Vagabondage à Tokyo

Après les kilomètres à vélo et les centaines de mètres de dénivelé à travers les montagnes japonaises, il est maintenant temps d’aller explorer le centre névralgique du pays: Tokyo. Départ de Kofu à 10 heures du matin à trois en stop. On se dit que ça va pas être gagné, le stop n’étant pas très populaire au Japon et les voitures, de petites tailles pas très adaptées à nos gabarits de baroudeurs… car même si on part léger pour ces quelques jours d’aventure urbaine, on a quand même tous trois un sac à dos.
On aura à attendre à peine 15 minutes que Shiro s’arrête. Il va à Tokyo …
Trop facile…
Shiro a une trentaine d’années, est chauffeur poids lourd et a une super Toyota qui nous loge tous très confortablement. La classe!!! La barrière de la langue, si elle n’aide pas à communiquer, aide cependant à bien se marrer.

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Après une heure de route, Shiro qui nous demande où on voulait aller, nous déposera exactement là où on désirait.
Franchement le stop c’est magique et je le recommande à tous, car en plus d’économiser de l’argent, bien souvent, vous allez gagner du temps et rencontrer des gens en plus de réduire votre impact carbone. Beaucoup diront que c’est dangereux, pas sûr ou que l on risque de coucher sur le bord de la route… J’ai quelques expériences, et oui, j’ai déjà galéré, mais si je tire un bilan, il est nettement positif. Le stop aide à la rencontre et à l’échange, il aide à se rendre compte que dans ce monde, c’est pas chacun pour sa peau comme on peut le penser. On peut et on doit faire confiance aux autres. C’est je pense, une des clefs pour essayer de rendre ce monde moins hostile que certains voudraient qu’ils le soient.
Moi je revendique le «Tous en Stop»…
Bon le jour où il y aura plus de stoppeurs que de voitures, ça risquera de poser problème mais on n’en est malheureusement pas là.
Bon voilà pour la petite parenthèse.
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Donc nous voilà à ASAKUSA, un des quartiers dynamiques de la capitale. Il est 14 heures, mission: trouver un hôtel…. mais pas cher.
Il y a un tout un tas d’hôtels ou auberges de jeunesse qui proposent des dortoirs pour environ 20 euros mais tous sont complets, il aurait fallu réserver.

On se rabat alors sur les fameux hôtels capsules qui proposent comme son nom l’indique des sortes de capsules individuelles: genre de caisson couchette avec lit, Tv, radio, réveil qui peut rappeler un peu les couchettes de train. Il faut compter environ 30 ou 40 euros la nuit. Les douches et sanitaires sont collectifs. Beaucoup n’acceptent pas les femmes.
On optera finalement pour laisser nos sacs en consignes, 300 yen pour 24 heures (3 euros) et d’aller explorer la ville de nuit et d’enchaîner sur le marché au poisson de Tsukiji, qui est le plus grand du monde. Alors errant dans différents quartiers animés dans des ambiances vraiment dépaysantes et difficiles à mettre en mots mais on avait des fois l’impression d’être dans un manga; on a même visité un sex shop et c’était marrant de voir comment ces espaces sont plus détendus et attirent une clientèle plus hétéroclite que leurs équivalents français. Mis a part les petites culottes vendues certifiées portées par des adolescentes en photo sur l’emballage, ils proposent des articles et des films moins trashs qu’à Pigalle par exemple.
Ensuite on est allé à Roppongi, qui en plus d’être le quartier des ambassades est aussi celui de la fête entre « gaijin » (étranger) et les japonais. Une sorte de Barcelone mais encore plus cher. Compter entre 700 et 1000 yen pour un verre ( 7 et 10 euros). Des rabatteurs aux coins des rues, des bars à reggae, salsa, rock etc etc. Les prix et l’ambiance «attrape touristes» nous fera fuir ce quartier. Direction Tsukiji avant la fermeture du métro à minuit et demi.
On a repéré un parc proche du marché aux poissons on l’on pense pouvoir dormir quelques heures avant d’aller assister à la criée vers 6 heures du matin.
Le parc étant fermé, on dormira à même le béton mais on dormira très bien.
6H c’est parti. Seulement il fallait être là à 4h30 …. dommage.
Du coup on visitera le marché après la criée et avant l’ouverture, zigzagant entre les transpalettes et les étranges Fenwick qu’ils utilisent. Super ambiance et on peut y voir choses vraiment étranges.
Ensuite c’est parti pour une journée de randonnée urbaine sous une chaleur de fou…
Journée ponctuée par un délicieux repas de sushis et pour Rutch et moi un Seto Onsen. Sorte de bain public très répandu au Japon.
Pauline elle, choisit l’hôtel capsule pour passer une bonne nuit, tandis que Rutch et moi décidons de redormir à la belle étoile sous les gratte ciel à quelques centaines de mètres de la «sky tree», la tour la plus haute du monde, elle mesure 600 mètres….
On dormira pas très bien à cause des moustiques. Et de la chaleur.
Le lendemain, visite d’autres quartiers avant une dernière nuit au bord de la rivière «sumida gawa».
Mercredi 1 août, réveil à 5h20, des tas de gens commencent leur footing et passent devant nous sans arrêt, impossible de dormir tranquille… On se plaindra…
Bref ces 3 jours à Tokyo, ça a été vraiment la bohème, c’était génial.
Mais Rutch doit rentrer en France et nous, continuer la route…
Comme tout à une fin, il faut penser à la suite, c’est pourquoi nous passerons la matinée à chercher des bottes en plastiques et des gants en caoutchouc pour Pauline et moi, car c’est l équipement que l’on doit apporter à notre prochaine étape.
Alors….. à suivre.

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Alors , on en parle ?

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