  j’ ai un contact avec une compagnie de pêche de perles d’ huitres. A suivre. Mais quant à passer quelques jours ici et découvrir…  Pourquoi pas. Une semaine dans un hôtel basique , en dortoir coûte  180 dollars. Mais j’ ai rencontre grâce au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius. Julius, en échange de quelques heures de travail quotidien, met à disposition sa voiture,  son scooter,  sa moto,  son zodiac et ses 2 bateaux…. Je le rencontre des mon arrivée, le courant passe très bien très vite, mais je dois dire que c est un personnage le Julius. Le bateau sur lequel je suis censé vivre est en pleine mer,  il faut jongler avec les marées pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l’ eau. Les derniers gars, qu il a accueilli  se sont plantés dans le sable a 3 heures du matin. Ils ont appelé Julius à la rescousse,  mais impuissant,  iI n’ a pu que constater la situation depuis la jetée en attendant que la marée monte , libérant ainsi les 2 terrifiés .Ils sont restes 2 heures ainsi à bord de la coquille de noix. Je vous ai parlé  des crocodiles ??? Ici, c’  est contrôlé,  mais le risque est grand et personne ne va à l’eau, lorsque  vous naviguez, attention à ne pas laisser une main par dessus bord,  attention à ne pas accoster , débarquer ou embarquer à  des heures régulières au même endroit. Ce sont des chasseurs et vous êtes une proie, même si vous n’ êtes pas supposé en voir,  il faut toujours garder çà  à l’ esprit.  Voilà les règles de base.  De plus, ici, c est infesté  de “sting box” méduse boite, dont la  brûlure  provoque un arrêt cardiaque et si vous échappez a ça , alors peut être aurez vous la chance de rencontrer un requin. Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins, vraiment très près du bateau. Spectacle magique !! Nous, oui car j ai embarqué  la Coco’s team avec moi. Et comme le bateau est un peu petit,  il ma fallu poser la tente sur son toit, c est la première fois que je campe en pleine mer…. Tout ça c est bien cool !!! Pour quelques jours, car sur le bateau il n’ y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus au moment du coucher du soleil, les « sands flies’s »  s’en mêlent, et là ça devient l enfer. Ces petites bestioles presque invisibles vous urinent dessus et provoquent de terribles démangeaisons. Si vous ajoutez à ça  l’ humidité de l air,  la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c est vraiment , mais vraiment la galère. En plus, au lieu de bosser sur l’ un des bateaux et d’ apprendre des choses intéressantes,  Julius nous demande de l’ aider à nettoyer un gymnase le soir. Sympa mais inintéressant.  Mais ce monsieur , super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre. Coco et moi, on a trouve un boulot , on est débroussailleurs de bush. Sûrement le travail le plus dur de ma vie. L’ effort physique additionné à la chaleur rendent exténuante  une journée de 7 heures de travail durant laquelle  on absorbe 6 litres d eau chacun.  Heureusement c’ est bien payé,  25 dol par heure,(20 euros). Mais en même temps, on prend vraiment des risques, Coco a , à 2 reprises mis un coup de tête par accident dans 2 nids  de guêpes. Piqué une vingtaine  de fois. Heureusement il est costaud et  elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez a nez avec des araignées de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles. Enfin il y a les serpents, et là  par contre faut pas déconner ! Ici habitent  des pythons sans danger ,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l’on travaille vêtus des pieds à la tête, et que les crochets des serpents australiens sont petits, en théorie, on est safe…..mais il faut garder tout ça à l’ esprit… Mais on le vit bien… Samedi on déménage chez le jardinier qui nous loge  sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main à sa femme. Je voulais rester que quelques jours, apparemment ce sera plus long…..

