7 jours dans une semaine????

Arrivés a Vilnius, samedi soir après une journée de stop forcé, qui s’est formidablement bien terminé, on décide d’aller profiter de la ville le soir. Ce devait être notre dernière soirée tous ensemble avant de se séparer pendant une petite semaine, histoire de souffler et de se ressourcer. Car même si on a la chance d’être un groupe qui rigolons tout le temps et nous entendons très bien, le besoin de se retrouver personnellement devient nécessaire après 4 semaines de cavalcades. Vilnius est surprenant, de par son côté chicos. Ferrari, limousine ouvrent leurs portières pour laisser descendre des poupées de magazines. Ça me rappelle Genève. Surprise totale. Seulement voilà, à l’occasion d’une conversation autour d’un hamburger tardif avec 2 espagnols, une lituanienne et un grec, on apprend que le salaire moyen frôle les 250 euros par mois, le taux de chômage atteint 14 % et aucun droit social n’existe dans ce pays.. Jolie perspective du capitalisme moderne et on est à 1800 km de Paris. Le lendemain je pars explorer cette capitale de ce pays qui semble avoir beaucoup à dire. Mais j’avoue que je ne parviendrai pas à percer le mystère de telles inégalités. Je décide de mon côté de partir ensuite pour Rige, et ce sera à ma grande surprise que je retrouverais Pauline et Rutch à la gare pour prendre le même bus. On passera 2 jours supers ensemble dans la capitale lettonne qui est magnifique. On aura droit à une sorte d’alter tour de la cité, qui nous montre les côtés un peu moins touristiques. C’est décidé demain c’est chacun de son côté… A l’annonce d’un des plus gros festival d’Estonie dans la ville de Tartu, Rutch et moi décidons de faire route commune dans cette direction. Pauline ira de son côté faire le tour de quelques éco-villages en Lettonie et Estonie. Quand on débarque vers midi dans cette ville universitaire, peuplée de 40 000 habitants dont 20 000 étudiants, ça annonce l’ambiance, on ne sait même pas quelle monnaie ils utilisent, c’est en voulant soulager nos vessies respectives que l’on s’aperçoit en fait, qu’il nous en coûtera 0,30 de ro pour accéder à la délivrance. On comprend vite que la vie y est chère en remarquant le côté scandinave de l’environnement urbain. Nous déciderons donc de ne pas nous acquitter des 15 euros demandés à l’auberge ni des 14 pour planter la tente chez l’habitant. Nous opterons pour le ‘hitch sleeping’ ou /couch stop/. Discipline, inventée par nos soins, consistant à imiter le stop mais pour trouver non pas une voiture mais un lit. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à une terrasse de café, à siroter une bière pendant que mon sac à dos bardé d’une pancarte représentant un gars allongé dans un confortable canapé était dressé au milieu de la rue la plus passante de la ville. Une bière plus tard, tels des pêcheurs, bien que riche en sourire, nous jugeons le coin pas mordant, nous décidons donc d’en changer tout en exhibant notre appât. Il faudra attendre 19 heures et le désespoir pour rencontrer Karell qui a une amie qui accueille des couch surfers. Cool, c’est gagné! On aurait eu quelques difficultés à trouver l’adresse si en chemin nous n’étions pas tombés sur la ravissante Kelia, qui en manquant de tomber quand on lui a dit qu’on était en route pour Tokyo, nous a gentiment amené à destination. Arrivés chez Kreut qui nous met tout de suite à l’aise à l’aide d’un cidre de poire local et de son amie Virginia. A ce moment on ne savait pas encore, qu’on allait passer une nos soirée des plus étonnantes. Aussi, l’apéro consommé on se dirige au festival où on rencontre des amis à notre hôte. A notre grande surprise, pas de stand de bière, pas de groupe de musique, juste une petite estrade au fond d’une arène naturelle au milieu du parc municipal. Sur cette estrade, un crieur, un violoniste et un clavier.. Pourtant 15 000 personnes sont là, réunis pour chanter des chansons populaires et traditionnelles estoniennes. Je ne sais comment mettre des mots sur ce qu’on a ressenti en voyant l’unité et le simple enthousiasme d’être ensemble de la jeunesse de ce pays, consciente d’être la première génération libre depuis des décennies. Les épaules soudées, entonnant ces chants soit patriotiques, soit épiques ou simplement parlant d’amour. Tout en nous montrant les pas et nous expliquant la signification des chants, nos amies à usage unique se joignent à cette chorale improvisée. Il est dommage qu’en France on ne puisse pas espérer voir la même chose, l’histoire et le contexte actuel nous l’interdisent. Le « j aime la France » étant considéré comme signe ostentatoire d’appartenance à l’extrême droite. Quel dommage que l’on ne soit pas capable de démonstration de cohésion et d’unité en dehors des stades. 15 000 personnes, des jeunes pour la plupart, pas une bagarre, pas d’incident a déclarer et ce sans l’ombre d’un flic ????? La police créerait-elle les tensions???? Sur le site pas de buvette, pas de snack,  rien à part la scène. Du coup tout le monde arrive avec des sacs pleins de bières . Mais aussitôt la fin de la fête, place nette est faite. Pourquoi? Comment? Les cannettes sont simplement consignées, du coup tout le monde ramène ses déchets et les clochards deviennent de vrais nettoyeurs professionnels. Et puis ensuite, direction les bars de la ville où je vous raconte pas l’ambiance. Le lendemain, il est temps avant d’attaquer la Russie, d’aller prendre un bol d’air, alors direction le lac Peipsi pour 2 jours de randostop. Puis un bus pour St Petesbourg où on retrouve Alex qui est là depuis 5 jours. En une semaine, on a changé 5 fois de monnaie, passé 4 frontières, 2 fuseaux horaires, parlé 5 langues. N’y avait-il vraiment que 7 jours dans la semaine?

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