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Mataranka

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C’ est à bord d un camion de dépannage que Kim, Lili , Coco et moi avons débarqué dans la bourgade d Alice Spring. ??? Peut être que certains d’ entre vous se rappellent  d’ eux.  Je les avais rencontrés  dans les rues de Shepparton et invités  à partager notre logement, chez Paulette,  avec le reste de l’ équipe.  Vous situez ? Nous avions ensuite vécu et travaillé  ensemble pendant près de 3 mois, après quoi nous avons pris nos route respectives, eux pour Darwin et moi pour nulle  part. Et voila que 3 semaines plus tard sur une route perdue, que très peu empruntent en raison de son accidentité  et de son isolement, he  bien c’ est ici  que le destin avait décidé que nous devions nous retrouver. Avant d’ aller plus loin,  je me dois de vous expliquer, comment je me suis moi même, au-stoppeur de mon état , retrouvé sur cette route de fin du monde. La dernière fois,  je vous avait laissé du côte de broken hills,  cette riche ville minière isolée  du monde par des centaines de kilomètres de , de …., ben de rien en fait… Depuis errant de voiture en road train a travers l’ aridité australienne,  j’ ai navigué de surprise en surprise et de rencontre en rencontre. Je ne sais pas si le désert a un côte euphorisant sur tout le monde, mais sur moi , c’ est encore plus efficace que la marijuana. Être seul dans ces grands espaces vides et silencieux, en attendant plusieurs heures qu’ une voiture vienne à  ma rencontre,  auront été  les ingrédients  d’ un sentiment de liberté des plus fort éprouvés.  Seul au monde, pas de notion de temps, de l’ eau , à manger et ma tente,  pas plus,  pas moins,  pour être heureux et avoir l’ impression d’ être capable de marcher sur les nuages.  A vivre !!!! Puis après plusieurs jours  d’ errance de la sorte,  un soir alors que le soleil allait se coucher et que je m’  apprêtais à passer une nuit de plus seul avec les étoiles en veilleuse et les dingos pour berceuse,  une voiture s’ arrête, un grand gaillard en jailli,  écartant les bras,  en me souhaitant d’ores et déjà la bienvenue a bord….  Avec lui une vieille dame qui montre beaucoup plus de réticence a mon embarquement. Tous les 2 me font tout de suite rire,  et je les aime déjà. Le temps de me faire une place à l’ arrière,  de parcourir quelques kilomètres off road , et le camp est installe sur un joli belvédère.  Witeck est tchèque, il a 33 ans, grand voyageur et yogiste, on a beaucoup en commun. Eiline, 6? ans, américaine,  professeur d’ anglais retraitée, elle habite dans le Victoria depuis 4?ans, peu habituée  aux voyages de ce genre et aux auto-stoppeurs,  je dois la rassurer pour la convaincre que je ne vais pas l’ égorger (ou la violer) dans la nuit. Tous  2 se sont rencontrés à Wangaratta, dans le Victoria, lui cherchait une prof d’ anglais, elle lui a proposé ses services, ils ont échangé leur souhait d aller à Uluru, Eileen a proposé sa voiture, Witeck de la conduire, et voila comment ce couple original s’ est retrouvé sur ma route. Quand ils m’ ont trouvé,  ils roulaient déjà depuis 2 jours et ils en avaient encore au moins 4 devant eux avant d’ arriver au “caillou”.  Et c’ était dans la même direction que moi, qui voulais  aller a Coober Peddy.  Après 2 jours de route bien agréables en leur compagnie,  ils me déposeront au camping “underground” de cooper peddy. Ici underground  n’ est pas une métaphore synonyme d’ alternatif,  mais c ‘est bien le sens terre à terre qu’ il faille comprendre, c’ est à dire que ce soir que je vais camper à 3 mètres sous terre. ??? Coopper Peddy est la capitale mondiale de l’ extraction d’ opale,  bien que les filons  se soient raréfies et appauvris, aujourd’hui  encore quelques milliers de personnes vivent de ce gemme. Située à  mi-chemin entre Adelaïde et Alice Springs il faut parcourir plus de 1000 kilomètres vers le nord ou le sud avant de tomber sur une ville. Le climat y est très rude,  et jusqu’ à il y a seulement quelques  années , l’ eau devait y être apportée ,  ensuite un système de récupération des rares eaux de pluie avait été installé, avant de forer le sol profondément et d’ y puiser l’ eau la plus pure d’ Australie,  bien que très salée. La vie y est encore aujourd’hui très particulière,  mais imaginez au début de son peuplement !  Et pourtant, au début du 20eme siècle une véritable  ruée vers l’ opale a eu lieu,  et ce jusque dans les années 70. De tous  les coins du monde, de jeunes hommes et leurs familles investissaient toutes leurs économies dans le matériel nécessaire à cette extraction,  et s imposaient  un des modes de vie des plus dures imaginables. Malgré la rudesse du climat, l’ eau était rationnée, en quantité juste suffisante pour boire. Les habitants ont alors eu l’ idée d’ habiter dans les mines, où  la température est de 24 degrés toute l’ année, le jour comme la nuit. Petit à petit les mines se sont transformées  en maisons douillettes,  que l’ on pouvait agrandir comme bon  semblait, avec,  en plus, l’ espoir d’ y trouver du caillou précieux. Les habitants d’aujourd’hui sont l’ héritage de ce riche passé, peuplé de 3000 habitants, issus de plus de 40 nationalités, 80 pour cent de la population vit sous terre, et l’ économie est basée sur le tourisme. Les hôtels et les campings proposent  des expériences souterraines, on peut visiter les mines, les églises souterraines et les maisonnettes troglodytes. Les mines étant situées à plusieurs kilomètres de la petite bourgade,  les travailleurs étant en poste “fly in fly out”,  c’ est à dire qu’ ils viennent en avion , travaillent pendant 30 jours,  partent 30 jours en congé et reviennent pour 30 jours et ainsi de suite. L’ industrie et l’ économie minière bien qu’ encore très importantes, ne touche plus vraiment la petite cité. Située sur des terres aborigènes, une communaut d’ environ 600 personnes,  issues de différentes ethnies  e “vivent” ici. Mais je vous parlerai bientôt plus longuement de l’ “épine”aborigène.. Cooper Peddy  ressemble à une immense photogénique décharge à ciel ouvert,  vous comprendrez bien la difficulté et le coût pour évacuer les carcasses de bagnoles, machines à laver ou télévision.  Alors beaucoup d’ habitants ont opté pour la structure artistique de récupération, arborant devant ou même sur le toit de leur terrier, robot strawarsien en parabole usagée , pylônes de claviers d ordinateurs, épaves d’ autos empilées, le tout encadré par l’ horizon sans fin où  se confond le bleu immaculé du ciel et la couleur rouille du sable. Une vraie ambiance Mad Max. J’ ai eu d’ ailleurs la chance de rencontre Roberto, un Allemand d’ une 70 aine d’ années, qui a émigré ici il y a 40 ans. Roberto a fait fortune grâce à  l’ opale, à l’ image de nombreux pionniers comme lui. Il est de ceux qui ont trouve le plus gros filons. Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul. Alors lorsque je suis passé devant son hangar de tôle qui lui fait office de gîte, il m’ a interpellé et m’ a gardé avec lui plusieurs heures, me racontant son histoire, me montrant ses machines, ses puits, sa tombe,  ses centaines d’ écrans de télé de tous âges qui s’ entassent dans son jardin poussiéreux. Il aime à capturer le reflet de touristes dans ses écrans avec son appareil numérique trouvé sur le sol. Ne sachant pas comment faire développer ses trophées ni comment transférer le contenu vers un disque plus grand, il doit alors précieusement les sélectionner. L’ idée de lui offrir une carte SD me traverse alors l’ esprit, puis très vite je réalise le gâchis que cela entrainerait. Roberto ne pouvant stocker que quelques centaines de photos, celles sélectionnées lui sont chères, si il avait la possibilité d’ en avoir des milliers,  elles perdraient alors leurs valeurs et Roberto sa passion. N’ est ce pas l’ erreur que nous faisons tous ?? Roberto me parle de sa femme partie il y a 30 ans,  ne pouvant pas supporter la vie ici, de ses enfants qu’ il ne connait quasiment pas, de ses frères et sœurs éparpillés sur la planète, qu’ il n’a pas vus  depuis 40 ans. Enfin Roberto me présente l’ amour de sa vie… un figuier qu’ il garde protégé dans un enclos grillagé,  il y passe tout son temps, lui parle, le figuier a un nom, mais je suis encore trop étranger pour avoir le droit de le connaitre. Roberto est riche, Roberto a réussi, mais Roberto est seul. Roberto a le sourire, et il me le donne.. Si vous passez par là,  s’ il vous plait, rendez lui visite. J’ ai fait des vidéos avec lui, dès que j ai le temps et le matériel, promis je vous les poste. Au départ de Cooper Peddy, je ne sais pas encore si je fais demi tour et prend la route du sud pour gagner Perth ou si je continue vers le nord et Uluru. J’ opterai  finalement pour la seconde, et je ne le regretterai pas. Il ne me faudra attendre que 2 petites heures avant que Petr, un Tchèque, (oui encore) me prenne pour un lift de 6 heures jusqu’ au croisement d’ Uluru. Ici, un jeune couple de japonnais est posté et fait  du stop aussi… Mes premiers autostoppeurs croisés  en Australie. Je suis content d’ un peu de compagnie et tout de suite le courant passe bien. Le mauvais côte est que la plupart des gens qui circulent sur cette route, sont très charges et/ou ont rempli leur voiture afin de minimiser les coûts, alors à 3,  il va falloir attendre lonnnnnnnngtemps..  Çà fait déjà 6 heures qu ils sont là…. Une seule voiture s’ est arrêtée ; à la description qu’ ils m en font,  je reconnais Witeck et Eileen… Petit le monde,  petit.. Puis à peine 2 heures après mon arrivée, un couple de hong kongais s’ arrête et miracle, ont de la place pour nous 3….. Quelques heures après nous sommes a Uluru , derrière une bière devant un concert et en pleine hallucination…. Nous sommes en plein cœur de nulle part, mais ici une micro ville a été bâtie. Hôtels, piscine, supermarchés, bars ,restaurants, aéroport…. Dans un endroit ou seuls les aborigènes , qui connaissent la loi du bush sont capables de survivre,  on a créé un oasis artificiel 5 étoiles. C’ en est presque écœurant !!!  Tout est prévu pour le confort et le divertissement, j’ ai l impression d’ être à Disney land. Ces hordes de touristes qui débarquent en avion, pour escalader Ayers Rock ou le survoler en hélicoptère, sans comprendre,  sans sentir la magie du lieu qu’ ils gâchent. On a installé un marche aborigène, à côte duquel, pour faire plus vrai, on a placé une femme aborigène qui a l’ air complétement défoncée et à qui on demande de dessiner sur du papier. Le but étant de faire croire aux touristes que c’ est elle et sa tribu qui sont les artisans. Mais la supercherie est trop grosse, c’ est choquant !!! Ensuite, vous pouvez assister a un spectacle de danse traditionnelle….les performeurs sont blancs ou métisses….. Une communication intensive sur le site, rabâche partout que Ayers Rock et ses profits appartiennent  aux  propriétaires ancestraux. C’ est vrai !!! Les aborigènes possèdent le caillou et le parc  et les droits d’ entrée (25 dollars par pers pour 3 jours) leurs sont reversés. Mais le juteux, le complexe est lui,  bien prive…. Alors que les abo propriétaires demandent l interdiction de gravir et survoler la zone, 80 pour cent des touristes, ne viennent que pour ça. Arrivent pressés, escaladent, prennent une photo au sommet, la publient  instantanément sur  FB, oui il y a du réseau au sommet… J’ ai encore les dents serrées en écrivant ces lignes. Mais,  encore une fois je vous écrirais plus longuement sur l’ histoire aborigène, je dois d’ abord enquêter et tenter de structurer un peu plus. Je passerais 2 jours et 2 nuits sur ce site, que je conseille a tous de visiter, tant la magie y est présente et les paysages sublimes. Mais n’ y allez pas en avion…. Allez y sur la pointe des pieds !!! Le soir au camping,  je retombe sur Eileen et Witeck, ils me proposent de me prendre a bord de leur Subaru , qui est 4 roues motrices pour gagner Kings canyon,  les West Mc donnell Ranges et finir à Alice Springs.. J’ accepte sans hésitation. Inespéré de prendre cette route pour un autostoppeur. Des randos dans des canyons gigantesques, des baignades dans des criques paradisiaques, des bivouacs d’ une beauté sauvage, du fun, de la culture, de l’ émerveillement … des larmes dans les yeux, c’ est la première fois qu’ un voyage m’  émeut autant, et je ne suis pas au bout de mes surprises. Un jeune allemand s’ est joint à nous et nous voyageons à 2 voitures et 5 personnes. Arrêtés sur le bord de la route pour prendre une photo, c’ est le moment choisi pour la Coco”s troupe de débarquer…. Incroyable !!! Les retrouvailles sont chaleureuses , nous décidons d’ aller camper tous ensemble à quelques  kilomètres d’ ici. Nous sommes maintenant 8, avons 3 voitures et tous juste envie de passer du bon temps. La magie du voyage est a son paroxysme !!! Le lendemain, après quelques heures de rando dans un endroit subjuguant, nous prenons la direction d Alice Springs. Je décide d’ accompagner la French team….Nous faisons 30 km, Et la patatra , c est la panne !!! Nous sommes a 120 km d’ Alices Springs…. Le dépanneur viendra le lendemain matin en échange de 600 dollars. Mais pour tenter de nous consoler un peu , il nous fera visiter les derniers endroits à voir sur la route, sous les yeux ébahis des autres voyageurs de voir débarquer ce camion charge du van en panne a toute vitesse . Bon fun !! Il faudra plus d’ une semaine et 700 dol au mécano pour réparer. Je compatirais quelques jours et resterais dans cette bourgade désolée avec mes acolytes, mais déciderais de repartir devant en stop. Le rendez -vous est pris a Catherine, 1000km au nord, ou Erika une amie italienne rencontrée a Shepparton travaille. Malgré une attente de 24 heures (mon record) sur le bord de la route pour sortir d Alice Springs, ce trajet sera génial et j’ aurais même l’ opportunité d aller visiter une communauté aborigène (normalement interdite) avec un postier. Encore une fois je vous en parle plus tard. A une 50 aine de kilomètres au nord d’ Alice Springs, on passe le tropique du capricorne et à environ 200 km au sud de Catherine, la végétation verdit et grandit jusqu’ à devenir de la forêt tropicale.L’ humidité dans l’ air augmente et la chaleur devient étouffante, heureusement de nombreux “hot springs” arrosent la région offrant de véritables oasis naturels où se baigner et admirer les couleurs de la végétation et la faune locale. L eau, d’ un bleu cristallin jailli a 34C, parfait pour se remettre des kilomètres avalés  dans la poussière. L’ effet psychique d’ un tel endroit lorsque l’ on a passe les dernières semaines dans des lieux secs et hostiles à la survie est indescriptible. Mais c’ est ici que commence l’ habitat des crocodiles. Il en existe 2 sortes. L’ un le Freshwater, n’ est pas dangereux pour l’ homme, il ne faut évidemment pas le taquiner , mais il choisira la fuite à la confrontation. L’ autre,  c ‘est le Salt water crocodile, ou Estuarina, celui là est vraiment dangereux. Si vous en voyez de près, c’ est parce que lui l’ a choisi et c’ est pas pour vous souhaiter la bienvenue. Vous êtes une proie, et si il a déjà mangé , il vous tue et vous garde pour plus tard. Bref il faut à tout prix ne pas les croiser, mais difficile de savoir ou ils se cachent. Les rangers  survolent les zones à risque, placent des piges, des leurres. Mais des accidents arrivent régulièrement. Comme son nom l’ indique, il vit en mer, mais s’ avance dans les estuaires de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut mesurer jusqu’ à 6 mètres et peser une tonne, rapide comme l’ éclair , ses assauts ne laissent aucune chance à son diner. Protégé, il prolifère, mais les autorités tentent de le contrôler . Quand il y en  a trop, il sont prélevés et amenés  dans une ferme a crocodiles ou ils seront transformés en sac à main. Ou alors, ils les rendent méfiants à l’ humain,  les harponnent et les relâchent. Je resterais 3 jours a Mataranka, cet oasis surnaturel et envoutant, je postulerais même, en vain, à un job. Arrivé a Catherine,  je retrouve mes 2 petits japonnais qui travaillent ici. On passe la journée à se promener et je rencontre en quelques heures, seulement, plein de Français et d’ Italiens à la recherche de boulot…. Je retombe dans l’ ambiance Shepparton du début… Le même soir, mes amis de la Coco”s troup me retrouvent,  nous filons voir Erika dans sa ferme de pastèques. On tentera en vain de se faire embaucher. On passera 2 jours ici à profiter des sources et du farniente. Puis la route nous rappelle, direction Darwin… Coco, Lili et Kim veulent y rester et trouver du boulot,  à l instar de milliers de “Backapackers” allemand, français, norvégien… Darwin est sur la route du flux migratoire de tous… Certes il y a du boulot, mais pas pour tout le monde. La municipalité de Darwin et l’ état ont l’ ambition de faire de Darwin une mégalopole de plus 1 million et demi d habitants dans les prochaines décennies. Des chantiers sont en cours partout. Darwin city est en fait un gros village, entouré d’ autres petites localités, les travaux en cours ont pour but de faire une seule et unique ville. Ce qui a pris des décennies, voire des siècles pour les grandes villes européennes, ici ils veulent le faire en 20 ans. L’ Australie a la folie des grandeurs et en a les moyens . Mais ici, le recherche de travail est un business en soi. De nombreux “backpackers” sont attires par une impression d’ eldorado économique, qui est certes justifiée ,mais qui ne peut combler les demandes de ces milliers de jeunes sans expérience qui déboulent chaque semaine. Alors des agences, des hôtels se spécialisent dans “emplyment industry” Donne moi 50 dol et je te donne du travail. Alors ils vous donnent  du boulot pour 1 , 2 ou 3 jours dans des entreprises  avec lesquelles  ils travaillent qui ont besoin de main d’œuvre  pas chère, et ensuite plus rien, en vous disant que vous auriez dû mieux travailler pour garder le job qu’ ils vous ont donné. Mais si vous voulez encore essayer…. c’ est facile…c est 100 dollars. Mon souhait n’ est pas de rester a Darwin, je compte me rendre a Broome , où j’ ai un contact avec une compagnie de pêche de perles d’ huitres. A suivre. Mais quant à passer quelques jours ici et découvrir…Pourquoi pas. Une semaine dans un hôtel basique , en dortoir coute 180 dollars. Mais j’ ai rencontré grâce au site Gum tree, (le bon coin australien), Julius. Julius, en échange de quelques heures de travail quotidien, met à disposition sa voiture, son scooter, sa moto, son zodiac et ses 2 bateaux…. Je le rencontre dès mon arrivée, le courant passe très bien très vite, mais je dois dire que c’ est un personnage le Julius. Le bateau sur lequel je suis censé vivre est en pleine mer, il faut jongler avec les marées pour sortir ou rentrer du port avec le petit zodiac qui prend l’ eau. Les derniers gars, qu’ il a accueilli se sont plantés dans le sable à 3 heures du matin. Ils ont appelé Julius à la rescousse, mais impuissant iI n’a pu que constater la situation depuis la jetée en attendant que la marée monte , libérant ainsi les 2 terrifiés. Ils sont restes 2 heures ainsi à bord de la coquille de noix. Je vous ai parlé des crocodiles ??? Ici, c’ est contrôlé, mais le risque est grand et personne ne va à l’ eau, lorsque vous naviguez, attention à ne pas laisser une main par dessus bord, attention à ne pas accoster , débarquer ou embarquer à des heures régulières au même endroit. Ce sont des chasseurs et vous êtes une proie, même si vous n’ êtes pas supposés  en voir, il faut toujours garder cela à l’ esprit. Voila les règles de base.  De plus,  ici,  c’ est infesté  de “sting box” méduse boite, dont la brûlure provoque un arrêt cardiaque et si vous échappez à  ça, alors peut être aurez vous la chance de rencontrer un requin. Mais nous, en une semaine on a eu la chance de ne voir que 2 superbes dauphins vraiment très près du bateau. Spectacle magique !! Nous, oui car j’ ai embarqué  la Coco’s team avec moi. Et comme le bateau est un peu petit, il m’a fallu poser la tente sur son toit, c’ est la première fois que je campe en pleine mer…. Tout ça c’ est bien cool !!! Pour quelques jours, car sur le bateau il n’ y a aucun confort et les moustiques font les 3 /8 et ils sont super agressifs. De plus au moment du coucher du soleil, les ‘sands flies' » s’en mêlent , et là, ça  devient l enfer. C est petites bestioles  presque invisibles vous urinent dessus et provoquent de terribles démangeaisons. Si vous ajoutez a ça l’ humidité de l’ air,  la chaleur et le fait de pas avoir de douche…..c’ est vraiment , mais vraiment la galère. En plus, au lieu de bosser sur l’ un des bateaux et d’ apprendre des choses intéressantes, Julius nous demande de l’ aider à nettoyer un gymnase le soir. Sympa mais inintéressant. Mais ce monsieur,  super gentil, a besoin de nous alors on veut pas le laisser tomber…mais pffffff y en a marre. Coco et moi, on a trouve un boulot,  on est débroussailleurs de bush. Sûrement le travail le plus dur de ma vie. L’ effort physique additionné à la chaleur rend exténuante  une journée de 7  heures de travail durant laquelle  on absorbe 6 litres d’ eau chacun. Heureusement, c’ est bien payé, 25 dol par heure, (20 euros). Mais en même temps, on prend vraiment des risques. Coco a, à 2 reprises mis un coup de tête par accident dans 2 nids de guêpes. Piqué une 20 aine de fois. Heureusement il est costaud et elles pas puissantes. Mais on tombe toujours nez à nez avec des araignées de toutes tailles, couleurs et formes. Puis il y des fourmis, pas agressives mais tellement belles. Enfin il y a les serpents, et là par contre, faut pas déconner !! Ici habitent  des pythons sans danger ,mais aussi les plus venimeux du monde. Du fait que l’ on travaille vêtus des pieds à la tête et que les crochets des serpents australiens sont petits, en théorie, on est safe….. mais il faut garder tout ça a l’ esprit… Mais on le vit bien… Samedi on déménage chez le jardinier qui nous loge  sur place pour bosser avec lui et donner un coup de main à sa femme. Je ne  voulais rester que quelques jours, apparemment ce sera plus long…..

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L'audace est elle une source de liberté, la liberté une conséquence de l'audace, l'une peut-elle se dissocier de l'autre?